Philippe WECKEL-- Anne RAINAUD-- Roland ADJOVI-- Guillaume AREOU-- Sarah CASSELLA-- Danilo COMBA-- Florina COSTICA-- Tidiani COUMA

Fatma RAACH-- Sabrina RAHMANI-- Virgile RENAUDIE-- Karine RINALDI-- Jacobo RIOS RODRIGUEZ

Antonella SAMPO-- Noémie SIMONEL-- Sébastien TOUZE -- Sabrina URBINATI

 

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Sommaire

 

 
 

 

 

 
 

 

 

 
 

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

 
 

 

 

 
 

 

 

 
 

 

 

 
 

 

 

 
 

 

 

 
 

 

 

 
 

 

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Le Panama élu membre non permanent au Conseil de Sécurité

Fatma RAACH

 

Après 48 tours de scrutin et suite au retrait du Guatemala et du Venezuela, qui n’ont pu être départagés, le Panama a été élu le 7 novembre 2006 à l’Assemblée générale membre non permanent du Conseil de sécurité pour le siège Latino-américain. De ce fait, à côté des cinq membres permanents - Chine, États-Unis, Fédération de Russie, France et Royaume-Uni -, le Conseil de sécurité sera composé à partir du 1er janvier 2007 de l'Afrique du Sud, de la Belgique, du Congo, du Ghana, de l'Indonésie, de l'Italie, du Panama, du Pérou, du Qatar et de la Slovaquie, pour les membres non permanents.

 

 

 

OTAN

l'avenir de l'Organisation

Anne RAINAUD

 

Lors de la conférence Security Defence Agenda (SDA) à Bruxelles le 6 novembre 2006, le Secrétaire général de l'OTAN a fait un discours qui annonce déjà le futur sommet de Riga des 28 et 29 novembre 2006. Il a ainsi exposé clairement certaines prises de position sur le devenir de l'OTAN tout en pointant les progrès que cette organisation aura à accomplir pour réussir sa transformation. Les points forts de ce discours à signaler sont les suivants :

D'une part, le refus d'une Organisation globlale, "gendarme du monde" : selon le Secrétaire de l'OTAN, "we don’t need a global NATO. That is not what our transformation is all about. The kind of NATO that we need – and that we are successfully creating – is an Alliance that defends its members against global threats: terrorism, the spread of weapons of mass destruction and failed states. To counter these threats, NATO doesn’t need to become a “gendarme du monde”. What we need is an increasingly global approach to security, with organisations, including NATO, playing their respective roles.

D'autre part, le Secrétaire général Jaap de Hoop Scheffer a énoncé 6 points fondamentaux pour l'OTAN afin de pouvoir valablement répondre aux attentes et sollicitations croisantes à son égard.

Premier point : la nécessité de poursuivre la progression de la capacité opérationnelle de l'OTAN, valorisée par un bon système de planification. Dans cette perspective, sera publiée à Riga le "Comprehensive Political Guidance", afin d'exploiter le plus judicieusement possible les moyens importants de l'Organisation.

Deuxième point partage plus équitable des risques et des charges; sur le plan financier, le Secrétaire général prévoit que la règle "costs lie where they fall" devrait être revue dans un souci de solidarité. De même, lors de la projection des troupes et moyens, les Etats ne devraient pas pouvoir brandir des limitations et restrictions qui affaiblissent l'OTAN lors du passage à l'action.

Troisième point : besoin d'une meilleure coordination avec les autres acteurs, ONU, Union Européenne, ONG.

Quatrième point : développer les partenariats de l'OTAN, notamment sur le plan qualitatif dans le but d'établir une plus grande cohérence, et sur le plan géographique, en tissant des liens avec la région Asie pacifique.

Cinquième point : renforcer le dialogue politique; la sécurité doit pouvoir être appréhendée de façon large sans se limiter aux seules questions des moyens.

Sixième point : rapprocher l'OTAN et l'Union Européenne ("break the deadlock in the NATO-EU relationship"): le Sécrétaire général souligne que les deux acteurs devraient harmoniser leur transformation mutuelle et éviter toute duplication. Non sans une certaine note d'humour teintée d'incontestable réalisme, Jaap de Hoop Scheffer conclue sur ce point ainsi : "NATO and the EU are in the business of security, not engaged in a beauty contest".

In fine, le Sécrétaire général espère qu'un certain nombre des ces différents objectifs seront traités lors du sommet de Riga, mais annonce déjà que d'autres sommets ultérieurs seront nécessaires pour mener à leur terme ces différentes étapes de la transformation de l'OTAN.

