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Débat général de l'Assemblée Générale de l'ONU, 62ème session
Anne RAINAUD
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25 septembre au 3 octobre 2007 s'est tenu le débat général de la
62ème session de l'Assemblée Générale. A cette occasion, d'une part,
le Secrétaire Général de l'ONU a présenté son
rapport sur l'activité de l'Organisation en y soulignant les
grandes tendances et les souhaitables futures orientations; d'autre
part, le Président de l'Assemblée (Srgjan
Kerim) a souligné les grands thèmes qui devront particulèrement
retenir l'attention (cf.
discours du 25 septembre 2007); enfin, se sont exprimés les
différents et nombreux Etats à la tribune de cette assemblée assez
bien représentative des diversités de la Communauté internationale.
Les convergences seront assez nombreuses; il est ainsi intéressant
de souligner malgré les points saillants mis en exergue par certains
des protagonistes représentatifs des tensions actuelles dans la
Société internationale, de rendre compte d'une incontestable volonté
partagée de voir évoluer les désordres de la Communauté vers un
nouvel ordre international.
Les grandes questions annoncées par le Président de la 62ème session
pour ce débat général étaient les suivantes : changement climatique
; financement du développement, OMD (cf. note de Sarah Cassela),
lutte contre le terrorisme, rénovation de l’Organisation dont le
Conseil de Sécurité. Au sein de cette liste, un thème a été
particulièrement mis en exergue : les réponses aux pertubations
climatiques ("The theme for this year’s debate is ‘Responding to
climate change’" précise le Président Srgjian Kerim; cf. note de
Danilo Comba). Ainsi dans son discours de clôture (cf.
discours du 3 octobre 2007 du Président de l'AGONU), pouvait-il
conclure à la place centrale de cette préoccupation pour la 62ème
session : "Climate change has become the flagship issue of the 62nd
session".
Le
Secrétaire Général de l'ONU, Ban Ki Moon, certes, épouse cet "ordre
du jour" informel, mais son discours (cf.
texte en français de l'alloccution de Ban Ki Moon) montre que la
hiérarchie n'est pas strictement identique. Si le rapport s'attache
logiquement à la question environnementale, c'est surtout nous
semble-t-il, pour le Secrétaire de l'ONU, le moyen de souligner
l'importance d'une approche multilatérale : "Plus qu’aucune
auparavant, notre époque est celle de l’action collective". Aussi
l'ONU est-elle un acteur idoine; encore faut-il une transformation
de celle-ci affirme le Secrétaire Général : "nous devons nous
moderniser. Un changement climatique interne, voilà ce qu’il faut à
l’ONU". Une "ONU plus forte pour un monde meilleur" est du reste le
titre choisi du discours de Ban Ki Moon. Un monde meilleur passera
évidemment par la résolution des crises qui secouent la Communauté
internationale et qui constituent les objectifs actuels de
l'Organisation (les droits de l'homme, le Darfour, la paix au
Moyen-Orient, la réconciliation nationale tant au Lyban qu' au
Myanmar, l'Afghanistan et l'Irak enfin, qui est devenue un "problème
mondial").
Les Etats, globalement, ont pour leur part retenu les "directives"
du Président de l'Assemblée Générale; ainsi, ont bien été
systématiquement évoqués et de manière assez consensuelle, d'une
part les problèmes du changement climatique et d'autre part la
thématique des OMD en soulignant la nécessité d'une globalisation de
la prospérité. Certains Etats n'ont pas manqué de s'engager sur le
terrain d'une redistribution des bénéfices de la mondialisation. La
France notamment a pu tenir un discours très "tiers-mondiste" :
"Jamais il n’y a eu autant de phénomènes de rente qui concentrent
autant de profits sur quelques grands groupes. » (…) Je lance un
appel solennel aux Nations Unies pour qu'elles prennent en main la
question d'une plus juste répartition des profits, de la rente des
matières premières, des rentes technologiques. (…) Je lance un appel
solennel aux Nations Unies pour qu'elles prennent en main la
moralisation du capitalisme financier" (cf.
discours du Président N. Sarkozy). Une idée forte qui est
ressortie des discours analysés est de veiller au fossé qui
s'élargit entre "les riches et les pauvres"; outre les inégalités
profondes inacceptables dans l'écart réalisé, l'avis généralement
partagé est de prendre conscience de la menace à la sécurité car
cette situation conduit inéluctablement aux extrémismes. Le
représentant du Royaume-Uni a peut être, avec l'Allemagne, été
particulièrement direct sur ce point en mentionnant la menace d'une
globale inégalité (cf.
Discours du Royaume-Uni) ou de l'absence de partage équitable
(cf.
Discours d'A. Merckel). La question du financement du
développement semble quant à elle avoir été éludée par ceux qui ont
la capacité de fournir une aide financière au développement; certes,
la Chine se félicite de ses investissements en Afrique en mettant en
valeur la coopération sino-africaine (cf.
Discours du représentant de la Chine) et la France de réclamer
qu'il n'y ait " pas d’exploitation des ressources d‘un pays sans
contrepartie financière juste". Mais aucune proposition d'ensemble
pour le financement du développement n'est notable. Ce sont les
thèmes du terrorisme et de la réforme de l'ONU ainsi que l'actualité
internationale liée à ces questions, qui ont permis certains
discours très tranchés où le ton diplomatique n'était pas toujours
de mise; certaines allocutions ont été proches d'un règlement de
compte (cf.
Discours de l'Iran, de
la Syrie, du
Myanmar, de la
République démocratique de Corée), d'autres, assez nombreux, ont
manifestement cherché à prendre une position ferme sur la manière de
concevoir et de mener les relations internationales en rejetant tout
unilatéralisme. Dans cette perspective les Etats-Unis ont souvent
été explicitement ou implicitement (mais clairement) visés par les
discours de certains orateurs (cf.
Discours du représentant de la Russie à propos des ambitions des
Etats-Unis en Europe sur le bouclier antimissile; cf.
discours du Canada mentionnant notamment la question Irakienne).
Certains discours en faveur du multilatéralisme ont souligné le rôle
primordial des Nations-Unis ou du moins le rôle renforcé quelles
pourraient avoir d'une part essentiellement grace à la réforme des
institutions et notamment du Conseil de Sécurité, d'autre part en
s'attachant à donner une effectivité aux résolutions du Conseil (cf.
ici tout particulièrement le
discours du représentant du Liban). Le thème des droits de
l'homme a surtout été envisagé sous l'angle de la nécessaire
compréhension des civilisations et religions, lesquelles doivent
chercher à se connaître pour se comprendre (références fréquentes de
l'Alliance des civilisations dans les discours), plutôt que de
s'affronter notamment par la voie du terrorisme. Si chacun des
discours prononcé à l'Assemblée Générale est bien évidemment
imprégné d'une volonté de justifier ou mettre en valeur chaque
politique étatique, cette diversité ne doit pas masquer un certain
consensus si ce n'est une unanimité quant à la nécessité de créer un
ordre nouveau (cf.
Discours de Michelle Bachelet, Chili : mentionant la "capacité
de créer un ordre nouveau plus respectueux et plus humain"; cf.
discours de la France : "Au nom de la France, j'appelle tous les
Etats à se réunir pour fonder le nouvel ordre mondial du 21ème
siècle sur cette idée forte que les biens communs de l'humanité
doivent être placés sous la responsabilité de l'humanité toute
entière"). Peut-être pouvons nous conclure avec les propos de la
Chine qui, actuellement en pleine transformation, est
particulièrement symbolique quant à la faculté d'évoluer : « la
globalisation économique et la multipolarisation qui s’accentuent
appellent une nouvelle conception des relations internationales » (
cf.
Discours du réprésentant de la Chine ). La conscience d'un
nécessaire changement aura ainsi été une constante du débat général
de la 62ème session. (AR).
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Assemblée générale : les positions relatives au
développement exprimées lors du débat général
Sarah CASSELLA |
La plupart des Etats a estimé lors du débat général de l'Assemblée
générale (25 septembre – 3 octobre 2007) qu'il est nécessaire non
seulement d'atteindre les
Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), mais même
de les dépasser ; il devient en effet urgent de redéfinir un
certain nombre de priorités face aux réalités actuelles.
Certains Etats ont rappelé que l'objectif de vivre avec « un dollar
plus un centime » ou d'échapper de justesse à une mort prématurée ne
conduit pas à « mener une vie décente ». Plusieurs propositions ont
été avancées dans le sens de cette redéfinition. Le président de l'Équateur,
Rafael Correa, a estimé que la première limite des OMD réside dans
le fait qu'en tant que stratégie visant à la réduction de la
pauvreté, ils ne représentent qu'un cadre minimal. Il a proposé des
objectifs communs qui soient basés sur des « maxima sociaux » au
lieu de « minimums de vie ». Le président de la République de
Madagascar, Marc Ravalomanana, a déploré la priorité accordée
aux intérêts nationaux sur les intérêts communs et les promesses non
tenues. Il a affirmé que l'augmentation de l'aide internationale
limiterait l'exploitation des ressources naturelles par les paysans
pauvres. Il a appelé à un « plan Marshall pour l'Afrique », idée
qu'il avait déjà présentée. Affirmant que le continent pourrait être
le fournisseur d'énergies propres et de produits naturels, il a
proposé un « nouveau partenariat écologique » entre les pays
industrialisés et les pays africains, qui comprendrait un programme
d'investissements, la protection de la nature et la préservation de
la biodiversité. Le Premier ministre du Royaume de Norvège,
Jens Stoltenberg, a estimé que la Déclaration du Millénaire ne sera
pas respectée. Il a annoncé que son Etat s'est engagé à verser 1
milliard de dollars américains sur 10 ans pour soutenir les
Objectifs du Millénaire pour le développement qui portent plus
précisément sur la santé infantile et maternelle. Il a recommandé
d'établir « une organisation des Nations Unies dans chaque Etat : un
dirigeant, un programme, un budget et un bureau, partout où cela est
possible ».
Certains Etats ont souligné les progrès accomplis et les
objectifs déjà atteints. Seyoum Mesfin, le ministre des Affaires
étrangères de l'Ethiopie, a indiqué que la croissance
économique de son Etat est de 10% en moyenne et que l'avancée vers
la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement est
réelle. Il a souligné que la démocratisation des institutions a
facilité les progrès accomplis dans les domaines économique et
social. Lygia Kraag-Keteldjik, le ministre des Affaires étrangères
du Suriname, a indiqué que le gouvernement de son Etat s'est
engagé à atteindre les OMD. Philip Sealy, le représentant de
Trinité-et-Tobago, a signalé que son Etat souhaite aller au-delà des
Objectifs du Millénaire pour le développement et assurer en 2020 un
niveau de vie comparable à celui des pays développés.
Dans l'ensemble des discussions, la question du développement a été
rapprochée de celle de la lutte contre le réchauffement
climatique et de la protection de l'environnement. Un certain
nombre d'Etats insulaires ont particulièrement insisté sur ce point.
