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Conférence de Montréal des Parties à la Convention cadre sur les changements climatiques (COP-11) et au Protocole de Kyoto (MOP 1) Anne RAINAUD
Le Canada a été le pays hôte (28 novembre- 9 décembre 2005) de la 11ème conférence des Parties à la Convention cadre sur les changements climatiques (COP-11) et de la première rencontre des Etats Parties au Protocole de Kyoto (MOP 1). Le Protocole est entré en vigueur le16 février 2005 (cf.dossier sentinelle) de par sa ratification par 141 Parties (dont 61,6%des émissions sont celles des pays industrialisés); il prévoit un certain nombre de mécanismes (cf. dossier sentinelle ou document UNFCCCC) pour permettre aux Etats de tenir leurs engagements de réduction de gaz à effet de serre (GES). Cette conférence est considérée comme l'une des plus importantes conférences intergouvernementales depuis 1997, date de l'adoption même du protocole de Kyoto (cf.document United Nations Framework Convention on Climate Change -UNFCCC-). La liste des participants est édifiante ( cf. liste 1 et liste 2 établies par l'UNFCCC : 181 Etats parties, 35 organisations internationales et 362 ONG). Cette mobilisation officielle relative au climat a également suscité des manifestations de la population civile; l'objectif des groupes de pression étant d'inciter les gouvernements, et en particulier celui des États-Unis, à augmenter leurs efforts de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le cadre du protocole de Kyoto (cf. communiqué du 3 décembre 2005 de radio canada). Le président de la COP 11 élu le 28 novembre 2005, M. Stéphane Dion, Ministre de l'environnement du Canada, a souligné dans sa déclaration d'ouverture, la nécessaire mobilisation de tous en rappelant qu'au "Sommet mondial 2005 des Nations Unies, les leaders mondiaux ont réaffirmé à quel point une action internationale était importante pour combattre les changements climatiques. Ils ont reconnu que dans la mesure où toute la planète est concernée, une coopération et une participation aussi larges que possibles seraient nécessaires pour convenir d'une action internationale appropriée et efficace conforme aux principes de la Convention" (cf. page 6 du document FCCC/CP/2005/L.1). A sa première séance, le 28 novembre, la Conférence des Parties a été informée du fait que les Parties à la Convention cadre sur les changements climatiques étaient désormais au nombre de 189. Le dernier état des ratifications du Protocole de Kyoto (établi au 24 novembre 2005) faisait, quant à lui, mention de 157 Etats (cf. document de l'UNFCCC).
II. Enjeux de la rencontre de Montréal La conférence de Montréal avait comme objectifs annoncés de travailler sur trois grandes thématiques (cf. document du ministère français de l'Ecologie et du Développement Durable).
A. Mise en œuvre des accords et des engagements existants. Il s'est donc agi pour les Etats de rendre compte des actions prises pour respecter lesdits engagements existants au titre du Protocole et de la Convention, tant sur la maîtrise des émissions que sur l'assistance aux pays en développement. L'idée était surtout de parvenir à l'adoption formelle par les Parties au protocole de Kyoto des décisions sur le fonctionnement du protocole déjà élaborées, notamment dans les accords de Marrakech de novembre 2001. Le but est donc de disposer effectivement d'un système d'observance qui assure le respect des engagements des pays industrialisés et la valeur des crédits générés par les projets. Stéphane DION, dans son discours d'ouverture était confiant en annonçant : "nous adopterons officiellement à Montréal les accords de Marrakech, les "règles" du Protocole, après de nombreuses années de travail assidu". La France avait quant à elle, annoncé son militantisme sur la question par la voie de son ministère de l'Ecologie et du Développement Durable (cf. document).
B. Amélioration des actions existantes. Il s’agit de renforcer le mécanisme pour un développement propre (MDP) du Protocole, d’assurer le financement stable et prévisible du mécanisme pour un développement propre, de poursuivre les travaux sur l'adaptation aux changements climatiques et de trouver un accord sur le contenu du programme de travail quinquennal sur l'adaptation.
C. Organisation du débat sur le régime multilatéral d'après 2012. Un des objectifs de la conférence est de lancer officiellement les discussions sur «l'après-Kyoto». Limité dans le temps et l'espace, le protocole, conclu en décembre 1997, n'est en effet qu'une étape vers l'objectif fixé en 1992 lors du Sommet de Rio: "stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre de l'atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique". Montréal doit permettre de lancer le processus conduisant à la deuxième période d’engagement du Protocole de Kyoto (2013-2017). Le début de ce processus ne peut être différé car il doit s’achever au plus tard fin 2008, afin de laisser suffisamment de temps à la ratification et l’entrée en vigueur de ces nouveaux engagements avant 2012. Les programmes prévisionnels étaient ainsi dans le détail particulièrement substantiels (cf. Agenda COP 11 et Agenda MOP 1 auxquels se sont ajoutés les travaux et rapports de l'Organe subsidiaire pour la mise en oeuvre (Agenda SBI) et l'Organe subsidiaire de conseil scientifique et technologique (Agenda SBSTA). "Les ordres du jour sont très chargés mais c’est positif car nous attendons des résultats concrets et importants. Le monde entier s’est réuni à Montréal pour faire vraiment changer les choses", a souligné Richard Kinley, Chef par intérim du secrétariat de la Convention des Nations Unies sur les changements climatiques à Bonn, Allemagne (cf. communiqué de presse de l'UNFCCC).
