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page hebdomadaire d'informations internationales Société française pour le droit International |
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Sentinelle du 11 septembre 2005 |
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Philippe WECKEL--Anne RAINAUD--Roland ADJOVI--Guillaume AREOU--Sarah CASSELLA--Tidiani COUMA--Maya LAIDI--Antonella SAMPO |
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Réforme des Nations Unies:dernières négociations sur la question du développement avant le Sommet
Après les ONG, Kofi Annan a également réagi aux propositions d’amendements des Etats-Unis au projet de document final du Sommet 2005. Lors d'un entretien accordé le 6 septembre à la radio britannique BBC, après la présentation des amendements américains par John Bolton, le Secrétaire général a indiqué qu'il s'était attendu à ce que les « Etats membres agissent beaucoup plus vite, de façon plus concentrée et plus professionnelle ». Il a aussi déploré le caractère tardif des propositions américaines, rappelant que « lorsque l'on est en cours de négociations, si une des parties adopte une certaine position, la dynamique affecte les autres ». Selon lui, les autres parties peuvent désormais proposer de nouveaux amendements ou faire blocus sur certains aspects clefs des propositions. Sur la proposition de John Bolton de définir un « accord de principes » au lieu d'un document final, Kofi Annan a estimé « qu'il n'était pas possible de négocier sur cette base », rappelant qu'aucun pays n'aurait tout ce qu'il désire. Interrogé sur le risque d'échec, il a estimé « frustrant » qu'on essaie de définir le consensus comme l'unanimité. « Lorsqu'une large majorité de membres veut quelque chose, il ne faudrait pas qu'une petite minorité puisse retirer son approbation de façon déraisonnable. Les Etats membres devraient avoir le courage de voter et de prendre des décisions. Mais ils recherchent le consensus à tout prix, ce qui revient à avoir 191 veto ». Le Secrétaire général a aussi exprimé l'espoir que les prochains jours permettront de sauver le processus car en cas d'échec, c'est une occasion qui se présente « une fois par génération » qui aura été gâchée. Un des principaux problèmes pour les Etats-Unis concerne l'introduction dans le projet de déclaration finale d'une référence à l'objectif d'affecter 0,7 % du PNB des pays riches à l'aide publique au développement (APD), objectif déjà atteint par un certain nombre d'Etats européens et accepté par l'Union européenne. « Cet objectif est dans l'air depuis 30 ans. Il a été réaffirmé à Monterrey, il y a trois ans. Les Etats-Unis ont indiqué qu'ils accorderaient une aide au monde en développement, mais ils ne veulent pas être tenus par ce chiffre », a rappelé Kofi Annan. L'autre point de discorde porte sur la référence aux Objectifs du Millénaire pour le développement. Selon Kofi Annan, la communauté internationale ne voudra pas ignorer ce point essentiel et la réaction de la société civile serait très négative. « Je serais aussi surpris que les Etats-Unis souhaitent se placer dans la situation d'être vus comme ceux qui vont contre les intérêts des pauvres, de ceux qui ignorent les besoins et la dignité humaine des autres ». Les phrases « être à l'abri de la peur (freedom from fear) » et « être à l'abri du besoin (freedom from need) » utilisées par le Secrétaire général dans son rapport sont du Président américain Franklin Delano Roosevelt. Le Secrétaire général a enfin rappelé que les Nations Unies étaient composées des 191 Etats, dont les Etats-Unis. « Les échecs de l'ONU sont les leurs également. De même que les succès de l'ONU leur appartiennent ». Les Etats-Unis se sont vu obligés de présenter le 6 septembre des propositions de compromis sur leurs demandes d’amendements, particulièrement dans le domaine du développement:
Au même moment, une nouvelle version du projet de document final du sommet mondial 2005, en cours de négociations, a été proposée par le président de l'Assemblée générale, Jean Ping. Cette révision, fruit du travail d'intenses consultations au cours du week-end dernier, consiste dans la mise entre parenthèses d’un certain nombre de passages sur lesquels un accord reste à trouver avant le Sommet mondial 2005. Les principaux points encore en discussion portent sur l'aide publique au développement, la dette des pays en développement, la référence au Protocole de Kyoto. Le projet introduit également plusieurs articles alternatifs exprimant la distinction entre la lutte contre l'occupation étrangère et l'illégalité du terrorisme à cette fin. Une des versions prévoit toutefois que « la lutte contre l'occupation étrangère ne peut être considérée comme du terrorisme ». La réforme de la gestion de l'ONU reste aussi un point de discussions (v. dépêche). Le rapport mondial sur le développement humain, qui a été publié de façon opportune le 7 septembre par l'agence des Nations Unies pour le développement, appelle les pays développés à augmenter l'aide internationale, à réformer les échanges commerciaux en faveur des pays pauvres et à consolider la paix dans les régions dévastées par les conflits pour éradiquer l'extrême pauvreté. Ce rapport, qui examine notamment les progrès accomplis en vue de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, montre que malgré des progrès importants réalisés, le retard se creuse dans de nombreux pays (v. le communiqué du PNUD publié également le 7 septembre). Etablissant un bilan du développement humain depuis le début des années 90, le rapport note celui-ci a continué de progresser, mais que la réduction de la pauvreté a ralenti dans les années 90 : 2,5 milliards de personnes vivent encore avec moins de 2 dollars par jour, 10 millions d'enfants continuent de mourir chaque de maladies pouvant être évitées, 115 millions d'enfants sont toujours non scolarisés, plus d'1 milliard de personnes n'ont toujours pas accès à l'eau potable et 2,6 milliards de personnes n'ont pas accès à des installations sanitaires. En conséquence, le rapport appelle à des changements rapides et radicaux dans les domaines de l'aide publique, des échanges commerciaux et de la sécurité internationale pour remplir les engagements pris lors du sommet du Millénaire. Ce texte a été remis aux 191 Etats membres de l'ONU pendant les négociations du projet de document final du sommet mondial. Ces questions sont analysées de façon très concrète également par la société civile. La 58e Conférence annuelle du Département de l'information pour les organisations non gouvernementales (DPI/ONG) s'est en effet ouverte le 7 septembre au siège des Nations Unies à New York, en vue d’examiner les engagements que devraient prendre les États à l'occasion du sommet mondial. Cette réunion, qui a lieu du 7 au 9 septembre, rassemble 3 500 représentants de 1160 ONG et de la société civile, venant de 124 pays, selon un communiqué de l'ONU. Elle est organisée en partenariat avec le Département de l'information de l'ONU et les ONG associées, avec la participation des ONG ayant des relations consultatives avec les Nations Unies par l'intermédiaire du Conseil économique et social, certaines étant représentées par la Conférence des organisations non gouvernementales (CONGO). Pour la première fois, la Conférence comprend des tables rondes rassemblant des participants de la société civile, des représentants d'États membres et des présidents de parlements du monde entier. Qualifiant la société civile de « gardienne de la réforme du système des Nations Unies », le Secrétaire général adjoint à la communication et à l'information, Shashi Tharoor, a souhaité que les ONG utilisent leurs compétences, après le sommet mondial, pour s'assurer que les engagements qui seront alors pris par les quelques 170 leaders du monde sont effectivement respectés dans le court comme dans le long terme. Pour le président de l'Assemblée générale, Jean Ping, les ONG sont « des composantes essentielles des nations » et participent au développement des sociétés, à la promotion d'une culture de paix et à la protection des droits de l'homme. Il a souhaité qu'un dialogue fructueux se dégage des échanges entre les représentants des ONG, ceux des États membres et leurs élus. Invitant les ONG à participer à l'effort de coordination des affaires humanitaires, Jan Egeland, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence, a souligné la nécessité d'un système efficace, prêt à sauver des vies là où il le faut et quand il le faut. Pour ce faire, trois conditions sont nécessaires : une base de financement certaine, une capacité de réaction renforcée et un droit d'accès plus sûr au terrain pour les travailleurs humanitaires. Les Etats membres devraient ainsi avoir à leur disposition énormément d’éléments clés et une vue complète des positions des autres en vue de l’ouverture du Sommet. Le Secrétaire général a exprimé le 9 septembre la crainte que l'échéance soit manquée en raison de la lenteur des progrès, exhortant les Etats membres à faire des concessions (dépêche) (S.C.)