 

 

OSCE et crimes de haine :

liens avec la sécurité internationale

Anne RAINAUD

 

L'OSCE, lors d'une réunion qui s'est tenue à Vienne le 10 novembre 2006, organisée par l'ODIHR ( Office for Democratic Institutions and Human Rights), encourage les Etats membres à réaliser des efforts dans la collecte de données et de statistiques fiables relatives aux crimes de haine, lesquels incluent les manifestations violentes de racisme, xénophobie, anti-sémitisme et autres formes de discriminations, dont celles contre les musulmans précise le communiqué de presse de l'OSCE du 10 novembre 2006. L'Organisation souligne le lien manifeste entre le développement de la haine (contre les Roms, entre communautés, religions ou encore ethnies ...) et la menace à la sécurité et à la stabilité de la région de l'OSCE (cf. les propos de Christian Strohal, Directeur de l'ODIHR, rapportés dans le communiqué précité). Ainsi, est-il nécessaire pour une action efficace des Etats, qu'ils disposent d'éléments pertinents d'information pour évaluer la nature et l'étendue des crimes de haine afin qu'ils puissent en connaissance de cause, adopter une stratégie dans ce domaine et prendre en conséquence des mesures en amont et en aval des crimes de haine. Les Etats pourront s'inspirer utilement du rapport de l'ODHIR publié en octobre 2006 (Report on Challenges and Responses to Hate-Motivated Incidents in the OSCE Region). En effet, l'OSCE met en exergue un problème de sécurité extrêmement sensible tant à l'échelle de l'ensemble de la communauté internationale que celle strictement nationale et les travaux de l'ODHIR mériteraient une attention toute particulière.

 

 

 

Référendum sur l'indépendance et les élections en Ossétie du Sud

Florina COSTICA

 

Le 12 novembre 2006 aura lieu en Ossétie du Sud un référendum sur l’indépendance de cette république autoproclamée au sein de la Géorgie, suivi par les élections présidentielles.

D’après RIA Novosti, les électeurs devront se prononcer sur la question suivante : « Etes-vous d'accord pour que la République d'Ossétie du Sud maintienne son statut actuel d'Etat indépendant et soit reconnue par la communauté internationale ? ». Parallèlement au référendum, les habitants d'Ossétie du Sud éliront leur président (les élections précédentes se sont déroulées en 1996 et 2001), parmi quatre candidats enregistré par une « Commission électorale centrale de la république ». Il reste à noter que 20. 000 électeurs pourront voter en Russie, dans six bureaux de vote aménagés à cet effet en Ossétie du Nord.

La position des Etats- Unis et de l’UE a déjà été exprimée à l’égard de ce référendum, de ses conséquences, ainsi que des élections qui suivront, depuis le 9 novembre dernier : refus de les reconnaître et réitération de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la Géorgie.

Le rapprochement géorgien de l’UE et de l’OTAN (voir communique de presse du 10 novembre 2006, visite en Bulgarie de M. Bezhuashvili) n’est certainement pas anodin pour le soutien de Moscou à ce référendum. Les ministres des Affaires étrangères russe et géorgien  se sont rencontrés en début du mois, lors de la réunion des ministres de la BSEC, sous la présidence russe. Le départ du ministre géorgien de la Défense, M. Irakli Okrouashvili, est perçu par les politologues russes comme un « espoir » pour la solution des conflits en Ossétie du Sud et Abkhazie, tandis que dans un commentaire du service de presse du MAE russe parvenu à RIA Novosti, « […] indépendamment de la reconnaissance internationale des résultats du référendum en Ossétie du Sud, ceux-ci seront en tout cas l'indicateur des humeurs et des préférences de la population sud ossète, ce qui doit être pris en compte dans la politique réelle ».

De son côté, le Ministère des Affaires étrangères géorgien (voir communiqué du 9 novembre 2006), en soulignant la nécessité de contrebalancer le poids de la Russie dans le format actuel des négociations pour la résolution des « conflits  gelés » sur son territoire, a appelé la Russie  « à respecter ses obligations internationales et à jouer un rôle constructif » dans le réglement de ces conflits (voir aussi la déclaration du Ministre des Affaires étrangères géorgien, Mr. Gela Bezhuashvili, le 2 novembre 2006).

Il convient de remarquer aussi la position de la  France : lors de la rencontre le 7 novembre dernier des ministres des affaires étrangères français et géorgien, M. Philippe Douste-Blazy a anticipé la prise de position de l’UE, en soulignant que « la priorité allait à la mise en oeuvre de mesures de confiance ».

Reste à voir jusqu’où ira le soutien de Moscou dans la reconnaissance des résultats de ce référendum, surtout dans le contexte de la conclusion annoncée des négociations d’adhésion de ce pays à l’OMC.

 

archive de Sentinelle 

 Géorgie

Moldavie/Transnistrie

Monténégro

 

 

 

Israël

Droit humanitaire :

Incident de Beit Hanoun

Philippe WECKEL

 

Officiellement en réplique à des tirs palestiniens de Qassam en direction d’Israël, l’artillerie israélienne a frappé un quartier d’habitation dans la banlieue de Beit Hanoun (Bande de Gaza) le mercredi 8 novembre. Douze à quinze obus se sont abattus en deux salves sur plusieurs maisons causant la mort de 19 personnes et faisant 58 blessés dont de nombreux enfants.

