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page hebdomadaire d'informations internationales Société française pour le droit International |
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Sentinelle du 25 septembre 2005 |
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Philippe WECKEL--Anne RAINAUD--Roland ADJOVI--Guillaume AREOU--Sarah CASSELLA--Florina COSTICA--Tidiani COUMA--Maya LAIDI-Sabrina RAHMANI--Antonella SAMPO |
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Campagne pour une participation universelle aux traités multilatéraux Philippe Weckel
99 Etats ont signé, ratifié ou adhéré à 298 traités multilatéraux à l’occasion du Sommet mondial. En effet, le Secrétaire général a mis à profit la présence au siège de l’ONU de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que de ministres des affaires étrangères pour inciter les Etats (et la Communauté européenne) à exprimer leur consentement (voir). On rappelle que ces hauts représentants peuvent exprimer ce consentement sans être tenus de présenter des pleins pouvoirs. Ils sont nombreux à avoir répondu à l’appel du Secrétaire général et du Bureau des affaires juridiques. Cinquante-deux pays ont participé au niveau des chefs d’État ou de gouvernement et 40 pays au niveau des ministres des affaires étrangères (communiqué, dépêche). Ainsi, ouverte à la signature à l’occasion de cette réunion, la Convention internationale pour la répression des actes de terrorisme nucléaire a recueilli 82 signatures et elle entrera en vigueur le trentième jour suivant le dépôt de la vingt-deuxième ratification. La Convention internationale pour la suppression du financement du terrorisme de 1999 compte désormais 143 Etats parties, la Convention internationale sur la suppression des attaques terroristes à l’explosif de 1997 144 et, avec l’adhésion de Kiribati et de Bahreïn, la Convention internationale contre la prise d’otages de 1979 153. La Convention de 1992 sur la prohibition du développement, de la production, du stockage et de l’usage des armes chimiques et de leur destruction compte désormais, avec Vanuatu, 174 Etats parties. Avec la ratification de l’Equateur, la Convention des Nations Unies contre la corruption de 2003 a franchi le seuil de 30 ratifications et entrera en vigueur le 14 décembre prochain (infra). La Convention de Vienne sur le droit des traités a bénéficié de 5 nouvelles ratifications qui portent le total à 105. Le nombre de parties au Protocole de Kyoto a été porté à 156 grâce à l’adhésion du Népal. La Convention sur les droits de l’enfant a atteint 101 ratifications, etc. Le résultat est impressionnant et montre, si besoin en était, l’intérêt que portent les Etats à ce que Palitha Kohona, Chef de la Section des traités au Bureau des affaires juridiques de l’ONU a appelé le « cadre législatif international ». Le Liberia a procédé à 82 signatures, ratifications ou adhésions !
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AIEA adoption d'une résolution condamnant l'Iran Anne RAINAUD
Le Conseil des gouverneurs de l'AIEA, réuni depuis le 19 septembre 2005 à Vienne( cf. news AIEA), avait la charge d'examiner les suites à donner au rapport qu'il avait commandé à son Directeur général, Mohamed El- Baradei (cf. allocution d'ouverture du Conseil par le Directeur général de l'AIEA,19 septembre 2005). Celui-ci a en effet produit le 3 septembre un rapport, resté confidentiel, dans lequel figurent les dernières appréciations sur la question nucléaire en Iran, notamment en ce qui concerne le respect de la résolution adoptée le 11 août 2005 appelant le gouvernement iranien à suspendre les activités nucléaires (spécialement celles réactivées sur le site d’Ispahan le 1er août ). L'AIEA a eu des rapports soutenus avec l'Iran depuis l'automne 2003 (12 septembre 2003 - résolution du Conseil des Gouverneurs de l’AIEA sur la mise en oeuvre de l’accord de garanties entre l’AIEA et l’Iran (cf. la chronologie des liens Iran AIEA).Une crise manifeste était déjà apparue lors du Conseil des gouverneurs de l'AIEA en juin 2004. Les Etats Unis proposaient alors au Conseil des gouverneurs de saisir de la question le Conseil de Sécurité des Nations Unies. L'opposition des non-alignés et la volonté des européens d'une position moins radicale n'avaient pas permis de retenir cette solution ( cf. 14-17 juin 2004 - Réunion à Vienne du Conseil des gouverneurs de l’AIEA : adoption d’une résolution soulignant les omissions de l’Iran dans ses déclarations sur son programme nucléaire, cf. position francaise ). La négociation a donc alors été préférée et a été menée par l'Allemagne, le Royaume Uni et la France (UE 3). Elle a notamment abouti à l'accord de Paris conclu entre ces trois Etats et