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Dimanche 16 Janvier 2005 |
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Création d'un registre des dommages causés par le "mur" construit par Israël en territoire palestinien
Le Secrétaire général Kofi Annan a annoncé le 11 janvier 2005 la création d'un registre des dommages causés par la construction par le Gouvernement israélien d'un " mur " en Cisjordanie, afin de permettre de futures réclamations et d'éventuelles compensations aux Palestiniens concernés. Le Secrétaire général a ainsi répondu aux attentes de l’Assemblée générale et a communiqué une lettre à son Président. Il a présenté les modalités de ce registre et indiqué les prochaines étapes avant sa création. L'établissement d'un tel registre devrait nécessiter en effet l'ouverture d'un Bureau - probablement dans les Territoires palestiniens occupés - afin de pouvoir enregistrer les plaintes des Palestiniens de Cisjordanie. Les plaintes
publiques enregistrées pourraient donner lieu à de futures
réclamations auprès du gouvernement israélien et
d'éventuelles compensations aux Palestiniens concernés.
Le mécanisme spécifique d’indemnisation n’a pas encore été
déterminé, mais il semble d’ores et déjà admis
que la coopération des autorités israéliennes soit
indispensable au bon fonctionnement de ce Bureau. L’Assemblée générale avait prié le Secrétaire général de mettre en place cette procédure dans sa résolution ES-10/15 du 20 juillet 2004 adoptée par 150 voix pour, 6 voix contre, et 10 abstentions. L’Assemblée générale demandait ainsi la mise en oeuvre par Israël en tant que puissance occupante de ses obligations telles que définies par la Cour internationale de Justice dans l’avis consultatif du 9 juillet 2004 relatif aux conséquences juridiques de l’édification d’un mur dans le Territoire palestinien occupé. Ayant reconnu que la construction du mur violait le droit international, la Cour internationale de Justice avait estimé que les obligations d’Israël consistaient dans la cessation des travaux, dans le démantèlement de la partie construite et dans la réparation de tous les dommages occasionnés. Une position analogue concernant les obligations de la puissance occupante avait déjà été adoptée par la Commission des réclamations entre l’Erythrée et l’Ethiopie dans ses sentences partielles du 28 avril 2004 ; la responsabilité de l’occupant avait été engagée pour toutes les destructions et les dommages subis par la population (S.C). |
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Un traçage annoncé des contributions financières. Les modalités du
traçage. |
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Par une
lettre (S/2005/12) du Secrétaire général
au Conseil du 7 janvier 2005, les membres du Conseil de Sécurité
ont été informés qu'un audit spécial sera
effectué sur les contrats passés par l'Autorité
provisoire en Irak (Etats-Unis/Royaume-Uni) sans appel d'offres et sera
rendu public après son achèvement prévu pour la fin
du mois d'avril (dépêche). Le Conseil international consultatif
et de contrôle (IAMB)
qui a été chargé de contrôler le fonds de
développement pour l'Irak a approuvé cet audit qui sera
confié à un cabinet indépendant.