III. Résultats de Montréal La Conférence de Montréal sur les changements climatiques a permis aux différents Etats et groupes d'Etats de faire entendre leurs positions et attentes respectives (cf. supra partie IV rédigée par TC). Si l'unanimité n'a pas été systématique, des progrès sont ressortis de cette rencontre sur un certain nombre de points et dès le 30 novembre 2005 a été finalisé le "manuel des règles" du Protocole de Kyoto (document presse unfccc).
A. Adoption du programme quinquennal du SBSTA sur les impacts, la vulnérabilité et l'adaptation au changement de climat. L'objectif de ce programme de travail est d'aider toutes les Parties, en particulier pays en voie de développement, dont les pays les moins avancés et les petites îles, d'améliorer la compréhension et évaluation des impacts, la vulnérabilité et l'adaptation aux changements climatiques, et enfin de prendre des décisions sur des actions et mesures pratiques d'adaptation pour répondre au changement de climat sur une solide base scientifique, technique et socio-économique, tenant compte du changement et de la variabilité actuels et futurs de climat (cf. FCCC/CP/2005/L.3, décision CP.11: Five-year programme of work of the Subsidiary Body for Scientific and Technological Advice on impacts, vulnerability and adaptation to climate change).
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B. Procédures et mécanismes relatifs au respect des dispositions du Protocole de Kyoto. Ces procédures et mécanismes ont été précisés car il est en effet de la prérogative de la Conférence des Parties agissant comme réunion des Parties au Protocole de Kyoto, comme prévu à l'article 18, de les déterminer (cf.document UNFCCC FCCC/KP/CMP/2005/L.5
a) Ainsi, a été créé un Comité de contrôle du respect des dispositions. Le Comité (20 membres) exerce ses fonctions dans le cadre d'une plénière, d'un bureau et de deux chambres, à savoir la chambre de la facilitation (10 membres) et la chambre de l'exécution (10 membres). "Le Comité n'épargne aucun effort pour que l'accord sur toute décision se fasse par consensus". 1. La chambre de la facilitation est essentiellement chargée de donner des conseils et d'apporter une aide aux Parties aux fins de l'application du Protocole et de promouvoir le respect des engagements qu'elles ont pris en vertu du Protocole, compte tenu du principe des responsabilités communes mais différenciées et des capacités respectives des Parties ( voir point IV.4 du document FCCC/KP/CMP/2005/L.5). 2. La chambre de l'exécution est chargée d'établir si les Parties visées à l'annexe I respectent ou non: a) Leurs engagements chiffrés en matière de limitation et de réduction des émissions au titre du paragraphe 1 de l'article 3 du Protocole; b) Les dispositions prévues sur le plan méthodologique et en matière de communication d'informations (...) de l'article 5 et (...) de l'article 7 du Protocole; c) Les critères d'admissibilité énoncés aux articles 6, 12 et 17 du Protocole. · 3. Chacune des chambres dispose d'un pouvoir de décision (cf.point XI du document précité). La chambre de la facilitation, tenant compte du principe des responsabilités communes mais différenciées et des capacités respectives, décide de l'application d'une ou de plusieurs des mesures consécutives suivantes: a) Donner des conseils et faciliter l'octroi d'une aide aux différentes Parties aux fins de l'application du Protocole; b) Faciliter l'octroi à toute Partie concernée d'une assistance financière et technique, y compris le transfert de technologie et le renforcement des capacités, provenant de sources autres que celles créées en vertu de la Convention et du Protocole pour les pays en développement. · Lorsque la chambre de l'exécution a établi qu'une Partie ne respecte pas les dispositions des articles 5 ou 7 du Protocole, elle applique les mesures consécutives suivantes, en tenant compte de la cause du non-respect, de sa nature, de son ampleur et de sa fréquence: a) Constater le non-respect par une déclaration; b) Élaborer un plan conformément aux paragraphes 2 et 3 ci-après. La Partie défaillante soumet à la chambre de l'exécution, pour qu'elle l'examine et l'évalue, un plan comprenant: a) Une analyse des motifs du non-respect; b) Un exposé des mesures qu'elle entend prendre pour remédier à la situation; c) Un calendrier d'application de ces mesures dans un délai maximal de 12 mois qui permet de mesurer les progrès réalisés dans l'exécution. b) Le Comité de supervision de l'application conjointe a également été créé (cf. FCCC/KP/CMP/2005/L.6). Le rôle de ce Comité sera notamment d'établir et arrêter un descriptif de projet d'application conjointe comme prévu provisoirement par les lignes directrices pour l'application de l'article 6 du Protocole de Kyoto.