Charles A. Savarin, le ministre des Affaires étrangères de la
Dominique, a déclaré que les changements climatiques risquent de
compromettre la capacité à réaliser les OMD. Avec la fonte des
glaces, les petits Etats insulaires et les îles basses pourraient
disparaître d'ici 30 ans. La pêche est par ailleurs en péril avec le
réchauffement de l'eau. Addulla Shahid, le ministre des Affaires
étrangères des Maldives, a regretté la réduction de l'aide au
développement mais a indiqué que son Etat entrerait l'année
prochaine dans la période de transition permettant de sortir du
groupe des pays les moins avancés. Gonzalo Gutiérrez Reinel, le
Vice-ministre et Secrétaire général des Affaires étrangères du
Pérou, a indiqué que son Etat est désormais un pays émergent
dans la région, grâce à la croissance économique continue des
dernières années. Cependant, hautement vulnérable aux changements
climatiques, le Pérou a perdu 22% de sa surface glaciaire au cours
des 30 dernières années. Lisa Shoman, la ministre des Affaires
étrangères du Belize, a recommandé que la question du
développement soit au cœur du débat sur les changements climatiques.
Samuel R. Insanally, le ministre des Affaires étrangères du
Guyana, a dénoncé l'extravagance des sociétés consuméristes et
le fait que les pays développés posent comme condition préalable à
l'aide au développement une plus grande contribution des PED à la
campagne contre les changements climatiques. Elvin Nimrod, le
ministre des Affaires étrangères de Grenade, a demandé que
les petits Etats insulaires en développement bénéficient de
nouvelles règles de la part du système des Nations Unies et des
institutions de Bretton Woods.
La question du financement du développement était logiquement
au centre de nombreux débats. De nombreux chefs d'Etat et de
gouvernement ont appelé à l'accroissement de l'aide au développement
et à la création de mécanismes d'ajustement du prix du pétrole pour
les Etats les plus pauvres. Le président de la République d'El
Salvador, Elias Antonio Saca Gonzalez, s'est en effet inquiété
de l'instabilité des prix des produits de base et des matières
premières, surtout celui du pétrole. Notant que cette situation a
une incidence négative sur les efforts de développement, il a plaidé
pour une coordination des politiques macroéconomiques au niveau
international, avec la participation des pays développés et en
développement. Il a également appelé les pays producteurs de pétrole
à mettre en place des mécanismes flexibles afin que les prix
n'affectent pas de manière excessive les pays en développement (PED).
Il a affirmé que son Etat encourage les initiatives en faveur des
énergies renouvelables, notamment par le biais d'une loi incitant
les investissements dans ce secteur. Le Ministre des relations
extérieures de Cuba, Felipe Perez Roque, s'exprimant au nom du
Mouvement des non-alignés, a regretté que trop de ressources
continuent à être consacrées à l'armement. Le monde en aurait besoin
afin d'atténuer les effets des changements climatiques et de lutter
contre la pauvreté et l'exclusion. Assurant qu'il « suffit de 150
milliards de dollars pour y parvenir », il a dénoncé un manque de
volonté politique. Le ministre a plaidé pour la réalisation de
l'objectif visant à consacrer 0,7% du PIB à l'aide publique au
développement (APD), l'annulation de la dette des PED et pour la
conclusion du Cycle de Doha. Bruno Stagno Ugarte, le ministre des
Affaires étrangères du Costa Rica, a également estimé que les
OMD auraient été atteints en 2006, si on y avait consacré un dixième
des 1.200 milliards de dollars affectés aux dépenses militaires. Le
Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères et de
l'immigration du Luxembourg, Jean Asselborn, a mis en garde
contre un tassement de l'aide publique au développement, indiquant
que son Etat a consacré 0,9% de son revenu national brut à l'APD en
2007. Raphaël Tuju, le ministre des Affaires étrangères du Kenya,
a déclaré que les ressources et les capacités pour améliorer le
monde se trouvent dans les pays développés. Reinaldo Gargano, le
ministre des Relations extérieures de l'Uruguay, a déclaré
qu'il faut s'interroger sur les causes du sous-développement et a
dénoncé les organismes financiers internationaux. Selon lui, il faut
développer des normes de commerce équitable, car les PED n'ont pas
besoin d'aide, mais d'un accès libre aux marchés. Un commerce libre
éviterait d'avoir recours au crédit international. Sonatane T.
Taumoepeau-Tupou, le ministre des Affaires étrangères du Royaume des
Tonga, a déclaré soutenir l'idée d'une réunion de dirigeants
sur les OMD. Il a souligné le fait qu'il est nécessaire d'aborder
aussi la question du financement du développement dans ce cadre. Il
a aussi déclaré qu'il espérait une issue positive à la future
Réunion de haut niveau sur le financement du développement à Doha en
2008. Il faut selon lui conclure rapidement le cycle de l'Uruguay et
s'assurer notamment de l'élimination des subventions aux
exportations. Riaz Mohammad Khan, le Secrétaire d'Etat aux Affaires
étrangères du Pakistan, a souligné que son Etat a mis en
avant des mesures pour permettre aux PED de mieux coordonner et
élargir leurs efforts centrés sur le financement du développement,
du commerce, des technologies, de l'énergie et des changements
climatiques. Kenneth Baugh, le Vice-premier ministre de la
Jamaïque, a appelé à un partenariat pour le développement en vue
d'atteindre les Objectifs de Millénaire pour le développement. La
Jamaïque ne peut pas les atteindre sans cette aide. Préoccupé par
l'impasse actuelle du cycle de Doha, il a ajouté qu'un traitement
différentiel garantirait l'égalité des chances, car un modèle unique
ne tient pas compte des spécificités et de la complexité de chaque
situation.
Un certain nombre d’Etats a souligné sa volonté d’augmenter l’aide
au développement. Anders Liden, l'ambassadeur de la Suède, a
qualifié l'aide au développement de complément indispensable à
l'ouverture des marchés de nombreux Etats. Les PED représentent une
trop petite part du commerce mondial. Dans cette optique, la Suède a
lancé un processus de réforme de sa politique d'aide. Dermot Ahern,
le ministre des Affaires étrangères de l'Irlande, a annoncé
que son Etat, qui consacre 0.5% de son PNB à l'aide publique au
développement, compte l'augmenter à 0.7% en 2012. Robert Hill,
l'ambassadeur de l'Australie, a annoncé que son Etat est sur
la bonne voie afin de doubler son budget d'assistance au
développement d'ici 2010. Carsten Staur, l'ambassadeur du
Danemark, a proposé la tenue d'un sommet de l'ONU axé sur les
progrès vers les Objectifs de Millénaire pour le développement et le
financement du développement. Une Réunion de haut niveau sur la mise
en œuvre à mi-parcours des Objectifs du Millénaire pour le
développement doit avoir lieu en 2008 et constituera l’occasion de
préciser un certain nombre de positions sur la question.
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Le Libéria recevra l’aide du Fonds des Nations
Unies pour la consolidation de la paix
Aude Vasseur |
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Ban Ki-moon
a annoncé le 4 octobre 2007 que le Libéria recevrait l’aide du
Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix
(voir la
dépêche du 4 octobre 2007).
Ce fonds, créé en octobre 2006, suite à la demande conjointe
de l’Assemblée
générale (voir la
résolution 60/180) et du
Conseil de Sécurité (voir la
résolution 1645), a pour mission de soutenir des
interventions vitales pour la consolidation de la paix après
les conflits. A cette fin, il sert à financer des projets
visant à mettre en œuvre des accords de paix, à renforcer les
capacités des autorités locales dans le domaine du règlement
pacifique des différends et à contrer des menaces risquant
d’entraîner la résurgence des conflits (voir le
rapport du Secrétaire général du 22 août 2006). Il
s’agit d’un mécanisme d’urgence financer par les Etats membres
de l’ONU, des organisations internationales et d’autres
acteurs, notamment du secteur privé. Il n’est donc pas destiné
à pourvoir à tous les besoins dans une situation, mais doit
servir de catalyseur pour faciliter un appui et une
participation durables des bailleurs au processus de
consolidation de la paix. En principe, il prend en charge les
actions nécessaires à la consolidation de la paix avant la
mise en place d’autres moyens de financement (tel que des
fonds d’affectation spéciale multidonateur). Cependant, il
peut aussi servir à soutenir des pays se trouvant à un stade
plus avancé du processus de consolidation de la paix s’il
n’existe pas d’autre mécanisme de financement ou si un tel
mécanisme est insuffisant (voir les
missions du Fonds). Le Fonds peut aussi servir au
financement de projets mis en place par d’autres organismes
des Nations Unies, d’autres organisations internationales ou
non gouvernementales.
Sont éligibles pour bénéficier de l’aide du Fonds, les Etats
dont la
Commission de la consolidation de la paix est
saisie. Dans ce cas, la Commission notifie au Secrétaire
général l’admissibilité de l’Etat, ce qui déclenche le
processus d’affectation des ressources. Le
Burundi et la
Sierra Léone bénéficient de l’aide du Fonds sur ce
fondement. D’autre part, le Secrétaire général peut aussi
décider qu’un Etat est éligible pour bénéficier de l’aide du
Fonds. Enfin, une procédure d’affectation accélérée a été mise
en place afin de fournir une réponse immédiate en cas de
problèmes imprévus au cours d’un processus de paix. Les
autorités du Burkina Faso ont présenté une demande sur ce
fondement pour le mécanisme de médiation mis en œuvre dans le
processus de paix en Cote d’Ivoire (voir le
rapport du Secrétaire général du 26 juillet 2007).
Une fois que l’Etat est admis à bénéficier de l’aide du Fonds,
un plan de priorités est établi conjointement par le
gouvernement et le Représentant de l’ONU dans cet Etat. La
Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL)
a donc été chargée par le Secrétaire général d’entamer des
consultations avec les autorités libériennes et les
partenaires de la société civile locale pour élaborer un plan
de priorités (voir le
point presse du 4 octobre 2007). Une fois ce plan
d’action élaboré, un mécanisme de décision à deux niveaux sera
mis en œuvre. Au niveau central, le chef du
Bureau d’appui à la consolidation de la paix
examine le plan en consultation avec des responsables du
Département des opérations de maintien de la paix,
du
Département des affaires politiques, du
Bureau de la coordination des affaires humanitaires,
du
Programme des Nations Unies pour le Développement,
du
Haut Commissariat aux droits de l’homme et des
institutions financières internationales (notamment le
Fonds monétaire international), afin d’éviter tout
double emploi avec d’autres procédures de financement. Il
détermine ainsi le montant des fonds accordés pour la
réalisation de ce plan de priorités. Au niveau national
ensuite, les projets à financer sont examinés et approuvés par
une décision conjointe des autorités locales et du
Représentant des Nations Unies dans cet Etat. Ce processus
vise donc à laisser une certaine liberté aux autorités locales
dans la gestion des fonds. Cependant, un mécanisme de contrôle
est mis en place puisque les autorités locales doivent fournir
des rapports sur l’utilisation des fonds et les projets
financés.