Le 14 décembre 2004 le Conseil consultatif et de contrôle a remis son rapport qui porte sur l'ensemble de la période au cours de laquelle l'Autorité provisoire de la coalition était responsable du Fonds de Développement pour l'Irak en application de la résolution 1483 du 23 mai 2003 (dépêche) (P.W.). |
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Lors d'une conférence de presse en date du 7 janvier au Siège de l'ONU à New York, William Swing, Représentant spécial du Secrétaire général et chef de la MONUC et Jean-Marie Guéhenno, Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, ont exprimé leur " colère et indignation " à l’égard des " inexcusables et horribles " actes présumés d'exploitation et d'abus auxquels se seraient livrés des membres civils et militaires de la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC). Ils ont également fait part des nouvelles initiatives prises par l'ONU pour lutter contre ce problème notamment de l’envoi sur place d’une équipe d'enquête spéciale, composée de hauts fonctionnaires de l'ONU, pour une période de deux mois. Au début de l’année 2004, la presse a indiqué que des Casques Bleus de la MONUC en poste à Bunia avaient commis des actes d’exploitation et de violences sexuelles sur des femmes et jeunes filles congolaises de moins de 18 ans et de moins de 14 ans. La MONUC et le Département des Opérations du maintien de la paix ont demandé au Bureau des services du contrôle interne d’ouvrir une enquête ( de mai à septembre 2004) qui a permis la rédaction d’un rapport récemment publié et qui fait état de 72 allégations de violences et exploitation sexuelles parmi lesquelles 14 ont donné lieu à l’ouverture de 19 dossiers concernant autant de militaires. La circulaire du Secrétaire Général du 9 octobre 2003, intitulée " Dispositions spéciales visant à prévenir l’exploitation et les violences sexuelles " (ST/SGB/2003/13-Voir notamment la section 7) et qui s’applique à tout le personnel de l’ONU, ainsi que le Code de Conduite de la MONUC disposent que toute activité sexuelle avec un enfant est interdite quelque soit l’âge de sa majorité sexuelle. Les militaires impliqués n’ont vraisemblablement pas respecté les dispositions du Code de Conduite de la MONUC qui définit les actes d’abus sexuels et/ou d’exploitation sexuelle comme tout acte sexuel en contrepartie duquel une somme d’argent, un poste, des biens ou des services sont offerts. Dans chacun des cas confirmés, les coupables ont enfreint à la fois le Code précité et le Code de Conduite du Casque Bleu ( Voir la Règle 4) " en donnant de l’argent et de la nourriture à des filles de moins de 18 ans en échange de faveurs sexuelles ". Les Etats qui fournissent des contingents reconnaissant le caractère contraignant du Code de conduite des Casques Bleus, le non respect de ces normes exposent les responsables à des mesures disciplinaires pour fautegrave. En outre, la Section 7 de la célèbre circulaire du Secrétaire Général du 6 août 1999 intitulée " Respect du droit international humanitaire par les forces de Nations Unies " ( ST/SGB/1999/13) interdit aux Forces des Nations Unies tout acte d’exploitation ou de violence sexuelles et leur impose un devoir de protection particulier envers les femmes et les enfants. William
Swing et Jean-Marie Guéhenno ont estimé que " la
priorité était de s'assurer que les pays contributeurs
de troupes prennent les mesures qui s'imposent pour faire suite
aux enquêtes. " En outre, il semble que
" le problème n'est pas le pays mais bien la discipline
inculquée aux unités par leur commandant ". Ainsi,
il faudrait qu’un immense travail soit effectué tant au niveau
des juridictions militaires qui devront juger les responsables qu’en amont,
dans les mémorandums d’accords et les relations entre l’ONU et
les Etats qui envoient des contingents sous son mandat. Enfin, Jean-Marie
Guéhenno a révélé son intention de saisir
le Comité
spécial des opérations de maintien de la paix qui
doit se réunir à partir du 31 janvier prochain. |
Nomination d'un spécialiste de la lutte antiterroriste à la tête du Département de la sécurité de l'ONU. M. David Veness, ancien membre de la police britannique, a été nommé le 13 janvier à la tête du nouveau Département de la sécurité de l'ONU.L'Assemblée générale a autorisé la création de 383 postes pour le renforcement de cette sécurité. La réforme devrait assurer l'unification des différents services de sécurité jusqu'à présent séparés (dépêche) (P.W.). |
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Force européenne de protection civile : relais régional d'une force humanitaire de réaction rapide L'importance de la coordination est apparue dès que les Etats ont décidé d'envoyer des forces de sécurité civile dans les zones dévastée par les Tsunamis. A la demande du MIC, le Monitoring and Informations Center, qui est chargé de la coordination des missions de sécurité civile européennes, la France a accepté d'assurer la coordination sur place des équipes de secouristes que les différents Etats membres de l'Union européennes pouvaient envoyer en Indonésie. De leur côté les Etats-Unis ont annoncé dès le 29 décembre qu'ils prendraient la tête d'une coalition d'Etats rassemblant leurs efforts en vue de venir en aide aux pays touchés par la catastrophe. Six Etats, dont les Pays-Bas, ont répondu à cet appel. Sur le plan européen, le Conseil extraordinaire de l'Union européenne du 7 janvier tire les leçons de cette expérience en décidant la création d'une force européenne de protection civile projetable sur le théatre des catastrophes naturelles partout dans le monde. Le projet est à la fois inséré dans le cadre de la protection civile européenne et intégré dans la coordination globale relevant de la responsabilité de l'ONU. Il devrait avant tout se matérialiser par la constitution d'un état-major commun à Bruxelles. L'Union Européenne
(UE) a été très active dans le domaine de la sécurité
civile pour promouvoir un certain nombre de projets assez ambitieux.