Réactions internationales

·         Israël

Le Porte-parole israélien a annoncé le 8 novembre qu’un groupe d’experts allait enquêter sur les faits. D’après les premiers éléments les obus seraient tombés loin de la cible.

“In an effort to disrupt and thwart the launching of rockets at Israeli population centers, the IDF this morning (Nov 8) carried out preventative artillery fire at the launching sites of the Kassam rockets. The fire was directed at the area from which Kassam rockets were fired yesterday at Ashkelon, in order to prevent further launches at the city. In the past 24 hours alone, more than 10 Kassam rockets have been launched from these areas into Israel.

Following reports of Palestinian civilian casualties, Chief of Staff  Halutz ordered a halt to artillery fire in the Gaza Strip pending investigation.

Preliminary findings indicates that the site in question is far removed from the area towards which the artillery fire was directed. Officers of the IDF Southern Command and Artillery Unit are in the field investigating the incident”.

Le Premier ministre et le ministre de la défense israéliens ont exprimé leurs regrets et confirmé qu’une enquête militaire était diligentée.

·         Etats-Unis

Les Etats-Unis se sont refusés à condamner Israël, relevant que le gouvernement de ce pays a exprimé ses regrets et a enclenché une procédure d’enquête.

Point de presse d u 9novembre 2006 MR. MCCORMACK: “Well, I think that they are continuing to do their look into exactly what happened, but Prime Minister Olmert, himself, personally came out and said that in his investigation in the couple of days since this happened was that there was some error, technical error, that this was not intentionally -- it was not done intentionally”.

·         Union européenne

Déjà le 4 novembre 2006 une déclaration de la présidence de l’Union européenne exprimait l’inquiétude face à l’aggravation de la situation des populations à Gaza :

« La présidence de l'Union européenne s'inquiète profondément des aggravations de la violence à Gaza. La présidence déplore le nombre croissant de victimes civiles provoquées par les opérations militaires israéliennes. Le droit des Etats à se défendre ne peut justifier une utilisation disproportionnée de la violence ou des actions contraires aux lois humanitaires internationales »

Le ton change dans la Déclaration du 8 novembre puisque la Présidence de l’UE se déclare «scandalisée par les nouveaux décès de civils dus à l'opération israélienne à Gaza. La présidence demande à Israël de mettre fin à son action militaire à Gaza et aux Palestiniens de cesser les tirs de roquettes sur le côté israélien. La spirale de la violence aura des conséquences graves sur la sécurité et la situation politique dans la région ».

Dans une communication le Ministre français des affaires étrangères a déclaré que « la France condamne les tirs d'artillerie indiscriminés dans des zones habitées qui interviennent en violation du droit international humanitaire et notamment des conventions de Genève. Le droit d'Israël à exercer sa défense ne peut être remis en cause, mais celui-ci doit s'exercer dans le respect du droit international humanitaire » (Point de presse du  8 novembre 2006, « exercer sa défense » et non pas user du droit de légitime défense).

Le Secrétaire d’Etat britannique a souligné qu’Israël devait respecter ses obligations de préserver la population civile lors de ses attaques 'The British government has repeatedly expressed its deep concern over mounting casualties and civilian suffering in Gaza in recent months, and raised these concerns with the Government of Israel. Israel must respect its obligation to avoid harming civilians. It is hard to see what this action was meant to achieve and how it can be justified.

·         Russie

Dans sa déclaration du 8 novembre le ministère russe des affaires étrangères relève en termes mesurés l’inadéquation des méthodes militaires utilisées par Israël :

“We consider that the Israeli army's actions go beyond the declared aims to prevent firings at Israel from Gaza and lead to a further exacerbation of the situation in Palestinian-Israel relations”.

·         ONU

Le Secrétaire général de l’ONU est demeuré très prudent en ce qui concerne l’analyse des faits dans son message du 8 novembre (dépêche):

« Pas plus tard que vendredi dernier, le Secrétaire général avait exprimé son inquiétude au sujet du nombre croissant de victimes causées par les opérations de l’armée israélienne dans le nord de Gaza, étant entendu que de telles opérations font inévitablement des victimes civiles.  Le Secrétaire général rappelle aux deux parties leurs obligations en vertu du droit international humanitaire en ce qui concerne la protection des civils dans les conflits armés.

Le Secrétaire général réitère son appel au Gouvernement israélien pour que cessent immédiatement ses opérations militaires à Gaza et il invite également la partie palestinienne à mettre fin aux attaques contre des cibles israéliennes.