L’annonce de l’admission du Libéria pour bénéficier de l’aide
du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix
est intervenue quelques jours après la
résolution 1777 du Conseil de Sécurité qui prévoit
un retrait progressif des effectifs de la MINUL (voir
sentinelle n° 121), du fait des progrès effectués
par cet Etat dans le domaine de la reconstruction des
institutions locales et dans le domaine économique (voir la
conférence de presse du
Représentant spécial du Secrétaire général pour le Libéria).
Le financement par le Fonds des Nations Unies pour la
consolidation de la paix devrait donc permettre de confirmer
et de renforcer la stabilité économique du pays et la
reconstruction des institutions locales, notamment dans le
domaine de la sécurité.
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Nouvelles menaces
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Cybersécurité : réunion du Groupe d'experts de
haut niveau de l’UIT
Jacobo RIOS RODRIGUEZ
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Le 5 octobre dernier a eu lieu la première réunion du
Groupe d'experts de haut niveau de l’UIT pour le Programme mondial
sur la cybersécurité (voir l’agenda
de la réunion).
Le Groupe est compose de 60 experts
provenant de milieux divers, tels que l’entreprise ou le secteur
public et académique.
L’enceinte
choisie pour la réunion est l’Union internationale des
télécommunications, en raison de sa place privilégiée en tant
qu’institution spécialisée de l’Organisation des Nations Unies.
Cette organisation est composée de 191 Etats membres. La
cybersécurité s’intègre dans le but général de l’UIT, la
standardisation et développement des télécommunications. En effet,
l’un des objectifs de l’Union est « de promouvoir, au niveau
international, l’adoption d’une approche plus générale des questions
de télécommunication, en raison de la mondialisation de l’économie
et de la société de l’information ». Pour ce faire, elle « procède à
des études, arrête des réglementations, adopte des résolutions,
formule des recommandations et des voeux, recueille et publie des
informations concernant les télécommunications » (article
2 de sa Constitution). L’UIT a donc été désignée pour harmoniser
le cadre juridique de la cybersécurité par le Sommet mondial sur la
société de l’information, qui a eu lieu à Tunis en 2005.
La
ligne d’action C5
du Sommet dispose que « [g]overnments,
in cooperation with the private sector, should prevent, detect and
respond to cyber-crime and misuse of ICTs [information
and communication technologies].
Des sujets comme le cyberattaques et le cyberterrorisme ont été
abordés dans cette première réunion du Groupe d’experts, dans une
tentative de développer, à terme, des principes communs sur la
cybersécurité. Cette réunion a eu lieu peu après que certains médias
aient
signalé l’introduction de hackers étrangers dans les services
informatiques de plusieurs Etats, un exemple parmi d’autres qui
montre la nécessité de créer une règlementation internationale ou
des standards sur le sujet. Le Président de la République de Costa
Rica, Óscar Arias Sánchez, a souligné, à propos des travaux des
experts, la nécessité de la coopération internationale, et
a demandé la création d’un « international framework, giving
us international principles […] and allow rapid coordination
between countries at the regional and global levels ».
Pour sa part, Hamadoun Touré, le Secrétaire général de l’UIT a
déclaré que « [t]he legal, technical and institutional
challenges posed by cyber-threats and cybercrime are global and
far-reaching, and can only be addressed through a coherent strategy
taking into account the role of different stakeholders and existing
initiatives, within a framework of international cooperation ».
Le but du groupe est de contribuer à l’élaboration du Programme
mondial de la cybersécurité, en
conseillant sur des stratégies à long terme dans le domaine.
Le Programme,
Global Cybersecurity Agenda (GCA), doit contenir les bases de
l’harmonisation juridique sur les délits électroniques, en dépassant
les différences étatiques et régionales par une
approche internationale. Cinq axes fondamentaux sont définis
dans la
stratégie du Programme : la création du cadre juridique, les
mesures techniques, les structures nécessaires, le renforcement des
capacités, et la coopération internationale. Leur réalisation
tournera autour de plusieurs
objectifs : la création d’un modèle de législation sur les
« cyber-délits », la création de structures appropriées pour lutter
contre ce phénomène, la définition des critères informatiques de
sécurité du software, la prévention par une surveillance adéquate,
la définition des standards communs d’identité digitale,
l’augmentation du capital humain de connaissances, et le dialogue
interétatique comme fondement de la coopération internationale.
Le Groupe d’experts
se réunira au moins quatre fois, jusqu’en 2009. Quatre rapports,
dont trois sectoriels et un général, doivent être rendus par le
Groupe dans ses prochaines réunions. Concernant le cadre juridique,
les conclusions des experts devront s’exprimer dans un
rapport « describing the strategy for establishing a
global legal framework that is applicable and interoperable with
existing national, trans-national and regional initiatives on the
prevention of cybercrime ». Les propositions du groupe
d’experts, dont les premiers débats ont été enregistrés mais limités
à une
diffusion restreinte, ont été
envoyées au Secrétaire général de l’UIT.
Ils ont été
mandatés « [i]n order to assist ITU’s Secretary-General in
developing strategic proposals to Member States ».
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Second sommet inter-coréen du 2 au 4 octobre 2007
Aude Vasseur
Le deuxième sommet
inter-coréen s’est tenu du 2 au 4 octobre à Pyongyang en présence de
M. Kim Jong-il, dirigeant de la République démocratique populaire de
Corée et de M. Roh Moo-kyun, Président de la République de Corée du
Sud. Ils ont publié une
déclaration conjointe visant à faire progresser les
relations entre les deux Etats sur le fondement de la
déclaration du 15 juin 2000.
Rappelons que la
Corée a été séparée en deux suite à la guerre de 1950. D’un point de
vue juridique, les deux Etats sont encore en guerre puisque seul un
armistice a été signé le 27 février 1953 (voir la
dépêche du 1er octobre 2007). Les deux Etats ont donc
accepté de mettre fin à ce régime et de coopérer pour inviter les
parties à l’armistice à déclarer la fin de la guerre (voir la
dépêche du 28 septembre 2007). Il s’agit des deux Corées, de la
Chine et des Etats-Unis en tant que chefs de file de la force
autorisée à intervenir par la Conseil de Sécurité (voir la
résolution 82 de 1950). Les deux dirigeants se sont aussi
engagés à résoudre leurs différends par le dialogue et à mettre fin
aux hostilités militaires. Les questions de dénucléarisation de la
péninsule coréenne n’ont pas été au cœur des discussions, puisqu’un
nouveau cycle des pourparlers à six s’était tenu quelques jours
avant (voir
sentinelle n° 121). Cependant, les deux dirigeants se sont
engagés à coopérer pour mettre en œuvre les décisions adoptées lors
de ce processus.
D’autre part, les
deux Etats se sont engagés à résoudre la question de la
réunification de leur propre initiative et conformément à la volonté
du peuple coréen. La réunification de la nation coréenne a déjà fait
l’objet de discussions lors du sommet de 2000 entre Kim Jong Il et
Kim Dea Jung, à l’époque Président de la Corée du Sud. La
Déclaration du 15 juin 2000 retenait deux solutions possibles pour
la réunification : la création d’une fédération ou d’une
confédération. Aucune précision à cet égard n’a été apportée lors du
dernier sommet, mais les dirigeants ont accepté de réviser leurs
appareils législatif et institutionnel respectifs afin de développer
leurs relations dans la direction de la réunification. Ils ont aussi
décidé d’accroître leur coopération pour promouvoir les intérêts et
les droits du peuple et de la diaspora coréens au niveau
international.
Dans le domaine
économique, les deux Etats développeront des relations de
coopération suivant les principes des intérêts réciproques, de la
prospérité commune et de l’aide mutuelle. Ils vont donc créer une
zone spéciale de paix et de coopération dans la Mer de l’Ouest afin
de mettre en place une zone de pêche commune, une zone maritime de
paix et une zone économique spéciale. Ils ont aussi prévu
l’utilisation conjointe de l’estuaire du fleuve Han et la
construction commune d’un complexe industriel à Gaesong. Des mesures
devraient aussi être adoptées concernant le passage de la frontière,
les moyens de communication entre les deux Etats et les règles de
dédouanement.
Enfin, les deux
Etats ont accepté d’encourager les projets de coopération
humanitaire.
Le Secrétaire
général des Nations Unies a accueilli cette nouvelle déclaration
conjointe et félicité les dirigeants pour leur coopération (voir le
communiqué de presse du 4 octobre 2007). Il a aussi affirmé que
les Nations Unies sont prêtes à apporter leur aide aux deux Etats
pour parvenir à poser les fondations solides de la paix et de la
stabilité dans la péninsule coréenne (voir le
communiqué de presse du 1er octobre 2007).
Cette initiative a
aussi reçu le soutien de l’Union européenne qui espère que ce sommet
servira à renforcer le climat de confiance qui se développe dans la
péninsule coréenne (voir la
déclaration de la présidence du Conseil). D’autre part, les
Etats-Unis ont réitéré leur soutien au dialogue entre les deux
Corées, avec beaucoup de prudence puisque le porte-parole du
Département d’Etat a affirmé qu’il appartenait aux deux Etats de
commenter les résultats de ce sommet (voir le
point presse du 4 octobre 2007). Le Représentant de la
République démocratique populaire de Corée, lors de son
discours devant l’Assemblée générale, avait en effet insisté sur
le fait que les Etats-Unis doivent éviter toute ingérence dans les
affaires internes de cet Etat (voir la
dépêche du 2 octobre 2007). Enfin, la France s’est félicité des
résultats obtenus lors de ce sommet et a réaffirmé son soutien aux
efforts de dialogue entre les deux Etats et aux pourparlers à six
(voir le
point presse du 4 octobre 2007).
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Déclaration des ministres du Groupe de contact sur le Kosovo
New
York 27 septembre 2007
Les
ministres du Groupe de contact, ainsi que le Secrétaire
général des Nations unies, le Haut représentant de l’Union
européenne, la Présidence de l’Union européenne, le
Commissaire européen chargé de l’élargissement et le
Secrétaire général de l’OTAN se sont rencontrés à New York le
27 septembre pour discuter du processus de détermination du
statut du Kosovo. Ils ont entendu un rapport de la Troïka
UE/Russie/Etats-Unis. Un représentant de l’UNOSEK était
également présent.
Les
ministres ont rappelé qu’un règlement rapide du statut du
Kosovo est déterminant pour la stabilité et la sécurité des
Balkans occidentaux et de l’Europe dans son ensemble. Les
ministres ont réaffirmé leur détermination à trouver un
règlement négocié entériné par le Conseil de sécurité des
Nations unies. Les ministres ont exprimé leur reconnaissance
pour les efforts que n’ont cessé de déployer la MINUK et la
KFOR pour permettre l’avènement d’un Kosovo multiethnique,
pacifique et démocratique. Ils ont souscrit pleinement à
l’avis du Secrétaire général des Nations unies selon lequel le
statut quo n’est pas tenable : il a des conséquences
préjudiciables pour le développement politique, social et
économique du Kosovo et pour la stabilité fondamentale de la
région. Il est donc indispensable de trouver une solution sans
délai.