La capacité de l'Union et de ses Etats membres en moyens humains,
matériels et financiers se met utilement au service de la détresse
des pays et des populations victimes de catastrophe, qu'ils soient
parties à l'Union ou extérieurs à la région.
Le tsunami du 26 décembre 2004 fait rebondir cette question à
l'occasion de la récente proposition française de créer
dans le cadre des Nations Unies une force humanitaire de réaction
rapide pouvant s'appuyer entre autres sur une force européenne
de protection civile. Le Conseil de l'Union européenne "affaires
générales et relations extérieures"du 7 janvier
2005, réuni pour évoquer les conséquences du séisme
sous-marin en Asie et dans l'Océan indien, s'inscrit dans cette
perspective et permet de franchir une nouvelle étape. En effet,
en marge des
propositions à faire pour une
stratégie de renforcement des mesures de prévention, d'alerte
précoce et de préparation aux catastrophes, le Conseil
demande dans ses conclusions à la Commission et aux instances
compétentes du Conseil d’étudier les possibilités
de développement d’une capacité de
réponse rapide de l’Union (structure de planification, de coordination
et de mobilisation des moyens), pour faire face à
des catastrophes du type qui viennent de survenir. 1. Premiers jalons vers la sécurité civile européenne. 1.1. ECHO. 1.2. Des Programmes d'action à un
mécanisme communautaire de protection civile. 2.
Initiative française
et détermination de l'Union européenne
2.1. Le Parlement européen tout d'abord, a proposé en 2003 la création d'une force européenne de protection civile (Résolution du Parlement sur les conséquences de l'été caniculaire, 4 septembre 2003 (P5_TA-PROV(2003) 0373); Rapport du Parlement européen sur le renforcement de la sécurité maritime à la suite de l’accident du Prestige (2003/2066 (INI)). 2.2. La Commission
ensuite, dans une communication de mars 2004 sur le renforcement des
capacités de l'Union européenne en matière
de protection civile, s'est prononcée vers une certaine mutualisation
des moyens, grâce notamment à la constitution d'une
banque de données sur les équipes et les moyens auprès
du Centre de suivi et d'information qui voit ainsi son rôle renforcé.
Cette idée ambitieuse à laquelle les Etats n'adhèrent
pas toujours volontiers, est complétée par un accroissement
des formations des équipes d'intervention et de leur interopérabilité.