C. Fonds mondial pour l’environnement. Concernant le volet financier, le rôle du Fonds Mondial pour l'Environnement (FEM) a été particulièrement souligné en tant qu'entité chargée du fonctionnement du mécanisme financier de la Convention. Notamment son action doit s'illustrer pour l'allocation des ressources, l'analyse de l'impact de celles-ci, l'aide à leur demande, aux Parties non visées à l'annexe I de la Convention afin d'élaborer et mettre au point des propositions de projet liées aux changements climatiques (cf. FCCC/SBI/2005/L.29 et les informations données par le FEM in FCCC/SBI/2005/L.30). Le Fonds pour l'environnement mondial a par ailleurs été dynamique pour mettre en place le Fonds spécial pour les changements climatiques. Les Parties à la conférence ont ainsi décidé que ce Fonds spécial servira à financer des activités, programmes et mesures relatifs aux changements climatiques en complément de ceux qui sont financés par le Fonds pour l'environnement mondial et par des sources bilatérales et multilatérales (cf. FCCC/SBI/2005/L.34). Elles ont également insisté sur la nécessité de rendre le Fonds pour l'adaptation opérationnel dans les plus brefs délais; il servira à financer des projets et programmes concrets d'adaptation dans les pays en développement parties qui sont Parties au Protocole de Kyoto, ainsi que les certaines activités prioritaires (cf. FCCC/SBI/2005/L.32). Il ressort de la conférence de Montréal que les Parties veulent renforcer les capacités des pays en développement de participer efficacement à des activités de projet relevant du mécanisme pour un développement propre, dans une série de domaines prioritaires (cf. FCCC/SBI/2005/L.35).
D. Coopération. Il a été décidé d'arrêter un processus afin de poursuivre les discussions sur la coopération à long terme quant aux actions à mener pour répondre aux changements climatiques. Les Parties ont été invitées à soumettre d'ici le 15 mars 2006, leurs vues sur cette coopération à long terme. Il a été prévu que ces discussions seront achevées par la conférence des Parties à sa treizième session (décembre 2007) : cf. FCCC/CP/2005/CRP.1. Par contre, on peut regretter l'impossibilité de parvenir à un accord quant à la mise en oeuvre du programme de travail de Buenos Aires sur les mesures d'adaptation et de réponse aux changements climatiques (cf. décision 1/CP.10).
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Conférence de Montréal des Parties à la Convention cadre sur les changements climatiques positions et réactions des Etats, groupes et institutions Tidiani COUMA
Le Canada cherche à impliquer, sous une forme moins contraignante, les gros émetteurs du Sud comme la Chine, l'Inde et le Brésil, dans une maîtrise de leurs rejets de CO2 qui explosent depuis quelques années. Ces pays, classés par Kyoto comme pays en développement, ont ratifié le protocole qui ne leur impose aucune obligation chiffrée. Pour la France, le Président Jacques Chirac a déclaré que le "changement climatique s'impose comme une réalité brutale et pressante. Comme la plus grave menace qui pèse sur l'avenir de l'humanité", a lancé M. Chirac, appelant à la fixation de nouveaux "engagements de réduction à la mesure du défi", à l'expiration en 2012 du protocole de Kyoto. Celui-ci impose aux pays industriels une réduction chiffrée de leurs émissions de gaz à effet de serre. Les Etats ne construiront pas la réponse au changement climatique en s'en remettant uniquement à des mesures ponctuelles, des initiatives régionales ou privées, des dialogues informels ou des accords partiels. Pour les Etats-Unis, la sous-secrétaire d'Etat américaine aux affaires mondiales, Paula Dobriansky a déclaré que la "technologie est le dénominateur commun" susceptible d'unir la communauté internationale dans la lutte contre l'effet de serre. Et les partenariats de coopération technologique sont le meilleur moyen d'avancer. Mme Dobriansky a sèchement rejeté le texte du ministre canadien de l’environnement, qui propose de lancer des "discussions initiales" pendant deux ans sur la "coopération à long terme pour faire face au changement climatique". "Des discussions formelles de ce type ne peuvent pas déboucher sur des progrès", a jugé la représentante de Washington. Même l'Australie, qui a refusé comme les Etats-Unis de ratifier le protocole de Kyoto, a paru se distancer quelque peu de Washington sur la question-clé de Montréal, c'est-à-dire les suites éventuelles à donner à cet accord, compte tenu de l'accélération de l'effet de serre. Le ministre australien de l'Environnement, Ian Campbell, a déclaré expressément "soutenir" une proposition de compromis sur ce sujet explosif de son collègue canadien, Stéphane Dion, qui préside les travaux. Il a accepté récemment de "faire progresser" à Montréal "les discussions sur la coopération mondiale de long terme destinée à