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| Iran nucléaire |
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Iran
réunion
extraordinaire du Conseil des gouverneurs de l'AIEA
L'Agence internationale de l'énergie atomique a officiellement annoncé le mercredi 18 janvier 2006 une réunion extraordinaire du Conseil des gouverneurs sur la question du nucléaire iranien (cf. News AIEA, In Focus); cette réunion se tiendra pendant deux jours dès le 2 février 2006. L'AIEA répond ainsi favorablement à la demande de l'UE-3 (Allemagne, France et Royaume-Uni) en charge de ce dossier délicat (cf. Sentinelle n° 49 , conférence de presse de l'UE-3 du 12 janvier 2006, Berlin et le compte rendu de la réunion E3, Russie, Chine, Etats-Unis, Londres, 16 janvier 2006). Les trois Etats européens et les Etats-Unis devraient présenter à Vienne "un projet de résolution qui pourrait demander au Conseil de sécurité de presser l'Iran de coopérer avec l'AIEA dans son enquête sur les activités nucléaires iraniennes" (cf. ONU News du 19 janvier 2006) et conférence de presse du porte-parole de la Maison Blanche du 17 janvier 2006). Si les Iraniens ont manifesté le souhait de rencontrer les trois pays européens, notamment au niveau ministériel, ainsi que M. Solana, le ministre français des Affaires Etrangères a tenu un discours ferme à l'égard de l'Iran; il estime que "la reprise unilatérale d'activités sensibles annoncée le 9 janvier par l'Iran fait qu'il n'est pas possible de nous réunir dans des conditions satisfaisantes pour poursuivre ces discussions, que ce soit au niveau des ministres ou des fonctionnaires. Comme les ministres et M. Solana l'ont indiqué à Berlin, l'Iran doit d'abord revenir à la suspension complète de ces activités" (cf. Point de presse du ministre des Affaires étrangères à son arrivée à Moscou, 18 janvier 2006). L'Iran a menacé néanmoins de cesser sa coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique, une fois son dossier nucléaire soumis au Conseil de sécurité de l'ONU (cf. News Xinhuanet du 19 janvier 2006) et le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a recommandé le 18 janvier aux Européens et aux Américains "d’abandonner leur position arrogante" (cf. dépêche agence de presse de la République Islamique, Irna, du 19 janvier 2006).
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| Côte d'Ivoire crise constitutionnelle | ||
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Côte d'Ivoire "dissolution" de l’Assemblée nationale par le Groupe de travail international Sabrina RAHMANI
Le 15 janvier 2006, le Groupe de travail international (GTI), chargé de surveiller la transition ivoirienne, a déclaré dans un communiqué que le mandat de l'assemblée nationale (Parlement ivoirien), qui a expiré le 16 décembre 2005 n'a pas à être prolongé. Lors d'une conférence de presse à Abidjan, le ministre nigérian des affaires étrangères et l'un des deux présidents du GTI, M. Oluyemi Adeniji a déclaré que cette conclusion était une opinion à l'unanimité parmi les membres du GTI. Il a précisé aussi que beaucoup d'experts juridiques pensent qu'il n'y a pas de moyen légal pour prolonger le mandat des institutions élues. Selon M. Adeniji , cette décision est fondée sur l’absence de consensus au sein même des parties ivoiriennes sur la prolongation du mandat de l'assemblée nationale . Comme l’a indiqué le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Côte d'Ivoire, M. Pierre Schori, le 12 janvier 2006, les parties ivoiriennes ne sont pas d'accord sur la prolongation du mandat de l'assemblée nationale. Le GTI a suggéré aussi au Premier ministre ivoirien, M. Charles Konan Banny , à qui il a remis le 14 janvier dernier une feuille de route destinée à encadrer le processus de paix du pays, de consulter le président Laurent Gbagbo avant de confier aux anciens députés des missions spécifiques, en se fondant sur leur expérience, en vue de la promotion de la paix et de la réconciliation