En outre, il prend note de la décision annoncée par le Gouvernement israélien de faire toute la lumière sur cet incident et il attend, avec impatience, les premiers résultats de l’enquête »

Au Conseil de sécurité de nombreuses délégations ont participé le 9 novembre au débat consacré à la situation au Proche Orient. (Communiqué). On retiendra notamment que le Qatar a présenté un projet de résolution au nom des Etats arabes. « Ce texte prévoit notamment la fin de l’« agression » israélienne, la mise en place d’un couvre-feu mutuel et l’envoi d’une force d’observation des Nations Unies pour en surveiller le plein respect par les parties au conflit.  Certaines délégations, notamment celle de la Malaisie, ont même estimé que l’heure était venue pour le Conseil de sécurité d’autoriser le déploiement d’une force d’interposition et de protection dans les territoires palestiniens occupés, une idée évoquée depuis près de 40 ans ».

Au conseil de sécurité les Etats membres de l’Union européenne ont adopté une approche qui paraît unitaire. On remarque cependant que le représentant britannique a expressément demandé à Israël l’engagement de poursuites à l’encontre des militaires responsables de la bavure. Le représentant de la France a renouvelé la condamnation des « tirs israéliens contre des zones peuplées par des civils palestiniens, en violation de la quatrième Convention de Genève ».  Jean-Marc DE LA SABLIERE a évoqué aussi « la mise en place éventuelle d’un mécanisme de protection des populations civiles, auquel il faudrait réfléchir en liaison avec le Secrétaire général 

 Cette affaire est troublante. On ne peut manquer de s’interroger sur la cible qui aurait été visée par les artilleurs et qui serait éloignée du lieu des impacts. On constate aussi que la maison qui a été frappée par plusieurs obus avait été occupée par les troupes israéliennes jusqu’à leur retrait de Beit Hanoun, quelques heures avant le drame. L’immeuble avait été choisi comme poste d’observation en raison de sa position dominante.  Et c’est cette construction, vraisemblablement repérable de loin, qui a été la plus touchée dans une canonnade de fin de nuit (5 heures 30) ? Une présomption de bavure militaire pèse ainsi sur les faits. L’expression de « bavure » est d’ailleurs utilisée officiellement. Toutes les armées du monde sont à la merci de la bêtise des hommes, mais on attend des autorités israéliennes qu’elles adoptent le comportement des gens d’honneur, c’est-à-dire qu’elles diligentent une enquête transparente et impartiale et, en fonction de l’issue, qu’elles s’emploient à faire condamner les responsables et assurent l’indemnisation intégrale des victimes.

Les artilleurs en cause sont responsables d'une terrible tragédie et d'une immense injustice, mais ils ont aussi versé une belle louchée d'huile sur le brasier du Proche Orient.

Bien entendu, l’incident soulève la question plus générale des méthodes militaires employées par Israël et du moyen de rétablir cette protection dont les populations ont droit même dans les circonstances de conflit armé.

le 11 novembre le projet de résolution présenté par le Qatar au Conseil de sécurité a obtenu 10 voix pour, le Danemark, la Grande-Bretagne, le Japon et la Slovaquie se sont abstenus et les Etats-Unis ont voté contre, bloquant ainsi l'organe du maintien de la paix.

 

Quai d'Orsay

POINT DE PRESSE DU 10 NOVEMBRE 2006

...

7 - PROCHE-ORIENT

(Quelle est la position de la France concernant le projet de résolution au Conseil de sécurité ? Allez-vous voter ce projet présenté par le Qatar, allez-vous le modifier, allez-vous voter contre ? Quelle sera votre position ?)

Des consultations ont été engagées sur la base du projet qui a été préparé par le Qatar. Un travail a déjà été fait, notamment avec la délégation du Qatar, qui a bien voulu prendre en compte un certain nombre d'amendements qui ont été proposés. C'est un peu le débat habituel sur ce type de résolution. Certains amendements visent à rééquilibrer un peu le texte pour le rendre plus acceptable par le Conseil de sécurité et pour faire en sorte qu'il ait des chances d'être adopté. Ces amendements ont été assez largement pris en compte par le Qatar. Notre sentiment, du côté français, est qu'il y a une perspective positive en ce qui concerne ce texte. Tant que le vote n'est pas intervenu, je ne peux pas vous dire dans quel sens nous allons voter, mais nous voyons d'un oeil favorable le projet tel qu'il a été remanié par le Qatar.

(On dit que les Américains seraient contre ?)

C'est une négociation confidentielle, mais on peut imaginer quels sont les éléments qui font débat dans ce projet de résolution du Qatar.

Nous, du côté français, nous considérons qu'il est utile que le Conseil de sécurité réagisse, compte tenu de ce qui s'est passé. Nous considérons qu'il est également utile que l'on puisse faire la lumière sur ce qui s'est passé et que l'on appelle à mettre fin aux actes de violences.