La Commission cherche à renforcer et perfectionner la communication
et la coordination existante entre les Etats. Certains observateurs notent que ces efforts "pourraient déboucher
à terme sur un Corps européen de protection civile,
constitué à partir de différentes unités
nationales en fonction des besoins". Sur le plan symbolique, la Commission
a proposé de "doter les équipes de secours coordonnées
de l’UE d’insignes et d’équipements communs pour permettre
une identification aisée de leurs membres sur le terrain dans
le cadre d’une force de protection civile européenne ad hoc composée à partir d’unités nationales existantes"(communication
de mars 2004, page 17). La tendance dans l'Union
Européenne est donc à la création de ce genre
de structures de regroupement et de coopération telle qu'elles
existent dans le domaine spécifique de la coopération policière
et judiciaire (Europol, Eurojust). 2.3. La France quant
à elle, a proposé par la voix de ses représentants
la création d'une véritable force européenne de
protection civile (suggestion de Michel Barnier au Parlement européen après
les tremblements de terre de Grèce et de Turquie en 1999 et
réactivée en 2004). Le Président de la République
lui-même veut relancer la capacité d'action et de coopération
de l'Union à l'occasion de la mobilisation internationale
sur l'aide aux pays victimes du tsunami en Asie du sud. Les progrès
dans la gestion des crises suivent toujours l'événement
lequel facilite, à la mesure de sa gravité, des propositions
audacieuses et parfois l'adoption de celles-ci. La perspective européenne du projet de force européenne de protection civile est cependant incontestable : la future Constitution européenne reconnaît d'une part une compétence partagée en matière de protection civile et de santé publique, d'autre part la clause de solidarité en cas, notamment, de catastrophe naturelle (compte rendu du ministre français des Affaires étrangères lors de la session extraordinaire du Conseil de l'Union Européenne). Le Conseil extraordinaire "affaires générales et relations extérieures"du 7 janvier 2005, est donc une pierre supplémentaire à la construction européenne. Il a ainsi été convenu qu'à l'occasion du Conseil "Affaires générales et Relations extérieures" du 31 janvier 2005, les ministres des Affaires étrangères feraient le point sur les mesures envisagées en vue de formuler un plan d'action opérationnel de l'Union européenne (A.R). |
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Le 9 janvier 2005 le Gouvernement du Soudan et les rebelles du Sud (Mouvement/Armée populaire de libération du Soudan) ont signé officiellement à Nairobi les Accords de paix conclus au mois de novembre. Ces accords interviennent après vingt-et-un ans de conflits qui ont provoqué au moins deux millions de victimes, déraciné quatre millions de personnes et forcé environ 600 000 autres à chercher refuge dans les pays voisins. Le processus dont les Accords constituent l’aboutissement trouve son origine dans le Protocole de Machakos du 22 juillet 2002, conclu en grande partie grâce à l’intervention des Etats de la région réunis dans l’IGAD (Autorité intergouvernementale pour le développement). Ces Etats ont été présents tout au long des négociations. Les Accords de cessez-le-feu n’ont été cependant signés que le 8 avril 2004 à N’Djamena, suivis par la Déclaration de Nairobi du 5 juin 2004 par laquelle les parties ont accepté de finaliser les négociations et ont conclu six protocoles d’accords. Par sa résolution 1547 (2004) du 11 juin 2004, le Conseil de sécurité priait le Secrétaire général de prendre toutes les mesures nécessaires dans le cadre du processus de négociations de Naivasha afin de parvenir à la conclusion définitive des accords de paix. Dans cette perspective, un plan d’action cosigné par le Gouvernement du Soudan et l’ONU avait été rendu public le 13 août 2004. Dans la résolution 1564 (2004) du 18 septembre 2004, adoptée dans le cadre du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, le Conseil de sécurité a demandé au Gouvernement du Soudan de mettre en œuvre les dispositions de sa résolution 1556 (2004) du 30 juillet 2004 en facilitant l’acheminement de l’aide humanitaire. Il a déclaré par ailleurs appuyer la mission de l’Union