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CDI: suite des travaux de la 59e
session
Sarah CASSELLA |
La Commission du droit international (CDI) a décidé de créer un Groupe de
travail sur le sujet des « Ressources naturelles partagées », sous la
présidence de M. Enrique Candioti. Elle a par ailleurs établi un Groupe de
travail sur le sujet « Clause de la nation la plus favorisée », sous la
présidence de M. Donald M. McRae.
Ressources naturelles partagées (18 mai 2007)
Le Rapporteur spécial, M. Chusei Yamada, a présenté son 4e rapport
(A/CN.4/580). La CDI a inscrit cette question à son programme de travail
en 2002. Elle a examiné la question par étapes, en commençant par les eaux
souterraines transfrontières. À sa 58e session, en 2006, elle a
adopté en première lecture un projet sur le droit des aquifères
transfrontières comprenant 19 articles et les commentaires s’y rapportant
et elle a décidé de communiquer le projet d’articles aux gouvernements, en
les invitant à présenter des commentaires et des observations au
Secrétaire général au plus tard le 1er janvier 2008. La CDI a
décidé d’examiner les rapports entre, d’une part, les travaux sur les eaux
souterraines déjà réalisés et, d’autre part, les travaux sur le pétrole et
le gaz naturel. L’examen de la question du pétrole et du gaz naturel
demande une étude approfondie non seulement des aspects scientifiques et
techniques, mais aussi des aspects politiques et économiques. Dans
l’immédiat, la Commission doit uniquement décider s’il convient ou non de
procéder à l’examen en deuxième lecture du projet d’articles sur le droit
des aquifères transfrontières indépendamment des travaux relatifs au
pétrole et au gaz naturel. Le présent rapport a pour objet d’aider la
Commission à prendre une décision sur la suite de ses travaux relatifs aux
aquifères transfrontières.
Expulsion des étrangers (23-29 mai
2007)
La CDI a examine
le 2e rapport (A/CN.4/573) du Rapporteur spécial, M. Maurice Kamto. Elle a
décidé de renvoyer les projets d’article 1 et 2 au Comité de rédaction. La
CDI a inscrit ce sujet à son programme de travail en 2004. Dans son
rapport préliminaire de 2005, le Rapporteur spécial a exposé sa
compréhension du sujet et a sollicité l’avis de la Commission sur quelques
aspects méthodologiques susceptibles d’orienter son travail futur. La
Commission du droit international a approuvé l’essentiel du plan de
travail du Rapporteur spécial. La Commission a proposé de prendre en
considération notamment les dispositions du droit international des droits
de l’homme exigeant la conformité d’une décision d’expulsion « à la loi
» :
-
les règles de procédure que les conditions de l’expulsion;
-
l’application du principe de non-discrimination;
-
la recherche de l’équilibre entre l’intérêt de l’État expulsant et les
droits de l’expulsé à une vie privée et à une vie familiale;
-
l’examen de la question du risque de violation des droits de l’individu
dans l’État de destination.
La Commission est d’avis, avec le
Rapporteur spécial, que le projet d’articles doit présenter un régime
juridique le plus exhaustif possible, assis sur des principes fondamentaux
formant le socle juridique sur lequel repose l’expulsion des étrangers en
droit international. Les représentants de plusieurs États ont pris la
parole lors de l’examen par
la Sixième Commission
du rapport de la CDI à l’Assemblée générale à sa 60e session.
Lors des débats, diverses suggestions ont été faites. Ainsi, sur le plan
de la démarche, les Etats ont estimé que la codification de ce sujet exige
une étude comparative approfondie des législations nationales. Il a
également été suggéré que soit pris en considération le travail effectué
ces quatre dernières années par l’Initiative de Berne et l’Organisation
internationale pour les migrations ainsi que par la Commission mondiale
sur les migrations internationales. Sur le fond, plusieurs questions ont
été débattues. Le Rapporteur a présenté les principales tendances de la
pratique récente des États en la matière depuis la rédaction du rapport
préliminaire ainsi que des réflexions touchant au sujet en cours au sein
de l’ONU et dans d’autres fora internationaux.
Il est apparu
qu’il y a un consensus sur ce que le sujet devrait inclure les personnes
résidant sur le territoire d’un État dont elles n’ont pas la nationalité,
en distinguant les personnes en situation régulière et celles en situation
irrégulière, y compris celles qui résident depuis longtemps dans l’État
expulsant. Devraient également faire partie du sujet les réfugiés, les
demandeurs d’asile, les apatrides et les travailleurs migrants. En
revanche, certains membres de la Commission et certains représentants
d’États Membres à
la Sixième Commission
ont estimé qu’il serait difficile d’inclure le refus d’admission qui vise
les immigrants illégaux de fraîche date ou non encore établis dans l’Etat
d’accueil. On a aussi estimé qu’il faut exclure du champ du sujet les
personnes ayant changé de nationalité par suite d’une modification du
statut du territoire où elles résident dans le contexte de
la décolonisation. Le
Rapporteur
spécial pense qu’on ne peut exclure par principe ces hypothèses. Il
convient de distinguer les cas où un changement de nationalité entraîne un
transfert des populations bénéficiant d’une nationalité nouvelle du fait
de la modification du statut territorial, des cas d’expulsion éventuelle
de personnes bénéficiant de ladite nationalité : une telle expulsion
devrait obéir au régime de droit commun, et il n’y a dès lors aucune
raison de l’exclure du champ du sujet. S’agissant de la question de la
non-admission (ou « expulsion ») des immigrants illégaux, la pratique de
certains États et l’identification de l’étranger comme toute personne
ayant franchi la frontière et pénétré dans le territoire de l’État où il
séjourne donnent à penser, à première vue, que l’on ne pourrait exclure
cette question du champ du sujet sans l’amputer gravement. Toutefois,
selon la conception traditionnelle, l’expulsion concerne les étrangers
dont l’entrée ou le séjour sont réguliers alors que la non-admission vise
ceux dont l’État combat l’entrée ou le séjour sur son territoire;
l’éloignement de l’immigré illégal se trouvant à la frontière ou qui vient
de franchir celle-ci relève donc, à strictement parler, de la
non-admission et non de l’expulsion. C’est en vertu de cette distinction
que la non-admission n’entre pas, selon le Rapporteur spécial, dans le
champ du présent sujet. Quant à l’expulsion des étrangers en cas de
conflit armé, le Rapporteur spécial n’a pas trouvé de raison valable à son
exclusion du champ du sujet. L’existence de règles précises en la matière
dans le droit international humanitaire ne devrait pas constituer un
obstacle à l’intégration de cette question dans le champ du sujet.
L’objet du présent
rapport est d’étudier les règles générales applicables en matière
d’expulsion des étrangers telles qu’elles se dégagent du droit coutumier,
du droit conventionnel, de la jurisprudence ainsi que de la pratique des
États, et à la lumière de la présentation qu’en fait
la doctrine. Sont
approfondies dans le cadre du présent rapport portant sur l’étude d’une
partie des règles générales en matière d’expulsion des étrangers, les
questions devant conduire à la formulation des projets d’articles sur le
champ d’application et les définitions des termes clefs du sujet.
Les effets des conflits armés sur les
traités (29 mai- 1er juin 2007)
Le Rapporteur spécial, M. Ian Brownlie, a présenté son 3e rapport
(A/CN.4/578) sur le sujet. La CDI n’a pas été en mesure de conduire
jusqu’au stade de la première lecture l’examen des premier et deuxième
rapports sur le présent sujet. Il a été tenu compte, dans la préparation
du présent rapport, de l’étude du Secrétariat intitulée « Les effets des
conflits armés sur les traités : examen de la pratique et de la doctrine »
(A/CN.4/550 et Corr. 1 et 2). Le projet d’article 6 qui figurait dans les
rapports précédents a été retiré (v.
site de la CDI pour tous les rapports et documents).

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Politique
étrangère
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Evolution de la doctrine
française relative à la légitime défense ?
Prof. Philippe WECKEL |
Le titulaire de la fonction
présidentielle ayant changé, il est naturel de s'interroger sur une
évolution de la doctrine française. Personnellement, j'ai plutôt noté une
grande continuité des positions du Quai d'Orsay sur toutes les questions
abordées depuis l'élection, y compris le Proche-Orient. Je relève tout de
même trois éléments intéressants.
-
Le changement de
dénomination du Ministère qui devient celui des "affaires étrangères
et européennes"(MAEE). L'évolution était plus que souhaitable, compte
tenu de la nature de la construction européenne. On peut se demander si
le qualificatif d'étrangères est vraiment adapté aux affaires
internationales. A quand le MAIE ?
POINT DE PRESSE DU 29 MAI 2007
-
Un livre blanc sur la
politique étrangère ? Le porte-parole du Quai d'Orsay a déclaré :
"je crois qu'il y a, de la part de notre ministre, M. Bernard Kouchner,
la volonté de réfléchir, comme vous le disiez, à une sorte de corpus de
doctrine sur les orientations diplomatiques de la France. C'est un sujet
sur lequel, en effet, nous devrions travailler dans la période qui
s'ouvre, mais je ne peux pas vous donner, aujourd'hui, plus de
précision. Il est vrai qu'il existe, dans d'autres pays, des ''livres
blancs'' ou des documents du même type sur la politique étrangère. (Ce
sera donc un livre blanc ?) Nous n'en sommes pas encore là et je
rappelais juste ce qui existe dans d'autres pays"
POINT DE PRESSE DU 22 MAI 2007
-
Surtout, je constate que la
France pourrait avoir infléchi sa position sur la question de la
légitime défense. Qu'on en juge.
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(Quelle est la réaction
de la France face aux menaces d'un ministre israélien de ''liquider
à la première occasion'' Khaled Meshal, un des signataires des
accords de La Mecque qui ont permis la création du gouvernement
d'union nationale entre le Hamas et le Fatah ?)
Nous avons pris note de
ces déclarations.
Je vous rappelle que
la France condamne de façon constante la pratique des exécutions
extra-judiciaires, contraire au droit international. Ce type de
pratique ne fait que renforcer les éléments les plus radicaux à un
moment où il faut, au contraire, renforcer la position des partisans
d'une solution négociée.
POINT DE PRESSE DU 21 MAI 2007 |
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(Permettez-moi d'insister
tout de même. Approuvez-vous une action israélienne visant un tireur
de roquettes ? Je ne parle pas des civils, mais des actions de
l'armée contre des unités qui tirent des roquettes.)
Je ne souhaite pas
entrer dans ce débat sur le concept de légitime défense. C'est, d'un
point de vue juridique, un débat très complexe, qui plus est dans
une région particulière, compte tenu du statut des Territoires.
Notre message est simple. Cette escalade de la violence, ce cycle de
représailles ne mène à rien. Donc, la conclusion que nous en tirons
est assez simple. Il faut à la fois cesser les tirs de roquettes,
qui sont effectivement des provocations, et cesser également les
actions militaires qui sont conduites en représailles, parce
qu'elles font des victimes dans la population civile et parce
qu'elles alimentent un sentiment de colère et de révolte contre
Israël.
POINT DE PRESSE DU 22 MAI 2007 |
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La France condamne sans
réserve les tirs de roquette. Elle appelle Israël à user de son
droit de légitime défense avec retenue, dans le respect du droit
international humanitaire et avec le souci d'épargner les vies
humaines.