Lors
de leur rencontre à New York en septembre 2006, les ministres
du Groupe de contact avaient encouragé l’Envoyé spécial des
Nations unies à élaborer une proposition globale pour le
règlement du statut. Cette proposition, soumise à l’issue de
14 mois de négociations, a été acceptée par Pristina et
rejetée par Belgrade.
Dans
un effort supplémentaire pour parvenir à un règlement négocié,
le Groupe de contact a créé une Troïka dont la tâche consiste
à faciliter une période de discussions supplémentaires entre
les parties. Le processus de la Troïka s’achèvera avec la
remise d’un rapport du Groupe de contact au Secrétaire général
des Nations unies d’ici le 10 décembre.
Les
ministres ont appuyé sans réserves le processus de la Troïka
et ont salué la rapidité d’action et l’atmosphère constructive
présidant aux premiers cycles de discussions.
Les
ministres ont réaffirmé que les Principes directeurs adoptés
par le Groupe de contact en novembre 2005 devaient continuer à
fixer le cadre du processus de détermination du statut, qui se
fonde sur la résolution 1244 du Conseil de sécurité des
Nations unies.
La
prochaine étape du processus de la Troïka impliquera des
négociations directes entre les parties à New York le 28
septembre. Les ministres du Groupe de contact ont salué ce
passage à des discussions directes. Les ministres ont demandé
instamment aux deux parties d’aborder les négociations
restantes de façon créative, audacieuse et dans un esprit de
compromis. Par ailleurs, tout règlement doit être acceptable
pour la population du Kosovo, garantir la mise en œuvre de
normes en ce qui concerne le caractère pluriethnique du Kosovo
et promouvoir la stabilité future de la région. Les ministres
ont souligné que tout règlement à venir sur le statut du
Kosovo devait se concentrer sur l’évolution de la nature
spécifique des relations entre les deux parties, notamment de
leurs dimensions historique, économique, culturelle et
humaine.
Les
ministres ont demandé instamment aux parties de mettre
sérieusement à profit l’opportunité créée par le processus de
la Troïka pour obtenir un règlement négocié.
C’est
à chacune des parties qu’il incombe d’élaborer des
propositions réalistes. Même si la proposition globale de
l’Envoyé spécial demeure sur la table, le Groupe de contact
est prêt à soutenir tout accord obtenu entre les parties. Les
ministres ont répété que la recherche d’un règlement négocié
ne devrait pas occulter le fait qu’aucune des parties ne
pourra empêcher unilatéralement le processus de détermination
du Statut d’avancer. Les ministres ont soutenu l’engagement
continu des Nations unies et se félicitent que l’OTAN et l’UE
soient prêtes à jouer un rôle déterminant dans la mise en
œuvre d’un règlement du statut du Kosovo et à poursuivre les
préparatifs nécessaires pour assumer ces responsabilités. Les
ministres ont salué l’approche active adoptée par l’Union
européenne à la lumière de la perspective européenne de la
région des Balkans occidentaux.
Les
ministres ont pris acte et ont salué les engagements, pris
auprès de la Troïka par les deux parties, de s’abstenir de
tous propos et actes provocateurs et ont appelé les parties à
honorer ces engagements. Les évolutions politiques au Kosovo
et en Serbie ne doivent pas interférer avec l’engagement
constructif des parties dans le processus de la Troïka. Les
ministres ont exprimé l’espoir que les élections, qui doivent
se tenirau Kosovo le 17 novembre, se déroulent avec la pleine
participation de toutes les communautés et dans un contexte de
calme et d’ordre.
Tous
les participants à la réunion resteront étroitement impliqués
dans le processus et soutiendront pleinement les efforts de la
Troïka.
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Le futur statut du
Kosovo
Noémie SIMONEL |
La question du
statut futur
du Kosovo reste en suspens alors que la province connaît une
période électorale
visant à renouveler l'Assemblée du Kosovo et des assemblées
municipales, dont les mandats expirent en novembre et décembre
prochains, comme le rappelle le rapport. Face aux tentatives de
boycott, le Représentant spécial du Secrétaire général pour le
Kosovo, Joachim Rücker, a lancé un appel aux autorités de Belgrade à
encourager les Serbes du Kosovo à participer aux élections du mois
de novembre, conformément à
la résolution 1244.
Quant
aux négociations
sur le statut final, le
rapport
qui couvre la période du 1er juin au 31 août, rappelle qu’il a été
«marquée essentiellement par les délibérations relatives à une
nouvelle résolution du Conseil de sécurité ». Ne réussissant pas à
faire
adopter une
résolution
entérinant l’indépendance du Kosovo, du fait de l’opposition russe,
la question de la détermination du statut futur du Kosovo est
revenue entre les mains du Groupe de contact, qui a pris
l'initiative de lancer une période d'engagement de 120 jours entre
les parties, sous l'égide de la « Troïka » composée de représentants
de l'Union européenne, de la Fédération de Russie et des États-Unis.
En effet, depuis juillet une
"troïka" pilote les difficiles pourparlers entre Serbes et Albanais.
Ces tractations doivent aboutir, le 10 décembre, à la remise d'un
rapport au secrétaire général de l'ONU.
A cet égard, Ban, Ki Moon, a
rappelé que «les Nations Unies prennent ces négociations très au
sérieux et s'attendent à ce que les parties et la Troïka fassent
tout leur possible pour parvenir à un accord qui puisse être
entériné par le Conseil de sécurité. Aucun effort ne devrait être
épargné pour parvenir à un règlement acceptable de la question du
statut du Kosovo, conformément aux principes directeurs du Groupe de
contact.».
Le rapport rappelle que la
Mission d'administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK)
avait réalisé tous les objectifs fixés par le Conseil de sécurité,
dés lors «à ce stade, tout progrès supplémentaire dépendra du
règlement en temps opportun de la question du statut du Kosovo ».
Ceci implique qu’une nouvelle prorogation du processus relatif à la
détermination pourraient remettre en cause les acquis onusiens dans
la région. Notons que ces 4 mois impartis doivent permettre de mener
à bien les tractations de la dernière chance alors même que les 14
mois de pourparlers menés par l’émissaire de l’ONU Martti Ahtisaari
ont échoué.
Enfin, l’échéance du 10
décembre se rapprochant rapidement, il appartient de déterminer
quelles seront les mesures à prendre si les parties ne trouvent pas
d’accord dans les délais impartis. La question capitale du futur
statut du Kosovo doit rapidement trouver une solution consensuelle
pour toutes les parties, la non résolution de la question laissant
la porte ouverte à une nouvelle période d’instabilité dans la
région.
Rappelons que
le plan
proposé par
Martti Ahtisaari,
discuté au sein du Conseil au mois d’avril recommande expressément
l’indépendance de la
province,
«seule option pour assurer la stabilité politique et la viabilité
économique du Kosovo» eu égard à l’histoire récente, la réalité
actuelle du Kosovo, et les négociations entre Pristina et Belgrade.
Selon ce plan, "la réincorporation à la Serbie n'est pas une option
viable" dans la mesure où elle engendrerait de fortes tensions
communautaires. De même, un statut de simple autonomie ne serait
qu’une solution de court terme, le Kosovo "ne saurait rester
indéfiniment sous administration internationale". Dans un premier
temps, le plan Ahtisaari propose une indépendance sous supervision
internationale, civile (un représentant civil international serait
nommé pour contrôler l’application du statut) et militaire (conduite
par l’OTAN). Cette supervision ne prendrait fin qu’après la mise en
œuvre par le Kosovo des mesures prévues dans la proposition de
règlement. A cet égard, une Constitution serait votée dans les 120
jours, des élections seraient planifiés dans les 9 mois et la MINUK
orchestrerait le transfert des pouvoirs aux autorités kosovardes
Ce plan
a reçu
le soutien
des
Etats-Unis
qui
prône
une indépendance
administrée
internationalement.
La France a jugé la solution présentée dans le rapport «équilibrée».
Elle est, rappelons le, à
l’origine de
l’initiative
de la prolongation des négociations.
La présidence de l’Union européenne, pour sa part, avait pleinement
appuyé le plan pour autant, certains pays européens comme la
Roumanie, la Grèce, la Slovaquie, la République tchèque, l'Espagne,
et Chypre sont réticents face à la proclamation de l’indépendance du
Kosovo qui ne serait pas pleinement encadrée par une résolution du
Conseil de Sécurité. Or, cela suppose l’absence de blocage de la
Russie, qui a de nouveau mis en garde
contre toute
tentative de déclaration unilatérale d’indépendance du Kosovo,
susceptible selon M. Lavrov de déclencher «des réaction en chaîne,
en Europe et ailleurs».
Le
premier Ministre
serbe,
pour sa part s’est exprimé; seule une solution de compromis
garantirait la stabilité du Kosovo. Face à une déclaration
unilatérale d’indépendance, il prévient que celle ci légaliserait un
recours à la force qui aurait des conséquences sur l’ensemble de la
stabilité régionale. Face à cela de nombreux appels au boycott des
élections ont été formulés. La Serbie n’acceptera «pas plus qu’un
large plan d’autonomie pour le Kosovo».
Face au flou juridique qui risque de surgir en cas d’absence de
consensus entre les parties concernées, le plan
du médiateur finlandais Martti Ahtisaari,sera
exécuté. En effet, confrontés à la menace d'un veto russe, les
Occidentaux sont à la recherche d'une argumentation qui, sur la base
des résolutions existantes du Conseil de sécurité de l'ONU,
offrirait une base juridique à l'indépendance du Kosovo et à leur
présence militaire, dans la province.
Celle-ci sera reconnue par les Etats-Unis et par l'Union européenne.
Le plan du médiateur finlandais Martti Ahtisaari, qui prévoit une
indépendance "sous surveillance internationale", sera mis en oeuvre.
L’argumentation reposerait sur l’interprétation de la résolution
1244 - qui a mis fin à la guerre du Kosovo en 1999 - de manière à
légitimer la présence internationale après l'indépendance du Kosovo.
Au côté des troupes de la Force multinationale de l'OTAN (KFOR),
l'UE sera la principale contributrice, avec une mission de quelque 2
000 personnes chargées de renforcer l'administration de la police et
de la justice. Le raisonnement est le suivant : la résolution 1244
prévoit un processus politique pour déterminer le futur statut du
Kosovo. Elle distingue deux phases : une période intérimaire sous
l'autorité de l'administrateur civil de l'ONU ; puis le transfert de
la responsabilité des institutions provisoires à celles prévues par
le règlement politique. Autre argument avancé par les Occidentaux:
la résolution 1244 a été prise sous le chapitre VII de la Charte des
Nations unies pour le maintien ou le rétablissement de la paix.
C'est la mission de la KFOR. Cette même résolution 1244 mentionne
certes le respect de l'intégrité territoriale de la République
fédérale de Yougoslavie dont la Serbie est l'héritière. Mais en
écartant les Kosovars du référendum qui a approuvé la nouvelle
Constitution serbe en octobre 2006, Belgrade a implicitement admis
qu'ils n'étaient pas
citoyens de Serbie.