l'Iran ( cf. texte de l'accord du 15 novembre 2004) dont le but ultime est de donner les garanties objectives que le programme iranien a une finalité strictement civile. Cependant cet accord a été rompu suite à l'annonce de l'Iran de reprendre ces activités d'enrichissement d'uranium. Pour le ministère français des Affaires Etrangères (communiqué de presse du porte parole du Quai d'Orsay du 6 septembre et Le Monde du 23 septembre), ce rapport montre "que l'Iran n'a pas répondu aux demandes insistantes du conseil des gouverneurs du 11 août de revenir à la pleine suspension de ses activités nucléaires sensibles. Il montre que l'Iran ne s'est pas mis en conformité avec les résolutions de l'AIEA". En effet, selon le rapport, M. ElBaradei a affirmé que l'Iran continuait ses activités de conversion d'uranium malgré la résolution précitée du conseil des gouverneurs de suspendre celles-ci. Une déclaration conjointe des ministres des affaires étrangères français, allemand et anglais à laquelle s'est associé le haut représentant de la politique étrangère de sécurité commune, Javier Solana, datée du 22 septembre 2005, souligne bien qu'au regard des dissimulations faites par l'Iran sur son programme nucléaire à double visage, laissant "sérieusement craindre" la poursuite de buts autre qu'exclusivement pacifiques, "le cas de l'Iran aurait dû être soumis au Conseil de sécurité des Nations Unies, il y a deux ans", en vertu des règles de l'AIEA. Néanmoins, les trois Etats européens ont toujours voulu persister dans la voie de la négociation; notamment au mois d'août 2005, ils ont encore fait "des propositions, détaillées, d'accord à long terme", considérées comme "les idées les plus ambitieuses, dans le domaine des relations entre l'Iran et l'Europe,(...) émises depuis la révolution iranienne de 1979, idées qui auraient défini les bases de rapports nouveaux reposant sur la coopération". Une certaine déception des européens est nettement perceptible dans leur déclaration conjointe; ils regrettent la position radicale de l'Iran d'une part rejetant les propositions évoquées plus haut "sans même les avoir étudiées sérieusement", d'autre part s'exprimant à la tribune de l'ONU pour dénoncer un "apartheid nucléaire" et insister sur l'exercice par l'Iran de "ses droits de développer la technologie du cycle du combustible" (cf. déclaration du président iranien). Avant même cette déclaration, le Premier ministre français Dominique de Villepin avançait lors d'une conférence de presse du 15 septembre donnée au siège de l'ONU, que " la priorité est au dialogue pour convaincre l'Iran de suspendre ses activités nucléaires jusqu'à ce qu'il soit établi que ces activités sont menées à des fins pacifiques". Cependant, il avait la veille, adressé au Conseil de sécurité, le message de sa possible saisine sur la question nucléaire iranienne si ce pays ne respectait l'obligation de non-prolifération en poursuivant le développement d'un programme d'armement. Dans cette déclaration au Conseil de sécurité, la France avait un discours clair sur le rôle de l'AIEA et du Conseil : pour Dominique de Villepin, si l'Agence protége le droit à l'usage pacifique de l'énergie nucléaire, il y a aussi "des devoirs à faire respecter, pour la sécurité de tous : si un Etat manque a ses obligations au titre du Traite de non-prolifération, il est légitime, une fois épuisée la voie du dialogue, que le Conseil de sécurité soit saisi. C'est dans cet esprit que la France appelle fermement l'Iran à se conformer aux résolutions de I'AIEA et au respect de ses engagements internationaux, l'accord de Paris en premier lieu" (cf. dépêche ONU du 14 septembre 2005). La suspicion à l'égard de l'Iran s'explique par sa politique de dissimulation (le dernier rapport de Mohammed El Baradeï conclut d'après la déclaration conjointe de UE3 que, "après deux ans et demi d'inspections et d'investigations intensives, la pleine transparence de la part de l'Iran est indispensable mais (qu')elle se fait attendre"); les inspecteurs de l'AIEA n'ont pu obtenir aucune certitude quant aux intentions de l’Iran sur la fabrication de la bombe atomique. Par ailleurs, les trois Etats européens avancent fermement que "aucune logique économique ne justifie l'existence des installations qui se trouvent au centre du différend, les usines d'Ispahan et de Natanz, si celles-ci ont pour unique fonction de produire du combustible destiné à des réacteurs nucléaires, comme l'affirme l'Iran. L'Iran n'a aucune centrale nucléaire susceptible d'utiliser le combustible qu'il dit vouloir produire. Il n'en possède qu'une seule, en cours de construction, dont le combustible sera, par accord, fourni par la Russie pendant dix ans". Selon un rapport de l'International