Thèses récemment soutenues dans le domaine du droit
international
Le présent questionnaire s’adresse aux jeunes docteurs désireux de faire
connaître l’objet de leur recherche. La collecte d’informations devrait rendre
possible une vision d’ensemble sur la recherche en droit international en
France mais aussi dans les pays francophones. Ces informations seront diffusées
sur le site internet de la S.F.D.I. si le jeune docteur le souhaite.
Les réponses sont à adresser à l’adresse suivante : secretaireadjointe@sfdi.org
I. Identification
NOM : DUARTE
PRENOM : BERNADETTE
II. Thèse
TITRE DE LA THESE : Les restrictions aux droits de l’homme garantis
par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et les
Conventions américaine et européenne des droits de l’homme
DATE DE SOUTENANCE : 29 OCTOBRE 2005
DIRECTEUR DE THESE : M. le Professeur Vincent Coussirat-Coustère
UNIVERSITE : Faculté de droit de l’Université de Lille 2
RESUME DE LA THESE :
Les clauses du Pacte international relatif aux droits civils et politiques
et des Conventions américaine et européenne des droits de l’homme qui
autorisent des « restrictions », des « immixtions »
ou encore des « sanctions », ou qui simplement consacrent un
droit « dans les conditions prévues par la loi » sont-elles
des clauses échappatoires ? Est-ce là aussi l’intention des organes
internationaux de supervision compétents lorsqu’ils confirment la faculté pour
les Etats d’entraver l’exercice effectif de certains droits de l’homme ?
La recherche du fondement de ce pouvoir de restriction ainsi que les
circonstances dans lesquelles il est reconnu et admis permettent, au contraire,
de démontrer son caractère protecteur pour les droits et libertés concernés. En
effet, conséquence de la relativité des droits de l’homme, ce type d’ingérence
est de conception unitaire quel que soit le système en cause. Il répond à une
définition autonome et implique un régime juridique qui tend à s’uniformiser.
Les conditions de licéité applicables sont toujours les mêmes : une
restriction doit être « prévue par la loi » et nécessaire
« dans une société démocratique » à la poursuite d’un « but
légitime ». Quant à leur contrôle international, même s’il est
d’intensité variable, l’analyse des différents degrés de l’examen pratiqué
montre qu’il n’est pas question de laisser carte blanche aux Etats en la
matière. La fameuse « marge d’appréciation » n’est que la
traduction du choix des moyens qui leur est laissé et, quand sont en cause la
prééminence du droit ou des droits de l’homme jugés importants pour le
pluralisme ou le libre développement de l’individu, elle diminue car les Etats
doivent alors se conformer à certains standards internationaux.
L’étude comparative menée permet en fait de constater que les solutions
retenues dans les trois systèmes convergent, mais également que des différences
existent du fait du contexte particulier propre à chacun d’entre eux.
MOTS - CLEFS : droits de l’homme, restrictions, Pacte international relatif
aux droits civils et politiques, Convention américaine des droits de l’homme,
Convention européenne des droits de l’homme, réserve de la loi, marge
d’appréciation, nécessité, proportionnalité, contrôle international, travaux
préparatoires
III. Autre