Thèses en cours dans le domaine du droit international

 

 

Le présent questionnaire s’adresse aux doctorants désireux de faire connaître l’objet de leur recherche. La collecte d’informations devrait rendre possible une vision d’ensemble sur la recherche en droit international en France mais aussi dans les pays francophones. Ces informations seront diffusées sur le site internet de la S.F.D.I. si le doctorant le souhaite.

 

 

 

I. Identification

 

NOM : DIALLO

PRENOM : ALASSANE

 

COURRIEL : alassanedialloch@yahoo.fr

 

 

 

II. Thèse

 

TITRE DE LA THESE : ``Le maintien de la paix et de la sécurité internationales : compétences et pouvoirs au sein des Nations Unies``.

 

DIRECTEUR DE THESE : Madame Laurence Boisson de Chazournes

 

UNIVERSITE : de Genève/Faculté de Droit

 

RESUME DE LA THESE : De façon sommaire : Il s’agit de savoir quels sont les organes chargés du maintien de la paix et de la sécurité internationales qui est le but principal et primordial des Nations Unies. L’Article 24, par. I de la Charte reconnaît au Conseil de sécurité une responsabilité principale en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationales.  On sait que depuis l’Avis du 20 juillet 1962 rendu sur l’Affaire de  ``Certaines dépenses`` que ``principale`` ne signifie pas exclusive. L’Assemblée générale s’est reconnue une compétence en matière de matière de maintien  de la paix et de la sécurité internationales sur le fondement de la ``résolution Acheson`` dénommée ``Union pour le maintien de la paix`` adoptée le 3 novembre 1950 dans le cadre de la crise de Corée. La légalité de ce transfert des compétences du Conseil de sécurité vers l’Assemblée générale qu’entérine cette résolution demeure controversée et douteuse si on se réfère à l’Article 11, par II et 12, par. I.  Les juges Winiarski et Koretski  dans l’Affaire de ``Certaines dépenses`` puis le Professeur Michel Virally ont émis de profonds doutes sur l’interchangeabilité entre le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale surtout s’agissant du but principal et primordial.  La Cour internationale de justice s’est pourtant elle aussi reconnue compétente en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationales en dépit de l’argument invoqué par les Etats-Unis dans l’Affaire des ``Activités militaires et paramilitaires au Nicaragua et contre celui-ci``, Arrêt sur les exceptions préliminaires du 26 octobre 1984. L’implication de la Cour dans les conflits meurtriers en ex-Yougoslavie, dans le règlement du conflit douloureux entre la Libye et le Tchad relatif au contrôle de la bande d’Aouzou, la détermination de l’appartenance de la péninsule de Bakassi objet d’une guerre éclaire entre le Cameroun et le Nigéria confirment la velléités de la Cour de s’imposer désormais comme organe de maintien de la paix  au même titre que le Conseil vis-à-vis duquel il n’existe pas à son égard d’équivalent de l’Article 12, par. I qui limiterait son action. Puis sur un tout un autre plan, c’est le Secrétaire général qui est apparu au fil des décennies et de l’expérience comme une figure incontournable du maintien de la paix et de la sécurité internationales ; cela a d’ailleurs énormément contribué à l’amélioration de l’efficacité de l’Organisation et à la rapidité de la réaction. De nos jours, toutes les résolutions du Conseil de sécurité relatives au règlement d’une crise internationale font appel ou sollicite l’implication du Secrétaire général. Parfois les résolutions ne font qu’entériner des vues de ce dernier en vue du règlement d’une crise. Est-il aujourd’hui possible d’imaginer le règlement d’une crise internationale qui affecte fondamentalement la paix et la sécurité internationales en marge des efforts du Secrétaire général et de son réseau d’Envoyés spéciaux dont les rapports sur la nature et l’étendue d’un conflit sont indispensables.  Ces rapports portant sur la nature et l’étendue des conflits sur le terrain sont d’un apport vital car ils constituent le fondement matériel aux décisions du Conseil pour paraphraser Hervé Cassan.

 

 Le sujet en question s’efforcera donc d’y voir plus clair en déterminant sur la base de la Charte et de la pratique durant ces 60 dernières années quels sont à présent les organes susceptibles d’être considérés comme ``organes de maintien de  la paix et de la sécurité internationales`` sans que cela n’affecte l’efficacité et la rapidité de l’Organisation. Il s’agira de confronter le texte écrit de la Charte à la pratique réelle des organes. On aura recours aux dispositions de la Charte, aux résolutions annexes, à la jurisprudence de la Cour internationale de justice et à la doctrine (des ouvrages sur la question).

 

 

MOTS CLEFS : Organisation des Nations Unies, maintien de la paix et de la sécurité internationales, organes ayant compétence ou pouvoir.

 

DATE DE DEPOT : Avril 2010

 

DATE DE SOUTENANCE PREVUE : Octobre 2010

 

III. Autre

 

Je suis sur le point de publier un livre aux éditions L’Harmattan intitulé ``LE MONDE POST YALTA ET LA QUESTION DE L’EFFICACITE DES NATIONS UNIES FACE AUX NOUVEAUX ENJEUX DE LA PAIX ET DE LA SECURITE INTERNATIONALES``.