Institut of Strategic Studies (IISS), la menace de l'arme nucléaire fabriquée par l'Iran reste néanmoins non imminente (cf. dossier de l'IISS du 6 septembre 2005) L'Iran ne se montre pas particulièrement inquiète de la perspective d'une saisine du Conseil de sécurité ( cf. déclaration du porte parole du ministère des Affaires Etrangères iranien). Néanmoins, la voie de la négociation reste dans les axes de l'Iran; selon le Secrétaire du Conseil Supérieur de la Sécurité Nationale en Iran, Ali Larijiani, "l'Iran est disposée à poursuivre les négociations avec des objectifs concrets et dans un cadre déterminé avec les pays européens et non européens" (cf. point de presse de l'agence IRNA). Il faut par ailleurs relever que l'Iran aspire à obtenir une position stratégique dans la région; selon une déclaration du président Mahmoud Ahmadinejad faite en marge du sommet de l'ONU, "un Iran puissant est le meilleur ami pour les Etats voisins". Il a ainsi signalé aux "nations du golfe Persique (qui) sont des nations unies, l'importance de signer des accords communs de sécurité pour la région" (cf.point de presse de l'agence IRNA du 17 septembre 2005). Finalement, le Conseil des gouverneurs de l'AIEA a adopté en fin d'après-midi du 24 septembre une résolution qui condamne les activités nucléaires de l'Iran, sans viser explicitement la saisine du Conseil de sécurité. Le consensus a été rompu, puisque la résolution a été adoptée par 22 des trente cinq pays représentés et le Conseil exécutif de l'Agence, alors que le Venezuela a voté contre et que douze Etats, dont la Russie et la Chine, se sont abstenus. Avec l'adoption du projet de résolution présenté par l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni la voie est ouverte pour une saisine ultérieure du Conseil de sécurité. Dans le point 2 de la résolution, le Conseil de l'AIEA estime "aussi que la dissimulation passée des activités nucléaires de l'Iran mentionnée dans le rapport du directeur général, la nature de ces activités, les problèmes mis au jour au cours de la vérification par l'Agence des déclarations faites par l'Iran depuis septembre 2002 et l'absence de confiance qui en résulte dans le caractère exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien ont soulevé des questions qui sont de la compétence du Conseil de sécurité en tant qu'organe auquel incombe la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales". Textes de référence.
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TPIY Nouvelles poursuites pour outrage à l’encontre de deux journalistes croates Antonella SAMPO
Le 9 septembre 2005, la Juge Orie a prononcé deux décisions confirmant et rendant publics les actes d’accusation dressés à l’encontre Josip Jovic et Marijan Krizic, journalistes croates, poursuivis tous deux pour un chef d’accusation d’outrage au Tribunal dans l’ affaire Le Procureur contre Tihomir Blaskic ( voir l’arrêt du 29 juillet 2004) en application de l’article 77(A), 77 (A) ii et 77(A) iv du Règlement de procédure et de preuve du Tribunal pénal international pour l’Ex Yougoslavie. A l’instar d’ Ivica Marijacic, Markica Rebic, Stjepan Seselj et Domagoj Margetic, Jovic et Krizic auraient délibérément et sciemment entravé le cours de la justice en violant en connaissance de cause une ordonnance de la Chambre de Première Instance en date du 1er décembre 2000 qui avait pour objet de mettre un terme à la violation de mesures de protection octroyées à des témoins. D’après l’acte d’accusation, Josip Jovic, éditeur en chef du quotidien croate Slobodna Dalmacija a, entre le 27 novembre et le 29 décembre 2000, consciemment et volontairement interféré avec l’administration de la justice en publiant l’identité de témoins protégés par le Tribunal pénal international pour l’Ex Yougoslavie, en révélant que le témoin avait déposé en toute confidentialité et en publiant des extraits de son témoignage entiers ou partiels et violant ainsi directement l’ordonnance du Tribunal du 1er décembre 2000. Marijan Krizic, éditeur en chef d’un hebdomadaire croate Hrvatsko Slovo, est poursuivi pour avoir révélé l’identité d’un témoin protégé, des extraits d’un témoignage qui devait rester confidentiel et que cette personne avait témoigné lors d’audiences à huis-clos . L’affaire Blaskic et ses conséquences en Croatie semble avoir poussé le Tribunal à affirmer sa volonté de garantir aux témoins une protection efficace mais également d’affirmer son autorité face à ses détracteurs. Il convient de rappeler que la violation d’une ordonnance du Tribunal constitue un délit d’outrage au Tribunal et que cette infraction pourrait faire l’objet d’une peine d’emprisonnement d’un maximum de sept années et d’une amende de 100 000 euros.