nationale. Enfin, le GTI a recommandé au Conseil de sécurité des Nations unies de réexaminer le niveau des effectifs militaires et de la police de l’Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI). Toutefois, des dizaines de jeunes patriotes ivoiriens, partisans du président Laurent Gbagbo ,ont manifesté violemment contre la tenue de cette troisième réunion mensuelle du GTI, malgré l’interdiction de toute manifestation sur les voies publiques d'Abidjan, annoncée la veille à la télévision nationale . Ceux-ci ont été bloqués par un dispositif de sécurité mis en place par les forces de l'ordre ivoiriennes à un carrefour à quelques kilomètres de l'hôtel du Golfe où se tenait la réunion . Ces incidents ont eu lieu alors que le groupe parlementaire du Front populaire ivoirien (FPI) , parti au pouvoir, a rejeté en avance le 11 janvier 2006 toute décision ou recommandation du GTI qui serait contraire aux dispositions de la Constitution ivoirienne et tendrait à porter atteinte à la souveraineté de la Côte d'Ivoire. Le jour même, le ministre ivoirien de l'Intérieur, M. Josèphe Dja Blé, a appelé ses compatriotes à la sérénité et à conjuguer leurs efforts pour accompagner son action . Le 17 janvier 2006, le Front populaire ivoirien a annoncé son retrait du processus de paix encadré par la résolution 1633 du Conseil de sécurité des Nations unies. Comme l’a affirmé le président du FPI,M. Pascal Affi N'Guessan, son parti refuse de cautionner encore plus longtemps le processus de recolonisation du pays engagé sous l'égide de l'Onu, et décide de mettre fin à sa collaboration et son appui à toute entité mise en place dans ce cadre , notamment au gouvernement de M. Charles Konan Banny. Selon M. Affi N'Guessan la conclusion du GTI est un coup d’Etat. Il a précisé que le GTI n’était pas compétent pour décider de l'avenir des institutions ivoiriennes, qu’il n’a qu’une mission d’évaluation et de contrôle en vue de faire des recommandations au Conseil de sécurité des Nations unies, au Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine. Il a ajouté que cette décision était nulle car elle viole la résolution 1633 du Conseil de sécurité , selon laquelle les institutions ivoiriennes doivent fonctionner normalement jusqu'aux prochaines élections . De son côté, le secrétaire général du parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), M. Alphonse Djédjé Mady, considère que la décision du GTI n'est pas conforme aux dispositions de la résolution 1633 du Conseil de sécurité. Néanmoins, Il a ajouté que même si la réaction des Ivoiriens pouvait se comprendre, au niveau de son parti on pense que la gestion de ce problème n'est pas dans la violence. Le 19 janvier 2006, le Conseil de sécurité a menacé d'imposer des sanctions aux personnes qui font obstacle à l'action de la force des Nations Unies dans le pays, des forces françaises, du représentant pour les élections et du GTI. Le Conseil de sécurité considère ces incidents particulièrement graves et inacceptables dans la mesure ou ils font peser un risque sérieux sur la bonne marche du processus de réconciliation nationale défini par la résolution 1633 (2005), et donc sont contraires à celle-ci. Il a souligné que des sanctions ciblées seront imposées contre les personnes, désignées par le Comité établi par l'article 14 de la résolution 1572 (2004), qui font obstacle à la mise en oeuvre du processus de paix, y compris en attaquant ou en faisant obstacle à l'action de l'ONUCI, des forces françaises, du Haut Représentant pour les élections ou du GTI, ou qui incitent publiquement à la haine et à la violence, conformément aux résolutions 1572 (2004) et 1643 (2005). Aussi, M. Kofi Annan a réitéré son appel à la cessation des attaques et a appelé les jeunes patriotes à rentrer chez eux. De plus, Il a rappelé qu'il était favorable à des sanctions mais que c'était aux membres du Conseil de sécurité de décider quel genre de sanctions, quand et contre qui.