africaine et demandait à nouveau aux parties en conflit de conclure au plus vite des accords de paix. Un Mémorandum d’accord intitulé " Déclaration sur la conclusion des négociations de l’IGAD pour la paix au Soudan " annexé à la résolution 1574 (2004) du même jour a finalement été signé le 19 novembre 2004 à Nairobi par les deux parties. Celles-ci s’engageaient ainsi à conclure un accord définitif avant la fin de l’année 2005. Par cette résolution, le Conseil de sécurité avait convoqué une séance exceptionnelle à Nairobi, au Kenya, dans laquelle il s'engageait, si un tel accord était bel et bien signé, à appuyer le relèvement du Soudan et à envisager la création d'une opération de l'Organisation des Nations Unies pour appuyer la paix dans le pays. Le 31 décembre 2004 le Secrétaire général se félicitait de la signature " par le Gouvernement du Soudan et le Mouvement populaire de libération du Soudan, des deux derniers accords du processus de paix Nord-Sud, à savoir l'Accord sur les modalités d'application des protocoles et accords et l'Accord sur le cessez-le-feu permanent et les modalités de mise en œuvre des accords de sécurité ". Dans son message, le Secrétaire général saluait les efforts diplomatiques constants fournis par l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) sous la direction du général Lazarus Sumbeiywo, qui ont " facilité de manière décisive le processus ayant conduit à l'accord final ". Kofi Annan a remercié également le Gouvernement du Kenya d'avoir soutenu constamment les négociations ainsi que d'autres Gouvernements, en particulier ceux de la Troïka (composée des Etats-Unis, de la Norvège et du Royaume-Uni), pour l'aide importante qu'ils ont apportée. Réactions : espoir et circonspection Le Secrétaire général des Nations Unies a qualifié d'étape importante la signature historique de l'Accord général de paix. Il a insisté sur le fait que cet Accord offre aussi l'occasion d'appliquer les principes des Protocoles de Naivasha pour en faire un modèle qui servira à résoudre les conflits qui persistent dans d'autres régions, comme celle du Darfour, où " la situation demeure effroyable " et où le renforcement du soutien à la mission entreprise par l'Union africaine apparaît plus que jamais nécessaire. Au lendemain de la signature des Accords de paix, la plupart des Etats ont exprimé leur satisfaction devant l’aboutissement d’un long processus, satisfaction sur laquelle plane tout de même l’ombre de la situation au Darfour qui reste dramatique. La France notamment s’est félicitée le 10 janvier 2005 de la signature de l’Accord de paix, par l’intermédiaire du porte-parole du Quai d’Orsay, et a affirmé qu’elle " estime que la paix dans le Sud peut apporter la paix dans le Darfour : il faut capitaliser sur cette signature pour créer une dynamique positive pour cette région, où la situation sécuritaire s'est détériorée ". Le 11 janvier 2005 le Conseil de l’Union européenne a insisté longuement dans sa déclaration sur la nécessité pour les parties de respecter toutes leurs obligations et sur la volonté de l’Union européenne de participer activement aux efforts de reconstruction qui seront entrepris par la communauté internationale. Le 11 janvier
Jan Pronk, Représentant spécial du Secrétaire
général pour le Soudan, dans son exposé au Conseil de sécurité,
a souligné que l'Accord global entre le Nord et le Sud, qui
doit être suivi d'une conférence nationale, devait servir
de modèle pour le Darfour, où la situation continue de
se dégrader, y compris pour le personnel humanitaire. "Une guerre,
même une guerre civile peut se terminer par le dialogue, en négociant
avec ses anciens ennemis et en répondant aux préoccupations
mutuelles ". Le Représentant spécial a souligné le
fait que le processus de consolidation de la paix sera l’étape plus
difficile, car il consistera également à associer les groupes
rebelles qui ne sont pas parties aux Accords. Ses craintes étaient
surtout concentrées sur la situation au Darfour où depuis
deux ans des mouvements rebelles revendiquant l’autonomie affrontent les
milices du gouvernement. Le conflit dans cette région de l'Ouest du Soudan a déjà fait des dizaines
de milliers de morts et causé le déplacement de 1,8
millions de personnes, notamment vers le Tchad. Le Représentant
