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Protection des agents de l’ONUErythréeExpulsion et détention d’agents de la MINUEENoémie SIMONEL
Alors que « la campagne publique anti-MINUEE émanant de l’Erythrée» se poursuit, le Secrétaire général de l’ONU a exprimé sa profonde préoccupation face aux nouvelles expulsions et arrestations de certains membres de la MINUEE. Cette hostilité envers la mission de l’ONU débutée depuis octobre 2005, s’est manifestée par une série de restrictions et interdictions émanant du gouvernement érythréen, et affectant de façon substantielle les activités de la MINUEE sur le terrain. Ainsi l’Erythrée a annoncé l’expulsion de 5 membres de la MINUEE de son territoire. Les personnes expulsées sont de nationalités britannique, néo-zélandaise, sud-africaine, libérienne, le cinquième est de Trinidad et Tobago. Le ministère érythréen de l'Information a justifié ces expulsions, invoquant le fait qu’elles avaient été découvertes transportant illégalement des Erythréens et du matériel de l'Etat dans des véhicules officiels, et qu'ils avaient perçu de l’argent afin de les conduire hors du pays. De plus, un agent de la MINUEE est détenu depuis le 30 Août 2006, accusé par le gouvernement érythréen d’avoir tenté de faire sortir de manière illégale des Érythréens. M. Annan s’est également déclaré "consterné » face au refus des autorités de s’expliquer sur cette interpellation. Rappelant que ces actes violent les obligations de l'Erythrée découlant de la Charte des Nations unies, de la Convention sur les privilèges et immunités des Nations Unies et de l'accord sur le statut des forces en attente qui s'applique aux opérations de la MINUEE, le secrétaire général a exhorté les autorités érythréennes à revenir sur leur décision concernant le personnel de l'ONU, à libérer le membre du personnel de la MINUEE détenu et à donner au plus vite des clarifications sur leurs actions, pendant que les Nations Unies enquêteront sur les allégations non corroborées qui pèsent sur lui.
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Liban
Levée du blocus israélien Sabrina RAHMANI
Levée de l’interruption des communications aériennes (7 septembre 2006) Le 7 septembre 2006, le blocus aérien israélien, imposé au Liban depuis le 13 juillet, a été levé à 18 heures, heure de Beyrouth, mais le blocus maritime a été encore maintenu. En effet, la résolution 1701 appelait à la réouverture des aéroports et des ports sous l'autorité du gouvernement libanais. Cela a permis la reprise du trafic à l'aéroport international de Beyrouth, et à l'heure exacte de la levée du blocus, un avion de la compagnie libanaise Middle East Airlines, en provenance de Paris, a atterri, suivi d'un avion de la Kuwait Airways, en provenance du Koweït, et de nombreuses compagnies s'apprêtent à reprendre leurs liaisons normales vers la capitale libanaise dès le 8 septembre 2006. Pour le ministre des transports libanais, M. Mohamed Safadi, c'est le premier signe que les Libanais ont retrouvé leur liberté. De son côté, la porte-parole du Premier ministre israélien Ehoud Olmert, Mme Miri Eisin, a indiqué que le blocus aérien avait été levé en coordination avec l'ONU. Quant au blocus maritime, il resterait en place jusqu'au déploiement d'une force navale internationale. Elle a aussi annoncé que l'Etat hébreu se réservait le droit d'attaquer d'éventuels convois d'armes destinées à la milice chiite, en provenance de Syrie. Elle a précisait qu’Israël maintenait son droit à l'autodéfense et veillerait à l'application de l'embargo sur les armes à la frontière syro-libanaise. Le secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan, a salué la levée du blocus aérien au Liban et a affirmé à Madrid, à l'issue d'une tournée de deux semaines au Moyen-Orient, que la décision prise par le gouvernement israélien était le résultat des intensifs efforts diplomatiques réalisés ces dernier jours. A l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre espagnol, M. Luis Rodriguez Zapatero et son ministre des Affaires étrangères, il a estimé que la levée du blocus imposé par Israël permettrait d'entamer le processus de reconstruction du Liban. Il a également indiqué que la levée du blocus permettrait au Premier ministre libanais, M. Fouad Siniora et à son gouvernement d'accélérer leur programme de rétablissement économique et de reconstruction.