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Par ailleurs, de jeunes ivoiriens se sont réunis depuis le 16 janvier dernier, devant l'ambassade de France à Abidjan . Selon Charles Blé Goudé, leader des jeunes patriotes, cette manifestation est faite au nom de l'Alliance de la jeunesse pour le sursaut national car pour eux tout ce qui se décide au GTI vient de la France. D’autres violentes manifestations ont eu lieu le même jour dans le quartier des affaires et devant le siège de l’ONUCI. Selon le porte-parole du Secrétaire général, M. Stéphane Dujarric, quatre véhicules de la mission ont été endommagés mais aucun personnel de l'ONU n'a été blessé. Il a rappelé que ces manifestations étaient une infraction au décret signé par le président Gbagbo interdisant les manifestions à Abidjan. Le17 janvier , Le Premier ministre ivoirien Charles Konan Banny a reçu , à Abidjan, une délégation de manifestants qui lui ont demandé de donner un chronogramme très clair et précis du désarmement. A ce sujet, le Premier ministre ivoirien a fait savoir qu'il se prononcera prochainement ,dans un discours à la nation, après qu’il ait réuni certaines conditions. Concernant la communauté internationale, le Secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan, a condamné la violence dirigée contre les Nations Unies et la population en Cote d’Ivoire ainsi que la passivité de certaines autorités nationales face à cette situation Il a demandé la cessation immédiate de ces attaques qui enfreignent la loi ivoirienne et mettent sérieusement en péril le processus de paix tel qu’il est établi par l’Union africaine et le Conseil de sécurité. Il a appelé aussi toutes les parties ivoiriennes à coopérer pleinement avec le Premier Ministre, le chef de la Mission des Nations Unies et la communauté internationale pour mettre en œuvre la feuille de route et mettre un terme à cette crise. Aussi, le Conseil de sécurité des Nations unies a tenu des consultations à huis clos sur la situation, qualifiée de très préoccupante par le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU, M. Jean-Marie Guéhenno. Le 18 janvier 2006, les efforts diplomatiques se sont intensifiés pour mettre fin à cette crise. Le Secrétaire général de l'ONU Kofi Annan s'est entretenu par téléphone avec les présidents ivoirien Laurent Gbagbo et nigérian Olusegun Obasanjo, président de l'Union africaine (UA). M. Obasanjo s'est rendu en Côte d'Ivoire afin de rencontrer le président ivoirien, Laurent Gbagbo, son Premier ministre, Konan Banny, le président du parlement et le chef de l’ONUCI. L’Union européenne a réagi aussi en condamnant ces actes de violences ainsi que les attaques contre le personnel de l'ONUCI. Elle a appelé les acteurs politiques pour que cessent immédiatement ces actes inacceptables, et a demandé à ce que toutes les mesures nécessaires soient prises pour assurer la sécurité de la présence internationale et diplomatique. Elle a aussi confirmé son soutien au Premier ministre Konan Banny, afin de mener à bien le processus de transition initié par l'Union africaine et conformément à la résolution 1633 du Conseil de sécurité, qui s'impose à toutes les parties ivoiriennes. De son côté, la France a jugé la situation extrêmement préoccupante et a appelé la communauté internationale à ne pas relâcher sa pression diplomatique sur la Côte d'Ivoire, au risque de voir les violences de ces derniers jours s'étendre au reste de l'Afrique. Pour la ministre française de la défense Michèle Alliot-Marie il est indispensable que tout ceci se calme et que les décisions internationales soient mises en oeuvre de façon à ce que les Ivoiriens retrouvent une vie normale et que puissent se préparer les élections. Elle a rappelé que la force française Licorne, qui compte 4000 militaires, n’est la que pour appuyer les 7000 Casques bleus dans le pays. Aussi, selon le chef d'état-major des armées françaises, le général Henri Bentégeat, des sanctions sont nécessaires contre les protagonistes de la crise ivoirienne, dont il a dénoncé la mauvaise volonté. Afin de tenté de calmer le jeu, Le Premier ministre français Dominique de Villepin a déclaré qu’Il y’avait des échéances, des perspectives fixées jusqu'en octobre pour les élections présidentielles, qu’il y’avait aussi un chemin tracé pour la voie du désarmement, et que chacun doit s'en tenir à ses obligations. Concernant la protection des Français en Cote d’Ivoire, le porte-parole du gouvernement français, M. Jean-François Copé, a assuré que toutes les dispositions nécessaires étaient prises.
