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Lettre
d'information n° 15, février 2004
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Le mot du Président
Date limite des candidatures aux prix de la
Société, à adresser par mail au Secrétaire général : 23 février 2003
En dehors des lettres destinées au Trésorier, qui doivent lui être directement adressées, les autres courriers relatifs à la vie de la Société doivent être adressés au Secrétaire général, qui se charge, le cas échéant, de les transmettre aux membres du bureau concernés.
La Société française pour le droit international a été endeuillée par la perte de deux de ses membres à la fin de l’année 2003 et au début de l’année 2004. Nicolas Valticos, qui faisait partie de la S.F.D.I. depuis l’origine, s’est éteint à Genève le 21 novembre 2003 dans sa 86ème année. La tenue de notre dernier colloque sur les bords du lac Léman l’avait tout particulièrement ravi : n’avait-il pas consacré sa vie à la pratique du droit international, comme fonctionnaire international d’abord, comme juge international ensuite ? Il nous disait encore à l’automne combien il en avait été heureux. Que Madame Valticos et ses enfants veuillent bien trouver ici l’assurance de notre sympathie. La
tragique disparition du professeur Philippe Fouchard et de la quasi
totalité de sa famille le 3 janvier 2004 dans la catastrophe aérienne de
Charm El-Cheikh a plongé dans une grande tristesse tous ceux qui
appréciaient la souriante et discrète courtoisie de cet éminent
spécialiste de droit international privé. Son intime connaissance des
modes de règlement des litiges du commerce international et sa très riche
expérience de l’arbitrage commercial international le rendaient proche des
préoccupations de nombreux membres de la SFDI, et l’on peut sans doute
regretter que notre Société n’ait pas su tirer parti de tout ce qu’il
aurait pu lui apporter en ce domaine. Nous ne pouvons que nous associer au
deuil de son fils David, qui reste seul de la famille désormais.
Tout d’abord, en juin, à l’occasion du colloque du Mans, l’Assemblée générale devra procéder au renouvellement partiel du Conseil. Le mandat de 11 de ses membres vient à expiration ; tous ne sont pas statutairement rééligibles et certains de ceux qui le sont pourraient souhaiter ne pas être réélus. De nouveaux membres devront donc être élus pour un mandat de quatre ans. Ce renouvellement pourrait être l’occasion d’un renouveau, sans qu’il faille pour autant perdre de vue une composition aussi équilibrée que possible du Conseil. Il y faut, en effet, des praticiens à côté des universitaires. On doit aussi tenir compte de ce qu’il ne comporte actuellement que quatre femmes et que les provinciaux y sont rares. On peut en outre envisager d’y introduire davantage de diversité quant à l’âge et quant aux fonctions ou qualités de ses membres. C’est pourquoi il est vivement souhaitable que ceux qui désirent se porter candidats se fassent connaître auprès du Secrétaire général. Ensuite, à la rentrée, en octobre, le nouveau Conseil devra procéder à son tour au renouvellement du Bureau. Il lui faudra en particulier désigner un nouveau président. A ce moment-là, l’actuel titulaire de la fonction l’aura exercée pendant cinq ans, puisqu’il a été élu en septembre 1999. Il n’est pas besoin d’être un partisan acharné du quinquennat pour estimer que cette durée est en l’occurrence tout à fait convenable et appropriée, dans la mesure où elle concilie au mieux l’impératif d’une certaine continuité et la nécessité d’un changement périodique. Il convient de rappeler par ailleurs que notre Société entend poursuivre et développer une coopération suivie avec d’autres sociétés nationales. Jusqu’ici, cette coopération s’est faite principalement avec la Société allemande (la Deutsche Gesellschaft für Völkerrecht) et, dans une moindre mesure, avec la Société italienne (la Societa italiana di diritto internazionale). De nouvelles relations sont en train de se nouer avec l’Association roumaine de droit international et de relations internationales. Des perspectives de coopération s’esquissent en outre avec Société espagnole et la Société indienne de droit international. De même, conviendra-t-il de répondre aux sollicitations de nos amis Tunisiens. Il y a là un volet important de notre action, qui nécessite toutefois que nous trouvions de nouvelles sources de financement. Dans le même temps, la Société française s’est attachée, depuis quelque temps déjà, à faire comprendre aux promoteurs de la future Société européenne de droit international que celle-ci ne pouvait voir le jour et prospérer qu’à la condition de ne pas méconnaître l’existence spécifique et l’action des diverses sociétés nationales. Cette exigence de simple bon sens paraît avoir été finalement prise en compte, même si c’est d’une manière qui ne correspond que partiellement aux suggestions que nous avions pu faire, pour autant qu’on puisse en juger, compte tenu du flou relatif qui entoure encore cette entreprise. Quoi qu’il en soit, le colloque fondateur de la nouvelle société européenne se tiendra à Florence à la mi-mai. Il nous faudra veiller à ce que le bilinguisme anglais-français affiché dans les projets de statuts de cette European Society of International Law soit effectivement pratiqué, ce qui est loin d’être assuré. Le meilleur moyen d’y sauvegarder la place et le rôle de la langue française en tant que langue de travail sera encore d’y participer pleinement et d’y faire entendre notre voix. Jean-Pierre Quéneudec Pris en charge par l’Université du Maine (Le Mans), le prochain colloque annuel de la société se tiendra dans ses locaux, les 4 et 5 juin 2004. Le thème retenu est « Le « sujet » en droit international ». Le programme définitif ne nous a pas été adressé à ce jour. Le programme provisoire est le suivant: Le « sujet » en droit international I. Présentation générale
Introduction générale par Michel COSNARD, Professeur à l'Université du
Maine. II. Indices de la qualité de sujet du droit international Rapport introductif II.1. La protection diplomatique, révélateur de la personnalité internationale des sujets internes ? par Carlo SANTULLI, Professeur à l'Université Bordeaux IV. II.2. Les destinataires non étatiques des résolutions du Conseil de Sécurité par Jean-Luc FLORENT, Conseiller juridique à la Mission française auprès des Nations Unies. II.3. Les effets juridiques internationaux des engagements des personnes privées par Jean MATRINGE, Professeur à l'Université du Maine II.4. La participation à l'élaboration du droit international non écrit : le cas des organisations humanitaires par Françoise BOUCHER-SAULNIER, juriste de Médecins sans frontières. II.5. L'accomplissement de mission de service public international : l'exemple des activités sportives par Me François CARRARD, conseiller auprès du Président du CIO.