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TPIYtransfert de La Haye à Zagreb du procès Ademi et NoracSabrina RAHMANI
À la suite des différentes pressions exercées par le conseil de sécurité de l'ONU sur le Tribunal pénal international de l'ex-Yougoslavie pour qu’il termine ses activités, celui-ci a prévu de conclure les procès en première instance en 2008 et ceux en appel en 2010. Afin de respecter cette échéance, les procès de faible et moyenne importance seront transférés vers les tribunaux locaux. Les juges avaient insisté pour qu’un système de contrôle adéquat soit mis en place lors du procès. Hormis les procès des anciens chefs serbes de Bosnie Ratko Mladic et Radovan Karadzic toujours en fuite, qui se tiendront à La Haye, les autres affaires impliquant des accusés de rangs moins importants pourront être transmises aux juridictions de l'ex-Yougoslavie afin de désengorger le tribunal. Conformément à cette stratégie Le tribunal a accepté de transférer le procès des deux anciens généraux croates Mirko Norac et Rahim Ademi à Zagreb. Rahim Ademi et Mirko Norac ont été inculpés pour leurs rôles présumés dans une opération visant à chasser la population serbe de la poche de Medak, une petite zone en Krajina, au sud-ouest de la Croatie, en septembre 1993. Ces deux anciens généraux croates sont accusés de deux crimes contre l'humanité et de trois crimes de guerre pour le meurtre présumé de 29 civils serbes et de cinq soldats serbes blessés pendant l'opération. Les accusés, ont tous les deux plaidé non coupables des accusations concernant l'opération de la poche de Medak, et sont déjà tous les deux en Croatie. Rahim Ademi a été remis en liberté en attendant son procès et Mirko Norac purge une peine de 12 ans de prison pour le meurtre de civils serbes dans la ville de Gospic pendant la guerre. Ce transfert de criminels de guerre dans le pays d'origine constitue une première pour une affaire de cette importance et entrera dans la stratégie du tribunal une fois que les conditions pour des procédures équitables et justes seront réunies, notamment la protection des témoins, un procès juste de l'accusé et l'assurance que la peine de mort ne pourrait être imposée. Ainsi, il reviendra aux juges du TPI de déterminer si la scène judiciaire croate est à même de fournir toutes les garanties pour la tenue du procès de Mirko Norac et Rahim Ademi. Lors d'une audience en février 2005, les juges ont entendu les arguments de l'accusation, de la défense, des experts juridiques du gouvernement croate sur de nombreux points. L'accusation porte sur les actions propres des accusés, leurs rôles et leurs responsabilités en tant qu'officiers supérieurs. Cependant, le concept selon lequel ceux qui commandent sont tenus pour responsables des crimes commis par leurs troupes, s'ils ne prennent pas les mesures pour empêcher les crimes ou bien s'ils ne font pas d'enquête sur les crimes commis et ne punissent pas les coupables, a été élaboré, dit-on, par les procureurs de La Haye et constitue l'un des points difficiles dans cette affaire à savoir l'équivalence de la responsabilité de commandement dans le droit croate et la protection des témoins qui viendront à la barre. En effet, le TPI dispose d’une section spécialisée dans l'assistance aux témoins et certaines victimes craignent les représailles de la scène locale et préfèrent témoigner à la Haye. Par ailleurs, la Croatie n’a pas coopéré comme elle l'aurait dû avec le tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, retardant ainsi le transfert de deux croates inculpés par celui-ci. De plus, un certain nombre de personnes, serbes ou croates, ont été traduites en justice pour crimes de guerre. Leurs procès ont révélé les carences d’un système de justice pénale dans lequel les affaires étaient rarement instruites avec impartialité et dans la dépendance. Selon un rapport de l’OSCE rendu public en mars 2004, dans les procès pour crimes de guerre en Croatie « les accusés d'origine serbe sont systématiquement défavorisés par rapport aux croates ». Autre vide juridique qui a été au cœur des discussions concernant le transfert du procès fut le code pénal croate à 1993, selon lequel le procès va se tenir, et qui ne contient pas le concept de responsabilités du commandement. Cependant, le gouvernement de Zagreb, la défense et les experts croates en droit ont avancé le fait qu'il existe une variété de moyens légaux disponibles pour juger les accusés pour leurs responsabilités de commandement, y compris la « créativité » pour interpréter le code pénal ou l'utilisation de certaines dispositions de la loi internationale que l'on pourrait appliquer en Croatie. La Croatie désire entrer dans l'Union européenne, qui a posé des conditions en matière de poursuite des crimes de guerre et de retour des réfugiés, ce qui pourrait entraîner des améliorations. Le gouvernement croate souhaite le succès du transfert de ce procès, qui constituerait un test permettant de démontrer que le gouvernement et le système judiciaire de Croatie sont capables de traiter des questions politiques et judiciaires où ils sont impliqués. En mars 2005, l'union européenne avait décidé de reporter les négociations avec la Croatie concernant son adhésion. Les discussions butent toujours sur le manque de coopération de la Croatie avec le tribunal pénal international contre les crimes de guerre à La Haye et qui a entraîné, notamment, l'échec de l’arrestation d’un autre accusé, le général Ante Gotovina, toujours en fuite. Mais, le fait que le général Norac ait été condamné par le tribunal de Rijeka en dépit de manifestations de masse, de protestations d’associations patriotiques et de cercles d’anciens combattants en sa faveur, le considérant comme un héros de guerre, tend à susciter la confiance au sein du Tribunal pénal international. Même si sept autres cas pourraient être transférés dans des pays de l'ex-Yougoslavie, le procès Norac et Ademi est le seul cas pour la Croatie, à la suite du refus de l'accusation de demander le transfert du cas du "trio de Vukovar" D'autres procès pourraient se tenir devant des tribunaux de Bosnie et de Serbie, mais jusqu'à présent seul le procès de Radovan Stankovic à été confirmé par la cour d'appel de La Haye pour un transfert à Sarajevo.(S.R)