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"Alliance des Civilisations" composition du comité des sages par le Secrétaire général de l'ONU
L'"Alliance des Civilisations" est un organe de haut niveau de l'ONU composé de 18 membres ayant pour tâche de promouvoir le dialogue et l'alliance entre différentes civilisations, en particulier entre l'Occident et le monde islamique. C'est une initiative de Kofi Annan lancée le 14 juillet 2005 (cf. dépêche ONU), suggérée explicitement par le Premier Ministre espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, et soutenue par le Premier Ministre turc, Recep Tayyip Erdogan. - Le but de l'Alliance est de combattre les divisions, les préjugés, les incompréhensions entre les cultures, notamment islamiques et occidentales, qui menace de manière potentielle la paix dans le monde. En effet, face à la perception d'un "fossé grandissant et d'un manque mutuel de compréhension entre les sociétés islamiques et occidentales - un environnement qui a été exploité et exacerbé par des extrémistes dans toutes les sociétés" (cf, communiqué de presse de Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général), l'Alliance des civilisations est peut être le moyen de parer au "choc des civilisations" mis en exergue aux Etats-Unis. Elle se veut ainsi une "coalition contre de telles forces, un mouvement en vue de promouvoir le respect mutuel des croyances et des traditions religieuses et une réaffirmation de l’interdépendance croissante des peuples dans tous les domaines". - Les membres du comité ont été " identifiés à l'issue de consultations intensives avec des spécialistes des relations interculturelles et inter civilisations" (cf. SG/SM/10073). L'Espagne et la Turquie qui sont à la source de cette volonté de rapprochement, co-président le comité via l'ancien directeur général de l'UNESO, l'espagnol Federico Mayor, et un ministre d'Etat et professeur de théologie turc, Mehmet Aydin. On notera tout spécialement pour le Moyen Orient la présence parmi les membres du groupe de haut niveau, de l'ancien président iranien Seyed Mohamed Khatami. Celui-ci avait d'ailleurs en 1998, lancé un appel pour le dialogue entre les civilisations et trouve ainsi une reconnaissance à l'échelle onusienne. Peuvent être également cités : le président de la Fondation du Qatar pour l'éducation, les sciences et le développement communautaire, Cheikha Mozah Bint Nasser al- Missned, l'ancien ministre des affaires étrangères français Hubert Védrine, le conseiller spécial du roi Mohammed VI du Maroc André Azoulay, l'historienne britannique spécialiste des religions Karne Amstrong, le président sortant de la Banque interaméricaine de développement (BID) l'Uruguayen Enrique Iglesias, l’archevêque sud-africain, Desmond Tutu. Le secrétaire général de l'ONU a prévu que ce comité "devrait tenir sa première réunion à la fin du mois de novembre 2005 et devrait remettre un rapport contenant des recommandations et un plan d'action concret vers la fin de l'année 2006" (cf. dépêche ONU du 2 septembre 2005). Une période d'un an peut être certes considérée comme brève vu l'ampleur du défi, mais l'urgence du rapprochement ne pouvait autoriser des réflexions sans une date butoir à court terme. (AR).
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Participation des Etats au désarmement et au contrôle des armements : l’Afrique à la traîne
Le Département d’Etat américain (Bureau of Arms Control) a souligné le 8 septembre quelques faits pertinents en matière de désarmement : 1. Etat des ratifications de la Convention pour l’interdiction des armes chimiques (CIAC). La Convention du 8 août 1994 est entrée en vigueur le 29 avril 1997 après sa ratification par 65 des signataires. Actuellement 173 Etats l’ont ratifié et 12 l’ont signée. 2. Fonctionnement du registre des armes classiques. Le mécanisme non contraignant du registre a été créé en vertu de la résolution 46/36 adoptée le 1er janvier 1992 par l’Assemblée générale de l’ONU. Le Département d’Etat souligne les résultats obtenus. Depuis l’entrée en application du mécanisme 169 Etats ont participé au registre, certains de manière régulière, d’autre de façon plus exceptionnelle. En 2004, ont communiqué leur rapport au registre 9 seulement des 53 Etats africains, 33 des 53 Etats asiatiques, tous les 29 Etats d’Europe de l’Ouest, 20 des 22 Etats d’Europe de l’Est, 21 des 33 Etats d’Amérique latine et des Caraïbes et les deux Etats non membres de l’ONU. On estime que le registre appréhende chaque année plus de 95 % du commerce mondial des armes classiques. Il faut toutefois relever que les armes légères ne sont pas visées par le mécanisme d’enregistrement de l’ONU. 3. Système des Nations Unies pour l’établissement de rapports normalisés sur les dépenses militaires Destiné à faciliter la diminution des budgets militaires par la standardisation de la présentation des dépenses le système en question a été adopté par l’Assemblée générale de l’ONU dans la Résolution 35/142 B du 12 décembre 1980. Le Département d’Etat relève qu’il a servi de modèle notamment dans le cadre de l’OSCE. 120 Etats ont eu recours à lui en une plusieurs occasions. Au cours des quatre dernières années plus de 70 Etats représentant plus de 80% des dépenses militaires dans le monde ont soumis un rapport annuel. Il relève l’augmentation significative du nombre d’Etats qui a doublé par rapport aux années 1990. Là encore l’Afrique semble à la traîne (P.W.).
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Déclaration de Brazzaville sur la situation entre la RDC et le Rwanda - 23ème session du Comité consultatif permanent des Nations unies sur les questions de sécurité en Afrique centrale.
