| Sentinelle No. 96 | VIIIème Sommet de l'Union africaine, 29 et 30 janvier 2007 |
|
| 11 février 2007 | Roland Adjovi & Noémie Simonel |
|
2. Les sommets antérieurs (Roland Adjovi) Depuis le lancement de l'Union africaine en Juillet 2002 à Durban (Afrique du Sud), 6 sessions ordinaires ont été tenues. A Durban même, le premier Sommet a été consacré au lancement de la nouvelle organisation et à quelques décisions indispensables comme l'adoption des règlements intérieurs des organes et la mise en place du Conseil de paix et de sécurité. Au total, 5 décisions et 3 déclarations ont été adoptées. Il faut noter que, déjà, il y avait des propositions d'amendements de l'acte constitutif. La seconde session ordinaire s'est tenue les 10 et 12 juillet 2003 à Maputo (Mozambique). La Conférence a adopté 27 décisions et 8 déclarations. Il faut signaler les déclarations 4, 5 et 7 qui portaient respectivement sur la Conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du Commerce, les Accords de partenariats économiques (APE), et la sécurité alimentaire. Parmi les décisions, on notera la question du terrorisme largement présente, ainsi que la gestion des conflits africains avec la mise en place des mécanismes institutionnels appropriés. La Conférence y a aussi adopté le Protocole relatif aux droits des femmes en Afrique. La troisième session ordinaire s'est tenue à Addis-Abeba (Ethiopie) du 6 au 8 juillet 2004. La Conférence a adopté 22 décisions , 2 déclarations et 1 motion de remerciements. On peut souligner en particulier les décisions relatives à l'opérationnalisation du Conseil de paix et de sécurité et la constitution de forces de paix en attente, le NEPAD, le parlement panafricain, la fusion de la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples et de la Cour africaine de Justice (Décision 45) et la fréquence des sessions ordinaires de la Conférence. La quatrième session ordinaire s'est tenue à Abuja (Nigéria) du 30 au 31 janvier 2005. La Conférence y a adopté 18 décisions, 2 déclarations et 1 vote de remerciements. Il faut noter que les conflits et les décisions du Conseil de paix et de sécurité ont marqué ce sommet, avec les décisions relatives à la Somalie, à la Côte d'Ivoire, aux relations entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, et au Darfour (Soudan). Est liée à ces questions, l'adoption du Pacte de non agression et de défense commune de l'Union. La Conférence était aussi saisie de propositions d'amendements de la Libye, et a mis sur pied un Comité de Sept pour les étudier. La cinquième session ordinaire s'est tenue à Syrte (Libye) les 4 et 5 juillet 2005. La Conférence a adopté 18 décisions, 4 déclarations et 2 motions de remerciements. Parmi ces décisions, il faut signaler l'institutionnalisation de la conférence des ministres africains de l'économie et des finances (CAMEF) (Décision 73), le rapport de la Commission britannique pour l'Afrique (Décision 74), la fusion des deux Cours (Décision 83), ainsi que la Déclaration de Syrte sur la réforme des Nations Unies (Déclaration 2). La sixième session ordinaire s'est tenue à Khartoum (Soudan) les 23 et 24 janvier 2006. En son temps, nous avions déjà rapporté de façon extensive les décisions de ce sommet (Sentinelle du 5 février 2006). La septième session ordinaire a réuni les chefs d'Etat et de gouvernement à Banjul (Gambie) les 1 er et 2 juillet 2006. La Conférence a adopté 22 décisions et 4 déclarations parmi lesquelles on peut noter l'institutionnalisation de la conférence des ministres de l'intégration (Décision 113), la fusion des deux Cours (Décision 118), l'intégration du NEPAD à la structure de l'Union (Décision 124), le procès de Hissène Habré (Décision 127) à la suite du rapport du comité des éminents juristes africains, la tenue du premier sommet Afrique – Amérique du Sud (Décision 128). A côté de ces sessions ordinaires, la Conférence a déjà tenu cinq sessions extraordinaires. La première a eu lieu à Addis-Abeba (Ethiopie) le 3 février 2003 pour discuter des questions différées lors du premier sommet, notamment les amendements de l'acte constitutif et la mise en place de certains organes. Il semble qu'aucune décision n'a été adoptée, la Commission ayant publié un rapport sur la session. La seconde s'est tenue à Syrte (Libye) les 27 et 28 février 2004. L'activisme libyen a conduit à l'adoption d'une décision sur le développement intégré et durable et d'une autre décision sur le pacte de défense commune. Cette dernière se contente de féliciter le dirigeant libyen pour sa proposition, et de demander à la Commission de réunir des experts pour travailler la question. C'est ainsi qu'est né le pacte de non agression et de défense commune adopté à la session ordinaire suivante. La proposition libyenne a cependant trouvé une bonne place dans une déclaration solennelle sur la politique africaine commune de défense et de sécurité qui traçait déjà, en partie, le cadre du pacte à venir. Une troisième session extraordinaire s'est tenue à Ouagadougou (Burkina-Faso) du 3 au 9 septembre 2004, où les chefs d'Etat et de gouvernement ont discuté de l'emploi et de la lutte contre la pauvreté en Afrique, pour adopter une déclaration. Ils y exposent longuement leur préoccupation, et les bonnes résolutions qu'ils prennent. Cette déclaration est complétée par un plan d'action. Une quatrième session extraordinaire s'est tenue à Addis-Abeba (Ethiopie) le 4 août 2005 où la Conférence s'est penchée sur la réforme des Nations Unies dans la perspective du sommet mondial de septembre. Une décision a été adoptée à cet égard. Elle sera complétée par une seconde décision adoptée lors de la cinquième session extraordinaire le 31 octobre 2005 à Addis-Abeba toujours. |
||
| 1. Introduction | ||
| 2. Sommets antérieurs | ||
| 3. Evolution Institutionnelle | ||
| 4. Environnement | ||
| 5. Paix et sécurité | ||
| 6. Droits de l'homme | ||
| 7. Afrique et Relations internationales | ||
| 8. Conclusion | ||
| 9. Nomenclature | ||
| 10. Quelques liens | ||