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ONU, Annonce de la visite du Rapporteur spécial sur la liberté de religion en France Antonella SAMPO
Depuis le 19 septembre, le Rapporteur spécial de la Commission des droits de l'homme des Nations Unies sur la liberté de religion ou de conviction, Mme Asma Jahangir, effectue une visite en France. Cette visite, qui devrait durer une dizaine de jours, fait suite à une invitation du Gouvernement français. La Rapporteur spéciale sur la liberté de religion est chargée de promouvoir et de protéger la liberté de religion et de conviction à la lumière de la Déclaration sur l'élimination de toutes formes d'intolérance et de discrimination fondées sur la religion ou la conviction de 1981. L’objet principal de cette visite est de recueillir des informations sur le terrain en ce qui concerne la question de la liberté de religion ou de conviction en France. Au cours de son déplacement dans l’Hexagone, Mme Asma Jahangir devrait s'entretenir notamment avec des ministres et responsables de Ministères qui traitent de questions religieuses. Elle devrait également rencontrer les représentants des institutions religieuses présentes sur le territoire français ainsi que des organisations non gouvernementales oeuvrant sur la question de la liberté de religion ou de conviction, et différents individus dont la rencontre revêtirait un intérêt pour le mandat ( voir le communiqué du Haut Commissariat aux droits de l’Homme). A l'issue de cette visite, le Rapporteur spécial rédigera un rapport dans lequel figureront ses conclusions et recommandations qu'elle présentera à la soixante-deuxième session de la Commission des droits de l'homme, au printemps 2006. Mme Asma Jahangir est avocate à la Cour Suprême du Pakistan. Elle a été nommée Rapporteur spécial de la Commission des droits de l'Homme sur la liberté de religion ou de conviction en 2004 (voir la résolution de la Commission des droits de l’Homme 2004/36 ). (A.S.)
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OMC état des négociations Guillaume AREOU
Le nouveau Directeur général de l’OMC a entamé tambour battant les premières réunions. L’approche qu’il préconise est simple et se résume en deux mots : efficacité et gestion du temps. A trois mois de la Conférence ministérielle d’Honk Kong, il rappelle que le chantier est encore immense. Dans son discours, il balaie rapidement les secteurs dans lesquels des progrès sont encore à réaliser : l’agriculture, le soutien interne, l’accès aux marchés, les services et le développement. Le développement doit d’ailleurs être au cœur des préoccupations de chacune des délégations car de l’aboutissement des progrès en ce domaine dépend en partie le succès de la Conférence ministérielle de Honk Kong. Il conclut son intervention en invitant les parties à cibler chacun des sujets cruciaux pour avancer et progresser dans les négociations tout en ne tombant pas dans la tentation du plus petit dénominateur commun. Les premières réunions extraordinaires ont commencé dès cette semaine. Elles concernent l’agriculture. Les représentants des délégations devaient discuter sur la réduction des subventions aux produits agricoles, la réduction des subventions à l’exportation et l’accès des produits agricoles des pays en développement aux marchés des pays développés. Le G20 s’était réuni il y a de çà une semaine pour marquer l’unité des pays en développement et la nécessité de progresser dans les négociations pour protéger leurs intérêts. Lors d’un discours prononcé à Washington, la Commissaire européenne à l’agriculture, Madame Fischer Boel, a insisté sur la nouvelle approche à adopter en matière agricole. Il faut selon elle couper le lien qui existe entre les subventions et la production. Les travaux vont donc se poursuivre de manière bilatérale pour adopter une méthode « plus globale » dans les négociations.
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Signature d’un Accord de libre échange entre la Corée du Sud et l’AELEFlorina COSTICA
L’accord de libre-échange entre la Corée du Sud et l’AELE a été signé le 13 septembre dernier à Genève. Cet accord, qui donne suite aux négociations conclues le 12 juillet 2005, à Dalian, en Chine, est le premier à être conclu entre la Corée du Sud et des pays européens. Ses dispositions prévoient des avantages tangibles pour les opérateurs économiques de toutes les parties concernées et créent un potentiel considérable pour développer les opportunités commerciales régionales dans les zones géographiques respectives. L’accord est basé sur le principe de libéralisation substantielle et sur le respect des règles de l’OMC et concerne l’élimination des obstacles tarifaires et non- tarifaires entre les parties. Il contient, entre autres, des règles concernant la libéralisation des biens et des services, la protection de la propriété intellectuelle, ainsi que des dispositions concernant le règlement des différends. Un comité commun a été crée pour effectuer régulièrement des mises au point sur l’avancement de la mise en place de l’accord, ainsi que sur les bénéfices qui en résulteraient. D’après les estimations coréennes, le bénéfice potentiel découlant de cet accord permettrait à l’AELE d’accroître ses exportations annuelles en Corée de plus de 700 million USD, tandis que les exportation coréenne vers les pays de l’AELE pourront connaître une croissance de plus de 600 millions USD annuels.