faire face au changement climatique". La position des Etats-Unis est très délicate d’autant plus que les Inuits ont déposé, ce 7 décembre une plainte contre Washington, les accusant de violer les droits humains des habitants du Grand Nord par leurs émissions de gaz à effet de serre qui contribuent au réchauffement de la planète. "Notre mode de vie dépend de notre environnement naturel et des animaux. Les changements climatiques détruisent notre environnement et érodent notre culture, mais nous refusons de disparaître. Nous ne deviendrons pas une note de bas de page de la mondialisation", a déclaré Sheila Watt-Cloutier, présidente de la Conférence circumpolaire inuit. Les Inuits de l'Alaska et du Grand Nord canadien ont saisi la Commission des droits de la personne de l'Organisation des Etats américains (OEA). Selon le texte de leur plainte, les changements climatiques "violent le droit des Inuits à jouir de leur culture" puisque le réchauffement de l'Arctique menace leur milieu de vie, "inséparable" de leur culture traditionnelle. Un peu plus de 150.000 Inuits vivent répartis entre l'Alaska, le Canada, le Groenland, la Scandinavie et la Russie. Leurs territoires touchent tout l'Arctique, région qui se réchauffe à un rythme plus rapide que le reste de la planète. En travaillant de pair avec les scientifiques, les Inuits ont récemment établi le lien entre les changements climatiques marqués et les émissions de gaz à effet de serre. Selon l'évaluation de l'impact des changements climatiques en Arctique (Acia) menée par quelque 250 chercheurs, "les communautés autochtones subissent de graves conséquences économiques et culturelles" en raison des changements climatiques. Il faut rappeler que les Etats-Unis ont ratifié la Convention de Rio en 1992 sur les changements climatiques, mais n'ont pas signé le protocole de Kyoto qui prévoit des réductions des émissions de GES (gaz à effet de serre) pour les pays industriels. |
Les pays en développement n'ont pas fait allusion à cette divergence fondamentale entre les Etats-Unis et leurs partenaires du Nord qui ont ratifié Kyoto. Le groupe des 77 qui les représente a exclu cependant, en termes diplomatiques, que les pays du Sud acceptent dès 2012 des engagements de réduction de leurs émissions polluantes. Seul le Mexique s'est dit disposé à envisager à l'avenir des engagements non contraignants de maîtrise d'émissions polluantes. L'Arabie saoudite (voir proposition) demandait que le système soit adopté par un amendement au protocole, officiellement pour renforcer la portée juridique du système. La Vice Secrétaire générale de l'ONU a appelé, lors de la Conférence de Montréal, les Etats à redoubler d'efforts pour freiner les effets déjà irréversibles du réchauffement climatique, en prévoyant un cadre au-delà de 2012, et appelé les pays industrialisés à prendre l'initiative en développant des technologies énergétiques propres. "L'Union européenne est une chaude partisane d'une réflexion rapide sur ce thème, alors que les Etats-Unis y sont fermement opposés". Dans une conférence de presse commune, le commissaire européen à l'Environnement, Stavros Dimas, et la présidence britanique de l’Union Européenne, représentée par la ministre de l'Environnement, Margaret Beckett, ont cité la déclaration du sommet du G8 en juillet et du sommet de l'ONU en septembre 2005. Enfin, le groupe de la Banque Mondiale, reconnaît que le changement climatique résultant de l'activité humaine, en grande partie provoqué par les émissions de gaz à effet de serre issues de la combustion des combustibles fossiles, constitue une menace significative à l'échelle mondiale.
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Un accord est finalement conclu sur l'après-Kyoto
L'isolement des
Etats-Unis vendredi soir n'était une issue acceptable pour personne. Aussi
les négociations se sont-elles poursuivies dans la nuit. L'accord, qui établit les bases d'une nouvelle ronde de négociations sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, permet aux parties « d'engager un processus afin d'étudier de nouveaux engagements des pays industriels pour la période postérieure à 2012. »
M.Clinton, dont le gouvernement a négocié le protocole de Kyoto en 1997 mais ne l'a jamais soumis à la ratification d'un Sénat sceptique, a jugé "totalement faux" l'argument de George Bush selon lequel Kyoto saperait l'économie des pays développés et nuirait à la création d'emplois. "Au fil des ans, nous recueillons de plus en plus d'éléments objectifs montrant que si nous fournissons un effort sérieux, discipliné, pour mettre en oeuvre à grande échelle les énergies propres existantes et les technologies d'économies d'énergie, nous pourrions facilement atteindre et dépasser les objectifs de Kyoto d'une manière qui renforcerait, au lieu d'affaiblir, nos économies", a affirmé l'ancien dirigeant américain.