POINT DE PRESSE DU 28 MAI 2007 |
On observe que la déclaration
du 22 mai est particulièrement embarrassée et ambiguë. Finalement elle
semble traiter de la même manière une exécution extra-judiciaire et
la réplique à un tir de roquette destinée à neutraliser son (ses)
auteur(s). La formule "représailles" n'est pas neutre, puisque l'on
sait que les représailles militaires sont interdites.
Or dans la déclaration du 28
mai, le droit de légitime défense d'Israël est expressément
reconnu. Enfin, -tant pis pour la Cour internationale de Justice-
l'évidence est admise. L'article 51 de la Charte n'est pas la Bible et il
y a une vie pour la légitime défense en dehors de la Charte.
Le droit d'Israël de se
défendre contre les tirs de roquette du Hamas n'est certes pas contesté,
mais on voudrait néanmoins ne pas qualifier ce droit de légitime
défense, parce que l'Article 51 ne vise que l'emploi de la force armée
contre un Etat. Il en résulte une grande confusion qui n'assure finalement
pas un encadrement strict du droit de répliquer. Or l'intérêt pratique de
la nouvelle position de la France (si elle était confirmée) est de
distinguer les représailles militaires et les exécutions extra-judiciaires
d'une part, de l'exercice légitime du droit que possède d'autre part tout
Etat, naturellement et pas spécialement Israël, de se défendre contre
toute force hostile agissant de l'étranger, quelle que soit la
nature de cette force. Il s'agit d'une clarification heureuse qui soulève
néanmoins de nouvelles difficultés concrètes.
L'objectivité, s'agissant de la
détermination de la position de l'Etat, consiste à se mettre à la place de
cet autre Etat dont on examine le comportement. Qui croit que la France ne
revendiquerait pas le droit inhérent de répliquer, si elle était soumise
comme Israël à des attaques répétées venant d'éléments non étatiques ?
(PW)

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Soudan
demande d’application des résolutions
UA-ONU sur l’opération hybride
Sabrina RAHMANI
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Déclaration
présidentielle. Le
25 mai 2007, par la
voix de son président pour le mois de mai,
l’ambassadeur des Etats-Unis Zalmay Khalizad,
le Conseil de sécurité a demandé que les dispositifs d'appui initial et
d'appui renforcé à la Mission de
l'Union Africaine (UA)
au Soudan soient mis en oeuvre intégralement sans tarder et que le rapport
du Secrétaire général et du Président de la Commission de l'UA sur
l'opération hybride soit examiné et appliqué immédiatement.
En effet, les
membres du Conseil ont été saisis de la photocopie d’une lettre datée du
23 mai 2007, adressée au Président du Conseil de sécurité par le
Secrétaire général, transmettant le rapport du Secrétaire général et du
Président de la Commission de l’UA sur l’opération hybride au Darfour.
Dans cette
déclaration, le Conseil exige en outre que toutes les parties
s'acquittent de leurs obligations internationales, appuient le processus
politique, respectent le cessez-le-feu, y compris la cessation des
bombardements aériens, mettent fin aux violences contre les civils et aux
attaques contre les soldats de la paix et facilitent les secours
humanitaires. Il note que l'accord entre l'UA et l'ONU illustré par
le rapport conjoint est un pas important dans l'approche globale du
processus de paix au Darfour, qui consiste notamment à relancer le
processus politique, à renforcer le cessez-le-feu et à mettre en oeuvre
l'approche à trois phases du maintien de la paix devant aboutir à
l'opération hybride UA -ONU.
Par ailleurs, le 29 mai 2007,
le président américain George W. Bush a annoncé, par le biais d’une
déclaration publique, de nouvelles sanctions américaines contre le
gouvernement soudanais pour l'insuffisante coopération de ce dernier en
matière d'envoi des Casques bleus au Darfour. Il a déclaré que les
agissements du président Al-Bachir au cours des dernières semaines
prolongeaient une attitude qu’ils connaissent depuis longtemps et qui
consiste à promettre de coopérer tout en recherchant de nouveaux moyens de
faire obstruction.
Ainsi, ces sanctions vont renforcer celles déjà existantes. 31 nouvelles
compagnies soudanaises, incluant des firmes exportatrices de pétrole, vont
être ajoutées à la liste de celles avec lesquelles les Américains sont
interdits de toute transaction commerciale et financière. Deux hauts
responsables du régime soudanais et un chef rebelle seront également
sanctionnés. Cette décision porte à sept le nombre de personnes frappées
de sanctions par les Etats-Unis en raison de violations des droits de
l'homme au Darfour. De plus, les Etats-Unis ont aussi multiplié les
consultations avec la Grande-Bretagne et leurs autres alliés, en vue de
faire adopter une résolution de l'ONU pour exercer plus de pressions sur
les autorités soudanaises au sujet du déploiement des forces
internationales du maintien de la paix.
De son côté,
M. Zalmay Khalizad a affirmé que son pays menait des consultations
avec ses alliés au sein du Conseil de sécurité en vue d'une résolution
qui devrait imposer des sanctions économiques et militaires
supplémentaires au Soudan.
Pour l'ambassadeur de France Jean-Marc de la Sablière travailler sur des
sanctions serait utile, mais qu’ils doivent consulter les autres membres
du Conseil. L'ambassadeur de la Russie,
M. Vitaly Churkin a présenté une opinion similaire, rappelant que M.
Ban Ki-moon faisait des démarches auprès du Soudan et qu'il avait eu des
développements positifs.
Le même jour,
M. Ban Ki-moon a déclaré avoir besoin de plus de temps pour faire
avancer les négociations sur le Darfour. Il a précisé qu’il était en
étroites consultations avec les principaux acteurs de la communauté
internationale pour trouver une solution aux questions militaires et
humanitaires et qu’il espérait que la communauté internationale pourra
agir de façon à renforcer mutuellement ses efforts pour ramener la paix et
la sécurité au Darfour. Le 21 mai dernier, le président de la Commission
de
M. Alpha Oumar Konaré, en
visite au Caire, a rejeté la proposition de certaines nations d'imposer
des sanctions au Soudan pour la question du Darfour, déclarant que
l'heure n'était pas à ce genre de discussion. Il a déclaré que toute
sanction imposée au Soudan concernant la crise du Darfour
pourrait compliquer la situation. Il a par ailleurs précisé que l'UA avait
réussi, après de longs mois, à atteindre un accord avec le président
soudanais Omar Al-Bashir, qui permet d'augmenter le nombre de soldats de
maintien de la paix étrangers de 20 000 au Darfour. IL a ajouté que
ces forces seraient sous le commandement de l'UA mais comprendraient des
soldats des Nations Unies.
Le lendemain, l'ambassadeur du Soudan aux Etats-Unis,
M. John Ukec Lueth, a dénoncé ces sanctions, soulignant que cette
mesure ne ferait qu'aggraver la situation dans la région. Il a déclaré
qu’il s’agit d'un mauvais remède car les sanctions économiques vont en
fait empirer la situation au détriment du peuple soudanais en général, et
du peuple du Darfour en particulier. Il a ajouté que ces sanctions
risquaient de saboter les accords de paix globaux, notamment celui pour
le Darfour et celui pour l'Est du Soudan. Enfin, le
président soudanais Omar Al- Bachir, ces mesures visent à détruire
l'économie du Soudan. Il a souligné que ces sanctions pourraient affecter
directement la vie de milliers de familles soudanaises. Il a affirmé
qu’imposer des sanctions au Soudan pourrait détériorer la situation et
provoquer plus de problèmes de sécurité et plus de tragédies humanitaires
dans le pays.
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Quai d'Orsay
POINT DE PRESSE DU 29 MAI 2007 6 - SOUDAN/DARFOUR
(Vous pouvez comprendre notre intérêt concernant le dossier du
Darfour sachant que le ministre l'a établi comme étant l'une de ses
priorités. Avez-vous du nouveau sur ce dossier, des contacts
notamment entre le ministre et d'autres personnalités impliquées
dans ce dossier ?)
Comme vous l'avez sans doute lu, le ministre des Affaires étrangères
et européennes, M. Bernard Kouchner, a rencontré hier à Hambourg son
homologue chinois avec lequel il a pu évoquer la situation au
Darfour. Vous avez noté que, dans ce contexte, le ministre s'est
exprimé depuis Hambourg dans le sens de l'étude de différentes
options concernant la situation humanitaire notamment.
Comme il l'a indiqué, nous réfléchissons actuellement à différentes
options qui permettraient d'appuyer les efforts de la communauté
internationale au Darfour, notamment au niveau humanitaire. Nous
avons demandé à nos partenaires de l'Union européenne d'envisager
plusieurs pistes d'actions, l'une de ces pistes étant d'améliorer
l'accès des populations à l'aide humanitaire, notamment grâce à un
corridor, en concertation bien sûr avec les organisations
humanitaires, avec l'organisation des Nations unies, avec l'Union
africaine et avec les gouvernements concernés. Evidemment, d'autres
options existent et elles font toutes l'objet de concertations, non
seulement avec nos partenaires européens mais aussi avec nos
partenaires du Conseil de sécurité, comme le renforcement des moyens
de la Force africaine et un appui au déploiement du paquet renforcé
de soutien de l'ONU à la Force africaine.
Voilà les différentes pistes de réflexion que nous avons
aujourd'hui. Je rappelle que nous avons relancé cette réflexion et
vous vous souviendrez que l'une des premières réunions qu'a tenu le
ministre, M. Kouchner, a justement concerné le Darfour. C'est donc
un sujet qui lui tient particulièrement à cœur.
(En dehors de l'approche humanitaire et de la force onusienne et de
l'Union africaine, il y a malgré tout une nécessité de pression
politique sur Khartoum afin de mettre en place ce couloir
humanitaire. M. Kouchner a-t-il fait valoir cette approche avec son
homologue chinois et a-t-il eu un retour favorable de la part de la
Chine ?)
Cet entretien a permis de faire passer notre message concernant la
nécessité d'exercer une certaine pression sur les autorités de
Khartoum et, en même temps, de répondre à la première préoccupation
aujourd'hui qui est l'accès des populations déplacées à ce soutien
humanitaire. Ces deux points ont été évoqués et, vous le savez, les
Chinois ont envoyé un représentant spécial au Darfour récemment.
Par ailleurs, nous sommes soucieux d'avoir la meilleure concertation
possible, y compris avec le partenaire chinois, pour que dans le
cadre du groupe de contact, nous puissions analyser l'ensemble des
éléments relatifs à la situation au Darfour afin de répondre aux
préoccupations qui ont été exprimées, à plusieurs niveaux, durant
ces derniers jours.
(Dans le cadre des pressions politiques, êtes-vous favorables, comme
les Etats-Unis, à une nouvelle résolution du Conseil de sécurité
pour des sanctions ?)