S'ils avaient été inscrits, le seuil de 50 % de participation
n'aurait pas été atteint et la Constitution qui réaffirme
l'appartenance du Kosovo à la Serbie n'aurait pas été approuvée. En
1999 déjà, pour déclencher la guerre au Kosovo, les Occidentaux
s'étaient appuyés sur l'interprétation de résolutions passées faute
d'autorisation explicite du Conseil de sécurité.
Peut être un assouplissement de la position de la Russie viendrait
d’un approfondissement du Conseil OTAN-Russie évoqué, en septembre,
lors de la visite à Moscou du chef de la diplomatie française,
Bernard Kouchner. La Russie demande en effet, un droit de regard sur
les questions de sécurité en Europe, en échange d'un assouplissement
de sa position sur le Kosovo. L'objectif de Moscou est de bloquer
l'élargissement vers l'est de l'Alliance atlantique, notamment vers
les pays de la Communauté des Etats indépendants, qui regroupe les
anciennes républiques soviétiques ayant conservé des liens avec "le
centre". L'idée est la suivante : l'OTAN déclarerait un moratoire
sur l'élargissement, considéré comme une politique dirigée contre la
Russie. Il ne devrait donc y avoir ni nouveaux membres ni
acceptation de nouveaux candidats lors du sommet de l'OTAN à
Bucarest, en 2008. la période du moratoire devrait être mise à
profit pour réaliser un véritable rapprochement de la Russie et de
l'OTAN . Par "véritable rapprochement", les Russes entendent une
coopération allant au-delà du Conseil Russie-OTAN qui existe depuis
1999 et qui n'a pas répondu à leurs attentes. Ils veulent disposer
d'un droit de veto au sein de l'Alliance atlantique sur toutes les
questions concernant l'étranger proche .
Enfin, une
conférence
internationale
à l’instar de celle de Dayton pourrait être organisée pour aider le
processus de négociations.
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Journée mondiale et européenne contre la peine
de mort :
La France ratifie le Protocole 13 de la CEDH
abolissant la peine de mort en toutes
circonstances
Valérie GABARD |
Déclarée
par la société civile, journée mondiale contre la peine de mort, le
10 octobre célébrait cette année sa cinquième édition (voir les
archives de Sentinelle). Cette journée organisée à l’initiative
de la
Coalition mondiale contre la peine de mort (voir le
programme des initiatives) poursuit cette année un objectif
précis. Il s’agit d’émettre un appel à destination de tous les Etats
membres pour qu’ils adoptent une résolution « appelant à un
moratoire universel sur les exécutions » lors de la 62ème
session de l’Assemblée générale des Nations Unies.
Le projet nous apparaît ambitieux mais il est toujours délicat de
préjuger du résultat que pourrait obtenir la Coalition par son
lobbying sur l’Assemblée générale des Nations Unis. Car l’influence
des acteurs privés dans l’ordre international n’est plus à démontrer
et la journée mondiale contre la peine de mort en est une
illustration pertinente. En effet, profitant de la médiatisation
déjà existante autour de cette journée, le Conseil de l’Europe a
décidé de choisir cette même date du 10 octobre pour instaurer cette
fois ci au plan régional mais de manière officielle,
une journée européenne contre la peine de mort. L’engagement du
Conseil de l’Europe en faveur de la lutte contre la peine de mort
est profond et ancien et la mise en place d’une journée visant à
mettre l’accent sur la peine de mort n’a rien de surprenant. Les
oppositions à l’instauration de cette journée de la Pologne restées
vaines et constituent la seule ombre au tableau.
A cette occasion, le Conseil de l’Europe a organisé conjointement
avec l’Union Européenne à Lisbonne, une conférence internationale
intitulée « L’Europe contre la peine de mort ».
Le Secrétaire général du Conseil de l’Europe a déclaré avec
optimisme que ''L’abolition de la peine de mort en Europe
représente le point culminant de nos progrès dans la défense de la
dignité humaine et des droits de l'homme. Je suis convaincu que la
Journée européenne contre la peine de mort nous aidera à progresser
vers le jour où, dans un avenir pas trop lointain, la peine de mort
aura été éradiquée sur toute la planète"
De plus, il est intéressant de noter que la
France a profité de cette occasion pour déposer auprès du
Conseil de l’Europe, les instruments de ratification du Protocole 13
à la Convention européenne des Droits de l’Homme, abolissant la
peine de mort en toutes circonstances. Le choix de la date est
symbolique et marque le soutien de la France à cette initiative. Le
processus de ratification avait été entamé en mars dernier sous la
présidence de Jacques Chirac (voir les
archives de Sentinelle). Dans son contenu le protocole 13
prévoit l’abolition de la peine de mort en toutes circonstances. En
interdisant toute dérogation à la règle même en cas de guerre ou
d’autre danger public menaçant la vie de la nation, Le Protocole
n°13 est l’ultime pierre d’une construction empirique visant à
l’abolition de la peine de mort en Europe. Ainsi il complète
l’article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme de
1950 qui consacre le droit à la vie mais envisage l’exception de la
peine de mort et le Protocole n°6 à la Convention européenne des
droits de l’homme, dont la France est partie depuis 1985,
abolitionniste mais qui maintient la possibilité pour les États
Parties d'appliquer la peine de mort en temps de guerre ou de danger
imminent de guerre (voir
le rapport explicatif du Conseil de
l’Europe sur le Protocole 13). La France avait
signé le Protocole n°13 en
2002, dès l’ouverture à signature. Elle est désormais le 40ème
Etat membre de l’organisation à avoir ratifié le protocole.
La France a indiqué qu’elle avait également déposé, le deux octobre
dernier auprès des Nations Unies les instruments de ratification du
deuxième protocole facultatif
du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP).
Cet instrument, premier texte en la matière de valeur contraignante
et à vocation universelle, prévoit l’abolition de la peine de mort
en temps de paix comme en temps de guerre. Adopté par l’Assemblée
Générale des Nations Unies dans sa
résolution 44/128 du 15 décembre 1989,
le Protocole facultatif compte à ce jour soixante Etats membres. Si
la France a adhéré au Pacte international sur les droits civils et
politiques en 1989, elle était jusqu’à lors le seul pays membre de
l’Union européenne avec la Lettonie, à ne pas avoir ratifié le
deuxième Protocole facultatif. Dans son contenu, l’instrument
prévoît qu’aucune personne qui relève de la juridiction d’un Etat
Partie ne sera exécutée et que des mesures doivent être prises par
les Etats pour abolir la peine de mort. L’article 2 organise
cependant la possibilité d’une réserve lors de la ratification ou de
l’adhésion pour le temps de guerre mais rejette toute suspension à
l’application de ses dispositions même en cas de « danger public
exceptionnel » qui « menace l’existence de la nation.»
Par ce double processus de ratification, la France réaffirme
fermement et symboliquement sa position contre la peine de mort. Le
Ministère des affaires étrangères a également réitéré son appel
« à tous les pays qui continuent d'appliquer la peine de mort de
l'abolir ou d'instituer, dans cette attente, un moratoire sur les
exécutions et les condamnations »
Selon
Amnesty International, sur les 1591 prisonniers exécutés l’année
dernière, 91% de ces exécutions ont eu lieu en Chine, aux Etats-Unis
en Iran, en Irak, au Pakistan et au Soudan. 133 pays ont aboli la
peine de mort ou ont renoncé à son application. Au rang des nouveaux
pays abolitionnistes on citera le Rwanda, qui en abandonnant la
peine capitale a ouvert une brèche en faveur du transfert d’accusé
du Tribunal pénal international pour le Rwanda vers le niveau
national pour y être jugé (voir les
archives de Sentinelle).
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Etats-Unis : adoption d’une résolution
reconnaissant le génocide arménien
Valérie GABARD
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Mercredi 10 octobre, la Commission des affaires étrangères de la
chambre des représentants américaine (House
Committee on Foreign Affairs) a adopté par 27 voix contre 21,
la résolution 106 qui reconnaît l’existence d’un « génocide »
arménien commis en 1915 dans l’empire Ottoman (voir également
le discours d’ouverture du Président Lantos).
La principale conséquence de cette adoption qui est celle de
permettre un renvoi du texte devant la chambre des représentants
pour un vote en session plénière dans les semaines à venir. Le texte
n’a qu’une valeur déclaratoire mais il ne faut certainement pas
négliger l’impact politique que peut revêtir une telle déclaration
fusse t’elle de valeur juridique faible ou nulle. En effet on
sait qu’il s’agit d’un
sujet particulièrement sensible pour la Turquie. Si le pays ne nie
pas l’existence de massacres et de déplacements à l’encontre de la
population arménienne entre 1915 et 1917, il rejette
vigoureusement toute tentative de qualification génocidaire. Le
communiqué du
gouvernement turc insiste sur le caractère inopportun d’une
telle résolution et la condamne fermement : “Our Government
resents and condemns this decision.
It is not possible to accept such an accusation of a crime which was
never committed by the Turkish nation”.
Il souligne que la Commission des
affaires étrangères américaine n’a pas pour fonction de réécrire
l’histoire ou de déformer une situation qui ne concerne que les
turques et les arméniens et que cette question doit être débattue et
tranchée par des historiens et non par le pouvoir législatif. Plus
menaçant, le gouvernement turc reconnaît que la résolution pourrait
mettre en porte à faux les relations amicales entretenues entre les
deux pays alliés et risquerait de porter atteinte à leur coopération
stratégique. De plus l’ambassadeur Turque aux Etats-Unis, Monsieur
Abdullah Gül qui avait estimé que cette résolution était
inacceptable et n’avait aucune valeur aux yeux du peuple Turc a été
rappelé « pour consultations ».
Le Président Bush et toute son administration anticipant l’adoption
annoncée de la résolution, avaient mis en garde la Commission sur
les conséquences négatives que pourrait entraîner une telle
résolution. La réaction critique de l’exécutif américain à l’annonce
de l’adoption de la résolution n’a donc rien de surprenant. Le
gouvernement souligne en premier lieu son « regret » face à
l’adoption et son opposition ferme au texte. L’un des arguments
invoqué pour justifier ce désaccord est identique à celui utilisé
par les officiels turcs : il s’agit de l’atteinte possible aux
relations américano-turques. Par ailleurs, le communiqué relève la
nécessité de ne pas porter atteinte aux intérêts américains en
Europe et au Moyen orient. Les points presse de la
Maison blanche et du
« US department of State », soulignent également la dépendance
logistique des Etats-Unis vis-à-vis de la Turquie. Le pays est en
fait le lieu de transit crucial des forces armées américaines vers
l’Irak, situation qui place les Etats-Unis en situation de
dépendance vis-à-vis de la Turquie. C’est ce dernier point qui nous
semble l’argument prédominant de la critique. En effet, la réaction
des autorités turques est toujours aussi virulente lorsqu’est
évoquée la question du génocide. Il s’agit d’exercer une pression
diplomatique forte par l’emploi de menaces, technique bien rodée des
relations internationales. Cela ne signifie pas qu’il existe un
risque grave pour les relations diplomatiques et économiques entre
les deux pays comme le démontre les exemples passés. En revanche et
à plus court terme, il est plus aisé d’imaginer qu’en cas de vote
similaire de la chambre des représentants, les turques soient de
plus en plus réticentes à servir de lieu de transit pour les
activités militaires américaines en Irak. De plus il est certain que
l’administration Bush n’a certainement pas besoin de s’aliéner l’un
de ses rares allié dans la région.