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Montréal se présentait pourtant sous les meilleurs auspices : un célèbre Protocole porte déjà le nom de la métropole canadienne, celui qui a programmé la disparition des chlorofluorocarbones. Ces gaz utilisés dans la chaîne du froid abîmaient la couche d’ozone. Leur disparition progressive a été organisée. Ces produits ont été remplacés par d’autres, moins nocifs pour la haute atmosphère. Evidemment les ambitions de ce Protocole-là étaient moins difficiles à réaliser. Une dizaine de groupes industriels dans le monde fabriquaient les CFC. Les gouvernements ont pu les convaincre assez facilement de changer la nature des fluides de refroidissement utilisés, tout en faisant une campagne auprès du public pour qu’il abandonne les sprays fonctionnant avec des CFC. Pour les changements climatiques, les enjeux sont plus vastes et plus complexes. Il faut trouver les moyens de remplacer les énergies fossiles, dont les rejets polluent l’atmosphère, par d’autres, innovantes, qu’il faut mettre en œuvre dans les transports, l’habitat et l’industrie. Les 189 délégations ont convenu d'un plan d'action, qui relance les négociations sur le processus de réduction des gaz à effet de serre par les pays occidentaux après 2012. Les États-Unis, opposés à toutes mesures contraignantes, ont accepté d'être impliqués dans ce plan d'action, mais de façon informelle. |
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ONU Les Etats-Unis menacent l’ONU d’une crise financière Sabrina Rahmani
Le 1er décembre 2005, en raison de la nouvelle crise financière qui menace l’ONU, le Secrétaire général Nations Unies M. Kofi Annan, a décidé de reporter à une date indéterminée, sa tournée en Asie, prévue pour le début du mois. L’impasse sur la reforme administrative de l’Organisation et les divergences entre les Etats membres sur l’adoption du prochain budget, menacent ce dernier pour les deux années à venir. Le budget ordinaire de l’ONU est approuvé par l’Assemblée générale pour une période de deux ans après avoir été soumis par le Secrétaire général à la Cinquième Commission, chargée des questions administratives et budgétaires. Les quotes-parts versées par les Etats membres constituent la principale source de financement du budget ordinaire elles sont calculées selon un barème approuvé par l’Assemblée générale. Elles sont essentiellement déterminées par la capacité de paiement des Etats membres, c’est-à-dire le revenu national, exprimé en part du revenu mondial et ajusté pour tenir compte d’un certain nombre de facteurs, notamment, le revenu par habitant. De plus, dans ce budget sont incluses toutes les activités administrées par les Nations Unies, sauf les opérations de maintien de la paix, les activités de tribunaux internationaux et des agences spécialisées financées par d’autres contributions. Concernant le budget pour la période 2006-2007, celui-ci est estimé à 3,89 milliards de dollars, dont 73,4 millions sont liés a la mise en œuvre des reformes décidées par les Etats membres lors du sommet mondial de septembre 2005. Celles-ci visent à instaurer de meilleures pratiques de gestion et une plus grande transparence dans le fonctionnement de l’Organisation après les récents scandales ayant mis en évidence des erreurs de gestion et de malversations, notamment dans le programme « pétrole contre nourriture » en Irak. Actuellement, les Etats membres discutent au sein des différentes commissions de l’Assemblée générale de la création d’un Conseil des droits de l’homme, de la création d’une Commission de consolidation de la paix et de la réforme de la gestion de l’Organisation ainsi que les implications budgétaires de la mise en œuvre de telles réformes. Le 22 novembre dernier, au lendemain de l’appel de M. Kofi Annan aux Etats membres pour qu’ils approuvent le budget avant la fin de l’année, M. John Bolton, ambassadeur des Etats-Unis à l’Onu, a déclaré que son pays pourrait empêcher l’adoption par l’Assemblée générale du budget des deux prochaines années de l’ONU avant le 31 décembre prochain, si les propositions sur la réforme de gestion de celle-ci n’étaient pas approuvées à cette date. Il a aussi indiqué que si M. Kofi Annan ne soumettait pas ces propositions avant la fin de l’année 2005, elles ne pourraient pas être reflétées dans le nouveau budget biennal de l’ONU. De plus, il a déclaré que son pays poussait le Secrétaire de l’ONU à présenter des recommandations sur la réforme de la gestion dans le courant du mois ou au début du mois prochain. Dans ces recommandations, M. Kofi Annan est mis en demeure de présenter des propositions sur la réforme de la gestion de l’Assemblée générale pour décision début 2006, notamment l’examen des différents mandats du Secrétariat. Afin d’éviter cette crise, il a proposé l’adoption d’un budget intérimaire