Si le Comité consultatif permanent des Nations Unies sur les questions de sécurité en Afrique centrale, réuni à Brazzaville du 29 août au 2 septembre 2005, note préliminairement à la Déclaration de Brazzaville, "une évolution positive de la situation entre la RDC et le Rwanda", le texte adopté révèle surtout les fortes préoccupations de ses membres et invite à des efforts non relâchés. - La déclaration exprime les inquiétudes liées aux Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). Elle déplore ainsi "la présence continue des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) et autres forces négatives dans l’est du territoire de la RDC, son impact négatif sur la paix et la sécurité dans cette sous région des Grands Lacs, et face au refus des FDLR de désarmer volontairement conformément à leur déclaration faite à Rome (Italie) le 31 mars 2005"(cf. le troisième texte du document et le communiqué de presse du 12 avril 2005 du Conseil de Sécurité). - Des efforts doivent être réalisés notamment grâce à "la mise en œuvre effective de la décision (cf.point B) du Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine (UA), prise à Libreville (Gabon) en date du 10 janvier 2005, visant au désarmement forcé des ex-Forces armées rwandaises (FAR) et autres forces négatives, opérant dans l’est de la RDC et à celle de l’envoi des missions d’évaluation préliminaires y relatives en RDC, au Rwanda et au Burundi". Ainsi, la déclaration "fait sienne la décision de la réunion ministérielle de la commission tripartite RDC-Rwanda-Ouganda qui s’est tenue à Kigali (Rwanda) les 24 et 25 août 2005, donnant aux FDLR l’ultimatum de désarmer elles-mêmes avant le 30 septembre 2005 (cf. dépêche de la MONUC du 25 août 2005). De même, elle "appuie fermement les mesures envisagées par la commission tripartite RDC-Rwanda-Ouganda en cas de refus des FDLR de désarmer volontairement dans les délais fixés". Le Comité s'inscrit ainsi dans la volonté de faire appliquer la Déclaration de Dar es-Salaam sur la paix, la sécurité, la démocratie et le développement dans la région des Grands Lacs. Par ailleurs, la Déclaration de Brazzaville prend note "des engagements communs des Gouvernements de la RDC et du Rwanda à poursuivre les efforts visant à la réouverture dans les meilleurs délais des missions diplomatiques respectives". Lors de cette 23ème session du comité consultatif permanent des Nations unies à Brazzavile, un message d'appui de Kofi Annan, aux efforts à réaliser dans cette région a été lu selon lequel "la paix est un droit inaliénable, comme la liberté d’expression et les droits à la vie et à la santé, dont les peuples de l’Afrique centrale doivent pouvoir pleinement jouir. Et cela n’est possible qu’au sein d’États respectueux des principes démocratiques et de la bonne gouvernance". Le Comité dont l’objectif principal est "la promotion de la paix et de la sécurité en Afrique centrale à travers l’instauration de mesures de confiance, y compris la limitation des armements et le désarmement, a été créé par le Secrétaire général de l’ONU le 28 mai 1992, conformément aux termes de la Résolution 46/36 B de l’Assemblée générale, adoptée le 6 décembre 1991. Les 11 États d’Afrique centrale en sont membres. Il s’agit de l’Angola, du Burundi, du Cameroun, de la République centrafricaine, du Tchad, du Congo, de la République démocratique du Congo, de la Guinée équatoriale, du Gabon, du Rwanda et de Sao Tomé-et-Principe" (cf. communiqué de presse ONU du 25 août 2005).(AR).
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Soutien international à la mise en oeuvre du mémorandum d'accord signé entre l'Indonésie et Mouvement Aceh libre
Le Secrétaire général s'est félicité (cf. SG/SM/10072, communiqué de presse du 2 septembre 2005) des premières mesures positives prises par le gouvernement Indonésien et le Mouvement Aceh libre (GAM) pour mettre en œuvre les dispositions du mémorandum d'accord signé le 15 août 2005 à Helsinki en Finlande. Cet accord a été présenté par les deux parties comme une "solution pacifique, détaillée et substantielle" au conflit, ce qu'a confirmé la déclaration de la présidence de l'Union européenne (le ministre britannique délégué aux affaires étrangères, le Dr Kim Howells, 15 août 2005) selon laquelle : "Nous vivons un jour historique qui marque la fin de 30 années de combats". Le Secrétaire général rend ainsi hommage