Bien que le contexte soit différent, les faits précédemment décrits
rappellent sans doute le débat virulent en France non pas sur la
reconnaissance du génocide arménien, déjà consacrée par
la loi du 29 janvier 2001, mais sur la mise en place d’une
sanction pénale en cas de négation du génocide arménien (voir les
archives de sentinelle). Sur ce point rappelons que la polémique
n’a finalement pas été tranchée et que la question reste en suspend.
En effet si l’Assemblée nationale a voté en faveur de ce texte, il y
a exactement un an,
le 12 octobre 2006, depuis cette date le texte n’a jamais été
inscrit à l’ordre du jour du Sénat pour une seconde lecture.
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Obs. Franchement peut-on
s'en remettre aux historiens pour la qualification d'un crime ?
C'est la fonction des organes de droit, dont le corps législatif
fait partie.
La Turquie sait-elle vraiment
pourquoi elle se bat ? Un crime majeur a été commis. Cela n'est pas
discuté. Est-il si fondamental de le qualifier de crimes contre
l'humanité (attaque contre la population civile, meurtres,
extermination, transferts forcés de population, persécutions,
privation des moyens de subsistance, torture, viols, etc.) plutôt
que de génocide ? Le fait de discuter le nombre de victimes, un
million de victimes de plus ou de moins, peut-il modifier
l'appréciation des faits ?
Questions chypriote, arménienne,
kurde. La Turquie réagit systématiquement par la menace et la
pression. Elle entrave le fonctionnement de l'OTAN, gêne l'Union
européenne et menace potentiellement la paix et la sécurité
internationales. Ces méthodes agressives sont, en soi, inacceptables
(PW).
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la Commission sur les droits de la femme
termine sa visite au Chili.
Karine RINALDI |
La
Commission sur les droits de la femme de la
Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH),
organe de
l’Organisation des Etats Américains, a réalisé une visite
de travail du 10 au 13 septembre dernier au Chili, avec l’objectif
d’observer et de recevoir des informations sur la situation des
droits des femmes dans le pays, particulièrement sur leur droit à
vivre sans discrimination. Trois manifestations spécifiques de la
discrimination étaient visées : discrimination contre les femmes
dans la sphère familiale, dans la participation politique et dans la
cadre du travail. Par ailleurs, la Commission a cherché à comprendre
les liens entre la discrimination dans la sphère privée et la sphère
publique.
La Commission sur les droits de la femme s’est réuni avec des hauts
fonctionnaires, ministres, Président de la Cour Suprême,
fonctionnaires des agences internationales telles que le
bureau du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits
de l’homme sur le terrain et la
Commission Economique pour l’Amérique Latine et les Caraïbes,
ou encore avec des ONG.
Les observations, les conclusions ainsi que les recommandations
figureront dans un rapport sur la situation des droits des femmes au
Chili qui sera adopté par la CIDH.
Cependant, il est d’ores et déjà possible d’avancer que la
Commission sur les droits de la femme a observé au cours de cette
visite que le gouvernement chilien avait entamé d’importantes
initiatives pour promouvoir l’égalité, accordant à ce thème une
place importante dans l’agenda public.
Au sujet de la participation des femmes dans la vie politique,
la Commission sur les droits de la femme considère les efforts
positifs du Gouvernement pour impulser ces initiatives. Concernant
les droits de la femme dans la sphère familiale, la
Commission a reçu des informations sur l’intention de réformer le
Code Civil. Les discussions législatives seront suivies avec
attention par la Commission. Cependant, les discriminations dans la
sphère du travail semblent être beaucoup plus importantes.
Malgré les avancées dans l’éducation des femmes, leur participation
au marché du travail reste très faible.
La Commission espère que ces efforts entamés ou annoncés se
transformeront en lois, en politiques publiques ainsi qu’en mesures
effectives de mise en œuvre, pour parvenir à un impact réel dans la
vie quotidienne de toutes les femmes du pays.
Par ailleurs, à l’occasion de cette visite, le 12 septembre, la
CIDH a présenté à Santiago son rapport « Accès
à la justice pour les femmes victimes de violence et de
discrimination dans les Amériques », une présentation au
cours de laquelle ont assisté des autorités nationales, des
organismes internationaux, des organismes de la société civile ainsi
que des représentants du secteur académique.
La Commission sur les droits de la femme a été créée en 1994, année
d’adoption de la
Convention interaméricaine pour prévenir, sanctionner et éradiquer
la violence contre la femme, par la Commission
interaméricaine des droits de l’homme pour renforcer le compromis
d’assurer le plein respect des droits de la femme dans chacun des
Etats membres. Car bien que les Constitutions de ces Etats
garantissent formellement l’égalité, l’examen par la CIDH des
systèmes législatifs et des pratiques nationales a révélé la
persistance des discriminations.
Son mandat initial était par conséquent d’analyser dans quelle
mesure les législations et pratiques des Etats membres respectaient
les obligations générales d’égalité et de non discrimination
établies dans la Déclaration américaine des droits et des devoirs de
l’homme ainsi que dans la Convention américaine des droits de
l’homme.
Le premier rapport publié en 1998
par la Commission sur les droits de la femme, relatif à la « Condition
de la femme dans les Amériques », offrait un panorama de
la situation, de même que des recommandations pour l’éradication des
discriminations et fixait des priorités pour les futures activités
de la Commission.
Les visites in situ, puisqu’elles permettent des recherches
sur des problématiques concrètes dans les pays, sont
particulièrement importantes et permettent à la Commission sur les
droits de la femme de jouer un rôle relativement important pour le
travail de la CIDH, en assistant dans la formulation de nouvelles
jurisprudences.
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19ème
Réunion.
Decisions Adopted
by the Nineteenth Meeting of the Parties to the Montreal
Protocol on Substances that Deplete the Ozone Layer (Advance,
unedited consolidation)
Protocole.
Article 5.1 du
Protocole: Situation particulière des pays en développement
1.
Toute Partie qui est un pays en développement et dont le
niveau calculé annuel de consommation des substances
réglementées de l’annexe A est inférieur à 0,3 kg par habitant
à la date d’entrée en vigueur du Protocole en ce qui la
concerne ou à toute date ultérieure jusqu’au 1er janvier 1999,
est autorisée, pour satisfaire ses besoins intérieurs
fondamentaux, à surseoir pendant dix ans à l’observation des
mesures de réglementation énoncées aux articles 2A à 2E sous
réserve que tout amendement ultérieur aux ajustements ou tout
autre amendement adopté à la deuxième réunion des Parties à
Londres le 29 juin 1990 s’applique aux Parties visées au
présent paragraphe une fois effectué l’examen prévu au
paragraphe 8 du présent article, et qu’il soit tenu compte des
conclusions de cet examen.
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Réactions |
UNEP.PNUE
Combating Climate
Change Given Big Confidence Boost in Canada
"Historic is an often over-used word but not in
the case of this agreement made in Montreal. Governments had a
golden opportunity to deal with the twin challenges of climate
change and protecting the ozone layer and governments took it.
The precise and final savings in terms of greenhouse gas
emissions could amount to several billions of tonnes
illustrating the complementarities of international
environmental agreements," he said
OMM.
Reconstitution de la couche
d'ozone (…)
Australie.
World to work
harder to restore Ozone Layer
Canada.
Le Canada participe
à un important accord international visant à protéger la
couche d'ozone et à lutter contre les changements climatiques
US.
Accelerated Phase-Out of Ozone-Depleting HCFCs
(…) Specifically, the Montreal Protocol Parties
agreed:
That developing countries will push forward
setting their baseline for production and consumption of HCFCs
from 2015 to 2009-2010.
That developing countries will also freeze
production and consumption of HCFCs in 2013 instead of 2016.
That developed countries will phase out
production of HCFCs by 2020.
That developed countries will reduce HCFC
consumption by 75% in 2010, 90% in 2015 with a phase out in
2020.
That developing countries will reduce their
HCFC production and consumption by 10% in 2015, by 35% in
2020, by 67.5% in 2025 with a phase-out in 2030.
The overall effect of these measures will be to
reduce potential emissions of ozone damaging chemicals by
approximately 47% from business as usual.
With this agreement, the world will avoid
emitting nearly one million tons of ozone depleting chemicals
into the atmosphere.
As part of this historic agreement, Montreal
Protocol Parties also agreed that funding for developing
countries from the Protocol’s Multilateral Fund will be stable
and sufficient to enable them to comply with the accelerated
phase out.
Future of the Montreal Protocol: Lessons Learned and
Applicability to Other Environmental Issues
(…) George Shultz, who held the position of
Secretary of State under President Reagan from 1982 to 1989,
recently published an opinion piece in the Washington Post. In
that editorial, he cited the Montreal Protocol as the most
successful environmental treaty, but also as the example we
should follow in developing a new agreement to address global
climate change. Secretary Shultz cited the Protocol’s
strengths as the following: actions called for under the
Montreal Protocol were aggressive but realistic; the treaty
was designed with universal coverage meaning that all
countries accepted control measures; the negotiating structure
involved all constituencies so that the final treaty could be
accepted in all quarters; and market mechanisms were built
into the treaty to enable compliance at a reasonable cost.
In reading the Secretary’s analysis, I
considered the question: How was the promise of the Protocol
realized? I believe the answer is “through the power of
consensus.” Consensus is a universally agreed to expression of
political will and commitment to achieve an agreed objective.,
Without consensus an agreement may have more limited impact.
Each of the following elements helped to foster a rich
environment for consensus in the case of the Montreal Protocol
by laying the appropriate foundations for decision-making and
also providing enough flexibility to satisfy the many and
different concerns of the many and different actors. (…).
As we think about other environmental
challenges we face, such as tackling the complex issue of
climate change, we can certainly take lessons from our
experience under the Montreal Protocol. Ultimately, in order
for there to be a consensus approach to this issue, we must
identify a path forward that provides for economic growth
while also allowing for new and better technologies that
minimize greenhouse gas emissions. Addressing climate change
must become synonymous with promoting sustainable and clean
economic development to achieve the broad-based and long-term
political consensus necessary to ensure action and sustained
commitment. (…).
UE.
Protection of the ozone layer
(…) They deplete the ozone layer which in turn
reduces the earth’s protection from the sun's harmful UV rays.
They are also potent greenhouse gases which can contribute to
global warming.
Phasing out the use of these chemicals will
help to stabilise and repair the ozone layer and is a major
step forward for the environment.