spécial a ensuite énuméré les différentes
démarches qui restent à entreprendre en ce qui concerne
cette question, démarches qui incombent aux parties aux accords
de paix, à l’Union africaine et à toute la communauté
internationale. |
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Réunie à Paris le 16 décembre 2004, la Commission des Affaires juriques de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (ASPE) a adopté des projets de résolution et de recommandation sur " la protection des droits de l’homme au Kosovo ". Ce thème devrait faire l’objet d’un rapport ( Rapporteur britannique Tony Lloyd) par cette Commission qui a examiné un schéma de rapport le 6 octobre 2004. L’avant–projet de résolution insiste notamment sur les mesures à prendre pour garantir une meilleure sécurité juridique et un renforcement du système judiciaire mais surtout sur la mise en place d’une coopération entre la MINUK, la KFOR/OTAN et le Conseil de l’Europe en vue de créer une Cour des Droits de l’Homme pour le Kosovo. Cette Cour naîtrait des accords parallèles entre le Conseil de l’Europe, la MINUK et la KFOR/OTAN voire avec ses Etats membres et serait compétente pour connaître les plaintes relatives aux violations des droits garantis par la Convention européenne des droits de l’Homme et ses protocoles additionnels de la part de la Minuk, la KFOR et les contingents nationaux de la KFOR ainsi que de la part des Institutions provisoires d’autonomie. Le fonctionnnement de la Cour reposerait sur les procédures et la jurisprudence de la Cour Européenne des droits de l’Homme. Composée de neuf juges, dont 5 juges internationaux et quatre locaux, la Cour devrait pouvoir recevoir les requêtes individuelles et celles du Médiateur agissant au nom des personnes et avec leur consentement. Enfin, dans son avant-projet de recommandation, l’ASPE recommande au Comité des Ministres " d’entreprendre une étude sur la possibilité d’une extension provisoire de la compétence de la Cour européenne des droits de l’Homme à tous les habitants du Kosovo. " La question de la protection des droits de l’homme au Kosovo devrait être examiné par l’ASPE à sa session du 24 au 28 janvier .
Ces mesures
invitent à la réflexion quant à la compétence
du Conseil de l’Europe. D’après le chapitre I er de son Statut, " le but du Conseil de l'Europe est
de réaliser une union plus étroite entre ses membres
afin de sauvegarder et de promouvoir les idéaux et les principes
qui sont leur patrimoine commun ". Ce but sera poursuivi au
moyen des organes du Conseil dont l’Assemblée parlementaire et
le Comité des Ministres qui examine, sur recommandation
de l'Assemblée ou de sa propre initiative, les mesures propres
à réaliser le but du Conseil de l'Europe. Malgrè
ces avant-projets de recommandation et de résolution ambitieux,
il ne faut pas occulter le fait que seul le Comité des Ministres
est l’organe décisionnel
et que l’application des recommandations
reste du ressort des gouvernements. La Serbie-Montenegro est devenue
membre du Conseil de l'Europe le 3 avril 2003. A la même date la
Convention européenne des droits de l'homme est entrée en
vigueur à son égard. L'OSCE est largement
impliquée au Kosovo qui demeure aussi sous l'administration provisoire
de l'ONU (A.S). |
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Strasbourg, le 13 janvier 2004. La Cour européenne des droits de l’homme a conclu à l’unanimité à la violation des articles 2 (droit à la vie) et 13 (droit à un recours effectif) de la Convention européenne des droits de l’ homme dans l’affaire opposant Ceyhan Demir et autres à la Turquie (requête no 34491/97). En application de l’article 41 de la Convention relatif à la satisfaction équitable, la Cour a alloué aux requérants conjointement 50 000 euros (EUR) pour dommage matériel, 38 000 EUR pour dommage moral. Le 24 septembre 1996, la maison d’arrêt de Diyarbakır, où Kadri Demir purgeait la peine d’emprisonnement pour appartenance au PKK, fut le théâtre d’un affrontement opposant des détenus aux gardiens et forces de l’ordre, causant notamment la mort de dix prisonniers. Alors que 19 déténus ont été transportés à l’hôpital, 13 furent transférés à la maison d’arrêt de Gaziantep, transfert pendant lequel Kadri demir est décédé. Une autopsie a révélé plusieurs blessures très graves. Une enquête sur les évènements survenus à la maison d’arrêt de Diyarbakır a débouché sur des actions pénales contre le personnel pénitentiaire et contre les agents et gendarmes impliqués dans les évènements. Face à la lenteur de ces procédures qui sont toujours oendantes devant les juridictions turques, les proches du défunt ont alors fait part de leur requête à la Commission des droits qui l’a transmise en novembre 1998 à la Cour.