Nous avons pris note des déclarations de hauts responsables
américains sur le renforcement des sanctions. Comme vous le savez,
un certain nombre de sanctions existent déjà. Nous sommes ouverts à
la discussion actuelle dans le cadre des Nations unies sur
d'éventuelles nouvelles mesures. Mais il y a déjà un certain nombre
de sanctions que je rappellerai : les sanctions individuelles, un
embargo sur les armes au Darfour et une interdiction des survols
offensifs. Tout ce dispositif existe et, dans le cadre de cette
discussion que nous avons avec nos partenaires du Conseil de
sécurité, nous sommes actifs et nous regarderons les propositions
qui seront faites.
(Des discussions sont-elles en cours ?)
Une discussion est en cours et nous étudions les propositions qui
sont faites.
(J'ai cru comprendre que le président Bush allait s'exprimer dans
moins d'une heure maintenant concernant le Darfour. J'ai entendu
cette information sur RFI. J'imagine qu'il va expliciter, voire
durcir, la position américaine. Est-ce fait en concertation avec la
France ou faut-il maintenant étudier ses propos afin d'en comprendre
ce que la France pourra en dire à son tour puisqu'elle ne peut pas
rester totalement insensible à ce qu'il pourrait dire ?)
Comme je vous l'ai indiqué, des discussions sont en cours depuis
plusieurs jours à New York, dans le cadre du Conseil de sécurité et
entre partenaires. Ce n'est pas une surprise, vous savez que
certains d'eux sont assez offensifs concernant de nouvelles
sanctions. Cette discussion se poursuit et nous regarderons les
propositions qui seront faites sur un éventuel durcissement.
(L'initiative française concernant le Darfour est-elle bien établie
et définie ?)
Elle est en cours d'évaluation avec nos partenaires. Ainsi que je
l'ai indiqué, nous avons plusieurs pistes de réflexion, faut-il
établir des corridors humanitaires, faut-il renforcer la dimension
humanitaire de la force, faut-il réfléchir à d'autres solutions avec
les partenaires de la région ? Tout cela est en cours d'analyse, en
cours de discussion. Nous avons saisi nos partenaires de l'Union
européenne. Il devrait y avoir prochainement une réunion du Comité
politique et de sécurité à Bruxelles portant sur ce thème. Ce qui
est important de retenir de ce que je vous dis, c'est qu'à ce stade,
nous souhaitons une concertation la plus large possible de nos
partenaires, y compris notre partenaire chinois, ainsi que je l'ai
indiqué et c'était donc l'occasion, hier à Hambourg, lors de
l'entretien entre le ministre et son homologue chinois de faire
aussi passer quelques idées pour voir comment nos partenaires
réagissaient. C'est une proposition, une dynamique ouverte par la
France et sur laquelle nous attendons les réactions de nos
partenaires.
(Pour rappel, l'Union européenne et la France, via l'Union
européenne ou bien seule, finance-elle en partie l'AMIS ?)
Oui, à ma connaissance, l'Union européenne est la principale source
de financement de l'AMIS aujourd'hui.
(A hauteur de quel montant ?)
L'Union européenne, par l'intermédiaire de la commission européenne
et des Etats membres, a contribué à l'AMIS à hauteur de 400 millions
d'euros, depuis sa création en 2004.
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POINT DE PRESSE DU 30 MAI 2007 4 - DARFOUR
(Le président Bush a annoncé de nouvelles sanctions contre
Khartoum et appelle à une nouvelle résolution sur le
Darfour. Quelle est votre réaction ?)
Nous avons pris note de la déclaration du président Bush sur
le renforcement des sanctions américaines à l'encontre du
Soudan. Comme vous le savez, un dispositif de sanctions
existe déjà dans le cadre du Conseil de sécurité. Des
discussions, auxquelles la France participe, sont en cours à
New York sur un éventuel renforcement de ce dispositif.
(Pourriez-vous nous dire davantage sur l'idée d'un corridor
humanitaire à partir du Tchad ? Avez-vous proposé l'idée aux
pays concernés ? Quelle est votre réaction aux sanctions
américaines contre le Soudan ?)
Comme vous le savez, la France réfléchit actuellement à
différentes options qui permettraient d'appuyer les efforts
de la communauté internationale, au Darfour et dans la
région, notamment au niveau humanitaire. Elle a également
demandé à l'Union européenne d'envisager des pistes
d'actions possibles.
L'une des pistes de réflexion est d'améliorer l'accès des
populations à l'aide humanitaire, notamment par un corridor,
en concertation avec les organisations humanitaires, les
Nations unies, l'Union africaine et les gouvernements
concernés.
D'autres options existent, telles le renforcement des moyens
de l'AMIS et un appui au déploiement du paquet renforcé de
soutien de l'ONU à la force africaine. Elles font toutes
l'objet, bien entendu, d'une concertation, non seulement
avec nos partenaires européens, mais également au sein du
Conseil de sécurité.
S'agissant de votre deuxième question, je vous renvoie à mes
propos précédents. |
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Obs. Il convient de rappeler que
les déclarations présidentielles sont adoptées par consensus. Elles
remplissent un rôle essentiel pour la préparation des résolutions.
Elles permettent en effet de clarifier la base de l'accord général
sur laquelle la discussion en vue d'une nouvelle résolution sera
engagée. Il est souhaitable d'examiner toujours le texte d'une
résolution en liaison avec la dernière déclaration présidentielle (PW). |

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Résolution 1757 (2007) du Conseil de sécurité :
l’accord instaurant Le Tribunal spécial pour le Liban entrera en
vigueur le 10 juin 2007
Valérie GABARD |
Sans surprise mais avec une majorité limitée, le
Conseil de sécurité a adopté mercredi 30 mai, la
résolution 1757 (2007) qui décide de l’entrée en vigueur de l’Accord
signé entre le gouvernement libanais et les Nations Unies sur la création
d’un Tribunal spécial pour le Liban. Finalement adoptée sous le champ du
Chapitre VII de la
Charte des Nations Unies, la résolution présentée par la Belgique, la
France, l’Italie, la Slovaquie, le Royaume-Uni et les Etats Unis prévoit
une entrée en vigueur de l’accord au 10 juin prochain « à moins que le
gouvernement libanais n’ait présenté avant cette date une notification »
(voir le
communiqué de presse). Cette disposition vise à préserver une ultime
opportunité de parvenir à une application de la procédure libanaise
ordinaire en matière de ratification des accords internationaux.
Le vote est sans surprise, car le projet de l’adoption d’une résolution
circulait depuis plus d’une semaine et répondait à la demande expresse du
gouvernement libanais au prise à des blocages minoritaires au plan
national qui rendaient impossible toute ratification par le parlement
comme l’exige la constitution libanaise (voir les
archives de Sentinelle). La résolution permet donc de contourner les
obstacles internes et prévoit en outre que le siège du Tribunal,
nécessairement installé hors du territoire libanais, sera choisi en
consultation avec le gouvernement libanais. L’entrée en vigueur de
l’Accord signé entre l’ONU et le gouvernement libanais ne signifie pas
néanmoins que le Tribunal commencera à fonctionner immédiatement. Son
action ne débutera réellement qu’à une date arrêtée par le Secrétaire
général là encore après consultation du Liban. Cette date devra tenir
compte de l’avancement des travaux de la commission d’enquête
internationale mise en place au Liban et dirigée par Serge Brammertz, dont
le mandat a été prorogé en mars dernier (Voir la
Résolution 1748 (2007)).
La majorité obtenue reste cependant modeste, 10 voix seulement et cinq
abstentions (le Qatar, l’Indonésie, l’Afrique du Sud, la Chine et la
Fédération de Russie). A ce propos, il est particulièrement instructif de
s’attarder sur les réactions des Etats membres du Conseil de sécurité et
en particulier celles
exprimées lors du vote. La France qui appartient à la catégorie des
pays favorables à la résolution, s’est largement exprimée à ce propos. Au
cours de la séance, le représentant permanent de la France auprès des
Nations Unies, Monsieur Jean-Marc de la Sablière, a noté que par ce vote
le Conseil de sécurité pouvait s’enorgueillir d’un double honneur, celui
de ne pas s’être résigné à l’impasse et surtout celui d’avoir assumé ses
responsabilités en aidant le Liban à franchir cet obstacle. Le ministre
des affaires étrangères, Monsieur Bernard Kouchner et le Président de la
république, Nicolas Sarkozy, se sont
tous deux félicités à l’annonce du vote. Après avoir évoqué
l’importance de la lutte contre l’impunité et de la réconciliation
nationale, ils ont rappelé le soutien de la France au Liban. La position
des autres Etats qui ont voté en faveur de la Résolution est à peu près
identique. La volonté de lutter contre l’impunité est un aspect qui
revient fréquemment. Il s’agit d’une décision mûrement réfléchie pour le
Royaume-Uni, même la fin des blocages parlementaires et une ratification
nationale toujours envisageable serait préférable comme l’a souligné le
Pérou.
Quant aux Etats abstentionnistes, ils ont tous tenus à insister sur l’idée
que cette position ne remettait pas en cause leur appui à la création d’un
Tribunal spécial pour le Liban et au travail la Commission internationale
d’enquête. De manière générale ils estiment que la résolution
court-circuite la procédure interne de ratification expressément prévue
par l’article 19 de l’Accord sur la création d’un Tribunal international
pour le Liban. Ils invoquent également l’ingérence du Conseil de sécurité
dans les affaires intérieures du Liban et rappellent l ‘indépendance
législative de l’Etat libanais. Pour la fédération de Russie, le fondement
juridique est lui même douteux : « Le
traité conclu entre les deux entités – le Liban et l’ONU – ne peut pas,
par définition, entrer en vigueur sur la base d’une décision prise par une
seule des parties ». Le recours au
Chapitre VII a également été souvent critiqué notamment comme un facteur
d’instabilité politique pour le pays.
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Obs. Il est intéressant de relever que le débat a été
essentiellement d'ordre juridique. L'objet du Chapitre VII et la
portée des résolutions du Conseil de sécurité a été discuté.
L'argumentation russe n'a que l'apparence du bon sens et de
l'évidence. En effet, le gouvernement libanais a signé l'accord et a
demandé l'intervention du conseil. Or rien n'empêche un gouvernement
de décider de renoncer aux formalités de ratification pour permettre
l'entrée en vigueur immédiate de l'accord. Au demeurant, comme le
souligne le Quai d'Orsay, l'accord du Liban n'était pas
juridiquement indispensable parce que le Conseil avait le pouvoir,
en vertu du Chapitre VII d'instituer ce tribunal (PW). |

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Ratification de la Convention de l’ONU sur le mariage
Noémie SIMONEL |
Le 30 mai 2007, le Gouvernement a adopté
un projet de loi visant à adhérer à la convention sur le consentement
au mariage, l'âge minimum du mariage et l'enregistrement des mariages.
Cette convention onusienne a été adoptée à New York le 7 novembre 1962,
conformément à la résolution 1763, et signée par le représentant permanent
de la France le 10 décembre 1962.
Elle est entrée en vigueur à l'égard des
États l'ayant ratifiée (Nouvelle-Zélande, Suède, Yougoslavie, Finlande,
Mali, Samoa et Norvège) le 9 décembre 1964, après le dépôt du huitième
instrument de ratification. À l'heure actuelle, la convention a déjà été
ratifiée par une trentaine d'États (Pays-Bas, Allemagne, Royaume-Uni,
Espagne, Afrique du Sud, ainsi que certains pays de l'Est et pays en
développement).