d'une part à la "décision du gouvernement de l'Indonésie de retirer 1 300 soldats de la province et de remettre en liberté plusieurs centaines de membres et sympathisants du GAM", d'autre part au GAM, "qui a encouragé au moins 60 de ses membres à sortir de la jungle où ils se cachaient dans la partie sud d'Aceh". Ces premiers pas seront aidés par la Mission d'observation de la paix à Aceh désignée par l'Union Européenne (UE) et l'Association des Nations de l'Asie du Sud Est (ASEAN) dont l'objectif est de faciliter la mise en oeuvre de l'accord de paix. Sur l'invitation officielle du gouvernement indonésien (après la rencontre de Javier Solana et du ministre indonésien des Affaires Etrangères au 12ème forum régional de l'ASEAN), l'UE et cinq pays de l'ASEAN- le Brunei, la Malaisie, les Philippines, Singapour et la Thaïlande - ont décidé d'envoyer des observateurs pour surveiller le processus de paix. La présidence de l'Union a précisé (cf. la note annexée à la déclaration précitée) que "la mission d'observation comprendra deux étapes. La première aura lieu du 15 août au 14 septembre 2005 et fera intervenir une Initial Monitoring Presence (IMP) ou Présence de surveillance initiale. La seconde, qui se déroulera à partir du 15 septembre 2005, sera la Aceh Monitoring Mission (AMM) ou Mission de surveillance d'Atjeh. L'AMM sera une mission civile d'environ 200 personnes non armées dont les activités sont définies par l'accord de paix. Elle sera notamment chargée de surveiller la démobilisation et le désarmement du GAM, ainsi que la réinsertion des militaires et policiers non originaires de la province d'Atjeh (sur l'IMP et l'AMM, cf. les précisions de Javier Solana en complément de son message approuvant l'accord du 15 août). Kofi Annan accueille ainsi "avec satisfaction l'arrivée dans la province de certains membres de la Mission" (cf.communiqué de presse du 2 septembre 2005 du porte parole du Secrétaire général). Pour Javier Solana, il s'agit de la première mission du genre de l'UE en Asie. Celle-ci risque d'être assez difficile. En effet, des confrontations ont eu lieu depuis la signature de l'accord. Le chef de la mission d'observation de la paix à Aceh, le Néerlandais Pieter Feith, a ainsi fait part de sa "grande préoccupation concernant les incidents graves impliquant l'utilisation d'armes qui se sont déroulés ces derniers jours dans différents endroits de la province". Le général Supiadin, commandant militaire de la province, a accusé des membres du GAM d'avoir violé l'accord en portant les armes et en en faisant usage contre une patrouille de soldats à Indrapuri, dans le district du Grand Aceh. Il faut signaler à ce propos que les efforts déjà réalisés par les autorités indonésiennes et le GAM (déclaration commune du 10 mai 2002 et accord de cessation des hostilités, décembre 2002) n'avaient pas eu les effets escomptés (AR). |
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Le Cap-Vert adhère à la CITES
Le gouvernement suisse, dépositaire de la Convention CITES, a informé le Secrétariat que la République du Cap-Vert a remis son instrument d'adhésion à la Convention Cites le 10 août 2005. La Convention entrera en vigueur pour la nouvelle partie le 8 novembre 2005. Le Cap-Vert est un pays d'Afrique formé par un groupe d'îles situé dans l'Atlantique nord au large du Sénégal. Le Cap-Vert sera ainsi le 20e État à devenir parties à la CITES depuis que la Conférence des Parties a adopté, à sa 11e session, la Vision d'une stratégie jusqu'en 2005. Or l’objectif 6.1 de ce plan est précisément de "faire en sorte qu'il y ait au moins 20 Parties de plus à la Convention en 2005 …" Avec l'adhésion du Cap-Vert, cet objectif est donc atteint. En adhérant à la Convention, le Cap-Vert, 169eme membre de la CITES, a accepté l’ Amendement de Gaborone.(TC)
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TPIY : Vojislav Seselj, témoin à décharge au procès de Milosevic
