NOM : Crépet Daigremont
PRENOM : Claire
COURRIEL :
claire.crepet@wanadoo.fr
II. Thèse
TITRE DE LA
THESE : La clause de la nation la plus favorisée
DIRECTEUR DE
THESE : Monsieur le Professeur Charles LEBEN
UNIVERSITE :
Université Panthéon-Assas (Paris II)
RESUME DE LA
THESE :
La clause de la nation la
plus favorisée est une stipulation conventionnelle très ancienne. Couramment
insérée dans les traités d’amitié, de commerce et de navigation, son
utilisation se généralisa à partir du XVIIème siècle pour devenir
une règle fondamentale de l’organisation du commerce international entre États.
Elle implique que l’État concédant le
bénéfice de la clause s’engage à étendre à l’État bénéficiaire (l’État co-contractant) tous les avantages,
faveurs ou privilèges qu’il a accordés ou qu’il viendrait à accorder à des États tiers dans le même domaine que
celui du traité de base.
Au
début des années 1950, plusieurs arrêts de la Cour internationale de Justice
vinrent préciser le fonctionnement de la clause de la nation la plus favorisée.
Puis, la Commission du droit international a rédigé, au cours des années 1960
et 1970, un projet de convention internationale portant spécialement sur cette
clause. Ce projet n’a pu aboutir du fait de controverses entre les États au
sujet de l’étendue des exceptions à la clause (préférences en faveur des pays
en développement, préférences concédées dans le cadre de regroupements
économiques régionaux).
Outil par excellence de la
libéralisation des échanges, la clause de la nation la plus favorisée est
inscrite à l’article premier du GATT. Cette insertion a permis sa
multilatéralisation et a assis ses caractères inconditionnel et automatique.
Son domaine fut étendu, lors de la création de l’Organisation mondiale du
commerce, au domaine des services et à celui des droits de propriété
intellectuelle touchant au commerce. Son insertion dans un très grand nombre de
traités de promotion et de protection des investissements étrangers a encore
élargi son champ d’application.
Malgré l’ancienneté de cette
clause et les nombreuses études qui y ont été consacrées depuis la fin du XIXème
siècle, les problèmes juridiques qu’elle soulève persistent et sont sans cesse
renouvelés avec l’évolution des relations économiques internationales. Sa
multilatéralisation, son extension par la jurisprudence aux questions procédurales
et non plus seulement matérielles, le nombre et l’étendue de ses exceptions,
sont autant de questions dont les réponses sont essentielles à la compréhension
de la clause de la nation la plus favorisée.
MOTS CLEFS : Droit
international économique, droit de l’OMC, droit des investissements
internationaux
DATE DE DEPOT :
Janvier 2003
DATE DE SOUTENANCE
PREVUE :
III. Autre