Sentinelle No. 96  
VIIIème Sommet de l'Union africaine, 29 et 30 janvier 2007
11 février 2007  
Roland Adjovi & Noémie Simonel
 
 

8. Conclusion (Noémie Simonel et Roland Adjovi)

L'analyse de ce VIIIème Sommet de l'Union africaine ne serait pas complète si nous oubliions que, sur la proposition de l'Ethiopie, 2007 été proclamé l'année du football depuis le Sommet de Khartoum (2006) pour fêter les cinquante ans (encore !) de la Confédération africaine de football et pour préparer la première coupe du monde à se tenir sur le continent (2010) [Assembly/AU/Decl. 1 (VIII)]. Naturellement il échoit à la Commission d'organiser des activités tout au long de l'année en ce sens, ainsi qu'une conférence africaine des ministres du sport. Il faut noter que l'Ethiopie a aussi bénéficié d'une Déclaration sur son millénaire qui s'inscrit donc dans une perspective africaine.

Il faut aussi souligner la Motion de reconnaissance à Son Excellence Olusegun Obasanjo, Président de la République Fédérale du Nigéria [Assembly/AU/Dec. 165 (VIII)]. Cette motion vient exprimer la gratitude des dirigeants africains à leur pair, Olusegun Obasanjo, qui a fait preuve d'un activisme exceptionnel, bien que n'assurant pas la présidence de l'Union. Nous avions déjà mentionné les deux sommets organisés par le Nigéria, l'un sur la sécurité alimentaire et l'autre sur la coopération avec l'Amérique latine, et l'initiative relative à la désertification. Il faut noter aussi que le président nigérian arrive au terme de son mandat sur le plan national, et que des élections se tiendront en avril prochain (Voir aussi le Rapport No. 182 de l'USIP, janvier 2007).

Alors que la question de l'élection des membres de la Commission de l'Union africaine sera débattue lors du prochain sommet de l'Union africaine, en juillet à Accra, la Conférence aura la lourde et historique tâche de définir la feuille de route vers la mise en place d'un gouvernement de l'Union des Etats d'Afrique. Les pays africains devront se prononcer sur la véritable mission à conférer à l'Union, et faire en sorte qu'elle joue son véritable rôle d'intégration économique et politique et non plus celui d'une simple organisation de coopération et de solidarité. La décision de créer ce gouvernement africain avait été initiée par la Conférence extraordinaire de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD), le 25 janvier 2005, dans le village natal du dirigeant lybien. Rappelons que cette nouvelle impulsion de l'Union coïncide parfaitement avec les idéaux du panafricanisme prônés par les pères fondateurs de l'OUA dont Kwame N'Krumah. Comme l'a déclaré le ministre d'Etat sénégalais des Affaires Etrangères : « Le sommet d'Accra sera historique en ce sens qu'il va se dérouler dans le pays de Kwame Krummah, un des pères du panafricanisme et membre fondateur de l'OUA ».

1. Introduction  
2. Sommets antérieurs  
3. Evolution Institutionnelle  
4. Environnement  
5. Paix et sécurité  
6. Droits de l'homme  
7. Afrique et Relations internationales  
8. Conclusion  
9. Nomenclature  
10. Quelques liens