En France, après des tentatives
infructueuses de ratification, la procédure a été suspendue, pour causes
de réserves concernant notamment le statut local de Mayotte. Désormais,
les récentes évolutions législatives (ordonnance n°2000-219 du 8 mars 2000
relative à l'état civil de Mayotte, ordonnance n 2002-1476 du 19 décembre
2002 portant extension et adaptation des dispositions de droit civil à
Mayotte et modifiant son organisation judiciaire, et la loi n° 2003-660 du
21 juillet 2003 de programme pour l'outre-mer) ont contribué à renforcer
la compatibilité des aspects spécifiques du droit français relatifs à
l'existence d'un statut de droit local à Mayotte avec les stipulations de
la convention. D’où
la compréhension de l’intervention tardive du projet de loi.
Rappelons que l’article 16 de la DUDH
prévoyait déjà qu’«à partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans
aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le
droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au
regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution, le mariage
ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs
époux».
La présente convention pour sa part, vise
à assurer la liberté du consentement au mariage sans discrimination, en
recommandant d'une part un certain formalisme dans l'expression de
celui-ci (à la fois aux fins de validité et moyen de preuves) et, d'autre
part, un âge légal de nubilité
Ainsi, aux termes de l’article 1er de la
convention: «aucun mariage ne pourra être contracté légalement sans le
libre et plein consentement des deux parties, ce consentement devant être
exprimé par elles en personne, en présence de l'autorité compétente pour
célébrer le mariage et de témoins, après une publicité suffisante,
conformément aux dispositions de la loi.
En cas d'absence d'une des parties, elle
devra s'assurer qu'il s'agit de circonstances exceptionnelles et que le
consentement a bien été reçu dans les formes légales par une autorité
habilitée. De même, les États signataires s'engagent à spécifier un âge
minimum avant lequel les personnes ne peuvent, sauf dispense, légalement
contracter mariage (article 2 de la convention). La tenue d'un registre
officiel est également prévue (article 3 de la convention).
Dans son ensemble, cette convention, qui
n'énonce que des principes, est en adéquation avec les règles du droit
positif français énoncées par le code civil. Toutefois, en matière de
dérogation à la présence de l’une des parties, le Gouvernement français
pourrait être amené à faire une déclaration interprétative concernant le
paragraphe 2 de l'article 1er de la convention aux termes duquel:
«Nonobstant les dispositions du paragraphe
1 ci-dessus, la présence de l'une des parties ne sera pas exigée si
l'autorité compétente à la preuve que les circonstances sont
exceptionnelles et que cette partie a exprimé son consentement, devant une
autorité compétente et dans les formes que peut prescrire la loi, et ne
l'a pas retiré.»
Cet article prévoit donc des dérogations à
la présence des futurs époux plus larges que celles existant en droit
interne. Rappelons en effet que le code civil ne contient que deux
dispositions dérogatoires au principe d'ordre public de la présence des
futurs époux à leur mariage (article 146-1 du code civil), même lorsque ce
mariage est célébré à l'étranger:
- le mariage posthume: l'article 171 du
code civil prévoit la possibilité pour le Président de la République
d'autoriser la célébration de mariages posthumes dans des conditions
strictement définies.
- le mariage par procuration des
militaires est prévu par l'article 96-1 du code civil modifié par
l'ordonnance n°2007-465 du 29 mars 2007(J.O n° 76 du 30 mars 2007
page 5908): cette disposition permet aux militaires
de contracter un mariage par procuration en temps de guerre, ou en cas
d'opérations militaires en dehors du territoire national, sur autorisation
du Ministre de la justice et du Ministre de la défense.
Ainsi, afin que le principe de la
comparution personnelle soit pleinement respecté, la déclaration
interprétative pourrait restreindre la non présence aux seuls cas
susmentionnés par le code civil français. En tout état de cause, cette
déclaration interprétative reste conforme à l'esprit de la convention, qui
limite les dérogations au principe de comparution personnelle. De nombreux
États européens ont fait usage d'une déclaration similaire (Danemark,
Finlande, Grèce, Hongrie, Islande, Norvège, Royaume-Uni, Suède).
De même, en matière de dispense de bans,
prévue par l'article 169 du code civil prononcé pour des causes graves par
le procureur de la République, cette question pourrait faire l’objet d’une
déclaration interprétative, afin de limiter cette possibilité aux seuls
cas prévus par le droit positif français.
Les articles 4, 5, 6, et 9, pour leur
part, régissent les procédures de notification, les question de
ratification et d’entrée en vigueur de la convention.
L’article 7 régit les questions relatives
à la dénonciation. L’article 8 prévoit qu’en cas de différend sur
l'interprétation ou à l'application de la convention, non réglée par voie
diplomatique, entraînera la saisine de la C.I.J., à moins que les parties
ne conviennent d'un autre mode de règlement.
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MARIAGE
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Droit civil, situation de Mayotte
L'île de
Mayotte a été rattachée administrativement à Madagascar par
l'article 2 de la loi du 25 juillet 1912. La loi n° 46-973 du 9 mai
1946, qui organisa en territoire d'outre-mer l'archipel des Comores,
incorpora Mayotte, qui conserva ainsi son statut de territoire
d'outre-mer jusqu'à l'indépendance des Comores en 1976.
La
colonie de Madagascar et dépendances, puis le territoire des Comores
en tant que territoire d'outre-mer étaient régis par le principe de
spécialité législative : le droit n'y était donc applicable que sur
mention expresse d'applicabilité.
Le code
civil a été étendu à Madagascar par le décret du 9 juin 1896. Les
modifications qui y furent apportées depuis lors n'ont pris effet à
Mayotte que pour autant qu'une mention expresse en prévoyait
l'applicabilité dans ce territoire.
Le
principe de spécialité législative reçut une exception avec la loi
n° 70-589 du 9 juillet 1970 relative au statut civil de droit commun
dans les territoires d'outre-mer qui dispose, en son article 3, que
« les dispositions législatives relatives à l'état et la capacité
des personnes, aux régimes matrimoniaux, aux successions et aux
libéralités postérieures à l'entrée en vigueur de la présente loi
seront applicables de plein droit dans les territoires d'outre-mer
». Corrélativement, l'article 2 de cette loi permit l'extension à
Mayotte de toutes les dispositions législatives relatives aux
matières précitées antérieures à la loi du 9 juillet 1970.
Le
passage au statut de collectivité territoriale, intervenu avec la
loi n° 76-1212 du 24 décembre 1976, fit perdre à Mayotte le bénéfice
de la levée du principe de spécialité opérée par la loi du 9 juillet
1970. Une mention expresse d'applicabilité fut de nouveau nécessaire
pour l'ensemble des matières traitées dans le code civil.
Mayotte
est, à présent, une collectivité départementale en vertu de la loi
n° 2001-616 du 11 juillet 2001. Le IV de l'article 3 rappelle que
l'application du droit y est régie par le principe de spécialité
législative. Cependant, ce principe connaît un grand nombre
d'exceptions (I de l'article 3 de la loi du 11 juillet 2001
susmentionnée) afin de concrétiser le rapprochement de Mayotte du
droit commun.
Il est
ainsi disposé, sur le modèle de l'article 3 de la loi du 9 juillet
1970, que les lois de souveraineté sont applicables de plein droit
ainsi que les lois, ordonnances et décrets portant, dans le domaine
du droit civil, sur les matières suivantes :
-
nationalité ;
- état et
capacité des personnes ;
- régimes
matrimoniaux, successions et libéralités.
Le
législateur de 2001 n'a pas repris de disposition de rattrapage
législatif équivalent à celui qui figurait à l'article 2 de la loi
du 9 juillet 1970.
Les
modifications apportées au code civil portant sur les matières
mentionnées à l'article 3 de la loi du 11 juillet 2001 ne prennent
donc effet que pour autant que les articles concernés sont déjà
applicables à Mayotte. Aussi, au cours des neuf derniers mois, dans
le cadre de l'examen des propositions de loi relatives au droit de
la famille (autorité parentale, divorce, conjoint survivant, nom de
famille), le Gouvernement a introduit des articles prévoyant
l'extension expresse de dispositions du code civil qui n'étaient pas
applicables à Mayotte pour que les modifications ultérieures
puissent l'être.
Un
inventaire des dispositions du code civil réalisé lors des travaux
d'élaboration de la loi du 11 juillet 2001 a permis d'établir que de
très nombreuses dispositions du code civil n'ont pas été étendues à
Mayotte ou y sont applicables dans une version ancienne, leurs
modifications n'ayant pas été rendues toutes applicables pour des
raisons diverses : oublis, contraintes du travail interministériel
interdisant d'intégrer les consultations nécessaires, applicabilité
non souhaitée en son temps...
Aux fins
de combler ce décalage législatif entre Mayotte et la métropole, le
Gouvernement a été autorisé, aux termes du 1° de l'article 67 de la
loi n° 2001-616 du 11 juillet 2001 relative à Mayotte, à prendre,
par ordonnances, les mesures législatives nécessaires à
l'actualisation et à l'adaptation des dispositions de droit civil
relatives aux personnes, à la propriété, aux contrats, aux
obligations, aux privilèges, à la prescription et à la possession
Rapport au Président de la République relatif à l'ordonnance n°
2002-1476 du 19 décembre 2002 portant extension et adaptation de
dispositions de droit civil à Mayotte et modifiant son organisation
judiciaire J.O n° 297 du 21 décembre 2002 page 21356 texte n° 51 |

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La CIDH inquiète pour la liberté d’expression au
Venezuela.
Karine RINALDI. |
La
Commission interaméricaine
des droits de l’homme, qui a souvent, ces
dernières années, manifesté sa préoccupation au sujet de la détérioration
de l’exercice de la liberté d’expression au Venezuela, vient, dans un
communiqué de presse
en date du 25 mai dernier, de réitérer l’expression de son inquiétude. La
large liberté de critique des politiques gouvernementales dont disposent
les médias semble s’estomper. Le pouvoir exécutif vient de refuser le
renouvellement d’une concession à « Radio Caracas Télévision » (RCTV). La
CIDH demande à l’Etat que pour un exercice libre de la démocratie, il
assure la protection, en vertu du droit international des droits de
l’homme, tant de l’expression favorable à sa politique que celle
divergente.
La
Commission spéciale de la
CIDH sur la liberté d’expression attirait
l’attention dans son
dernier rapport
annuel sur l’augmentation du nombre d’assassinats et
d’agressions sur le continent. Au Venezuela, bien que la situation soit
moins alarmante que dans d’autres pays de la région, la problématique est
bien présente.
Ignacio Alvarez, rapporteur spécial de la CIDH sur la liberté
d’expression, rappelle que le Venezuela est certes souverain et libre de
ne pas renouveler des concessions, mais il note aussi que le pays s’est
également engagé à respecter les droits consacrés dans la
Convention américaine des
droits de l’homme qu’il a ratifié en 1977. Parmi
ces droits figure la liberté de pensée et d’expression (article 13).
Cette décision de ne pas renouveler la concession de RCTV provoque, depuis
10 jours, de nombreuses manifestations violentes dans le pays. Des
étudiants viennent de
demander à l’OEA des garanties pour l’exercice
de ces manifestations.