Un peu comme à l'habitude dans ce type de discussions, la question est de savoir comment l'on prend aussi en compte les préoccupations d'Israël en termes de sécurité, qui sont aussi des préoccupations légitimes. Le fait que les Palestiniens doivent prendre des dispositions pour mettre fin aux tirs de roquettes. C'est ce débat qui se déroule actuellement et, comme je l'ai dit, nous avons le sentiment que le Qatar a pris en compte un certain nombre de nos observations. Du côté français, je ne peux pas vous dire quelle position nous prendrons à la fin, mais nous avons le sentiment que cela évolue plutôt bien. Ensuite, vous me parlez de la position américaine, je ne peux pas m'exprimer à la place des Etats-Unis. On sait que sur ce thème, au Conseil de sécurité, les Etats-Unis ont souvent une attitude qui est celle que l'on connaît.

(Il paraît que le texte demande l'envoi d'une force des Nations unies entre les Israéliens et les Palestiniens. Est-ce juste et si c'est effectivement dans le texte, serait-ce pour cela que les Américains n'en veulent pas ?)

Je ne crois pas que cela figure dans le dernier état du texte et je ne sais pas si c'est le problème principal pour les Américains.

(Lundi à Bruxelles, vous aborderez certainement la question palestinienne. Qu'est-ce que la France demandera à ses partenaires européens au vu de la dégradation très sérieuse et meurtrière de la situation à Gaza où l'on a maintenant 300 morts en quelques mois.

La France poussera-t-elle l'Union européenne à faire une déclaration à ce sujet ?)

Lundi, il est prévu qu'il y ait des conclusions du Conseil Affaires générales et Relations extérieures à ce sujet, conclusions qui ne seront pas très surprenantes. Notre idée est qu'il faut réagir comme nous l'avons fait à titre national. Nous souhaitons qu'il y ait un message assez ferme qui soit adressé aux autorités israéliennes leur disant que ces bombardements indiscriminés de zones habitées par des populations civiles sont condamnables, comme nous l'avons dit à titre national. Nous voulons qu'il y ait un message assez ferme.

Ce qui est également important au niveau européen, et le ministre l'a dit lorsqu'il a vu M. D'Alema ici à Paris, c'est que l'Union européenne soit prête de façon très rapide à s'engager derrière un gouvernement d'union nationale palestinien si ce gouvernement se constituait. Or, les dernières nouvelles sont un peu plus encourageantes que celles que nous avions hier ou avant-hier. Il y a des déclarations de responsables Palestiniens qui laissent entendre que, peut-être, cet objectif n'est pas impossible à atteindre. Ce que le ministre a dit avec M. D'Alema c'est qu'il fallait vraiment que l'Union européenne soit prête, très rapidement, à soutenir un tel gouvernement, car cela nous paraît être un élément de nature à débloquer, au moins partiellement, la situation.

(Sur Beit Hanoun, vous avez dit, que vous vouliez savoir exactement ce qui s'est passé et qu'il fallait une réaction vigoureuse du Conseil de sécurité. A quoi pensez-vous ? Parlez-vous d'une commission d'enquête indépendante ?)

D'abord, les Israéliens ont dit qu'ils allaient mener une enquête. Il faudra voir si cette enquête est menée et si elle est menée dans des conditions qui soient acceptables par la communauté internationale. Mais nous n'excluons pas qu'il y ait d'autres moyens qui soient utilisés, à l'appréciation du Secrétaire général des Nations unies, si nécessaire.

Nous pouvons, par exemple, envisager une "fact finding mission" qui se rende sur place pour voir ce qui s'est passé et pour rendre compte.

Pour répondre à votre question, nous n'excluons pas quelque chose de plus que l'enquête israélienne.

(L'ambassadeur israélien a dit que c'était la première fois qu'il y avait un bombardement de ce type sur des civils. Mais il y a eu des précédents. Ce sont des erreurs "techniques" qui arrivent souvent. Ne pensez-vous pas qu'il faut pousser pour une enquête internationale sur cette question ?)

Encore une fois, nous souhaitons une résolution des Nations unies, cette résolution doit être votée. Il faut que nous trouvions des éléments d'une résolution qui soient acceptables par les membres du Conseil de sécurité. Dans ce cadre-là, nous essayons de pousser l'idée qu'il puisse y avoir un rôle pour les Nations unies, à travers une "fact finding mission". C'est ce genre de choses qui est en train d'être discuté à New York. Il faut des idées qui soient suffisamment réalistes pour être acceptées par le Conseil de sécurité. Sans quoi, ce serait quelque chose qui serait un coup d'épée dans l'eau.

(D'habitude, quelles sont les prérogatives d'une telle mission ?)

Une "fact finding mission", comme son nom l'indique, va sur le terrain, pour voir quels sont les faits et ce qui s'est passé, auprès des différentes parties. C'est le moyen d'avoir un rapport totalement impartial sur les événements.

(Pouvez-vous nous donner la position de la France sur le principe de l'envoi d'une force d'interposition à Gaza, par exemple, s'il y a des idées qui tournent autour de cela ?)