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Affaire Occidental Exploration and Protection Company c. Equateur Jugement de la Cour d’Appel britannique relative à l'annulation de la décision arbitrale 9 septembre 2005 Guillaume AREOU
L’affaire qui oppose la société Occidental Exploration and Protection Company (« Occidental ») à l’Equateur est tout aussi complexe que l’affaire Petrobart c. Kirghizstan. En 1999, la société Occidental (société de droit californienne) conclut un contrat d’exclusivité relatif à l’exploration et l’exploitation d’hydrocarbure avec l’entreprise étatique Petroecuador. Le contrat prévoit que la société Occidental assume la totalité des coûts d’exploration et d’exploitation. Elle se rémunère par un pourcentage sur le pétrole brut extrait et dispose d’une clause lui permettant de l’exporter. Le litige intervient à partir du moment où le Servicio de Rentas Internas (service des taxes équatoriens) refuse le remboursement de la T.V.A. à la société Occidental. Le service allègue dans un premier temps que le calcul des intérêts perçus couvre potentiellement la T.V.A.. Le service des taxes et le Gouvernement équatorien changeront par la suite de fusil d’épaule et refuseront le remboursement au motif que celui-ci n’est possible que pour les exportateurs de produits manufacturiers. Le pétrole brut n’entre pas dans ce champ. Une demande d’arbitrage est formulée et les arbitres désignés. Ceux-ci déterminent Londres comme lieu d’arbitrage en vertu des dispositions de l’article 16 (1) des règles CNUDCI. Une décision finale est rendue en juillet 2004 qui donne raison à la société Occidental. L’Equateur va mettre en œuvre tous les moyens dont il dispose pour écarter la sentence arbitrale. L’Etat entame alors une procédure devant la Queen’s Bench Division sur le fondement des sections 67 et 68 de l’Arbitration Act de 1996. La société Occidental formule une première objection sur la récusation de la décision arbitrale par l’Equateur. La société allègue que la récusation formulée par l’Equateur nécessite que les juridictions anglaises interprètent certaines dispositions du T.B.I. conclu entre les Etats-Unis et l’Equateur. Ces dispositions seraient en violation avec le principe anglais de « non-justiciability ». La demande serait alors caduque. La Queen’s Bench Division rend une décision qui va faire l’objet d’appel. La décision de la Court of Appeal sur l’application du principe de « non justiciability » était attendue et il offre une analyse complète de la jurisprudence anglo-saxonne sur ce point. La question principale posée à la Court of Appeal était de savoir jusqu’à quel point les juridictions anglaises sont-elles compétentes, en vertu de la section 67 de l’Arbitration Act, pour examiner la récusation d’une sentence arbitrale fondée sur un T.B.I qui n’est pas transposé dans la législation du Royaume-Uni. Les juges anglais, empreints de pragmatisme, vont écarter l’objection présentée par la société Occidental en affirmant que ce principe ne doit pas être appliqué de manière rigide et absolu. La Court of Appeal confirme le jugement de la Queen’s Bench Division.
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Institut d’arbitrage de la Chambre de Commerce de Stockholm Affaire Petrobart Limited c. République du Kirghizstan 29 mars 2003 Guillaume AREOU
L’affaire a trait à un contrat de fourniture de gaz conclu entre l’entreprise étatique Kyrgyzgazmunaizat (KGM) et la société Petrobart. Alors que l’entreprise étatique est en proie à des difficultés financières qui l’empêche d’exécuter son contrat, la République kirghize prend une série de mesures pour la restructuration de la fourniture de pétrole et de gaz naturel. Ces mesures ont deux conséquences. La première est qu’une nouvelle société étatique, Kyrgyzgaz, est créée sur les bases des biens et avoirs de KGM. Le transfert des biens et avoirs a bien eu lieu contrairement aux transferts des dettes. La société KGM demeure ainsi responsable des dettes qu’elle a contractées avec la société Petrobart. Le tribunal arbitral de la Chambre de commerce de Stockholm, constitué à la demande de la société Petrobart sur le fondement du traité sur la Charte de l’Energie, s’est déclaré compétent pour juger l’affaire. Il ordonne à la République kirghize de verser à la société Petrobart la somme de 1 130 859 US dollars au titre des dommages subis pour l’inexécution du contrat. Le tribunal arbitral rejette par contre les demandes de dommages et intérêts formulées par la société Petrobart concernant d’une part, la perte de profits et d’autre part, les différents frais et dépenses engagés pour l’ensemble de la procédure. Cette procédure a en effet été longue et complexe. Après une période de consultation qui s’est soldée par un échec, le Gouvernement kirghize a saisi la Bishkek Court, court suprême d’arbitrage du Kirghizstan. La procédure ouverte devant la juridiction kirghize concerne l’interprétation et l’application de la loi kirghize sur la protection des investissements