( Voir le communiqué du Greffier). Présidée par le juge grec Christos Rozakis, la Cour a estimé que la réaction des forces de l’ordre pouvait se justifier au regard de l’article 2 de la Convention, et ce, quelque soit l’origine de l’incident. Toutefois, selon elle, il n’a pas été établi que l’usage de la force dont Kadri Demir a été victime était " absolument nécessaire ". De plus, elle a reconnu que le transfert de la victime a été ordonné dans des " conditions inacceptables ". La Cour en conclut que la Turquie est responsable du décès. En conséquence, elle conclut, à la violation de l’article 2 de la Convention. Constatant que les autorités turques n’ont pas agi avec une " promptitude suffisante et une diligence raisonnable " et eu égard à toutes les déficiences qui entourent les investigations menées par les autorités turques sur le décès de Kadri Demir, la Cour affirme que la Turquie a violé une seconde fois l’article 2 de la Convention En outre, la Cour a estimé qu’aucune enquête pénale effective n’ a été conduite conformément à l’article 13 et elle conclut à la violation de cet article. |
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1. Sommet de Maurice : un système d'alerte mondial pour toutes les catastrophes L’Alliance
des petits États insulaires en développement (AOSIS)
regroupe 37 pays en proie à de nombreuses difficultés -il
s'agit d'îles qui souvent cumulent tous les désavantages
et supportent tous les risques imaginables-. Ainsi, elles sont souvent
au ras de l'eau et donc particulièrement susceptibles d'être
touchées par des catastrophes de type tsunamis. 2. Développement : rompre l'isolement des PEID Cette réunion
de Maurice devait permettre l’examen décennal de l’application
du Programme d’action de la Barbade (1994) en faveur du
développement durable des PEID. Les préparatifs ont
été nombreux pour permettre de prendre les mesures appropriées
lors de cette rencontre. Une réunion régionale s’est
tenue en 2003, puis une séance ministérielle interrégionale
a eu lieu en janvier 2004 aux Bahamas. Un document de stratégie a dès lors été
adoptée et des négociations ont été entamées
avec la Communauté internationale sur le texte a adopté
à Maurice à partir du mois de mars 2004 jusqu’au mois
octobre. Durant ces négociations, l’Alliance des petits insulaires,
représentée par le " Groupe G77 ", n’a pas trouvé de terrain
d’entente sur les questions concernant les changements climatiques,
l’accès au marché ou des propositions de nouveaux mécanismes
de financement. Il n’en demeure pas moins que les îles veulent
regagner le terrain au plan commercial. |
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Deux semaines après le drame qui a frappé l’Asie du sud-est, des réunions se sont tenues pour envisager l’aide à la reconstruction, phase qui s’inscrit sur le long terme. Le 11 janvier 2005 a eu lieu au siège des Nations Unies une Conférence des donateurs sur le Tsunami qui visait à rendre effective les promesses de dons. La réunion du Club de Paris, ce mercredi, a quant à elle permis de finaliser la proposition d’un moratoire sur la dette. Au terme de la réunion, un accord est parvenu pour ne pas exiger de paiements de la part des pays qui le demanderaient, jusqu’à ce que le F.M.I. et la Banque Mondiale aient réalisé un audit sur les besoins matériels et financiers d’aide à la reconstruction. Cet accord, qui aura un effet immédiat, est en conformité avec les législations nationales des pays créanciers. Il importe de préciser qu’il existe différents types de dettes : la dette du F.M.I. doit permettre d’aider les pays qui ont une difficulté de trésorerie, la dette de la Banque Mondiale correspond de manière générale à des infrastructures et enfin existent les dettes bilatérales. Auparavant, le Ministre britannique des Affaires Etrangères avait affirmé lors de la réunion des Ministres européens des Affaires Etrangères, de la Santé et du Développement, qu’il fallait parler de la reconstruction de manière à ce que les pays sinistrés ne soient pas étouffés par leurs échéances de remboursements. Cette proposition a été approuvée par le G7 lors de sa réunion du 7 janvier, puis par le F.M.I. et la Banque Mondiale. Le G7 organisera