Levée de l’interruption des communications maritimes Pressée par le Secrétaire général de l’ONU, la France a annoncé l'envoi sur place, à titre transitoire, de navires dans le cadre d'une mission de surveillance des côtes libanaises. Le dispositif français sera constitué des deux frégates (Cassard et Montcalm), de leurs hélicoptères déjà sur zone et d'un transport de chalands de débarquement. Les ministères des Affaires étrangères et de la Défense ont annoncé que ce dispositif était prêt à être déployé dans la zone des six à 12 milles nautiques, dès le 8 septembre. Ils ont précisé que ce déploiement était effectué en attendant la mise en place définitive de la composante maritime de la FINUL. M. Kofi Annan a salué le déploiement imminent d'une force navale intérimaire au large des côtes libanaises pour renforcer la sécurité des frontières et points d'entrée maritimes au Liban. Il a rappelé que la force navale intérimaire resterait en place jusqu'à ce que la composante maritime de la FINUL soit pleinement constituée et déployée dans les prochaines semaines. Le 8 septembre 2006, le gouvernement israélien a levé le blocus maritime du Liban. Israël a « confié » à des navires italiens la responsabilité de patrouiller le long des côtes libanaises. Mme Miri Eisin a précisé que les Israéliens continueront d'appliquer l'embargo international sur les livraisons d'armes au Hezbollah. Le commandant de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), le général Alain Pellegrini, a indiqué qu'une force internationale navale, déployée de manière provisoire dans les eaux territoriales libanaises, était maintenant opérationnelle pour sécuriser la frontière maritime du Liban et, que s’il avait bien compris, le blocus maritime avait été levé par Israël. Cette force maritime qui sera dirigée par l'Italie a pu être déployée grâce aux efforts du général Alain Pelligrini, en coordination avec le gouvernement du Liban, de la France, de la Grèce de l'Italie et du Royaume-Uni, dans le cadre de la mise en oeuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité.
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Philippe WECKEL
L’organe plénier de l’ONU est finalement parvenu à adopter une résolution par consensus le 8 septembre 2006 soit pratiquement la veille de la commémoration du 11 Septembre et de l’achèvement de la 60ème session (http://www.un.org/terrorism/strategy/ ). L’instrument n’est certes pas contraignant, mais il traduit un niveau d’équilibre ou un point de convergence entre les 192 Etats qui se sont fortement divisés sur la question du terrorisme. Le plan d’action annexé à la résolution énonce un ensemble de mesures regroupées selon les quatre axes de la stratégie internationale :
Premières réactions. Le Secrétaire général de l’Onu a estimé que l’adoption « par l’Assemblée générale d’une Stratégie mondiale contre le terrorisme envoie le message clair que ce fléau est inacceptable, quel qu’en soient les auteurs ou les mobiles ». Il a estimé que « le 5ème anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 est l’un des nombreux rappels des conséquences effroyables et injustifiables du terrorisme à travers le monde. J’exhorte tous les États Membres à honorer toutes les victimes du terrorisme et ce, en prenant rapidement les mesures adéquates de mises en œuvre de tous les aspects de la Stratégie » (Communiqué, dépêche). Le Royaume-Uni a observé que la résolution adoptée par l’Assemblée générale adressait un signal clair de l’unité de l’ensemble des Etats sur la question du terrorisme et il a renouvelé avec insistance son soutien à l’activité du Secrétaire général, Kofi Annan (Déclaration).