étrangers. Cette court conclut que le contrat entre les parties constitue un investissement en vertu de la loi kirghize mais qu’il n’y a pas de litige juridique. La procédure arbitrale est ainsi obsolète. Dans le même temps et alors qu’une loi sur l’interprétation de la notion d’ « investissement » a été promulguée au Kirghizstan, la société Petrobart demande l’ouverture d’une procédure arbitrale devant la CNUDCI. Cette option résulte d’une possibilité offerte par la loi kirghize aux investisseurs étrangers. Le tribunal arbitral a mandat pour interpréter la loi kirghize sur la protection des investissements étrangers et plus particulièrement l’expression « objet d’activité économique » (Article 1§2). Le Tribunal arbitral CNUDCI conclut que le contrat entre la République kirghize et la société Petrobart ne constitue pas un investissement au titre de cette loi. Il se déclare incompétent. L’investisseur privé étranger va alors tenter une ultime procédure devant la Chambre de commerce de Stockholm. Cette possibilité lui est offerte en vertu du traité sur la Charte de l’Energie. La société Petrobart est en effet immatriculée à Gibraltar. Le Royaume-Uni a ratifié cette Charte en juillet 1997. La République kirghize n’a pas manqué l’occasion de soulever l’inapplicabilité de ce traité à Gibraltar. Alors que le Royaume-Uni, dans la déclaration jointe à la signature, dispose que le traité s’appliquera au Royaume-Uni de Grande-Bretagne et à Gibraltar, il omet d’inclure ce dernier lors de la ratification. Pour le tribunal arbitral, cela ne doit pas justifier que le Royaume-Uni entende révoquer l’application du traité à Gibraltar. Ce litige met en lumière toute la difficulté de l’application de la règle res judicata et du principe ne bis in idem. Les différentes juridictions saisies se sont également heurtées à l’absence de définition claire de la notion d’ « investissement ». En effet, qu’il s’agisse des lois nationales de protection des investissements, des textes conventionnels et encore aujourd’hui de la jurisprudence des tribunaux arbitraux, la notion d’investissement reste floue tout en ayant une acception étendue.
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La Convention des Nations Unies contre la corruption entrera en vigueur à la fin de l’année Antonella SAMPO
En marge du Sommet Mondial des Nations Unies, l’Equateur a ratifié, le 15 septembre dernier, la Convention des Nations Unies contre la corruption. L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a alors annoncé dans un communiqué de presse que cette trentième ratification de la Convention a enclenché le processus qui aboutira à son entrée en vigueur dans les 90 jours, soit le 14 décembre 2005. Adoptée le 31 octobre 2003 ( voir la résolution A/RES/58/4, le compte-rendu de séance A/58/PV.51 et le communiqué de presse) par l'Assemblée générale des Nations Unies et ouverte à la signature à Merida, au Mexique en décembre 2003, la présente Convention contient notamment des dispositions de prévention de la corruption et des règles organisant la coopération internationale ainsi que des normes de nature procédurale. Elle prévoit l'instauration d'un système d'assistance juridique mutuelle qui devrait faciliter les poursuites judiciaires dans les cas de corruption transfrontaliers. Pour la première fois, un instrument multilatéral pose de manière contraignante le principe de la restitution des avoirs acquis illicitement. Il suscite l'espoir que des fonds transférés à l'étranger par des chefs d'Etat corrompus pourront être restitués aux pays d'où ils ont été détournés. Selon M. Antonio Maria Costa, directeur de l'ONUDC le mécanisme de recouvrement des fonds est prometteur pour les pays dont la trésorerie a été pillée par des fonctionnaires corrompus ( voir le communiqué de presse ). Il convient de souligner enfin que la Convention prévoit un droit de recours en justice ouvert aux personnes ayant subi des dommages causés par la corruption. La France avait joué un rôle majeur dans la négociation de la Convention en formulant une proposition novatrice dans le domaine de la restitution des fonds publics détournés. Elle avait signé le nouvel instrument dès le premier jour de la conférence de signature. Il faut rappeler qu’à une échelle régionale, la lutte contre la corruption a déjà fait l’objet de conventions dont la Convention inter-américaine contre la corruption adopté le 29 mars 1996, la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption et les Conventions pénale ( et son Protocole additionnel) et civile contre la corruption élaborées par le Conseil de l’Europe. Il faut préciser que la Convention pénale du Conseil de l'Europe contre la corruption représente une étape importante pour la prévention et répression de la corruption. Le "noyau dur" de la convention est constitué par les dispositions qui énumèrent les comportements que les législateurs nationaux doivent ériger en infractions (voir le site du Groupe d’Etats contre la corruption ( GRECO)).