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| Soudan opération de mainteien de la paix | ||
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Soudan opposition du gouvernement soudanais à la proposition de maintien de la paix de l'ONU au Darfou Sabrina RAHMANI
Le 12 janvier 2006, lors d’une conférence de presse au siège de l’ONU à New York, le Secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan, a déclaré qu'il avait envisagé avec les membres du Conseil de sécurité le déploiement d'une force des Nations Unies au Darfour afin de remplacer l'actuelle force de l'Union africaine (UA). Il a aussi souligné que les Nations Unies auraient besoin de la coopération du gouvernement soudanais pour envoyer une force élargie avec des troupes qui viendraient d'autres régions que de l'Afrique ,puisque ce dernier avait précisé qu'il n'accepterait que des troupes africaines. De son côté, l’envoyé spécial de l’Union africaine, M. Salim Ahmed Salim, a estimé que la création d’une zone tampon pour faciliter l’assistance humanitaire au Darfour et d’établir des couloirs sécurisés pour l’acheminement des vivres et des équipements non militaires, était nécessaire afin de renforcer le cessez-le-feu humanitaire, ainsi que la conclusion d’un accord de cessez-le-feu global et permanent. De plus, il a souhaité que des sanctions crédibles et efficaces contre toutes les parties qui violeraient les dispositions de l’accord de cessez-le-feu humanitaire soient envisagées. Ainsi, il a plaidé aussi pour le renforcement de la Mission de l’Union africaine au Soudan (MUAS) et pour un appui financier accru pour qu’elle puisse mettre en œuvre son mandat conformément aux récentes propositions de la mission d’évaluation conjointe à laquelle participaient l’Union africaine, l’ONU, le Canada, les États-Unis et l’Union européenne. Par ailleurs, le 13 janvier 2006, lors d'une séance publique au Conseil de sécurité, M. Jan Pronk, représentant spécial du Secrétaire général pour le Soudan et chef de la Mission préparatoire des Nations Unies au Soudan (MINUS), a plaidé en faveur du déploiement d'une force plus importante au Darfour. Face à l’échec de la stratégie de paix dans cette région, cela permettrait de prévenir les attaques contre les civils et de désarmer les milices janjaouites. Selon lui, l’approche qui doit être adoptée pour le Darfour doit, notamment reposer sur l’imposition de sanctions sur les mouvements des troupes et les livraisons d’armes à l’encontre des auteurs d’atrocités et de ceux qui les ont commanditées, notamment les dirigeants responsables des carnages de 2003 et de 2004 et ceux qui ont refusé de mettre un terme à ces atrocités en 2005.Pour M. Pronk le processus de paix doit être plus inclusif, les lois en matière de sécurité doivent être alignées avec les exigences de la Constitution et le processus de démobilisation, désarmement et de réinsertion (DDR) doit être lancée. Il a aussi appelé la communauté internationale à fournir plus de ressources afin de faciliter le retour des réfugiés et des personnes déplacées et réhabiliter les infrastructures de base.
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Cependant le Soudan souhaite que les troupes de l'UA continuent à accomplir leur mission de contrôle sur l'application du cessez-le-feu par toutes les parties en conflit au Darfour et a appelé la communauté internationale à aider l'UA à régler les difficultés financières. Le gouvernement soudanais considère que les difficultés financières des troupes de l'UA ne doivent pas être considérées comme une raison pour le déploiement des forces de l'ONU au Darfour. Selon lui cette proposition a sous-estimé la capacité de l'UA de continuer son travail au Darfour et a montré une méfiance à l'égard des Africains dans leur capacité de résoudre les problèmes par eux- mêmes. Le 14 janvier 2006, le ministère soudanais des Affaires étrangères, M. Lam Akol a affirmé, dans un communiqué à Khartoum, que son gouvernement s’opposait à la proposition de l'ONU concernant le déploiement d'une force internationale de maintien de la paix au Darfour afin de prendre la relève des casques bleus de l’UA. M. Akol a estimé que si la communauté internationale voulait que cesse le conflit au Darfour, il fallait faire pression sur les rebelles pour un accord de paix. Il a précisé que la force de l'UA faisait du bon travail et que, selon lui, l'envoi d'une telle force de paix ne constituerait qu'une duplication. Il a ajouté que la seule chose dont ils manquaient c'était de l'argent pour la MUAS, financée essentiellement par l'Union européenne, les Nations unies et les États-Unis, qui compte quelque 7.800 hommes au Darfour. Il a déclaré aussi que l'UA avait achevé sa mission de maintien de la paix avec succès au Darfour et que celle-ci était plus adaptable et appropriée que toutes autres forces étrangères au maintien de la paix et de la sécurité dans cette région. Enfin, il a réaffirmé la volonté de son gouvernement de soutenir les forces de l'UA au Darfour et a appelé la communauté internationale à aider l'UA à régler la pénurie financière.