It already has a long-term programme to phase
out 99.5% of imports of HCFCs by 2015, five years ahead of our
obligations under the Montreal Protocol. Australia's
accelerated programme exceeds even the new targets that have
been agreed through the Montreal Protocol.
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Les nouvelles mesures adoptées
pour préserver la couche d’ozone
Danilo COMBA |
La 19ème
réunion du 2007 relative au Protocole de Montréal (voir
Sentinelle) s’est
occupée de différents questions concernant les
HCFC et en particulier
de « l’Examen
des ajustements au calendrier d’élimination des HCFC prévu par le
Protocole de Montréal »
(voir
point 4.b). Selon des plus récentes études, ces
gaz aussi, à priori des substituts temporaires des CFC, sont en
cause dans le réchauffement terrestre.
Ils sont
classés dans la catégorie des substances
réglementées du
Groupe I de l’Annexe C du Protocole de
Montréal. Leur utilisation doit par conséquent en
être réglementée et selon un calendrier précis, éliminée.
“However in recent years and months mounting evidence
has emerged on the
growth in HCFCs and the potentially significant benefits arising in
terms of combating climate change and ozone loss if an accelerated
freeze and accelerated phase-out could be achieved”.
Sur la base
des propositions de 9 membres,
les parties au protocole visaient à établir une
socle commun
(prévoyant l’engagement de tous ses membres) afin de réduire, voir
éliminer totalement, ces gaz dans deux dates
boutoirs (2020 pour les Pays industrialisés et 2030 pour les Pays en
développement), anticipant ainsi les précédentes prévisions
conventionnelles (respectivement 2030 et 2040).
Cette volonté
de prendre de « l’avance » s’explique entre autre par le fait qu’une
action plus forte contribue non seulement à la défense de l’ozone
mais également à la lutte contre les changements climatiques.
Si nous
revenons sur ce sujet ce n’est que dans l’objectif de publier les
résultats concrètement fixés ; selon M. Steiner, Directeur exécutif du PNUE,
ce nouvel accord est à qualifier d' « historique ».
Les signataires du Protocole de Montréal
se sont engagés à accélérer le gel et
l'élimination des HCFC faisant application du
principe de la responsabilité commune mais différenciée:
·
Les
Pays développés prévoient la fin de leur production en 2013
(aux niveaux de production de 2009-2010) et la définitive fin de la
consommation en 2023.
·
Les
Pays en développement (parties visées par l’article 5.1) par contre
se sont engagés à réduire
leur production et leur consommation de 10% en 2015, de 35% en 2020
et de 67.5% d'ici 2025, avec une élimination totale en 2030.
Cependant une flexibilité limitée leur a été accordée jusqu'en 2040.
L’autre
élément à mentionner concerne le
Fonds multilatéral :
ce dernier devra faire l'objet d'un renforcement en
2008 ; à ce titre il a été établi qu’une étude spécifique doit
évaluer les coûts de l'accélération entreprise.
Cette décision, outre souligner la nature d’avant-garde de ce
Protocole, remarque l’importance du développement de nouvelles
technologies et la nécessité de remplacer les produits chimiques les
plus nuisibles (à cet égard la question de l’utilisation de bromure
de méthyle et du gaz R134A reste ouverte : ce dernier n’est pas
nuisible pour la couche d’ozone mais contribue au réchauffement de
la planète).
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Documents
WIREC 2008.
Les 4 thématiques :
Agriculture and Rural Development
This track of the conference will focus on the sources of
renewable energy and sustainable production. Sustainable and
responsible production of biofuel feedstocks will be
discussed, as well as the impact of this production on
agricultural economies. In addition to best practices in
agriculture, participants will also consider renewable energy
in the context of rural development policy and practice.
Infrastructure, wealth creation, and sustainability will be
discussed, as well as the environmental impacts of renewable
energies.
Technology
This track of the conference will focus on the technology,
research, and development needed in each of the renewable
energy sectors. Issues discussed will include the role of
public and private research, targeted research and development
needs, and technological innovations that could impact the
renewable energy industry. Participants will consider how to
enable the identification and rapid introduction of the most
effective technologies and policies to encourage continued
innovations.
Finance
This track of the conference will focus on best practices in
financing renewable energy. Participants will consider
questions such as: what kind of financial incentives and
policies are most effective at encouraging the research,
development, infrastructure, and commercialization of
renewable energy? Are the economics of production for
renewable energy competitive with those of other energy
sources? What is needed to make renewable energy
cost-competitive with traditional fuels? How can
private-sector investment in renewable energy be encouraged?
Where are the gaps in capital availability (amount, timing,
form, terms) for promising technologies and how can these gaps
be bridged? What are the principal sources of debt and equity
capital, what are their needs, and what can be done to address
those needs?
Commercialization
This track of the conference focuses on the market adoption of
renewable energy. Participants will consider issues such as:
how can public-sector resources and policy best be applied to
leverage private-sector resources to support the development
of sustainable private markets? What are the
supply/distribution and demand infrastructure issues, and how
can they be effectively addressed?
What market mechanisms; business and public policies; and
business, market and governmental structures can be used to
optimize the meeting of supply and demand and produce tangible
results? How best can we deal with the risks associated with
whether markets can be obtained, sustained and improved over
time? Are there social or cultural issues and barriers, and if
so, how can they be addressed? Are there any consumer
acceptance issues with regard to technologies or renewable
fuels? |
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Prochaine Conférence sur les
énergies renouvelables
Danilo COMBA |
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Les Etats-Unis seront le pays hôte de la
troisième conférence sur les
énergies renouvelables qui se tiendra à
Washington dans le prochain mois de mars (WIREC2008).
Les précédentes éditions furent
en 2004 à Bonn
(Allemagne) et
en 2005 à Beijing
(Chine) : dans cette dernière les gouvernements présents
parviendraient à l’adoption d’une déclaration commune (la
Déclaration de Beijing sur les
énergies renouvelables pour le développement durable).
Un des objectifs principaux de ces conférences
« techniques » est l’étude et la mise en place de dispositions
réglementaires afin de favoriser la recherche et le
développement de ces activités hautement stratégiques
vis-à-vis des questions de la sécurité énergétique et du
changement climatique.
C’est dans ce contexte que les conférences
voient une très large participation du secteur privé et des
organisations non gouvernementales.
Il s’agit en somme d’accroitre l’indépendance
des économies par rapport aux limitées disponibilité
d’énergies fossiles ; cela faisant, une meilleure capacité
opérationnelle réduit l’impact environnemental des activités.
Selon le fameux rapport Stern, s’approcher vers
le développement durable, outre qu’un défis (question de
sureté nationale et économique, question de balance de
payements, lutte contre les modifications du climat), signifie
également s’ouvrir une grande opportunité. Cette considération
est désormais reconnue par le (réticent) gouvernement
étasunien (voir la
présentation du WIREC2008).
La prochaine conférence se concentrera sur 4
thématiques principales afin d’accroitre la disponibilité et
l’utilisation des énergies renouvelables: développement rural
et agricole ; développement et recherches technologiques ;
financement et marché des capitaux; commercialisation. Cette
conférence s’insérera concrètement dans les négociations
visant le Kyoto-2 et pourra donner des indications utiles sur
la faisabilité des objectifs à entreprendre.
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_______________
Conférence 2005.
Déclaration de Beijing
sur les énergies renouvelables pour le développement durable
(…) 8. We recognize that significantly increasing the use of
renewable energy faces a number of challenges. Government policies
have a significant impact on attracting private sector investment
and the pace of expansion of renewable energy as demonstrated in
several developed and developing countries. Experience has shown
that successful actions for scaling up the use of renewable energy
include:
(1) creating supportive policy, legal, and institutional frameworks;
(2) securing public sector commitment, including for R&D and
procurement policies;
(3) leveling the playing field;
(4) promoting private sector involvement and a stronger alignment
between policy timeframes and timelines for investment;
(5) supporting the establishment of national renewable energy
industries including small and medium enterprises; and
(6) providing access to affordable finance, including micro-finance,
and consumer credit mechanisms.
9. We also
recognize the need for significant financial resources, both public
and private, for investment in renewable energy and energy
efficiency, including the use of innovative financing mechanisms,
such as loan guarantees and the Clean Development Mechanism (CDM),
and market-based instruments that can leverage scarce public funds.
We are committed to creating a positive investment climate to
attract private capital for renewable energy. We emphasize the
catalytic role that financial incentives and higher shares of ODA
can play and we urge International Financial Institutions (IFIs),
including the World Bank, the Regional Development Banks, and the
GEF, as well as individual governments to significantly expand their
investments in renewable energy technologies. We also urge IFIs and
other actors to design improved instruments and products to ensure
effective blending of public and private financing which should help
buying down the risks associated with renewable energy technologies.
(…).
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US.
Opening remarks
UNEP-PNUE
Energies renouvelables
UE. CE.
La Commission encourage l'adoption des
voitures à hydrogène et le développement des technologies de
l'hydrogène
ERRMA
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Le
Ministère italien des biens et des activités culturelles a
conclu un accord avec le Getty Museum de Los Angeles pour la
restitution de 40 objets d’art
Sabrina Urbinati |
Le
1er août 2007, le Ministre italien des biens et des
activités culturels, Monsieur Francesco Rutelli, et le Directeur du
Getty Museum de Los Angeles (Californie), Monsieur Michael Brand,
ont annoncé la conclusion d’un accord pour la restitution de
40 objets d’art, parmi lesquels la Venus de Morgantina. Ces
objets avaient été transportés illicitement sur le continent
américain pendant le siècle dernier. L’Italie et le Getty Museum ont
réussi à parvenir à l’accord en question après des longues (cinq
années) et complexes négociations initiées sur la base d’une plainte
de l’Italie concernant les objets se trouvant dans la collection des
antiquités du Getty Museum.
Le texte de l’accord n’étant pas public, pour en connaître le
contenu il convient de faire référence aux sources officielles
telles que les sites du
Ministère italien des biens et des activités culturels et du
Getty Museum. Sur la base des informations disponibles, sur ces
deux sites, il est possible de connaître les trois points principaux
de l’accord en question. Premièrement, l’accord pour la restitution
à l’Italie de 40 objets d’art se trouvant auprès du Getty Museum.
Deuxièmement, les deux Parties ont décidé de remettre à plus tard
les discussions concernant la Statue de l’Athlète de Lisippo en
attendant le jugement des organes judiciaires de Pesaro (Italie).
Troisièmement, le Ministère italien des biens et des activités
culturels et le Getty Museum se sont accordés pour la mise en œuvre
d’une large collaboration culturelle, comprenant des prêts
d’importantes œuvres d’art, des exhibitions conjointes, des projets
de conservation, etc. etc..
Le transfert des 40 objets d’art sera organisé par les deux parties
en collaboration et aura lieu dans les prochains mois, sauf que pour
la Venus de Morgantina, qui restera en exposition à la Getty Villa
jusqu’en 2010.