pour couvrir les dépenses de l’Organisation pour les trois ou quatre premiers mois de l’année prochaine. Il a ainsi préconisé que l’ONU soit mise au régime sec des budgets provisoires pour qu’elle accepte une vaste réforme (voir les déclarations des Etats-Unis sur la réforme) Cependant, le 2 décembre 2005, M Kofi Annan, s’est élevé contre la volonté des Etats-Unis d’utiliser le budget pour contraindre l’Organisation à se reformer en déclarant devant le personnel de l’ONU que « certains gouvernements, ou au moins un gouvernement, ont suggéré que nous ne devions pas adopter un budget biennal, mais peut être simplement un budget pour trois ou quatre mois. Les Nations Unies ne peuvent pas fonctionner ainsi. ». Il a précisé que si l’Organisation était poussée dans cette voie, elle se trouverait dans une crise financière. Il a aussi indiqué que le travail de l’ONU n’était pas la réforme mais de mettre en œuvre les mandats donnés pas l’Assemblée générale, le Conseil de sécurité ainsi que le Conseil économique et social (voir). Néanmoins, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue le même jour, au siège de l’ONU à New York, M. John Bolton a affirmé que son pays s’en tenait à la position selon laquelle le problème de reforme de l’ONU devait être prioritaire par rapport à celui du budget tout en précisant que ce la ne visait pas à perturber le travail de l’Organisation. Il a indiqué que les Etats-Unis n’ont jamais dit qu’ils voulaient prendre en otage le budget (voir le texte). En raison du conflit entre la traditionnelle date butoire du 31 décembre pour l’adoption du budget biennal et la mission confiée au Secrétariat de revoir les mandats de l’Assemblée générale ainsi que les règlements internes de l’ONU, qui doit s’achever en février, son pays a pensé à un mécanisme qui pourrait combiner les deux. Enfin, il a répliqué que le processus budgétaire devait dépendre des reformes et non pas le contraire. C’est la raison pour laquelle ils ont proposé l’adoption d’un budget provisoire couvrant trois ou quatre mois afin de ne pas chambouler les travaux de l’Organisation.
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De son côté, l’ambassadeur du Royaume-Uni, a fait savoir le 2 décembre dernier que les pays de l’UE rejetaient la proposition des Etats-Unis relative à l’adoption d’un budget partiel. M. Emyr Jones Parry, représentant du Royaume-Uni auprès des Nations Unies et président du Conseil de sécurité pour le mois de décembre, a déclaré que l’ONU devait continuer à fonctionner dés le 1er janvier. Ce qui est voulu, explique-t-il, c’est l’adoption d’un budget qui reflète ce dont les chefs d’Ets et de gouvernement ont convenu au sommet mondial de septembre, et si celui-ci n’est pas voté l’ONU sera paralysée. De plus, il a rappelé qu’avant la fin de l’année, l’UE attendait des décisions concrètes sur la création du Conseil des droit de l’homme et de la Commission de consolidation de la paix ainsi que la réforme de gestion du Secrétariat des Nations Unies, qui selon lui, est dans l’intérêt de tous les 191 Etats membres même s’il s’agit d’un défi permanent et non d’une évènement. Le représentant a aussi divisé les revendications de l’UE en trois points et reconnu que son pays n’adhèrerait pas à un budget qui ne prendrait pas en compte ces derniers et n’identifierait pas précisément les mesures à prendre pour 2006, tout en précisant qu’il ne s’agissait en aucun cas de conditionner l’adoption du budget. Ces revendications consistent à : · Avoir des gains immédiats sur les mesures liées a la protection des témoins, à la Commission d’éthique et aux services de contrôle · La preuve par un rapport consolidé du Secrétariat prouve de la mise en œuvre et l’efficacité des mesures déjà mise en place · L’introduction d’une meilleure flexibilité dans la budgétisation (communiqué, dépêche) Par ailleurs, le 30 novembre 2005, lors d’une conférence de presse, M. Warren Sach, Sous-secrétaire général des Nations Unies, avait exprimé sa préoccupation face à l’incapacité des Etats membres à s’entendre sur le projet du budget biennal 2006-2007, estimé à 3,8 milliards de dollars dont 73,4 millions pour les réformes (communqué). Il avait prévenu qu’un tel désaccord pourrait avoir des conséquences sur les capacités opérationnelles de l’Organisation et entraîner une crise financière sans précédent. Il a aussi laissé entendre que l’adoption d’un budget pour les trois premiers mois de 2006, serait une des options envisagées, même si celle-ci ne l’était pas pour la Cinquième Commission. Il a indiqué que sur la totalité du budget prévu pour 2006-2007, un budget arrêté pour le dernier quart de 2006 pourrait s’élever de 450 à 500 millions de dollars. Sachant que généralement les Etats membres ne versent immédiatement que 38% des sommes demandées, sur ces 500 millions de dollars, seulement 