Le Parlement Européen a récemment été saisit d’une motion pour condamner
le Venezuela pour atteinte à la liberté d’expression. Lors de ses « débats
sur des cas de violations des droits de l’homme, de la démocratie et de
l’Etat de droit » du jeudi 24 mai, le
point 14.1
portait sur le « cas de la chaîne Radio Caracas TV ». Certains craignant
une immixtion de l’UE dans les affaires intérieures, c’est ce qui l’a
peut-être poussé à l’adoption d’une
Proposition de résolution
prudente.
Cependant, il est possible de noter qu’en ratifiant des traités de
protection des droits de l’homme, les Etats acceptent un « droit de
regard » de la communauté internationale sur les conditions de vie de
leurs propres citoyens.
Le directeur exécutif de la Société Interaméricaine de Presse, Julio Muñoz,
estime
que dans cette affaire l’OEA devrait intervenir (la 37° assemblée générale
est d’ailleurs en cours). Avant que le système interaméricain ne puisse
être saisi, les tribunaux internes devront trancher sur le fait de savoir
si cette situation est une violation du droit à la liberté d’expression ou
simplement un problème de licence.
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NON-RENOUVELLEMENT DE LA LICENCE D'EMISSION
DU CANAL VENEZUELIEN RCTV
DECLARATION DE LA PRESIDENCE
AU NOM DE L'UNION EUROPEENNE |
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(Bruxelles, 28 mai 2007) |
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L'Union
européenne a noté avec inquiétude la décision du gouvernement de la
République bolivarienne du Vénézuela de laisser expirer la licence
d'émission de Radio Caracas Télévision (RCTV), le 27 mai, sans appel
d'offres ouvert pour la licence qui lui succède. L'Union européenne
considère important de rappeler les promesses faites par les
autorités vénézuéliennes à l'égard d'un concours ouvert et d'un
appel d'offres pour cette licence.
L'Union
européenne et la République bolivarienne du Vénézuela sont
pareillement attachées aux valeurs démocratiques. La liberté de
parole et la liberté de presse sont des éléments essentiels de la
démocratie. A cet effet, l'Union européenne attend de la République
bolivarienne du Vénézuela qu'elle protège ces libertés et soutienne
le pluralisme dans la diffusion des informations./.
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Compétence du Conseil de sécurité
et accession du Kosovo à l'indépendance
Prof. Philippe WECKEL |
Alors que se prépare avec difficulté, compte tenu de la résistance de
la Russie, un projet de résolution sur le nouveau statut du Kosovo, il est
intéressant d'attirer l'attention sur les raisons d'ordre juridique pour
lesquelles la future résolution ne devrait pas mentionner l'indépendance
du Kosovo. Le Quai d'Orsay explique qu'il "n'est pas dans la
compétence du Conseil de sécurité de proclamer l'indépendance d'un
territoire", parce que l'indépendance doit d'abord faire l'objet d'une
proclamation.
L'indépendance procède de l'exercice de l'autodétermination, bien sûr.
POINT DE PRESSE DU 01 JUIN 2007 6 - KOSOVO
(Votre homologue russe, M. Mikhail Kamynine, a annoncé que la
résolution amendée sur le Kosovo ne convenait toujours pas à la
Russie, avez-vous une réaction ?)
Nous sommes actuellement engagés, avec tous nos partenaires du
Conseil de sécurité, dans un processus de négociation d'une nouvelle
résolution. Nous avons distribué à toutes les délégations à New York
un projet de résolution sur le futur statut du Kosovo, sur la base
des propositions de M. Ahtisaari.
Nous espérons que les délégations feront preuve d'une attitude
constructive pour parvenir à un compromis acceptable par tous, et à
une adoption rapide de cette résolution.
Comme vous le savez, nous avons déjà fait évoluer le texte de ce
projet de résolution. Il y a déjà eu des modifications qui ont été
introduites.
Nous comptons donc continuer à en discuter avec toutes les
délégations à New York, y compris avec la délégation russe, avec
toujours l'objectif de parvenir à un accord sur ce projet de
résolution aussi rapidement que possible. Nous n'avons pas en tête
une date butoir, mais nous souhaitons que cet accord soit proche.
(L'objectif recherché est-il toujours l'indépendance du Kosovo ?)
La résolution elle-même ne se prononce pas là-dessus. La
résolution a trois objectifs principaux.
Il s'agit d'abord de mettre un terme à la résolution 1244 qui
avait été adoptée immédiatement après le conflit au Kosovo et qui
n'est plus adaptée à la situation actuelle.
Le deuxième objectif est d'apporter un soutien aux propositions
de M. Ahtisaari, parce que nous pensons que ces propositions sont
les mieux à même de déboucher sur un statut final pour le Kosovo.
Et le troisième objectif de la résolution est de prévoir une
présence internationale au Kosovo qui, nécessairement, doit être
couverte par une résolution du Conseil de sécurité des Nations
unies.
La question de l'indépendance n'est donc pas une question qui
relève en tant que telle du Conseil de sécurité. Ce n'est pas le
Conseil de sécurité qui proclame l'indépendance du Kosovo. Ce n'est
pas comme cela que cela se passe.
Un élément important dans la résolution, qui figure dans le
projet de M. Ahtisaari, est la protection des minorités serbes.
C'est un élément auquel nous sommes très attachés. Le ministre l'a
rappelé au G8. Vous savez que le ministre connaît bien le Kosovo
pour avoir été administrateur de l'ONU au Kosovo pendant deux ans.
Il a beaucoup insisté sur l'importance du statut futur du Kosovo,
parce qu'il pense que c'est la seule manière d'assurer la stabilité
dans cette région. Et il a aussi insisté sur le fait que c'était
sans doute le meilleur moyen de défendre les minorités serbes de
façon durable.
(Vous dites que parmi les objectifs figure le soutien au projet
Ahtisaari, mais le projet Ahtisaari préconise l'indépendance du
Kosovo ?)
Encore une fois, dans la résolution elle-même, il n'est pas fait
référence à l'indépendance du Kosovo, puisque ce n'est pas quelque
chose qui relève directement de la compétence du Conseil de
sécurité. Il est fait référence aux propositions de M. Ahtisaari.
C'est un peu différent. Il n'est pas dans la compétence du Conseil
de sécurité de proclamer l'indépendance d'un territoire.
(Mais cela s'est déjà fait.)
Ce qui se passe en général est qu'il y a une déclaration
d'indépendance. Ensuite, cette déclaration d'indépendance fait
l'objet d'une reconnaissance internationale et le pays accède aux
Nations unies, mais cela ne relève pas des prérogatives du Conseil
de sécurité.
(Vous avez déclaré qu'il n'y avait pas de date butoir pour
l'adoption de cette résolution. Les Etats-Unis partagent-ils cet
avis, parce qu'ils semblent être très pressés pour que l'on adopte
cette résolution ?)
Nous avons très bien travaillé avec les Etats-Unis comme avec nos
partenaires européens sur ce dossier. Nous allons continuer à le
faire. Je ne sais pas exactement quelle est la position américaine
pour ce qui est du calendrier. Je vous rappelle notre position et je
crois que le ministre au G8, lors de sa conférence de presse finale,
a dit que le moment était proche maintenant où chacun devra prendre
ses responsabilités. Mais nous n'avons pas évoqué de date
spécifique, ni donné de calendrier précis. Il y a une marge pour
continuer des contacts et des discussions, notamment avec les
Russes. Mais le ministre a dit clairement que le moment approchait
où chacun devrait prendre ses responsabilités.
(Il y a des modifications de la résolution ? Est-ce le fruit de
la négociation entre Russes et Français ?)
Les modifications ont comme objectif de parvenir à un accord.
Nous tenons donc compte des points de vue des différentes
délégations, y compris du point de vue de la délégation russe. Mais
ce n'est pas une négociation spécifique avec les Russes. Comme
toujours dans ce genre de résolution, on a un projet de résolution
et ensuite on essaie de l'affiner pour qu'il puisse recueillir le
plus large accord possible. |
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Archive |
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-
Kosovo : loi sur la Commission indépendante des médias, M. Laidi
-
Le Conseil de l’Europe et la protection des droits de l’homme au
Kosovo, A. Sampo
-
Etablissement des relations diplomatiques entre la Serbie et le
Monténégro, Professeur Philippe Weckel
-
Statut final du Kosovo : présentation au Groupe de contact, aux
Serbes et aux Albanais des propositions de M. Ahtisaari, S,
Cassella
-
Echec des négociations de « la dernière chance » sur le statut
final du Kosovo : c’est désormais au Conseil de Sécurité de
relever le défi, K. Rinaldi
-
Statut
final du Kosovo : entrée dans la « phase décisive », K. Rinaldi
-
Kosovo : préparation des élections, M. Laidi
-
Projet de loi sur l’Institut judiciaire du Kosovo, M. Laidi
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Première
réunion extraordinaire du Comité intergouvernemental de sauvegarde
du patrimoine culturel immatériel.
Sabrina URBINATI |
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A l’invitation du Gouvernement chinois, la
première réunion extraordinaire du
Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel
immatériel (le Comité) s’est déroulée à Chengdu du 23 au 27 mai
2007. Ledit Comité a été établi par la
Convention pour la sauvegarde du patrimoine cultural immatériel
(la Convention), adoptée par la 32ème Conférence Générale
de l’UNESCO le 17 octobre 2003 et entrée en vigueur le
20 avril 2006.
La Convention a été adoptée dans le but de sauvegarder et respecter
le patrimoine culturel immatériel des communautés, des groupes et
des individus concernés, d’œuvrer pour sensibiliser tous les niveaux
sur l’importance dudit patrimoine, pour son appréciation mutuelle et
pour mettre en place la coopération et l’assistance internationales
nécessaires à ladite activité de sauvegarde (art. 1). En outre, la
Convention identifie le patrimoine culturel immatériel en tant que
pratiques, représentations, expressions, connaissances et
savoir-faire des communautés, des groupes et, le cas échéant, des
individus les reconnaissant comme partie de leur patrimoine culturel
(art. 2). Finalement, elle établit la Liste du patrimoine culturel
immatériel de l’humanité (art. 16) et la Liste du patrimoine
immatériel nécessitant une sauvegarde urgente (art. 17).
Le Comité (art. 5 et ss.) fait partie, avec l’Assemblée générale des
Etats Parties (art. 4) et le Secrétariat (art. 10), de la structure
institutionnelle de la Convention. Il est composé par 24
représentants des Etats Parties et il est le moteur de l’application
de la Convention au travers des plusieurs fonctions lui attribuées
(art. 7).
Lors de sa réunion de Chengdu, le Comité a poursuivi le travail
entamé à sa
première réunion (novembre 2006, Algérie) en se concentrant sur
l’étude de questions concernant la
nature des deux listes prévues par la Convention, les
critères d’inscription des biens du patrimoine culturel
immatériel sur lesdites listes, l’inscription
des chefs-d’œuvre du patrimoine culturel immatériel et oral de
l’humanité sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de
l’humanité, la création d’un
emblème de la Convention, le
règlement financier du Fonds pour la sauvegarde du patrimoine
culturel immatériel, l’assistance
consultative et la mise en œuvre de
programmes, projets et activité de sauvegarde du patrimoine culturel
immatériel (art. 18).