Conclusions par Gilles COTTEREAU, A l’initiative de notre collègue le Professeur Christian Tomuschat, le prochain colloque franco-allemand se tiendra à Berlin les 22 et 23 octobre 2004. Le thème retenu est le suivant : "Les règles fondamentales de l’ordre juridique international et la souveraineté des Etats". Une douzaine d’intervenants français pourront y participer à l’invitation de la Deutsche Gesellschaft für Völkerrecht. A cette fin, il serait opportun que les membres de la société intéressés par la prise en charge d’une communication se manifestent au plus tôt auprès du secrétaire général de la S.F.D.I. Nos collègues allemands souhaitent boucler l’organisation de ces journées à brève échéance. Le programme établi à ce jour est le suivant : Les règles fondamentales de l’ordre juridique international (Jus cogens – obligations erga omnes) et la souveraineté des Etats Les bases 1)
L’identification des règles fondamentales – un problème résolu? Notre collègue le Professeur Habib Slim organise avec le concours notamment de la SFDI un colloque à Tunis en septembre prochain (vendredi 24 et samedi 25, Hôtel « Le Palace » (Gammarth). Il en avait fait part lors de notre dernière assemblée générale à Genève. Le thème retenu est « Les métamorphoses du système de sécurité collective ». Au sujet de ce colloque, notre collègue nous a adressé le programme et les commentaires que nous reproduisons infra. Comme pour le colloque franco-allemand, il serait bon que les membres de la société intéressés par la prise en charge d’une communication se manifestent auprès du secrétaire général Les métamorphoses du système de sécurité collective
Organisé par : Association Tunisienne de Science Politique, en partenariat
avec la Société Française pour le Droit International et la Société
Allemande pour le Droit International, avec la collaboration de la
Fondation Hanns Seidel et le soutien de la coopération allemande.
Présentation, par le Professeur Habib Slim : « Quelle curieuse
destinée a été celle du système de sécurité collective dont l’architecture
a été façonnée, non sans une certaine logique, par les dispositions du
chapitre VII de la Charte des Nations Unies et garantie par un «
condominium » des cinq grandes puissances, membres permanents du Conseil
de sécurité ! En effet, si l’on excepte la parenthèse de la guerre de
Corée et les quelques rares utilisations des mesures de coercition non
militaires de l’article 41, contre l’Afrique du sud et la Rhodésie, ce
système de sécurité collective n’a jamais fonctionné, dans la réalité,
comme l’ont escompté les pères fondateurs. De fait, il a été, à partir de
la crise de Suez (1956), doublé par la pratique des opérations de maintien
de la paix qui ont fini par constituer, par elles-mêmes, un véritable
système de sécurité collective où il n’ y avait pas de place pour les
mesures de recours à la force de l’article 42. Programme provisoire
I. La Charte et les implications de la sécurité collective
III. Les limites du système de sécurité collective
IV. Les enjeux stratégiques des transformations du système de sécurité
collective
Le jury du prix Suzanne Bastid est composé cette année de MM. Jean-Pierre Cot, Professeur émérite à l'Université Paris I (Panthéon-Sorbonne) et Pierre Michel Eisemann, Professeur à l'Université Paris I (Panthéon-Sorbonne). Mme Laurence Burgorgue – Larsen, Professeur à l’université de Rouen. Le jury du prix des droits de l’homme est composé de MM. Gérard Cohen-Jonathan, Professeur à l'Université Panthéon-Assas (Paris II), Alain Pellet, Professeur à l'Université de Paris X - Nanterre, et Paul Tavernier, Professeur à l'Université Paris XI La date limite pour l’envoi des travaux aux membres du jury est fixée au 28 février. Les candidatures doivent être adressées par mail au secrétaire général au plus tard le 23 février. Le Secrétaire général transmet en réponse les adresses des membres du jury concerné.
S’agissant plus particulièrement du prix Suzanne Bastid, la période durant
laquelle les thèses doivent avoir été soutenues pour être admises à
concourir s’étend du 6 janvier 2003 au 1er janvier 2004.
Les informations nominatives concernant les membres ne sont pas communiquées dans la version en ligne de la lettre.
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