170 à 180 millions seraient disponibles. Cela pourrait donc conduire à un risque de manque de liquidités de prés de 320 millions de dollars pour boucler le budget trimestriel. Toutefois, M. Warren Sach a fait savoir que l’ONU disposait de plusieurs options pour combler ce déficit. Sans l’autorisation accordée par les Etats membres à l’Organisation de puiser dans les comptes de opérations de maintien de la paix (OMP), il faudrait réaliser des coupes dans le budget régulier. Selon lui ces économies pourraient être réalisées par la suspension des achats de matériel et d’équipement, la réduction ou le gel des voyage ou le gel des recrutements. Il a aussi relevé que le recours aux réserves du Fonds de roulement et du compte spécial ou au compte des OMP clôturées ne serait pas suffisant pour combler le déficit budgétaire potentiel de 320 millions de dollars. Ila aussi reconnu que cette situation pourrait se traduire par un paiement différé des salaires des employés, notant que 75% du budget ordinaire de l’ONU concernait les émoluments et besoins des employés. Concernant le recours aux comptes des OMP clôturées, il a indiqué que le Secrétaire général disposait d’une autorité limitée et que l’Assemblée générale devrait être consultée. Pour ce qui est des incidences budgétaires de la reforme, il a précisé que la moitié des 73,4 millions de dollars prévisionnels concernait les droits de l’homme. Enfin , il faut savoir que l’ « Appel humanitaire 2006 », lancé le 30 novembre 2005, lors d’une conférence de presse au siège de l’ONU à New York, par la Coordination humanitaire est de 4,7 milliards de dollars pour aider 31 millions de personnes dans le monde. Interrogé sur la crise financière qui menace l’ONU, M. Jan Egeland, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et coordinateur des secours d’urgence des Nations Unies, estime que si les opérations de l’Organisation devaient être réduites, les opérations humanitaires s’en trouveraient grandement affectées ,dans la mesure ou 10% du budget d’OCHA provenant des contributions de l’ONU étaient absolument cruciales pour son fonctionnement à New York et à Genève.
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ONU la Sixième Commission achève ses travaux. Suany MAZZITELLI
Le 8 décembre 2005 l’Assemblée générale a adopté une série de textes présentés par la Première, Quatrième et la Sixième commission (voir communiqué). L’Assemblée générale, qui a adopté à cette occasion une série importante de recommandations sur le désarmement (Première Commission) et de résolutions et décisions en matière de politiques spéciales et de décolonisation (Quatrième Commission), a également adopté deux résolutions présentées par la Sixième Commission (juridique), qui avait achevé ses travaux le 29 novembre 2005 (voir communiqué). La séance d’ouverture (voir communiqué du 4 octobre 2005) des travaux de la Sixième Commission, le 3 octobre 2005, avait placé ses travaux sous le signe de la lutte contre le terrorisme (voir communiqué). Ainsi dans le cadre de la question des « mesures visant à éliminer le terrorisme international », l’Assemblée générale avait chargé la Commission de finaliser le projet de Convention générale sur le terrorisme international, en vue de son adoption au cours de sa soixantième session. D’autres questions juridiques étaient également soumises à l’examen de cette Commission spécialisée. La Sixième Commission devait notamment examiner le rapport du Comité spécial de la Charte des Nations Unies et du raffermissement du rôle de l’Organisation, le Rapport de la Commission du droit international sur les travaux de sa 57ème session, la porté de la protection juridique offerte par la Convention sur la sécurité du personnel des Nations Unies et du personnel associé, le rapport de la Commission des Nations Unies du droit commercial international (CNUDCI). L’Assemblée générale avait déjà adopté le novembre 2005, la résolution proposée par la Sixième Commission, approuvant le texte de la Convention la Convention sur les communications électroniques dans les contrats internationaux, élaborée par la Commission des Nations Unies pour le droit commercial international (CNUDCI) (voir communiqué). À sa séance plénière du 8 décembre 2005 l’Assemblée générale a adopté la résolution intitulée « Protocole facultatif relatif à la Convention sur la sécurité du personnel des Nations Unies et du personnel associé » (A/60/518) et la résolution intitulée « Mesures visant à éliminer le terrorisme international » (A/60/519) Portée de la protection juridique offerte par la Convention sur la sécurité du personnel des Nations Unies et du personnel associé (point 83) : Par sa résolution A/60/518 l’Assemblée générale qui examinait le rapport de la Sixième Commission sur le point 83 de son ordre du jour, a adopté, sans vote, le Protocole facultatif