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Archive |
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-
UNESCO : première réunion du Comité intergouvernemental de
sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (S. URBINATI, 21
janvier 2007)
-
UNESCO, prochaine entrée en vigueur de la Convention sur la
protection et la promotion de la diversité des expressions
culturelles (S. URBINATI, 5 janvier 2006)
-
Collaboration Francophonies – Hispanophonie – Lusophonie : défense
de la diversité linguistique et culturelle (J. RIOS RODRIGUEZ, 12
novembre 2006)
-
Assemblée générale : résolution sur la coopération avec
l’Organisation internationale de la Francophonie (J. RIOS
RODRIGUEZ, 12 novembre 2006)
-
XIe Sommet de la Francophonie à Bucarest (F. COSITCA et J. RIOS
RODRIGUEZ, 1 octobre 2006)
-
59ème session du Conseil permanent de la francophonie
(J. RIOS RODRIGUEZ, 23 avril 2006)
-
État Généraux de la Francophonie en Roumanie (J. RIOS RODRIGUEZ, 2
avril 2006)
-
Un mémorandum relance le plan de renforcement du français dans
l’Union Européenne (J. RIOS RODRIGUEZ, 26 février 2006)
-
La Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel
entrera en vigueur le 20 avril 2006 (F. RAACH, 5 février 2006)
|
-
Maintien de l’accord italo-américain protégeant le matériel
archéologique italien (S. CASSELLA, 22 janvier 2006)
-
Haute Conseil de la Francophonie « Éducation et Francophonie » (J.
RIOS RODRIGUEZ, 15 janvier 2006)
-
Francophonie programme de stabilisation du droit français au
Vanuatu (A. RAINAUD, 8 janvier 2006)
-
La Francophonie adopte la Charte d’Antananarivo (J. RIOS RODRIGUEZ,
4 décembre 2005)
-
Conférence de la francophonie : opérations de maintien de la paix
et disponibilité d’effectifs francophones (A. RAINAUD, 4 décembre
2005)
-
Participation de la Francophonie au Sommet Mondial sur la Société
de l’Information : enjeux culturels et linguistiques (J. RIOS
RODREIGUEZ, 27 novembre 2005)
-
Adoption de la Convention sur la protection et la promotion de la
diversité des expressions culturelles (F. COSTICA, 23 octobre
2005)
-
France, prochaine ratification de la Convention pour la sauvegarde
du patrimoine culturel immatériel (P. WECKEL, 23 octobre 2005)
-
Assemblé Générale : parité absolue des 6 langues officielles sur
le site Internet de l’ONU (P. WECKEL, 16 juin 2005)
-
UNESCO, avant projet de convention sur la diversité culturelle (G.
HOURRIEZ.BOLATRE, 19 juin 2005)
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Banque mondiale
Démission
du Président et respect des obligations statutaires
Guillaume AREOU |
Paul Wolfowitz
a annoncé sa démission de la Banque mondiale. La polémique est née à la
suite de son intervention personnelle très critiquée en vue d’augmenter le
salaire de sa compagne.
Fort du soutien
sans faille de l’administration
Bush, le désormais ex Président de la Banque mondiale s’en va dans un
contexte difficile. Les institutions financières internationales sont
bousculées, voire même clairement remises en cause (Voir note sur le
retrait du Venezuela).
Dans une
interview accordée à la BBC, il explique son retrait par « un climat
qui était devenu passionné au sein de l’organisation ». Les
administrateurs de la Banque mondiale ont fait un constat plus
limpide : « Il ressort clairement des différents documents examinés qu’un
certain nombre d’erreurs ont été commises par différentes personnes dans
le cadre de l’affaire considérée, et que les systèmes de la Banque ne se
sont pas révélés à la hauteur de circonstances difficiles. Nous en
concluons qu’il est nécessaire de réexaminer le cadre de gouvernance du
Groupe de la Banque mondiale, notamment le rôle ainsi que les procédures
du Comité d’éthique et d’autres aspects de ses fonctions ».
La première de
ces réformes pourraient être la mise en cause de la règle implicite selon
laquelle les Etats-Unis désignent le Président de la Banque mondiale et
les européens celui du Fonds monétaire international. Le ministre des
finances brésilien, Guido Mantega, a qualifié cet usage « d’anachronisme »
qui ne repose sur aucun fondement. Le Brésil souhaite en effet que les
nominations interviennent dans « le cadre d’un processus ouverts et
transparents, sans restriction de candidatures en fonction de la
nationalité ». C’est également le souhait des organisations non
gouvernementales qui rappellent que les deux institutions fonctionnent
dans un cadre multilatéral et qu’une procédure de désignation du même type
renforcerait leur légitimité.
Le
porte-parole du ministère des Affaires étrangères français,
Jean-Baptiste Mattéi, indiquait au contraire que « personne ne souhaitait
modifier cette pratique ». Le
gouvernement français a en revanche demandé aux Etats-Unis de
« désigner rapidement un successeur ». Cette
candidature devra ensuite être soumise au Conseil d’administration. Il
semblerait que l’ex représentant au commerce américain, Robert Zoellick,
soit
le favori à la succession de son compatriote. Il possède en effet une
longue expérience du commerce international et de la finance. Il fut en
outre numéro 2 du Département d’Etat. Il bénéficie à ce titre d’une
profonde connaissance des relations internationales.
Communication
des Administrateurs sur la présentation de la candidature de Robert
Zoellick aux fonctions de Président de la Banque mondiale
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Le Conseil des
Administrateurs de la Banque mondiale prend acte de la présentation
par l’Administrateur pour les États-Unis de la candidature de M.
Robert Zoellick aux fonctions de Président de la Banque mondiale.
Le Conseil des 24
Administrateurs représentant les 185 pays membres de l’institution
attend avec intérêt de s’entretenir avec M. Zoellick dans le cadre
du processus de sélection.
Le Conseil des
Administrateurs a fixé au 15 juin la date limite de dépôt des
candidatures aux fonctions de Président du Groupe de la Banque
mondiale. Les Administrateurs se réuniront après cette date pour
examiner toutes les candidatures présentées.
Le Conseil des
Administrateurs compte mener à terme le processus de sélection du
Président de la Banque d’ici le 30 juin 2007. |
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Washington,
29 mai 2007 - Suite à l’annonce de la démission de M.
Wolfowitz, avec effet au 30 juin 2007, le processus de sélection du
prochain Président de la Banque mondiale a suscité un vif intérêt.
Les Administrateurs se sont réunis pour examiner les questions
relatives au processus de présentation des candidatures et de
sélection du prochain Président de la Banque mondiale.
suite |
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Déclaration des
administrateurs et du président

17
mai 2007
Durant les
trois derniers jours, nous avons soigneusement étudié le rapport du
Groupe
spécial, les documents connexes, les documents soumis par M. Wolfowitz
et les interventions de celui-ci. Nos délibérations ont été
grandement facilitées par nos entretiens avec M. Wolfowitz. Celui-ci
nous a assuré qu’il avait agi de façon éthique et de bonne foi pour
servir au mieux, croyait-il, les intérêts de l’institution. Nous
admettons cela. Nous admettons également que d’autres parties
intéressées ont agi de manière éthique et de bonne foi. Il ressort
toutefois clairement des différentes documents examinés qu’un
certain nombre d’erreurs ont été commises
(suite) |
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14
mai 2007
Deuxième rapport du Groupe spécial (a) |
Communication
des administrateurs
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9 mai 2007 - Les Administrateurs se sont réunis
aujourd'hui pour examiner la demande présentée par le Président
en vue d’obtenir un délai supplémentaire pour préparer ses
commentaires sur le rapport préliminaire du Groupe spécial, qui
lui a été communiqué le 6 mai. Les Administrateurs ont
informé le Président qu’ils approuvaient la recommandation du
Groupe spécial ayant pour effet de prolonger jusqu’à la
fermeture des bureaux le 11 mai la période dont le Président
dispose pour formuler ses derniers commentaires sur le rapport.
Le Groupe achèvera son rapport après avoir examiné les
commentaires du Président.
suite |
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Communication
des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale
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Le 1er mai 2007 — Les
administrateurs se sont réunis aujourd’hui pour prendre
connaissance du rapport du groupe spécial d’administrateurs
chargés d’examiner les récentes allégations concernant le
président, M. Wolfowitz. Par souci de transparence et afin
d’assurer une information exacte sur le déroulement des travaux
en la matière, les administrateurs font la déclaration suivante.
suite |
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Communication
des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale
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Washington, 19 avril 2007 – Les administrateurs
se sont réunis le 19 avril pour examiner la situation actuelle à
la Banque, qui est très préoccupante. Sur la base des
indications claires données par le Comité du développement, les
administrateurs sont convenus de la marche à suivre pour traiter
de cette affaire de manière urgente, efficace et méthodique
suite |
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Déclaration
de Paul Wolfowitz, président de la Banque mondiale
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Washington, 20 avril 2007 – En réponse à la
communication du 19 avril des administrateurs du Groupe de la
Banque mondiale, le Bureau du président a publié la déclaration
suivante :
« Le président Paul Wolfowitz se félicite de la décision prise
par les administrateurs d'aller de l'avant pour régler cette
question très importante. Il attend avec intérêt de mettre en
œuvre les recommandations du Conseil. » |
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Les
administrateurs examinent le rapport, rendent les documents
publics
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Washington, le 12 avril 2007 - Les
administrateurs du Groupe de la Banque mondiale, lors de leur
réunion du 6 avril, ont formé un groupe spécial chargé
d’enquêter sur les faits relatifs à un contrat conclu avec une
employée de l'institution proche du président. Les
administrateurs se sont réunis aujourd'hui, 12 avril, pour
examiner le rapport de ce groupe et les documents qu’il a
obtenus. Les administrateurs ont pris connaissance avec intérêt
du rapport, qu'ils rendent public sans délai en même temps que
les documents correspondants examinés par le groupe spécial
suite |
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Rapport
du groupe spécial
Affaire n° 2 du Comité d’éthique et documents du
président |
Déclaration
de Paul Wolfowitz, président du Groupe de la Banque mondiale
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12 avril 2007
Paul Wolfowitz :
Permettez-moi de dire simplement quelques mots sur le sujet
qui est dans tous les esprits. Il y a deux ans, lorsque je
suis arrivé à la Banque, j’ai soulevé la question d’un
conflit d’intérêt potentiel et demandé à me faire récuser du
dossier. J’ai porté la question devant le Comité d’éthique
et, suite à des discussions approfondies que j’ai eues avec
son Président, le Comité a émis l’avis qu’il convenait de
promouvoir et de transférer Mme Shaha Riza.
suite
Paul Wolfowitz : Conférence de presse |
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Venezuela
Retrait de
la Banque
mondiale et du FMI
Guillaume AREOU |
Le Président
vénézuelien, Hugo Chavez, a annoncé le retrait de son pays de la Banque
mondiale et du F.M.I..
Cette décision
marque sans détour la volonté du Président vénézuelien de s’affranchir
complètement de l’emprise de
ces institutions impérialistes qui auraient pour seul objectif
« d’exploiter les pays pauvres ». Il souhaite ainsi créer un
organisme de substitution, la Banco del Sur. La création de cette
nouvelle institution sera officialisée lors du sommet du Mercosur les 28
et 29 juin prochain. Elle devrait être financée en grande partie par les
revenus que le Venezuela et la Bolivie tirent de l’exploitation des
hydrocarbures.