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Etats-UnisConfirmation par le Président Bush de la stratégie nationale de sécurité définie en 2001Anne RAINAUD
"President Discusses Global War on Terror "
Peu avant la date anniversaire du 11 septembre 2001, le président des Etats-Unis a exposé la pleine détermination de la Maison Blanche dans la continuation de sa lutte contre le terrorisme. Dans ce contexte commémoratif chargé en émotion, deux indices au moins corroborent cette affirmation. 1. D'une part, le président a décidé (décision du 5 septembre 2006) de maintenir pour un an encore l'état d'urgence proclamé le 14 septembre 2001 (National Emergencies Act (50 U.S.C. 1622(d)) suite aux attaques terroristes dont ont été victimes les Etats-Unis. La menace terroriste persistant toujours, le dispositif de lutte adopté dans ce cadre doit donc se poursuivre au delà du 14 septembre 2006. 2. D'autre part, dans une perspective
stratégique de sécurité, le président Bush a tenu un discours, également
le 5 septembre 2006, intitulé "Global
War on Terror", dans lequel il affirme
que les Etats-Unis sont "une nation en guerre","combattant les terroristes
sur tous les fronts de bataille" et "n'acceptant rien d'autre qu'une
complète victoire". Les justifications avancées par la Maison Blanche peuvent se résumer ainsi : - l'impossibilité du dialogue ("It is foolish to think that you can negotiate with them"), - la détermination des extrémistes musulmans à fonder un empire islamique totalitaire, le "Caliphat" ( their vision of a unified, totalitarian Islamic state that can confront and eventually destroy the free world), - les Etats-Unis cible première et privilégiée des terroristes, en tant que principal obstacle à la réalisation de leurs ambitions. En l'occurrence, le lien est alors établi entre d'une part la lutte contre Ben Laden et Al Quaïda et d'autre part le maintien des Etats-Unis en Irak, au motif que Ben Laden, selon les propos rapportés (mais sans que les sources en soient précisées), a déclaré que l'Irak devait être le siège de la capitale du Caliphat. Le discours du président Bush précise en effet : "But they've made clear that the most important front in their struggle against America is Iraq -- the nation bin Laden has declared the "capital of the Caliphate". For al Qaeda, Iraq is not a distraction from their war on America -- it is the central battlefield where the outcome of this struggle will be decided". Ces formules ainsi prêtées à Ben Laden créent alors enfin le lien avec la politique des Etats-Unis en Irak, Saddam Hussein, nullement mentionné dans ce discours, semble être une motivation oubliée de l'engagement des forces militaires américaines dans cet Etat. De même, le lien est également établi avec Israël en mentionnant les propos du terroriste Zawahiri ; selon l'analyse rapportée (toujours sans précision des sources par le president Bush) des propos tenus par Zawahiri, " Al Qaeda will proceed with "several incremental goals. The first stage: Expel the Americans from Iraq. The second stage: Establish an Islamic authority or amirate, then develop it and support it until it achieves the level of Caliphate… The third stage: Extend the jihad wave to the secular countries neighboring Iraq. And the fourth stage: …the clash with Israel". Dans cette perspective destriptive de l'axe du mal, l'Iran fait également partie intégrante du discours de la Maison Blanche en tant que source de terrorisme et de violence contre les Etats-Unis : "like al Qaeda and the Sunni extremists, the Iranian regime has clear aims: they want to drive America out of the region (l'Irak), to destroy Israel, and to dominate the broader Middle East. To achieve these aims, they are funding and arming terrorist groups like Hezbollah, which allow them to attack Israel and America by proxy". Au regard de l'analyse des idées des extrémistes musulmans très largement exposées dans le discours présidentiel, G.W. Bush invoque le devoir des Etats-Unis devant l'Histoire : "America did not seek this global struggle, but we're answering history's call with confidence and a clear strategy". La stratégie des Etats-Unis repose sur un document, le "National Strategy for Combating Terrorism", initié en 2001, revu en 2003 et désormais en 2006; mais la mise à jour ne révèle pas d'éléments inédits. Cinq axes "basiques" de cette stratégie sont ainsi invoqués : - la prévention et l'offensive ("we're determined to prevent terrorist attacks