relatif à la Convention sur la sécurité du personnel des Nations Unies et du personnel associé. Le 16 novembre 2005, la Sixième Commission avait recommandé à l’Assemblée générale d’adopter le Protocole facultatif à la Convention (voir communiqué), afin de renforcer la protection juridique offerte par cette Convention, qui avait été ratifiée par 79 États. Le Secrétaire général a salué l’adoption de la résolution adoptant le texte final du Protocole facultatif, qui permet d’étendre la protection du personnel des Nations Unies et du personnel associé à toutes les opérations humanitaires et de développement. Kofi Annan a fait observer que « la Convention de 1995, instrument clef dont l’entrée en vigueur en 1999 avait marqué une avancée, souffrait d’un grave défaut que le Protocole actuel était venu corriger, après plusieurs années de négociations au sein de la Sixième Commission ». La Convention ne couvrait que les opérations humanitaires et de développement se déroulant dans un cadre présentant un « risque exceptionnel », ce qui devait faire l’objet d’une déclaration spéciale (voir communiqué). Par ailleurs le Protocole précise « l’obligation des Etats parties à la Convention de relâcher le personnel des Nations Unies capturé ou détenu » en affirmant que cette obligation « est sans préjudice de leur droit de prendre des mesures dans l’exercice de leur juridiction nationale à l’égard de tout membre du personnel des Nations Unies ou du personnel associé qui viole leurs lois et règlements, à condition que lesdites mesures ne violent aucune autre de leurs obligations juridiques internationales ». Le Protocole adopté ne couvre pas la protection des bureaux permanents des Nations Unies, tels que le siège de l’Organisation ou les sièges des institutions spécialisées, établis en vertu d’un accord avec l’Organisation. Les opérations menées « à seule fin de réagir à une catastrophe naturelle », sont en revanche couvertes, sauf déclaration préalable à l’opération de l’Etat hôte. Le représentant du Royaume Uni, s’exprimant au nom de l’Union européenne, tout en se félicitant du fait que le Protocole puisse s’appliquer à toutes les opérations d’assistance humanitaire d’urgence, y compris dans le cas de catastrophes naturelles, a néanmoins exprimé son désaccord quant à une interprétation de la notion de « consolidation de la paix » qui serait limitée aux situations de conflit et de post conflit (voir communiqué). Ce protocole sera ouvert à la signature des Etats au Siège des Nations Unies pendant une période de 12 mois allant du 16 janvier 2006 au 16 janvier 2007. Mesures visant à éliminer le terrorisme international (point 108) : Par sa résolution A/60/519, l’Assemblée générale, qui examinait le rapport de la Sixième Commission sur le point 108 de son ordre du jour, a adopté sans vote, le projet de résolution du 23 novembre 2005. Le 29 novembre 2005 la Sixième Commission avait adopté son rapport qui recommandait la poursuite des travaux du Comité spécial chargé de l’élaboration du projet de Convention générale sur le terrorisme international (voir communiqué). Dans le message transmis par son porte parole, le 1 décembre 2005, le Secrétaire général avait exprimé sa déception quant à l’absence d’un accord sur un projet de Convention, (voir aussi communiqué), alors que le 9 novembre 2005 il avait exhorté à une adoption rapide d’un tel instrument juridique (voir communiqué) (voir aussi communiqué du 17 novembre 2005). Dans la conférence de presse quotidienne du 1 decembre 2005, son porte parole avait souligné que le Secrétaire général avait l’intention de consulter le Président de la Commission et les autre représentants des Etats membres, afin de voir s’il pouvait soutenir leurs efforts dans la recherche d’un accord et pour l’adoption d’une Convention, pendant la sixième session de l’Assemblée générale (voir communiqué) (voir aussi communiqué du 7 octobre 2005). En effet si, d’une part, le projet de résolution adopté renvois la question des « Mesures visant à éliminer le terrorisme international » à l’ordre du jour de la soixante et unième session de l’Assemblée générale et décide que le Comité spécial continuera l’élaboration du projet de Convention générale sur le Terrorisme international, d’autre part l’Assemblée prie le Comité spécial, au cas de l’éventuel achèvement du projet de Convention, de lui en faire part à sa soixantième session et maintient à son ordre du jour la question de la convocation d’une conférence de haut niveau sous les auspices de l’Organisation des Nations Unies.
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La résolution adopté prône en outre la coopération dans la lutte contre le terrorisme et « Condamne énergiquement tous les actes terroristes et toutes les méthodes et pratiques du terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, |