Nous n'en sommes pas du tout là. Comme au Liban, ce type de force ne règle rien si elle ne s'appuie pas sur un accord politique. Envoyer une force dans une situation où il n'y a pas d'accord entre les parties, c'est la vouer à l'échec.

(Et si les conditions existent pour un envoi ?)

Notre représentant permanent, dans son intervention devant le Conseil de sécurité, a évoqué l'idée d'un mécanisme de protection des populations civiles. Il a dit, je cite "nous nous interrogeons sur la mise en place éventuelle d'un mécanisme de protection des populations civiles." Ce n'est pas forcément une force, je tiens bien à souligner cela. Nous ouvrons le débat et nous sommes prêts à réfléchir.

 

 

Opposition au projet de résolution du Qatar

explications américaines

 

Secretary Condoleezza Rice                                                    
Washington, DC                                                                
November 11, 2006      
                                                        
                                                                       
On November 8, Israeli artillery shells were fired into a residential area of  
Beit Hanoun, killing 17 civilians. The injuries and loss of life, and          
especially the deaths of a number of young children, were tragic. That day,    
President Bush conveyed deepest condolences on behalf of the United States. The
President called on all parties to act with care so as to avoid any harm to    
innocent civilians.                                                            
                                                                       
The Israeli government has apologized for the incident and stated that it did  
not intend to fire on Beit Hanoun. It has promised a thorough investigation.  
The United States calls on Israel to report its findings as soon as possible  
and to take appropriate steps to avoid a repetition of these events.          
                                                                       
Today, the United States was compelled to vote against a resolution in the    
United Nations Security Council because the resolution would have used the    
tragic incident in Beit Hanoun to advance a one-sided political agenda. We do  
not believe the resolution was designed to contribute to the cause of peace.  
Among other things, the resolution included an unsubstantiated determination  
that Israel had violated international law. The resolution included            
inflammatory and unnecessary language that would aggravate the situation in    
Gaza. The resolution, moreover, failed to include any reference to terrorism or
to condemn Hamas for its threats to broaden the attacks against Israel and the
United States.                                                                
                                                                       
The United States calls on all sides to undertake their obligations, as spelled
out in the Roadmap, in order to realize the vision of two states, Israel and  
Palestine, living side by side in peace and security.                          
                                                                       
 

 

Nécessité et proportionnalité dans l'attaque.

Obs. Certaines méthodes de combat sont en principe contraires aux Conventions de Genève lorsqu'elles sont utilisées dans les zones urbaines. En principe parce que la matière ne fait pas l'objet d'interdictions absolues. Sont prohibées au milieu des habitations les armes qui ne permettent pas de viser spécialement la cible militaire en préservant les biens et personnes civiles alentour. En toutes circonstances il faut utiliser le type d'arme qui est adapté à la situation, celui qui répond au principe de discrimination des cibles civiles et militaires. Le bombardement de zone (les tapis de bombes de la Seconde guerre mondiale) ou l'utilisation de bombes à sous munitions sont ainsi clairement inappropriés en milieu urbain. De même, dans les circonstances de l'espèce, le recours à l'artillerie est manifestement contraire au droit humanitaire. D'ailleurs quel était l'avantage militaire raisonnablement attendu de l'attaque ? L'objectif de neutraliser les tireurs palestiniens pouvait-il être atteint par ce procédé ? La réplique à l'artillerie est intervenue quelques heures après l'explosion des missiles palestiniens. Les artilleurs n'avaient pratiquement aucune chance d'atteindre les combattants palestiniens dont la mobilité est extrême, alors qu'il y avait par contre les plus fortes probabilités, une quasi certitude même, de provoquer des dommages incidents graves.

Ce bombardement de l'artillerie israélienne sur la ville palestinienne de Beit Hanoun était une attaque indiscriminée. De là à dire qu'il s'est agi de représailles contre la population civile, il y a un pas qu'il ne faut pas franchir, celui qui sépare le fait de l'interprétation de ce fait.

L'attaque était manifestement disproportionnée : on a, en quelque sorte, chassé des mouches à la dynamite au milieu des gens. Folie, sottise ou haine criminelle, le comportement est scandaleux.  Une armée honorable donne la priorité dans le recours à la force à la protection de la population civile. On attend d'Israël qu'il ne cherche pas à "couvrir" la "bavure" (PW).

 

 

La justice guatémaltèque accepte de capturer et d’extrader vers l’Espagne 6 accusés d’actes de génocide, tortures et terrorisme d’Etat.

Karine RINALDI et Jacobo RIOS RODRIGUEZ

 

Après le rejet par Interpol le 21 septembre dernier des mandats d’arrêt lancés par le juge espagnol Santiago Pedraz pour vices de forme, la Justice guatémaltèque a répondu cette semaine positivement à la demande d’extradition de l’Audience Nationale espagnole, qui fonde sa compétence sur l’article 23.4 de la Loi organique du pouvoir judiciaire espagnol.