Le
ministre des finances vénézuelien, Rodrigo Cabezas, affirme que ce
retrait ne signifie pas « que tengamos difficultad alguna para cumplir con
nuestros acreedores externos ».
Cette décision
contient en revanche un message fort envoyé
aux pays occidentaux. Après le retrait de la Bolivie de la convention
de Washington, le Venezuela est le deuxième pays d’Amérique du sud à
tourner le dos aux institutions financières internationales. Cette mesure
pourrait cependant isoler le pays aussi bien politiquement
qu’économiquement. C’est en tout cas l’opinion de la Secrétaire d’Etat
américaine Condolezza Rice.
Les politiques
menées depuis maintenant deux ans par les Présidents bolivien et
vénézuelien ne sont pas sans rappeler les revendications des pays en
développement dans les années 1970 relatives à la souveraineté permanente
sur les ressources naturelles. La volonté de ces pays de se libérer de
leurs obligations internationales semble pourtant dangereuse. Elle
pourrait conduire à une certaine forme d’isolement dont les populations
seraient les premières victimes.

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Fin de la 59e session de la Commission Baleinière
Internationale
Tidiani COUMA |
La
59ème session
de la Commission Baleinière Internationale (CBI)
s’est tenue
aux Etats-Unis à Anchorage (Alaska), du 28 au 31 mai 2007.
Elle a réuni 76
Etats
votants, soit cinq de plus que l'année dernière. Les nouveaux entrants
sont la Croatie, Chypre, l'Équateur, la Grèce, la Guinée Bissau et le
Laos. Il faut rappeler que la CBI a été créée par la
Convention
de Washington du 2 décembre 1946 sur la réglementation de la chasse à la
baleine.
« La chasse aborigène de subsistance pratiquée par certaines populations,
notamment en Alaska, a constitué le sujet majeur de la réunion
d’Anchorage. Ce type de chasse obéit à une logique différente de la chasse
commerciale. La CBI reconnaît cette catégorie de chasse, ce qui ne
constitue en aucune manière un blanc-seing : les quotas de chasse octroyés
aux populations concernées sont en effet soumis à des règles précises et à
une méthode de calcul appropriée».
C'est par un vote sur la responsabilité de la CBI en relation avec la
Convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction
(CITES) que les pays opposés à la chasse ont obtenu une nouvelle année de
sursis (v. liste des
deux camps ).
La
résolution
a été proposée par une coalition de 15 pays et a obtenu 37 voix
pour, 4 contre et 4 abstentions. Il est à noter que 26 pays ont refusé de
voter jugeant la résolution « inappropriée ». De fait, cette nouvelle
résolution invalide celle de l'année précédente, dite de « St Kitts », qui
considérait que le moratoire n'était plus nécessaire.
La chasse côtière revendiquée par le Japon n’a pu recevoir l’accord de la
CBI. Ce dernier a retiré sa demande, ne disposant pas de la majorité des
trois-quarts nécessaire. La chasse côtière qu’il revendique ne peut en
effet être assimilée aux chasses aborigènes de subsistance, en raison de
son aspect commercial.
Ainsi, « après avoir tenté en vain d'obtenir une dérogation pour la chasse
à la baleine par ses communautés côtières, le Japon a menacé de quitter la
CBI. La frustration est d'autant plus grande parmi les représentants
japonais que la CBI avait accordé cette semaine le permis de chasse à la
baleine pour des peuples indigènes aux Etats-Unis, en Russie et au
Groënland. Cette hypocrisie nous amène à nous interroger sérieusement
sur la forme sous laquelle le Japon va continuer à participer à ce forum,
a déclaré Joji Morishita, commissaire adjoint à la chasse baleinière.
"Cela inclut un retrait de l'organisation et la mise en place d'une
nouvelle structure", a ajouté un, autre responsable de la délégation
japonaise. Principal contributeur de l'organisation avec les Etats-Unis,
le Japon pourrait entraîner dans son sillage le départ d'une trentaine de
pays membres, selon des délégués présents à Anchorage. Autre conséquence
plus directe, Tokyo devrait confirmer son intention, vivement contestée
par les organisations écologistes, de tuer cinquante baleines à bosse dès
cet été ».
Greenpeace :Tout
en se réjouissant de la reconduction du moratoire, Greenpeace déplore que
l'essentiel des débats ait été consacré aux quotas de la pêche de
subsistance traditionnelle et aux marchandages des autorités japonaises.
Rien n'a été fait pour oeuvrer en faveur de la protection des milliers de
cétacés qui meurent tous les ans des conséquences de la pollution, des
prises de pêche annexes et du réchauffement climatique (voir).
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Quai d’Orsay :59ème
session de la Commission baleinière internationale (du 28 au 31 mai
2007)
Les pays
protecteurs, qui avaient momentanément perdu la majorité de la CBI à
Saint-Christophe et Niévès en 2006, ont repris l’initiative en
permettant l’adoption de plusieurs résolutions favorables à la
conservation, notamment sur la condamnation du programme de chasse
scientifique du Japon (JARPA), sur les relations entre la CBI et la
Convention sur le commerce international des espèces de faune et de
flore sauvages menacées d’extinction (CITES), ou sur l’utilisation
non létale des baleines. La France a co-parrainé chacune de ces
résolutions.
La chasse côtière revendiquée par le Japon n’a pu recevoir l’accord
de la CBI. Le Japon a retiré sa demande, ne disposant pas de la
majorité des trois-quarts nécessaire. La chasse côtière du Japon ne
peut en effet être assimilée aux chasses aborigènes de subsistance,
en raison de son aspect commercial.
La France a par ailleurs soutenu la proposition de sanctuaire
baleinier soumis par le Brésil, l’Argentine et l’Afrique du Sud.
Même si cette proposition n’a pas été adoptée par 75% des pays
membres, près de 60% l’ont appuyée, démontrant l’intérêt pour cette
mesure de conservation. De même, la France a rappelé son soutien au
comité de conservation en présentant plusieurs études, dont deux sur
l’observation touristique des baleines (« whale-watching ») en
Méditerranée et dans le Pacifique, afin de montrer que cette
activité non létale, bien encadrée, dispose d’un fort potentiel
économique.
Enfin, la France se félicite de l’avancée significative de l’usage
du français, ainsi que de l’espagnol pour la première fois cette
année, au sein de la CBI, alors qu’un pays membre sur quatre est
francophone. La traduction des certains documents importants et
l’interprétation simultanée ont permis une meilleure participation
des pays francophones et hispanophones. |

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30ème Sommet entre l'Union Européenne et
la Russie
Noémie SIMONEL |
Le 30ème
Sommet entre l'Union Européenne et la Russie s'est ouvert à
Samara le 17 et 18 mai sur
fond de contentieux diplomatiques aigus.
La
question de la démocratie et des droits de l'homme, la situation en
Tchétchénie, le déploiement d'éléments du bouclier anti‑missiles américain
en Pologne et en République tchèque, l’embargo russe sur la viande
polonaise, le statut du Kosovo ou encore la récente crise entre l’Estonie
et la Russie autour du mémorial de la seconde guerre mondiale, ou la
remise en cause de la
fiabilité de la Russie en tant que partenaire énergétique ont fait
échec à la
conclusion d’un nouvel accord.
Pour autant, rappelons qu'il existe une
réelle
interdépendance entre
les deux entités.
La Russie est le premier fournisseur de
gaz naturel de l’Union européenne (avec 40 % des importations soit 19 % de
la consommation totale) et le deuxième fournisseur de pétrole (avec 20 %
des importations et 16 % de la consommation totale).
Cette dépendance énergétique de l’Union
européenne vis-à-vis de la Russie devrait fortement s’accroître dans les
prochaines années. La Commission européenne estime que, d’ici vingt ou
trente ans, 70 % des besoins énergétiques de l’Union européenne devront
être assurés par les importations, contre 50 % aujourd’hui.
De même, la Russie, de par son statut au
sein du Conseil de sécurité constitue un acteur international-clé.
Face à l’état de développement des
relations russo-européennes, le sommet de Samara avait pour but de lancer
les négociations en vue d’un nouvel accord afin de renforcer la
coopération entre les 2 entités, dans plusieurs domaines, comme l'énergie,
la politique étrangère et la défense, ou encore la lutte contre la
criminalité organisée et l’association de la société civile, étant donné
que l'accord de partenariat et de coopération arrivé à expiration le 30
novembre 2007.
En effet, le Sommet d'Helsinki du 24
novembre 2006 devait marquer le lancement officiel des négociations sur le
nouvel accord. Toutefois, la Pologne a opposé son veto au mandat de
négociations proposé par la Commission européenne, en raison de l'embargo
russe sur la viande et les végétaux en provenance de son territoire et du
refus de la Russie de ratifier le traité sur la Charte de l'énergie.
Rappelons qu’en novembre 2005, la Russie a
gelé ses importations d'animaux vivants, de produits carnés et de végétaux
en provenance de Pologne. Les autorités russes reprochent, en effet, à la
Pologne une absence de contrôles suffisants et des falsifications répétées
de certificats vétérinaires. Des missions d'inspections vétérinaires
conjointes ont eu lieu en Pologne mais elles n'ont pas permis de lever cet
embargo, que la Commission européenne juge injustifié. Tant que l’embargo
sera ainsi maintenu, la Pologne bloquera le lancement des négociations.
C’est pourquoi, la Commission européenne dés le 21 mai, a affiché sa
volonté débloquer la situation.
Pour autant, faute d’avoir pu lancer de
telles négociations,
l’accord de 1994 de partenariat et de coopération a été prorogé pour
un an.
En effet, cet
accord de partenariat et de coopération, signé en 1994 et entré en
vigueur en 1997, pour une période initiale de dix ans régit les relations
bilatérales russo-européennes.
Ce volumineux document de 178 pages,
fondement juridique des relations entre l'Union européenne et la Russie,
n’apparaît plus en adéquation avec l’état de développement des relations
entre les deux entités. En effet, l'accord apparaît suranné car, depuis
1994, tant l'Union européenne que la Russie ont beaucoup évolué. Ainsi,
l'accord de partenariat et de coopération a été signé à un moment où
l'Union européenne ne comptait que douze États membres et où elle n'avait
pas encore développé certaines politiques, notamment en matière de
politique étrangère et de défense ou dans le domaine de la justice et des
affaires intérieures.
Rappelons que cet accord de 94 institue un
cadre pour le dialogue politique.