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| Challenges Project opérations de maintien de la paix |
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Meeting the Challenges of Peace Operations: Cooperation and Coordination, le second rapport du Projet Défis Roland ADJOVI
Le 19 janvier 2006, le ministre suédois des affaires étrangères a remis au Secrétaire général des Nations Unies, le second rapport du groupe de travail international Challenges Project mis en place par son gouvernement en 1997 (communiqué). Le premier rapport date de 2002 et portait sur les enjeux du XXIème siècle. Les 10 Etats alors partenaires avaient considéré que ce rapport ne pouvait pas clore le débat, et s’étaient engagés à poursuivre la réflexion. Pendant cette seconde phase quatre Etats s’ont venus se joindre au groupe. Et, pour aboutir à ce rapport, le groupe a tenu 6 séminaires qui viennent s’ajouter aux 10 qui avaient déjà eu lieu jusqu’au premier rapport. Le titre est explicite quant à l’analyse du groupe de travail : désormais les acteurs intervenant dans les opérations de paix sont tellement nombreux qu’il faut assurer la coopération entre eux, et la coordination de l’action, afin de garantir l’équilibre et l’efficacité du système. Le groupe fait dans un premier temps, l’état des lieux d’un environnement sécurité turbulent entre conflits et actes terroristes. Ensuite, et par un parti pris justifié, sont analysés successivement la dimension régionale des opérations de paix, l’état de droit et les opérations de paix, et, enfin, l’éducation et les opérations de paix. Chacun de ces quatre chapitres se termine par des recommandations pratiques qui, pour certaines, sont déjà au programme des Nations Unies.
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Ce rapport s’ajoute aux nombreux rapports sur la paix et la sécurité internationales, qu’ils émanent des Nations Unies mêmes ou de groupes ad hoc, sans compter les travaux de recherche. Il présente toutefois la particularité d’être le fait de responsables dans les Etats contributeurs aux opérations de maintien de la paix, même si ceux-ci ne tenaient pas de discours entendus et officiels. Il faut espérer que le système en tire le meilleur pour son efficacité. Voir l'allocution du Secrétaire général de l'ONU ; résumé du rapport en français ; la liste des organisations partenaires de Projet Défis. |
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| Réfugiés |
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HCR : signature du premier accord tripartite ouvrant le retour des réfugiés au Sud-Soudan Sarah CASSELLA
Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a signé avec les gouvernements du Soudan et du Kenya, le 12 janvier, le premier des sept accords tripartites qui doit permettre le retour vers le Sud-Soudan de près de 70.000 réfugiés au cours du premier semestre 2006. Cet accord a été signé à Nairobi, un an et trois jours après l'Accord de paix global, également signé dans la capitale kenyane, qui a mis fin à 21 ans de guerre civile entre le Nord et le Sud du Soudan, indique un communiqué du HCR du 12 janvier. De nombreux réfugiés se trouvent justement au Kenya. L'accord prévoit ainsi les obligations de chacun des trois partenaires pour aider les réfugiés à rentrer du Kenya. Les retours se feront sur une base volontaire, le Soudan s’étant engagé à assurer la sécurité de ces personnes. Le Kenya s'est pour sa part engagé à garantir les droits des réfugiés qui décident de rester sur son territoire. Le HCR évalue le nombre de réfugiés susceptibles de rentrer au Soudan avant le mois de juin à environ 70.000 personnes. Au total, presque 550.000 réfugiés originaires du Sud-Soudan vivent dans les pays voisins, sans compter les 5 millions de Soudanais déplacés dans leur propre pays. Entre 70.000 à 80.000 réfugiés sont déjà rentrés en 2005 au Sud-Soudan par leurs propres moyens. Ce premier accord doit être suivi par des accords tripartites avec d'autres pays d'asile. L'accord avec la République démocratique du Congo pourrait être signé fin janvier et suivi par un accord avec la République centrafricaine. Le HCR espère que ces documents encouragent plusieurs Etats à financer les opérations de rapatriement, les besoins pour l’année 2006 étant estimés à 63 millions de dollars (v. dépêche).
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| TPIR |
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Le Procureur c. Paul Bisengimana. 14 ou 12 ans de prison ? Roland ADJOVI
Ayant accepté le plaidoyer de culpabilité de Paul Bisengimana pour aide et encouragement dans l’extermination et le meurtre constitutifs de crimes contre l’humanité, ce 19 janvier 2006, la Chambre a entendu les parties plaider sur la peine. Le procureur a allégé de la gravité des crimes pour demander une peine de 14 ans. La défense considèrera pour sa part que 12 ans d’emprisonnement serait un châtiment idoine en tenant compte que la bonne moralité de l’accusé dont trois témoins à décharge sont venus faire état, de sa situation familiale et du fait qu’il a plaidé coupable et a demandé pardon. L’accord entre les parties n’était donc pas total, et la Chambre devra trancher même si elle n’est nullement tenue par ces prétentions. Il faut encore attendre un à trois mois dans le meilleur des cas pour être avisé.