Les mandats d’arrêts sont finalement parvenus à la Cour Suprême de Justice Guatémaltèque le 27 octobre 2006. L’Audience nationale demande aux autorités guatémaltèques de collaborer dans la capture de quatre militaires et deux civils accusés d’actes de génocide, tortures et terrorisme d’Etat, à des fins d’extradition. Les accusés sont les agents Oscar Mejía, Aníbal Guevara et Benedicto Lucas, le colonel Germán Chupina, ainsi que les civils Pedro García Arredondo et Donaldo Alvarez. « A todos ellos se les imputa la comisión de diversos delitos de genocidio, terrorismo, torturas, asesinato y detenciones ilegales (calculándose en unos 250.000 muertos de la etnia maya asesinados, 35 muertos más en el caso de la Embajada de España, más 5 sacerdotes españoles asesinados en diversos puntos del país) llevados a cabo en los periodos en los que ejercieron su mandato los mencionados » (voir le texte du mandat d’arrêt initial). « A todos ellos », mais aussi à Efraín Ríos Montt, ancien dictateur du Guatemala, qui n’est pas concerné par la récente décision du Tribunal Quinto de Sentencia Penal du Guatemala : un recours d’inconstitutionnalité a été présenté contre le mandat d’arrêt le concernant. En outre, il n’occupait pas un poste de responsabilité publique en 1980: « tras el análisis del expediente, se determina que los hechos que se le imputan al señalado no coinciden con la fecha en la que éste fungió como presidente de la Junta Militar de Gobierno y Ministro de la Defensa », signalait le juge Morelia Ríos.

Cette procédure s’intègre dans la longue démarche initié en 1999 par Rigoberta Menchú, qui, n’ayant pas trouvé la réaction attendue devant les tribunaux du Guatemala, a introduit l’affaire auprès des instances judiciaires espagnoles, au moyen d’une plainte pour l’incendie de l’ambassade d’Espagne au Guatemala en 1980. Cet événement a  provoqué la mort 39 personnes, dont son père. Parmi les victimes se trouvaient aussi trois nationaux espagnols. Il ne s’agirait toutefois que d’un incident de plus précédant tous ceux qui ont constitué, à partir de 1982, le « Plan nacional de Seguridad y Desarrollo », une stratégie dont la mise en œuvre est à l’origine de la mort de 200 000 personnes et de la disparition de 500 000 individus.

Le directeur de la Fondation Rigoberta Menchú Tum (FRMT), Eduardo de León, s’exprimait ainsi : « l’Etat a le défi de démontrer sa volonté de juger le génocide ». Il restait à démontrer que cette volonté s’inscrivait dans une démarche effective et non pas dans une déclaration d’intentions dépourvue de conséquences juridiques. Dans ce sens, et comme la première réponse à ce défi, le 7 novembre la justice guatémaltèque arrêtait la première des six personnes recherchées par la justice espagnole, Angel Aníbal Guevara, ancien ministre de la défense pendant le régime militaire de Fernando Romeo Lucas (1978-1982). Celui-ci se rendait de lui-même à la police.

Malgré les progrès réalisés, la situation de Ríos Montt s’avère contraire au mandat d’arrêt international qui fait un lien explicite entre l’exercice du pouvoir de celui-ci et les actes de génocide commis au début des années 80. L’interprétation effectuée par le tribunal du Guatemala n’est pas conforme à la volonté exprimée par l’Audience Nationale espagnole et risque de s’avérer trop restrictive. Sans doute, et comme le signale le mandat d’arrêt initial, « la concepción en la protección jurídica de los derechos humanos a nivel internacional ha pasado desde considerarlo como un hecho vinculado a la soberanía nacional [...] a entender que los mismos son un patrimonio inseparable del ser y la raza humana [...] convirtiéndose, por tanto, la Comunidad internacional (como conjunto de Estados) en su garante ».

L’accord d’Oslo du 23 juin 1994 créait la Commission pour l’Eclaircissement Historique (CEH), présidée par Christian Tomuschat, et composée de Otilia Lux De Coti, représentante des communautés indigènes ainsi que d’Edgard Alfredo Balsells Tojo. Les conclusions du rapport final de la Commission établissent les tragédies de l’affrontement armé, relatant ce climat d’Etat autoritaire excluant les minorités depuis l’indépendance du pays en 1821. L’Etat et les paramilitaires sont reconnus responsables de 93 % des violations des droits de l’homme, ayant commis des massacres et dévastations du peuple Maya, des disparitions forcées, exécutions arbitraires, viols des femmes, recrutements forcés, génocide, déni de justice… La guérilla est quant à elle responsable de 3 % des violations des droits de l’homme ; des particuliers, et notamment des grands propriétaires agricoles dans les zones rurales ont également pris acte aux exactions. 