Le 23 août 2005, Vojislav Seselj a débuté son témoignage devant le Tribunal pénal international pour l’Ex Yougoslavie dans le procès de Slobodan Milosevic. Bien qu’en application de l’acte d’accusation mofifié et corrigé du 12 juillet 205 Seselj soit poursuivi devant cette même instance pour crimes contre l’humanité et de violations des lois et coutumes de la guerre et en dépit des rivalités passées entre les deux hommes, l’ex Président ultranationaliste du Parti radical serbe (SRS) a décidé de témoigner à décharge ( voir l’acte d’accusation initial). Vojislav Seselj a été avant et pendant la guerre une personnalité politique de premier plan en République socialiste fédérative de Yougoslavie puis en République fédérale yougoslave (Serbie et Monténégro). Il a ouvertement cautionné une politique visant à réunir "tous les territoires serbes" dans un Etat serbe uni. Dans cette perspective, il aurait participé très activement à l'entreprise criminelle commune qui consistait à forcer, par des crimes tombant sous le coup des articles 3 (violations des lois ou coutumes de la guerre) et 5 (crimes contre l'humanité) du Statut du TPIY, la majorité des non Serbes, notamment des Musulmans et des Croates, à quitter de façon définitive environ un tiers du territoire de la Croatie, de vastes portions du territoire de la Bosnie-Herzégovine, et certaines parties de la Voïvodine, en Serbie, afin d’intégrer ces régions dans un nouvel Etat dominé par les Serbes. Cette entreprise criminelle commune aurait vu le jour avant le 1er août 1991 et se serait poursuivie au moins jusqu’en décembre 1995 ( voir la le résumé de l'affaire). Vojislav Seselj a travaillé avec plusieurs individus à sa réalisation, notamment Slobodan Milosevic, Ratko Mladic, Radovan Karadzic, Biljana Plavsic, Zeljko Razjnatovic (alias Arkan), y compris avec les forces de l'Armée populaire yougoslave (devenue Armée yougoslave) ainsi que les différents groupes armés serbes. Vojislav Seselj aurait participé à l’entreprise criminelle commune jusqu’en septembre 1993 lorsqu’il est entré en conflit avec Slobodan Milosevic. Pour Me Nice, Substitut du Procureur, Slobodan Milosevic était le chef d'un réseau d'individus animés par un mobile commun : le plan "Grande Serbie". Faisant le jeu de Slobodan Milosevic, qui réfute en bloc ces accusations, Vojislav Seselj a revendiqué la paternité unique du programme "Grande Serbie" et a tenté ainsi de « dédouaner l'accusé ». Durant les audiences dédiées au témoignage de Seselj, l’accusation a maintenu la stratégie qu’elle avait clairement énoncée à l'ouverture du procès : motivé par la recherche du pouvoir, Slobodan Milosevic agissait par procuration en utilisant notamment des hommes comme Vojislav Seselj. A la barre des témoins, Vojislav Seselj s’est montré « froissé et affirme n'avoir jamais été sous le contrôle de Slobodan Milosevic. » Les deux hommes qui ont été successivement alliés de guerre et adversaires politiques dans les années 1990, demeurent présidents de leurs partis politiques en Serbie, le Parti socialiste de Serbie (SPS) pour Milosevic et le Parti radical serbe (SRS) pour Seselj. Vojislav Seselj a continué ensuite de jouer un rôle politique important en Serbie, se présentant même aux élections présidentielles de 2002 et y obtenant le troisième plus grand nombre de voix. Il s'est finalement rendu volontairement au TPIY le 24 février 2003 (voir sa fiche). Ce témoignage reste fidèle à la personnalité du témoin qui ne cesse de dénigrer l’instance qui le juge et qui continue de multiplier insultes et procédures visant à enrayer le processus judiciaire entamé à son encontre. (A.S)
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TPIY, Affaire Zelenovic : le Tribunal salue l’arrestation de Dragan Zelenovic et demande son transfert
Suite à l’arrestation de Dragan Zelenovic par les autorités russes en date du 25 août 2005, le Tribunal Pénal international pour l’Ex Yougoslavie a publié un communiqué de presse saluant cette arrestation. En fuite depuis 1996, date de l’acte d’accusation initial, Zelenovic aurait vécu pendant plusieurs années sous le faux nom de Bronislav Petrovic. Le Tribunal a rappelé que cet ex commandant adjoint bosno-serbe de la police militaire est accusé de crimes graves parmi lesquels des cas individuels de viol, organisation et participation à des viols collectifs et transfert de femmes vers des lieux où elles ont été agressées et torturées. Interrogé au sujet de cette arrestation, le Ministère de Affaires étrangères russe a refusé de donner plus de détails sur son arrestation et la demande de transfert adressée par le TPIY. La Fédération de Russie a tout de même affirmé qu’elle coopérait avec le Tribunal en application su Statut du Tribunal (voir notamment l’article 29) qui a été adopté par le Conseil de Sécurité. (voir le communiqué). (A.S.)