une nouvelle réunion les 4 et 5 février prochain, tout
comme l’Union européenne. Ces réunions doivent être
un moyen d’évaluer les besoins pour prendre, si cela est nécessaire,
des mesures additionnelles (G.A). |
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Entrée en vigueur le 1er janvier 05 de l’accord de
libre échange L’intégration régionale des économies ne concerne pas uniquement les accords multilatéraux mais également les accords bilatéraux. L’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange entre les Etats-Unis d’Amérique et l’Australie est la conséquence directe de négociations fructueuses et rapides. En effet, et cela est assez rare pour le noter, les parties se sont mis autour de la table en mars 2003, les négociations ont été complétées en février 2004 et l’accord a été signé le 3 août 2004. Les Assemblées respectives de chaque pays ont ainsi ratifiées dans la foulée le texte final. Cet accord est le premier conclu par les Etats-Unis avec un pays développé depuis l’adoption de l’accord de libre-échange nord-américain avec le Canada. Ces accords ont comme objectifs principaux l’élimination des barrières tarifaires entre les pays et la mondialisation de l’économie. Cela permet de renforcer le marché commercial entre les Etats-Unis et l’Australie puisque cet accord concrétise notamment l’ouverture du marché des biens et des services et l’accroissement de la protection en matière de propriété intellectuelle. Il faut signaler que l’Australie est le premier importateur de produits américains et que par conséquent, 99% des produits manufacturés américains auront une taxe zéro à l’exportation. Cet aspect commercial est essentiel lorsque l’on sait que les produits manufacturés américains sont exportés à hauteur de 93% vers l’Australie. L’entrée en vigueur de l’accord le 1er janvier 2005 aura des répercussions directes sur les thèmes suivants :
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L'accord de libre échange entre les Etats-Unis et Bahrein compromet l'union douanière du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) Il faudra suivre
avec une attention particulière l'évolution de la crise
provoquée par la signature le 9 septembre 2004 de l'accord de libre échange entre les Etats-Unis et
Barhein. Lors du 25ème sommet du CCG le 20 décembre,
l'Arabie Saoudite s'est opposée à toute discussion de
questions économiques et elle a manifesté son mécontentement
grandissant en annonçant
le 9 janvier la possibilité d'adopter des contremesures si
l'accord contesté entrait en vigueur. Les Etats-Unis entendent
développer des relations économiques privilégiées
avec les pays arabes modérés et refusent les négociations
collectives. L'accord avec Bahrein suit de près celui qui a été
signé avec le Maroc et précède celui qui sera vraisemblament
passé avec l'Egypte dans un avenir proche. Par delà cet
aspect de stratégie économique et politique, la situation
mérite d'être placée sous observation parce qu'elle
illustre la concurrence entre deux modèles opposés d'intégration
économique. Pour atteindre les objectifs fixés par l'accord de 1981
le CCG a réalisé une union douanière en 2003
(Déclaration
du Sommet de Muscate), encore imparfaite, qui devrait être
complétée par une union monétaire à l'horizon
de 2010. La conclusion d'un accord bilatéral de libre échange
n'est pas compatible avec l'existence d'un territoire douanier unique
résultant de la mise en place d'un tarif extérieur commun
en 2003. Les initiatives américaines pourraient donc prendre de
vitesse et bousculer le processus d'intégration économique
du CCG et confirmer l'orientation du Moyen-Orient en faveur d'un modèle
d'intégration économique -et de désintégration
politique sans doute- très différent de celui qui s'est
imposé en Europe (P.W.).
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