before they occur. So we're taking the fight to the enemy. The best way to protect America is to stay on the offense), - empêcher les armes de destructions massives (The greatest threat this world faces is the danger of extremists and terrorists armed with weapons of mass destruction), - empêcher le soutien des terroristes par certains régimes ("After September the 11th, I laid out a clear doctrine: America makes no distinction between those who commit acts of terror, and those that harbor and support them, because they're equally guilty of murder"), - empêcher la main mise de certains territoires par les terroristes ("By helping governments reclaim full sovereign control over their territory, we make ourselves more secure"), - empêcher le recrutement de nouveaux terroristes "en répandant l'espoir de la liberté à travers le Moyen- Orient" ("we're working to deny terrorists new recruits, by defeating their hateful ideology and spreading the hope of freedom"). Le Moyen-Orient est donc bien la zone centrale où viennent se cristalliser toutes les menaces terroristes. Le président G.W. Bush conclut son discours sur le thème de la sécurité globale, à savoir que tant qu'il n'y aura pas la paix au Moyen-Orient, la sécurité des ressortissants américains ne sera pas acquise : "And we see a day when all the nations of the Middle East are allies in the cause of peace.We fight for this day, because the security of our own citizens depends on it. This is the great ideological struggle of the 21st century -- and it is the calling of our generation". La lutte contre le terrorisme est ainsi l'actuelle "mission" (a priori à long terme) des Etats-Unis, comme l'ont été au cours du 20ème siècle la lutte contre le régime nazi, puis contre le régime soviétique pendant la guerre froide; mais le président Bush estime qu'il faut désormais agir sans attendre : "And now, freedom is once again contending with the forces of darkness and tyranny. This time, the battle is unfolding in a new region -- the broader Middle East. This time, we're not waiting for our enemies to gather in strength. This time, we're confronting them before they gain the capacity to inflict unspeakable damage on the world, and we're confronting their hateful ideology before it fully takes root". Le discours "Global War on Terror"est bien la justification de la politique de protection offensive des Etats-Unis sur deux fronts, militaire et idéologique :"I'll explain the strategy we're pursuing to protect America, by defeating the terrorists on the battlefield, and defeating their hateful ideology in the battle of ideas". Voir aussi : Progress In The War On Terror
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Somalie Obtention d’un accord de paix provisoire Sabrina RAHMANI
Le 4 septembre 2006, à Khartoum, les Tribunaux islamiques de Somalie et le gouvernement fédéral de transition ont signé un accord de paix provisoire. Ce document, signé sous l’égide de la Ligue des Etats arabes comporte quatre points. Ainsi, il prévoit la formation d'une armée nationale et d'une force de police qui intégreraient les milices islamiques, le gouvernement de transition et les autres milices locales. Les parties s'engagent également à ne pas soutenir les seigneurs de guerre, à ne pas se combattre, ni se réarmer. Elles s’engagent aussi à appliquer l'accord du 22 juin sur une reconnaissance mutuelle et une cessation des hostilités. Elles ont par ailleurs affirmé leur volonté de coexister pacifiquement avec les pays voisins et de demander aux Etats de la région de respecter l'intégrité territoriale de la Somalie. Le gouvernement de transition et les islamistes ont également décidé de reprendre les négociations sur le partage du pouvoir le 30 octobre prochain, après la période du mois du ramadan. Le chef de la délégation des islamistes, M. Ibrahim Hassan Addow, a déclaré que cet accord ouvrait la voie à la pacification de la Somalie. De son côté, le vice-premier ministre du gouvernement de transition, M. Abdullahi Cheikh Ismail, a déclaré que le peuple somalien était fatigué de la guerre et que le temps de faire la paix était arrivé. Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan, s'est félicité de la conclusion de cet accord et a salué les parties pour cette contribution positive aux efforts visant à résoudre leurs divergences par le biais d'un dialogue et de consultations, et ce, afin de réaliser une paix et une stabilité durables en Somalie. Il a par ailleurs encouragé les parties à mettre en œuvre ce qui a été accepté jusqu’à présent et à faire tout leur possible pour garantir un environnement favorable au prochain tour des pourparlers, au cours desquels seront examinées des questions politiques, de partage des pouvoirs et de sécurité cruciales. Toutefois, entre les milices des Tribunaux islamiques et du gouvernement fédéral de transition, l'épreuve de vérité est engagée au sujet du déploiement d'une force de maintien de la paix. En effet, le 5 septembre, une réunion à Nairobi de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), organisme regroupant des pays de la région et présidé par le Kenya, s'est à nouveau engagée à déployer en Somalie une force de maintien de la paix baptisée IGASOM. Cette force devrait compter plus de 7 000 hommes, des soldats ougandais et soudanais, comme l'IGAD l'avait annoncé le 18 août. Le calendrier prévoit un arrivée en Somalie d'ici à la fin septembre. Le même jour, à Mogadiscio, environ 7000 personnes ont manifesté à Mogadiscio contre le déploiement d’une force internationale de paix en Somalie. Les manifestants ont défilé dans les rues de Mogadiscio contre la tenue à Nairobi d’une réunion des pays membres de l’IGAD à propos de l’accord de paix provisoire entre le gouvernement de transition et les islamistes et du déploiement d’une force de paix internationale. Le chef du comité exécutif du Conseil suprême islamique de Somalie, M. cheikh Sharif Ahmed, a qualifié le déploiement de l'IGASOM de conspiration contre son pays. Par ailleurs, le 7 septembre, le Conseil suprême islamique de Somalie a appelé l’ONU et les organisations internationales d’aide à revenir en Somalie, assurant que rien ne leur arrivera, tout en précisant qu’il n’acceptera jamais la présence de troupes étrangères dans le pays. En revanche, le gouvernement fédéral de transition du président Abdullai Yusuf souhaite l'arrivée de l'IGASOM.
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Relation de partenariat de l'OTAN avec AfghanistanAnne Rainaud
Le 6 septembre 2006, le Secrétaire général de l’OTAN, Jaap de Hoop Scheffer et le Président afghan Hamid Karzaï, ont signé la Déclaration de l’OTAN et de la République islamique d’Afghanistan. Celle-ci a pour objectif de fixer "un cadre de coopération durable au sein d'un partenariat" selon le communiqué réalisé par l'Organisation. Cette déclaration s'articule autour des points suivants. Tout d'abord sont rappelées les idées maîtresses du rapprochement de l'OTAN et de l'Afghanistan (aide à la construction d'une zone démocratique et stable dans l'optique future d'une capacité de cet Etat à assurer sa propre sécurité, son fonctionnement par une bonne gouvernance, le respect de l'Etat de droit, de la justice ...). Cette déclaration esquisse un avenir sans ombre mais dans un certain lointain puisqu'elle dipose que "dans le long terme, l'Afghanistan aspire à contribuer à la sécurité et la stabilité en prenant part dans des opérations de conduite de maintien de la paix". Un second point met en avant les principes essentiels de la coopération, à savoir que celle-ci doit être réaliste quant aux besoins des afghans et la capacité d'aide de l'OTAN, tout en ayant à s'appuyer sur le rôle de l'ISAF et des autres acteurs, sans duplication des efforts. Les principaux domaines de coopération sont énumérés au point 11 de la Déclaration : la réforme de la défense, l’établissement d’institutions de défense et les aspects militaires de la réforme du secteur de la sécurité, et sur d’autres aspects mutuellement identifiés, notamment la promotion de l’interopérabilité des forces de l’armée nationale afghane (ANA) avec celles des pays membres de l'OTAN. Cette déclaration s'inscrit dans le prolongement du programme de coopération développé par les ministres des Affaires étrangères en décembre 2005, en réponse à la demande du président Karzaï pour une coopération à long terme avec l'OTAN. Mais cette dernière ne se limite pas à ce seul programme, ce qui rend compte de l'importance des liens tissés entre l'Organisation et l'Afghanistan et le rôle que souhaite avoir l'Organisation dans cette zone. Notons qu'en juillet 2006 (cf. communiqué de presse OTAN du 28 juikllet 2006), le Conseil de l'OTAN a autorisé l'expansion de missions dans le sud de l'Afghanistan, augmentant ainsi officiellement la présence de l'OTAN dans le pays. (AR).
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Nomination des experts de la Commiss |