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Conseil de l’Europe :le Commissaire des Droits de l’Homme en visite en France
Le 5 août 2005, Alvaro Gil-Robles, Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, a entamé sa première visite officielle en France. Ayant débuté à Marseille, cette visite devrait durer deux semaines au cours desquelles, M. Gil-Robles se rendra dans diverses régions. Il est également prévu que le Commissaire aux droits de l’Homme se rende à Paris pour des rencontres officielles dans le but de préparer un rapport sur le respect effectif des droits de l'homme dans le pays. De nombreux rendez-vous sont prévus avec les représentants français dont un avec Nicolas Sarkozy, Ministre de l’intérieur, Philippe Douste-Blazy, Ministre des affaires étrangères, Pascal Clément, Ministre de la justice, Azouz Begag, Ministre délégué à la promotion de l’égalité des chances et Catherine Vautrin, Ministre déléguée à la cohésion sociale et à la parité. M. Gil–Robles sera également en contact avec des hautes personnalités du monde judiciaire notamment Renaud Denoix de Saint-Marc, Vice-Président du Conseil d’Etat, Bruno Cotte, Président de la chambre criminelle de la Cour de Cassation et Régis de Gouttes, Premier Avocat Général près la Cour de Cassation, et visitera plusieurs juridictions régionales. Lors de plusieurs visites, le Commissaire aux Droits de l’Homme sera accompagné par Jean-Paul Delevoye, Médiateur de la République française. Sa visite sera également l’occasion de rencontrer des représentants de la société civile tels que des représentants des ONG et des syndicats ainsi que des leaders religieux, notamment Monseigneur André Vingt-Trois, Archevêque de Paris et le Docteur Dalil Boubaker, Recteur de la Grande Mosquée de Paris. Le Commissaire visitera en outre diverses institutions telles que des centres d’accueil et de rétention d’étrangers, des commissariats, des maisons d’arrêts et prisons, un hôpital psychiatrique ainsi que des foyers pour les victimes de violences domestiques. Suite à cette visite qui se clôturera par un communiqué de presse à Paris le 20 septembre, le Commissaire établira un rapport sur les droits de l’homme en France qu’il soumettra au Comité des Ministres et à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe avant de le rendre public. (A.S.)
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Etats-Unis : modification des procédures pour les procès des détenus de Guantanamo
Le 31 août, le Pentagone a annoncé quelques changements dans le fonctionnement des tribunaux militaires d'exception établis pour juger les terroristes présumés détenus à Guantanamo. Lors d’une allocution, le général Thomas L. Hemingway, un conseiller juridique du Pentagone, a indiqué les principaux changements (voir l'allocution). Le général Hemingway a précisé que ces changements concernaient en premier lieu le rôle des membres du tribunal. Jusqu’à présent, il avait été décidé que tous les membres des commissions se prononceraient à la fois sur l’admissibilité et la validité des moyens de preuve ainsi que sur la culpabilité du détenu. Or, seul l’officier présidant la commission avait l’obligation d’être avocat. D’après le Pentagone, la structure des commissions militaires est désormais similaire à celle que connaissent les cours ordinaires américaines ( voir le dossier du Pentagone sur les affaires concernant les détenus). Ainsi, le président et les membres de ces commissions militaires tiennent chacun une place différente. L’officier présidant la commission militaire tiendra le rôle de juge du droit et tranchera des questions juridiques alors que les autres membres se concentreront sur les faits, jouant ainsi le rôle de jurés. Selon la nouvelle procédure, l’officier présidant ne sera donc pas présent lors des délibérations sur la culpabilité du détenu. Le général Hemingway a déclaré à ce propos: “ Aligning this more in tune with a judge-jury model, I think, will make for a more efficient and orderly process. “ Les nouvelles règles de procédure prévoient également qu’au moins trois officiers en plus de l’officier présidant doivent siéger pour des affaires pour lesquelles la peine capitale n’est pas en jeu. Dans les cas où la peine capitale est encourue, un collège de sept officiers en plus du président devront siéger. Dorénavant, le détenu pourra assister à son procès. Si cet aspect de la procédure semble élémentaire, il faut noter qu’elle n’existait pas jusqu’à présent (voir l’ancienne procédure). Cette mesure est certes une avancée pour le respect des droits de la défense devant ces juridictions exceptionnelles mais il sera aisé d’y passer outre en invoquant des motifs de sécurité nationale lorsque la commission devra traiter des informations secrètes. Il faut savoir que ces nouvelles règles de procédure ne modifient certainement pas en profondeur le fonctionnement de ces tribunaux militaires d’exception. De nombreux observateurs dont le Centre des droits constitutionnels n’accordent pas beaucoup de crédit à ces changements. D’une part, les détenus qui doivent être jugés n’ont toujours pas accès à toutes les pièces de la procédure, ce qui crée un net déséquilibre entre les parties et remet clairement en cause le principe d’un procès équitable. D’autre part, il faut souligner qu’aucune procédure d’appel n’est prévue. (A.S)
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Chine Les négociations sur le textile se poursuivent
Américains et européens poursuivent leurs efforts pour parvenir à un accord global sur le litige relatif au textile.