Dans ses recommandations, la CEH demandait à l’Etat de prendre des mesures pour préserver la mémoire des victimes, des mesures de réparations, des mesures orientées vers le développement d’une culture de respect mutuel et de respect des droits de l’homme, ainsi que visant à renforcer le processus démocratique.

Mais cette Commission n’avait pas pour objectif d’individualiser les responsables ; elle devait faire la lumière sur les violations des droits de l’homme commises pendant les 36 années de conflit interne et identifier les responsabilités institutionnelles. Sans responsabilités établies, l’Histoire ne risque-t-elle pas de recommencer ? Le chemin de la réconciliation semble difficile au Guatemala, car ceux qui ont violé les droits de l’homme ont toujours un certain pouvoir. Après les Commissions Vérité et Réconciliation, cette société a besoin de vraie justice. Peu à peu du terrain est juridiquement gagné, mais suffira-t-il pour rattraper le manque de volonté politique ?

 

 

Obs. Compte tenu des entraves et des pressions exercées au Guatemala les procès en Espagne vont apporter la distance et la sérénité nécessaires à une bonne administration de la justice. Cette extradition de nationaux s'apparente donc à une forme de "délocalisation" des procès (PW).

 

 

Tribunal spécial irakien :

Condamnation à mort de Saddam Hussein

Valérie GABARD 

 

Le 5 novembre 2006, l’ancien dictateur irakien Saddam Hussein a été condamné pour crime contre l’humanité par le Tribunal spécial irakien à la peine de mort par pendaison. Cette condamnation intervient dans le cadre du premier procès ouvert à l’encontre de l’ancien dirigeant. Au cours de ce procès qui a débuté le 19 octobre 2005, l’ancien président devait répondre, avec sept autres responsables irakiens, du massacre de Doujaïl. Les personnes assassinées et torturées en juillet 1982 dans ce village l’auraient été en représailles à une tentative d’attentat à l’encontre du convoi de Saddam Hussein alors qu’il traversait le village. Il était reproché à Saddam Hussein d’avoir ordonné et supervisé le meurtre de plus de 140 Chiites.

 Cette condamnation marque l’aboutissement d’un procès que l’on peut aisément qualifier de chaotique. Le procès de Saddam Hussein a en effet, été plusieurs fois suspendu et interrompu et certains membres de l’équipe de la défense de Saddam Hussein ont été assassinés. Dans sa plaidoirie, le procureur avait requis la peine de mort pour Saddam Hussein, Barzan al-Tikriti et Taha Yassine Ramadan, peine retenue pour les trois intéressés. L’article 27 du Statut du Tribunal Spécial, prévoit en cas de condamnation à mort son exécution dans les trente jours, mais il prévoit parallèlement dans son article 25 qu’en cas de condamnation à mort, comme en cas de condamnation à perpétuité, une procédure automatique d’appel. Avant toute exécution, la décision du Tribunal spécial irakien devra donc être confirmée devant une Chambre d’appel.

En parallèle, un second procès a débuté contre Saddam Hussein le 21 août dernier. Il concerne la campagne « Anfal » menée en 1988 contre les Kurdes et durant laquelle on estime le nombre de kurdes tués entre 50 000 et 100 000. Dans cette affaire Saddam Hussein est inculpé de génocide, de crimes de guerre et de crime contre l’humanité.

Le jugement de l’ancien dictateur souvent présenté comme un élément en faveur de l’apaisement dans le pays, a bien  au contraire suscité de très vives réactions. Des manifestations violentes contre le jugement ont eu lieu Tikrit ville natale de Saddam Hussein ainsi qu’à Bagdad. Au contraire dans le sud du pays, composé principalement d’une population Shiite les manifestations de joie l’ont emporté. Au plan politique, le premier ministre iraquien Nouri al-Maliki a déclaré qu’il ne s’agissait pas seulement de la condamnation d’un homme mais aussi et surtout la condamnation de cette période noire de l’histoire iraquienne. Au contraire le conseil principal de l’équipe de la défense de Saddam Hussein, Khalil al-Dulaimi a qualifié le verdict de « farce » et affirmé qu’un appel serait interjeté.

Cette condamnation à mort très médiatisée, n’a pas manqué de susciter de nombreuses réactions internationales. Les Etats-Unis ont salué cette condamnation à mort considérant qu’il s’agissait d’un achèvement majeur pour la jeune démocratie irakienne et pour son gouvernement constitutionnel. Cette condamnation constitue une vraie mesure de justice pour les victimes du régime de Saddam Hussein. Il ne fait aucun doute pour le président américain que le procès de Saddam Hussein s’est déroulé dans le respect du procès équitable et il a également réaffirmé son soutien au gouvernement irakien.

Les principales institutions internationales et régionales ont condamné le recours à la peine de mort et parfois même critiqué certains aspects de la procédure.