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| TPIR |
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Le Procureur c. André Rwamakuba. La Chambre s’est déplacée au Rwanda pour visiter certains lieux où des faits criminels se sont déroulés Roland ADJOVI
A la demande de la défense, la Chambre a décidé le 16 décembre 2005 de se rendre au Rwanda pour visiter certains des lieux inscrits à l’acte d’accusation. De l’avis de la Chambre, une visite sur les lieux ne devrait être décidée que si elle servira la manifestation de la vérité et assistera la Chambre dans l’établissement des faits de l’espèce. Toutefois, la décision ne dépend pas que de la Chambre, puisque l’article 4 du Règlement prévoit qu’une Chambre ne peut siéger hors du siège du Tribunal que si le président l’y autorise. En l’espèce, le président Erik Møse a suivi la Chambre de première instance III, et la visite a pu se faire du 13 au 15 janvier 2006. Dès son retour à Arusha, la Chambre a repris l’audition des témoins à décharge (procès verbal du 17 janvier 2006). Il faut encore attendre jusqu’à la fin de l’année probablement pour voir dans le jugement comment cette visite aura influé sur la détermination des faits.
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| Commission des droits de l'homme | ||
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ONU, élection du Bureau de la Commission des droits de l’Homme pour 2006 Antonella SAMPO
Le 16 janvier 2006, lorsde la première réunion de sa 62ème Session, la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies a procédé à l’élection de son Bureau pour l’année 2006. Le Bureau est désormais composé du péruvien Manuel Rodríguez Cuadrosa dont l’élection à la présidence a été acclamée, des Vice-Présidents Roger Julien Menga de la République du Congo, M. Zohrab Mnatsakanian d'Armenie et M. Paul Meyer du Canada. M. Sunu Mahadi Soemarno d'Indonésie ayant élu Rapporteur. L'ambassadeur Rodriguez Cuadros, ministre péruvien des Affaires étrangères jusqu'en août dernier a déclaré qu'il accède à la présidence de la Commission "à un moment décisif de son existence depuis sa création en 1948". Il a également souligné les nombreuses contributions de la Commission et a exprimé l'espoir que le processus devant mener à cette fin de cycle dans l'histoire de la Commission et à la création du conseil des droits de l'homme renforcera le système de protection des droits de l'homme, le rendra plus efficace et proche des victimes, et le mettra à l'abri de toute manipulation politique ( voir le communiqué de presse). La Commission devra en effet être remplacée par un nouvel organe, le Conseil des droits de l'homme. Les négociations ont repris début janvier à New York sur les modalités de fonctionnement de ce nouvel organe, dont la création a été décidée lors du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement à New York en septembre dernier dans le cadre de la Réforme de l’Organisation des Nations Unies. Selon la porte-parole de l'ONU à Genève, Mme Marie Heuzé, les négociations avancent de manière "encourageante" et la prochaine session de la Commission qui s’ouvrira le 13 mars 2006, devrait être la dernière de cet organe de l'ONU avant la mise en place du Conseil. L’élection du Bureau a été l’occasion pour le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Mme Louise Arbour, de souligner que tous attendent avec impatience le résultat de ces négociations. Elle a dit son attachement à l'héritage de la Commission et estimé qu'il devait être respecté et renforcé et fait de son espoir que le conseil nouvellement créé continuera de jouer dans le domaine des droits de l'homme le rôle indispensable qui fut celui de la Commission au cours des soixante dernières années, en particulier s'agissant des procédures spéciales.
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Le nouveau conseil devra en outre préserver et entretenir les relations particulièrement étroites qui ont été tissées par la Commission avec les institutions nationales des droits de l'homme et les organisations non gouvernementales. Il devra aussi être en mesure de se saisir des cas de violations des droits de l'homme où qu'elles se produisent. L'ambassadeur du Pérou succède à l'ambassadeur d'Indonésie Makarim Wisibono. La présidence de la Commission est assurée pour un an à tour de rôle par les groupes régionaux qui a exprimé le grand honneur que représentait pour lui la présidence de la Commission au cours de l'année écoulée, non seulement en raison du rôle vital de la Commission pour la promotion et la protection des droits de l'homme dans le monde entier, mais aussi du fait des changements historiques que vit actuellement l'institution.
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