Ce cadre institutionnel comprend
notamment:
-un Sommet qui réunit, deux fois par an,
le Président de la Fédération de Russie, le Président du Conseil européen,
le Président de la Commission européenne, ainsi que le Haut Représentant
pour la politique étrangère et de sécurité commune, chargé de définir les
orientations stratégiques du partenariat,
- un Conseil de coopération, rebaptisé en
2003 «Conseil de partenariat permanent», qui réunit, aussi souvent que
nécessaire et en différentes formations, les ministres des pays de la
«troïka» ainsi que le commissaire européen compétent et le ministre de la
Fédération de Russie, chargé d'examiner l'ensemble des questions relatives
à l'application de l'accord ainsi que tous les sujets d'intérêt commun,
- des réunions régulières sont également
organisées entre les directeurs politiques des pays de la «troïka», des
représentants de la Commission européenne, du Secrétariat général du
Conseil et du ministère russe des Affaires étrangères pour évoquer les
sujets de politique internationale ;
- des comités de coopération et des
sous-comités au niveau des hauts fonctionnaires ainsi que des groupes
d'experts, peuvent aussi se réunir pour approfondir des sujets
spécifiques;
- enfin, une coopération au niveau
parlementaire est également prévue avec une commission conjointe
réunissant des représentants du Parlement européen et du parlement de la
Fédération de Russie.
Si l'accord de partenariat et de
coopération a pour objectif de renforcer la coopération dans les domaines
politiques, économiques et culturels, c'est toutefois l'approche
économique qui y est privilégiée.
L'accord vise, en effet, à la promotion du
commerce et à l'amélioration de la qualité de l'environnement pour les
investissements avec pour finalité une intensification des relations
économiques entre l'Union européenne et la Russie.
A terme, l'objectif est d'instaurer une
zone de libre échange entre la Communauté et la Russie, l'accession de la
Russie à l'Organisation mondiale du commerce, qui devrait aboutir au cours
de l’année, étant toutefois considérée comme un préalable.
Ainsi, en matière commerciale, la Russie
bénéficie de la clause de la «nation la plus favorisée» et de la
suppression de la plupart des restrictions quantitatives aux importations,
à l'exception de certains secteurs comme l'agriculture, l'acier et les
matières nucléaires, qui doivent donner lieu à la conclusion d'accords
spécifiques.
Outre le champ économique, d'autres
domaines de coopération sont également prévus, notamment en matière de
transport, d'éducation, de recherche, de culture, d'environnement ou
encore de lutte contre la criminalité.
Pour autant, le bilan apparaît mitigé.
Certes, cet accord a eu des résultats
satisfaisants, notamment en matière commerciale.
Il a incité la Russie à rapprocher sa
législation avec celle de l'Union européenne en matière de normes et de
certifications, de droit de la concurrence, ou encore en matière de
protection de la propriété intellectuelle. Dans ces domaines, l'accord a
permis de réelles avancées.
En novembre
2002, l'Union européenne
a d'ailleurs reconnu à la Russie le statut d'économie de marché.
De même, des progrès ont été enregistrés,
notamment en matière environnementale avec la ratification par la Russie
du protocole de Kyoto, en novembre 2004.
Concernant le secteur des transports,
l’intervention de l'accord entre la Communauté européenne et la Russie sur
le survol aérien de la Sibérie constitue une belle avancée. (Voir
Sentinelle: Conclusion d’un accord relatif au
survol de la Sibérie)
De même, la résolution de la question des
visas constitue un signal fort. (Voir Sentinelle:
Accords russo-européens visant à faciliter la délivrance des visas et la
lutte contre l’immigration clandestine)
Pour autant, le dialogue politique a ainsi
montré ses limites.
Le Sommet Union européenne-Russie s'est
tenu avec régularité deux fois par an, mais il n'a pas réussi
véritablement à donner les impulsions nécessaires pour renforcer les
relations entre les deux partenaires. Certains spécialistes d’ailleurs
s’accordent à dire qu’un seul sommet par an serait suffisant.
Pour sa part, le Conseil de partenariat
permanent ne s'est réuni que dans trois formations (Affaires étrangères,
Justice et Affaires intérieures et Énergie) et il n'a pas permis d'entrer
dans des discussions plus approfondies.
Mais c'est surtout au niveau technique que
l'accord s'est révélé décevant. Ainsi, depuis 2003, aucune réunion ne
s'est tenue au niveau des groupes d'experts, à l'exception du groupe sur
les affaires douanières, et il en a été de même, depuis 2004, pour les
comités de coopération.
Le mécanisme de règlement des différends
n'a pas fonctionné de manière satisfaisante.
La plupart des différends commerciaux
(comme la question des droits de survol de la Sibérie par exemple) se sont
réglés non pas dans le cadre de cette procédure, mais de manière autonome.
Pour autant, la relation entre l'Union
européenne et la Russie s'est enrichie d'une nouvelle dimension. En effet,
lors du Sommet de Saint-Pétersbourg, de mai
2003, l'Union européenne et la Russie ont décidé d'établir quatre «espaces
communs»: un «espace économique commun»; un «espace commun de liberté, de
sécurité et de justice»; un «espace commun de coopération dans le domaine
de la sécurité extérieure»; un «espace commun de recherche et d'éducation,
incluant les aspects culturels». Or, ces aspects ne sont pas pris en
compte par l'accord de partenariat et de coopération.
Plus fondamentalement, on peut se demander
si le maigre bilan de l'accord ne résulte pas de son ambiguïté originelle.
En effet, cet accord revêt une forme singulière dans la mesure où il ne
peut être assimilé, ni aux accords d'association négociés avec les pays
candidats, ni aux accords d'association partenariale signés avec les pays
de
la rive Sud
de la Méditerranée.
Négocié dans l'urgence par la Commission
européenne et avec déjà des approches divergentes entre les États membres,
l'accord avec la Russie fut d'abord défini par opposition aux accords
signés avec les pays d'Europe centrale, tout en reproduisant
paradoxalement le même schéma.
De plus, les attentes des deux partenaires
à l'égard de l'accord n'étaient pas identiques, dans la mesure où l'Union
européenne était surtout attachée à la stabilité du continent et à
favoriser la transition en Russie vers la démocratie et l'économie de
marché, tandis que celle-ci attendait une véritable intégration
économique. Dès lors comprenons-nous mieux l’insatisfaction générée par ce
bilan et surtout la nécessité de conclure un nouvel accord.
Ainsi, ce nouvel accord, tant attendu
notamment en matière énergétique garantissant aux Européens, d'importantes
importations d'hydrocarbures russe, qui pourrait s’intituler «partenariat
privilégié» ou «partenariat renforcé», devrait prévoir un renforcement du
dialogue politique et de la coopération dans certains domaines, comme
l’énergie ou la politique étrangère et la défense.
Parallèlement, l’Union européenne et la
Russie devraient poursuivre la mise en oeuvre des quatre « espaces communs
».
Ainsi le sommet de Samara a permis d’avancer sur quelques dossiers, des
négociations ont déjà eu lieu sur le dossier de l'énergie. L'Europe et la
Russie entendent élaborer ensemble un système d'alerte rapide en cas de
difficultés d'approvisionnement.
La discussion a porté également sur la
coopération dans la région transfrontalière. Il est prévu d'intensifier
également la coopération dans le domaine de la recherche notamment
concernant le système européen de navigation par satellite GALILEO

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Ouverture des négociations en
vue d’un nouvel accord de partenariat et de coopération UE/ Viêt Nam
Noémie SIMONEL |
L'UE ouvre les négociations en vue d'un
nouvel
accord de partenariat et de coopération avec le Viêt Nam.
Décidé en marge de la réunion des ministres des affaires étrangères des
pays de l'ASEM qui s'est tenue à Hambourg le 28 mai 2007, la perspective
du nouvel accord, plus en adéquation avec le développement des relations
bilatérales, notamment dans le domaine des droits de l'homme doit
remplacer l'accord de coopération de 1995.
Celui-ci couvrira de nouveaux domaines
tels que la criminalité transnationale, la migration et les préoccupations
environnementales.
L’ouverture de ces négociations se
comprend suite à l’acceptation le 14 mai 2007 du Conseil d'inclure
le Viêt Nam dans les directives de
négociation actuelles en vue d'accords de partenariat et de coopération
avec six autres pays de l'ANASE (Indonésie, Malaisie, Singapour,
Thaïlande, Philippines et Brunei).
Les relations avec le Viêt Nam ont progressé au cours de ces dernières
années, notamment depuis l'adoption par le Viêt Nam en 2005 d'un «schéma
directeur» définissant ses relations futures avec l'Union européenne. Le
«schéma directeur» constitue la première stratégie officielle du Viêt Nam
en matière de relations bilatérales et il présente les orientations
futures de la coopération entre les deux parties.
Les relations entre l'UE et le Viêt Nam
sont en plein essor, les échanges commerciaux bilatéraux ayant augmenté de
18 % pour atteindre 8,75 milliards € en 2006. Le Viêt Nam devrait encore
tirer profit du futur accord de libre-échange UE-ANASE, dont l'ouverture
des négociations vient d'être décidée au début de ce mois.
L'UE continue en outre d'être l'un des
principaux donateurs d'aide au développement au Viêt Nam, son engagement
de plus de 700 millions € pour 2007 étant essentiellement centré sur les
actions de lutte contre la pauvreté.
Au cours de la réunion, la question des
droits de l'homme a également été abordée dans un contexte de récentes
arrestations et condamnations de défenseurs pacifiques des droits de
l'homme. La Commission européenne a à cet égard, encouragé le gouvernement
vietnamien à veiller à ce que le droit à la liberté d'expression et
d'association soit respecté.

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OEA: ouverture de la 37° Assemblée générale.
Karine RINALDI. |
Aujourd’hui, dimanche 3 juin, s’ouvre, dans la ville de Panama, la 37°
période ordinaire de sessions de l’Assamblée générale de l’OEA, avec le
thème particulier de « l’énergie pour le développement durable ». Cette
réunion, qui réunie les ministres des affaires étrangères de 34 pays, se
poursuivra jusqu’au mardi 5 juin. Y assiste également le secrétaire
général de l’onu, Ban-Ki-moon.
Les décisions qui seront prises par l’Assamblée générale seront
relativement importantes puisqu’elles guideront les activités de
l’organisme régional pendant l’année à venir. (Voir le
calandrier officiel des réunions).
Depuis quelques mois, José Miguel Insulza, secrétaire général de l’OEA, en
accord avec son
intention de vouloir développer l’échange permanent d’information
entre l’OEA et les ONG, dialogue avec des représerntants de la société
civile et reçoit leurs recommandations sur des sujets qui sont traités
lors de cette 37° assamblée générale.
Dès mardi dernier débutaient les activités liées à cette assamblée
générale, avec l’ouverture de la Conférence interaméricaine pour la
défense des droits des personnes handicapées.
De telles activités préparatrices ont eu lieu toute la semaine, et, preuve
de l’importance de la démocratie pour l’OEA, le 2 juin s’est tenu un forum
international sur « le cycle électoral 2005-2006 dans les Amériques ».
Le programme de cette 37° assemblée générale est très chargé (voir
l’intégralité des projets de résolutions). Nous pouvons noter que les
ministres des affaires étrangères traiteront de questions aussi diverses
que les iles Malouines, l’avant-projet de
Convention interaméricaine contre le racisme et toute forme de
discrimination et intolérence ; ils étudiront notamment des projets de
résolutions tels que le « Programme
interaméricain pour le développement du droit international » ; le « le
droit à la vérité » ; les « déplacés
internes » ; la « Promotion
de la Cour Pénale Internationale » ; ou encore, la « Proposition
d’incorporation de l’éducation en droits de l’homme à partir de 10 ans ».

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