Les européens sont dores et déjà parvenus à un accord cadre le 10 juin dernier qui limitait les exportations de 10 catégories de produits. Une amélioration est d’ailleurs perceptible depuis la signature de cet accord cadre. C’est sur cette base que Peter Mandelson, commissaire européen au commerce, a effectué un nouveau voyage en Chine pour résoudre le problème relatif au blocage des textiles chinois dans les ports européens. Alors que les négociations semblaient avoir échoué, le commissaire européen au commerce et son homologue chinois, Bo Xilai, ont annoncé ce lundi qu’un accord avait été trouvé entre les deux parties. Cet accord prévoit de mettre un terme au blocage actuel des textiles chinois dans les ports européens. Ainsi, la moitié des 80 millions de pièces sans licence entrera sur le territoire européen alors que l’autre moitié sera décomptée des quotas accordés à la Chine pour 2006. De plus, il est également prévu dans l’accord de transférer une partie des produits en excédents sur les quotas d’une catégorie pour laquelle le plafond pour l’année 2005 n’a pas été atteint. Des critiques ont été émises sur l’approche à court terme privilégiée par le commissaire européen, les représentants de l’industrie textile européenne demandant une prise en compte du litige sur le long terme. Cet accord semble cependant faire l’objet d’un consensus auprès des Etats membres. Les marchandises bloquées devraient ainsi être débloquées même si des divergences sont apparues entre les Etats membres qui disposent d’un large réseau de distribution et ceux qui disposent d’une industrie textile prépondérante. La Commission européenne espère obtenir un rapide feu vert de la part des Etats membres.
La 4ème rencontre entre les Etats-Unis et la Chine est elle demeurée infructueuse. Il est vrai que les Etats-Unis, à la demande des représentants de leur industrie textile, cherchent un accord global dans ce litige. David Spooner, chef de la délégation américaine, assure qu’un accord avec la Chine ne serait satisfaisant que si toutes les catégories de produits pour lesquelles les Etats-Unis ont ouvert ou ouvriront une enquête soient résolues. Le Comité de mise en œuvre de l’accord sur le textile a d’ailleurs demandé l’ouverture de consultations concernant deux autres produits : les soutiens-gorge et certains tissus synthétiques. La période de consultations relative aux pull-overs, aux peignoirs, aux tricots et aux pantalons en laine a elle été étendue. Les consultations doivent se tenir dans un délai de 30 jours. Pendant ce temps, des quotas temporaires sont imposés sur la base d’une croissance annuelle de 7,5%. Un représentant de l’industrie textile européenne résumait parfaitement le sentiment général quant à l’issue de ces négociations : « les entreprises doivent se préparer à une libéralisation totale (G.A.). »
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OMC Prise de fonction de Pascal Lamy 1 Septembre 2005
Le 1er septembre marque l’entrée dans ses fonctions de Pascal Lamy en tant que Directeur général de l’OMC. C’est un tout autre événement qui préoccupe le nouveau Directeur général : le décompte des 100 jours qui mène à la Conférence ministérielle de HongKong. Ce délai semble bien court compte tenu de l’état d’avancement des négociations. Les alertes successives adressées aux membres en mars et juin dernier n’ont, semble-t-il, pas rencontré d’écho. Pascal Lamy a donc prévu de multiplier les contacts. Le directeur général devra faire preuve d’une réelle force de persuasion auprès des délégations des Etats membres pour obtenir, d’une part un accord définitif pour l’élimination des subventions aux exportations agricoles et d’autre part, un accord sur l’accès au marché des produits agricoles. Il a d’ailleurs déjà mis les représentants des Etats membres devant leurs responsabilités : « le Directeur général de l’OMC n’a pas de baguette magique. Les membres ont le pouvoir de décision » (G.A.).
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OMC Affaire République dominicaine –mesures affectant l’importation et la vente de cigarettes sur le marché intérieur 29 Août 2005
Une demande d’arbitrage a été formulée au titre de l’article 21 :3 c) du Mémorandum d’accord. La République dominicaine souhaite en effet mettre en œuvre les décisions et recommandations de l’ORD mais demande qu’un délai raisonnable lui soit accordé. Dans un premier temps, les parties n’ont pu se mettre d’accord quant à ce délai raisonnable. Un arbitre a donc été désigné. Le 29 juillet, la procédure d’arbitrage a été suspendue, les parties s’étant accordées un délai supplémentaire pour parvenir à un accord. Le 16 août, M. Lockhart, arbitre dans le présent litige, a reçu une lettre lui notifiant les modalités de l’accord. Deux des recommandations adoptées par l’ORD seront mises en œuvre immédiatement. Elles concernent la surtaxe transitoire au titre de la stabilisation économique et la prescription voulant qu’une vignette fiscale soit apposée sur tous les paquets de cigarettes sur son territoire. Les dispositions relatives à la commission de change qui était incompatible avec l’article II :1 b) du GATT de 1994 devront être modifiées dans un délai de 24 mois à compter du 19 mai 2005. En ce qui concerne les mesures qui doivent être mises en œuvre immédiatement, le Honduras pourra exercer ses droits au titre des articles 21 :5 ou 22 :6 du Mémorandum d’accord à tout moment après que le délai de 60 jours se soit écoulé (G.A.).
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