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O.I.P.C.-Interpol 74ème Assemblée générale :
Laurent Grosse Directeur de la Gestion et du Budget de l'O.I.P.C.-Interpol
BERLIN – Le rôle unique d’Interpol, au centre de la communauté mondiale des services chargés de l’application de la loi, a été considérablement renforcé par un ensemble de résolutions adoptées lors de sa 74ème Assemblée générale. Les décisions approuvées par les délégués visaient à soutenir les pays membres dans leur lutte contre le terrorisme et d’autres formes de criminalité internationale, ainsi qu’à opposer une réponse policière unie aux crises et catastrophes naturelles internationales de grande ampleur. L’accès à la base de données d’Interpol sur les documents de voyage volés (STD) a été considéré comme un moyen essentiel pour les agents chargés des contrôles aux frontières et de douane de limiter les déplacements de malfaiteurs et de terroristes. Avec les près de 8 millions d’enregistrements déjà présents dans la base de données, trouver des solutions techniques pour permettre à ces fonctionnaires d’accéder instantanément aux informations par l’intermédiaire du système de communication I-24/7 d’Interpol a été mis en avant comme étant une priorité. Une nouvelle Notice Interpol sera en outre créée, afin d’aider le Conseil de sécurité des Nations Unies à lutter contre le terrorisme. Des informations concernant des individus figurant sur la liste du comité de l’ONU relative à Al-Qaida et aux Taliban et faisant l’objet de sanctions antiterroristes seront diffusées par ce nouveau moyen aux polices de toute la planète, et enregistrées dans les bases de données d’Interpol. L’accès aux bases de données d’Interpol et à son réseau de communication I-24/7 sera également accordé à la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Libéria (la MINUL). L’Assemblée générale a vivement engagé les pays membres à se doter d’une législation permettant de collaborer aux enquêtes et aux poursuites liées à des sites Internet promouvant le terrorisme. Le Secrétariat général d’Interpol organisera par ailleurs une réunion internationale en vue d’un échange de renseignements. Une proposition formulée par le pays hôte, l’Allemagne, visant à la mise en place d’une base de données internationale sur les personnes disparues/cadavres non identifiés, a été approuvée par les délégués afin d’aider à l’identification rapide des victimes, après un attentat terroriste ou une catastrophe naturelle. "Le message que les polices du monde veulent faire passer est que le terrorisme, quelle que soit la forme qu’il revêt, ne sera en aucun cas toléré. La création d’une nouvelle Notice Interpol tout spécialement pour aider à l’application des sanctions antiterroristes imposées par l’ONU témoigne une fois encore de notre ferme volonté d’identifier et de traduire en justice ces individus qui font si peu de cas de la vie humaine", a déclaré le Secrétaire Général Ronald K. Noble, qui a été unanimement confirmé dans ses fonctions par l’Assemblée générale pour un second mandat de cinq ans. "Ces résolutions montrent qu’Interpol n’a jamais été plus utile ou plus nécessaire qu’aujourd’hui. Il s’agit d’une organisation dynamique et réactive qui continue à puiser sa force dans la diversité de ses pays membres et dans le dévouement de son personnel pour répondre aux besoins des citoyens du monde". Grâce au soutien du G8, Interpol a dernièrement donné le coup d’envoi à la dernière phase du développement de sa base de données internationale sur les images d’abus pédosexuels. Une résolution de l’Assemblée générale a exhorté l’ensemble des pays membres à adopter une législation – ou à étoffer la législation en vigueur – visant à empêcher les abus commis sur des enfants au moyen d’Internet et à identifier leurs auteurs. Les Bureaux centraux nationaux d’Interpol ont quant à eux été encouragés à échanger des informations sur les réseaux criminels qui se livrent au trafic d’êtres humains, et ses Bureaux sous-régionaux à suivre et à coordonner ces activités.
La
nécessité d’accroître l’échange d’informations sur les activités de
blanchiment de fonds a elle aussi été soulignée.
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Projet de réforme de l’Organisation des pêches de l’Atlantique Nord-Ouest Tidiani COUMA
Les pays membres de l’Organisation des pêches de l’Atlantique Nord-Ouest (OPANO), qui participaient à la réunion annuelle de l’organisation, à Tallinn (Estonie) ont convenu à l’unanimité de réformer l’OPANO et d’améliorer la gestion des pêches à l’extérieur de la limite de 200 milles du Canada. Il y a actuellement une volonté affichée, à l’échelle mondiale de moderniser les organisations qui gèrent les stocks de poissons en haute mer, comme en témoigne la Déclaration ministérielle faite à la Conférence de St. John’s. L’OPANO est la première organisation régionale de gestion des pêches qui s’engage à se réformer ses mécanismes. La réforme de l’organisation des pêches de l’Atlantique nord-ouest met à exécution la Déclaration ministérielle signée par 19 pays à la Conférence de St. John’s sur la gouvernance des pêches en haute mer et l’Accord des Nations Unies sur les pêches. Cette réforme bonifiera la gestion des pêches à l’extérieur de la zone économique de 200 milles du Canada, grâce au renforcement des processus décisionnels et à une démarche qui fera en sorte que les règles de l’OPANO seront claires, faciles à comprendre, conformes aux accords internationaux et applicables. Un groupe de travail formé au sein de l’OPANO, et dirigé par le Canada et l’Union Européenne, se penchera sur différents points comme la restructuration de l’Organisation, la mise en œuvre d’une approche écosystémique de la gestion des pêches, une révision du mode de résolution des différends entre les parties et l’adoption d’une formule visant à éviter que la procédure d’objection ne compromette la conservation.
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