A propos
de la collaboration bilatérale entre États au sujet de l’importation
illicite et de la restitution d’objets d’art, il convient de
rappeler que l’Italie a conclu deux accords. Le premier avec les
États-Unis d’Amérique,
entrée en vigueur le 19 janvier 2001 et
reconduit le 13 janvier 2006, et le deuxième
avec la Suisse, le 20 octobre 2006. Les textes de ces deux
accords ne sont pas publics.
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Archive |
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-
UNESCO/MAB : inscription de 23 nouvelles réserves de biosphère (S.
URBINATI, 23 septembre 2007)
-
UNESCO : 2ème Réunion du Comité Intergouvernemental de
sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (S. URBINATI, 9
septembre 2007)
-
Session du Comité du patrimoine mondial, premier retrait d’un site
de la Liste du patrimoine mondial (S. URBINATI, 1er
juillet 2007)
-
Un tribunal administratif régional italien affirme l’importance de
la restitution des œuvres illicitement déplacées pendant la
Deuxième Guerre Mondiale (S. URBINATI, 17 juin 2007)
-
Première réunion extraordinaire du Comité intergouvernemental de
sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (S. URBINATI, 3 juin
2007)
-
UNESCO : le rapport de la mission technique sur le site de la
Vieille ville de Jérusalem (S. URBINATI, 25 mars 2007)
-
Deuxième session de la réunion d’experts intergouvernementaux sur
la Déclaration de principe concernant les objets culturels
déplacés en relation avec la 2ème Guerre Mondiale (S.
URBINATI, 18 mars 2007)
-
France, prochaine ratification pour la sauvegarde du patrimoine
culturel immatériel (P. WECKEL, 23 octobre 2005)
-
UNESCO, avant projet de convention sur la diversité culturelle (G.
HOURRIEZ.BOLATRE, 19 juin 2005)
|
-
UNESCO : première réunion du Comité intergouvernemental de
sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (S. URBINATI, 21
janvier 2007)
-
UNESCO, prochaine entrée en vigueur de la Convention sur la
protection et la promotion de la diversité des expressions
culturelles (S. URBINATI, 7 janvier 2007)
-
UNESCO, prochaine entrée en vigueur de la Convention UNESCO contre
le dopage dans le sport (S. URBINATI, 5 janvier 2007)
-
Les résultats de la dernière mission de l’UNESCO au Liban (S.
URBINATI, 1er octobre 2006)
-
L’aide de l’UNESCO au Liban pour le redressement des secteurs
culturel et de l’éducation (S. URBINATI, 10 septembre 2006)
-
La Conférence pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel
entrera en vigueur le 20 avril 2006 (F. RAACH, 5 février 2006)
-
Adoption de la Convention sur la protection et la promotion de la
diversité des expressions culturelles (F. COSTICA, 23 octobre
2005)
-
UNESCO :Adoption de la Convention internationale contre le dopage
dans le sport (P. WECKEL, 23 octobre 2005)
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4.4. Promouvoir la position de chef de file de l'Europe dans
les affaires maritimes internationales
L'Union européenne va
s'employer à améliorer la gestion internationale des affaires
maritimes et à assurer une application effective de la législation
internationale y afférente en conseillant vivement aux États
membres de ratifier les instruments appropriés. Elle encouragera
la coordination des intérêts européens dans les principales
enceintes internationales. L'accès des industries et des services
maritimes européennes aux marchés internationaux, l'exploitation
commerciale et scientifique écologiquement viable de la haute mer,
la protection de la biodiversité marine mondiale, l'amélioration
de la sûreté et de la sécurité maritime, les conditions de
travail, la réduction de la pollution causée par les navires et la
lutte contre les activités illicites dans les eaux internationales
seront les priorités de la gestion maritime intégrée de l'Union en
ce qui concerne les relations extérieures. Les conséquences
géopolitiques du changement climatique feront également l'objet
d'une attention particulière. Dans ce contexte, la Commission
présentera en 2008 un rapport sur les questions stratégiques liées
à l'océan Arctique.
Les affaires
maritimes feront régulièrement l'objet de discussions avec les
partenaires de l'UE qui ont déjà pris des mesures en faveur d'une
approche maritime intégrée tels que l'Australie, le Canada, le
Japon, la Norvège et les États-Unis, mais également avec d'autres
partenaires tels que le Brésil, la Chine, l'Inde et la Russie.
L'Union européenne
élaborera également un principe de responsabilité partagée en ce
qui concerne les mers qu'elle partage avec ses plus proches
voisins. En particulier, elle fera des propositions en vue de
renforcer la coopération dans la gestion de la mer Méditerranée et
de la mer Noire. Elle encouragera la coopération dans les affaires
maritimes dans le cadre de la dimension septentrionale de sa
politique des relations extérieures et inscrira les affaires
maritimes dans le programme de coopération de l'UE avec les pays
en développement, y compris les petits États insulaires en
développement. Dans ce contexte, elle soutiendra le renforcement
des capacités des pays en développement en ce qui concerne la
politique maritime et le droit de la mer.
La Commission proposera un
accord de mise en oeuvre de l'UNCLOS
sur la biodiversité
marine dans les zones ne relevant pas des juridictions nationales
et oeuvrera en faveur d'un heureux dénouement des négociations
internationales sur les zones marines protégées en haute mer.
• La Commission:
• encouragera la
coopération dans le cadre de la politique européenne de
l'élargissement, de la politique européenne de voisinage et de la
dimension septentrionale afin qu'elle s'étende également aux
questions relatives à la politique maritime et à la gestion des
mers partagées;
• proposera une stratégie
concernant le rayonnement extérieur de la politique maritime de
l'Union par l'établissement d'un dialogue structuré avec les
principaux partenaires.
4.5. Améliorer la
visibilité de l'Europe maritime
Les parties prenantes ont
indiqué clairement que le processus d'élaboration d'une politique
maritime européenne avait permis au public de prendre conscience
de la valeur de l'économie et du patrimoine maritimes, et avait
donné aux parties prenantes le sentiment de partager une identité
et des objectifs communs.
La politique maritime
intégrée devrait avoir pour finalité d'améliorer la visibilité de
l'Europe maritime et l'image des activités et des professions
maritimes.
Il conviendrait également
qu'elle assure la promotion de l'héritage maritime européen, d'une
part, en soutenant les communautés maritimes, y compris les
communautés portuaires et les communautés traditionnelles de
pêcheurs, ainsi que leurs objets et leurs compétences
traditionnelles et, d'autre part, en stimulant entre eux les liens
qui améliorent leurs connaissances et leur visibilité.
La Commission:
• lancera un atlas
européen des mers, outil pédagogique et instrument permettant de
mettre en évidence notre héritage maritime commun;
• proposera la célébration
d'une Journée maritime européenne annuelle à compter de 2008 pour
améliorer la visibilité des affaires maritimes et créer des liens
entre les organisations qui s'occupent du patrimoine maritime et
les responsables de musées et d'aquariums.
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« Le bien être de l’Europe est inextricablement lié
à la mer », s’empresse à le reconnaitre la Commission européenne
dans sa
Communication sortie le 10 octobre 2007. A partir de ce
postulat, l’UE devrait se doter de tous les moyens nécessaires à
l’accomplissement de son rôle intégrateur, moyens dont il est fait
état dans le
Plan d’Action joint à la Communication. Et en apparence
contraire aux
Conclusions sur les consultations , parues le même jour et dans
le même
package, qui affirment que le « rôle de l’UE
est perçu comme étant un rôle de médiateur, plutôt qu’un rôle
d’intégrateur » (Les trois documents sont à ce jour en version
provisoire).
Qui qu’il en soit, L’Europe veut se donner le rôle de
« chef de file dans les affaires maritimes internationales ». C’est
un des 5 principaux objectifs de cette approche intégrée qui se
propose aussi, en dernier - mais toujours principal- objectif,
d’« améliorer la visibilité de l’Europe maritime ». Le point 4.4
de la Communication (repris et détaillé dans le point 7 du
Plan d’Action) est particulièrement édifiant pour la participation
internationale de l’UE.
Ø
La position de l’UE dans les fors internationaux (à
vocation maritime)
Ainsi, « l'Union européenne va s'employer à
améliorer la gestion internationale des affaires maritimes et à
assurer une application effective de la législation internationale y
afférente » et ce par le biais de ratifications des instruments
internationaux par les Etats Membres (l’UE entend ouvrir une base de
données a ce sujet et publier les ratifications sur une base
annuelle) et par l’appui d’une « coordination des intérêts
européens dans les principales enceintes internationales ». Les
maitres-mots restent donc la coopération et la coordination entre
les Etats Membres, mais « this must not preclude the EC (or the EU)
becoming part of such international conventions in due course »
(page 30 du Plan d’Action). Car, nous le justifie le même document,
les questions maritimes ne s’arrêtent pas aux limites des eaux
européennes et, par conséquent, « the integrated approach to
European maritime affairs must also be reflected in our contacts
with international bodies and partners, and coherence of EU action
must be ensured as much here as at home ».
C’est pour ces raisons qu’en 2008 la Commission se
propose de fournir un état des lieux sur la situation de l’UE dans
le cadre des organisations internationales à vocation maritime, de
l’OMI à la Commission Baleinière Internationale (CBI). Le but
déclaré est de créer les bases pour une réflexion approfondie sur le
rôle et la position de l’UE dans le contexte international, mais
aussi « to ensure appropriate EU action in relation to its
international partners, for example on the implementation of rules
agreed in international bodies, and to promote European standards
internationally ». Pour le moment, la position européenne oscille
entre deux extrêmes : dans le FAO, la Communauté est membre de plein
droit, tandis que pour la CBI il n’y a même pas de coordination
européenne.
Les Etats Membres ne semblent guère prêts à se faire
entendre à l’unisson dans les hémicycles internationaux, soient-ils
à vocation maritime, même si la promotion des intérêts maritime
européens pourrait leur sembler parfois prometteuse.
Ainsi,
la France propose par ailleurs, a l’appui d’une « gouvernance
nouvelle », la création d’un « groupe de contact horizontal entre
correspondants nationaux» qui aura comme fonction, entre autres,
« une coordination plus étroite entre les actions dans le domaine
maritime des agences spécialisées [ de l’UE], d’autant plus
nécessaire si leurs actions s’étendent dans les domaines de
souveraineté ou de juridiction des Etats membres […] S'agissant de
la représentation de l'Union dans les instances
internationales, les autorités françaises sont attachées au
renforcement de l’efficacité de l’action européenne dans les
enceintes multilatérales. Notamment, la France est favorable à
l’adhésion de la Communauté en tant qu’observateur à l’OMI et n’est
pas opposée à l'opportunité d’une pleine adhésion à terme. Cette
perspective nécessite cependant d'être examinée plus avant sur le
plan juridique comme à l'aune du bénéfice que l'on peut en attendre
par la promotion des positions européennes. »
L’Italie reste, quant à
elle, farouchement opposée a l’adhésion de la Communauté a l’OMI :
« Italy disagrees with the proposal on Community participation in
IMO Council.
It is neither necessary nor suitable that one
representative speaks for the EU. We have to assess different
situations. As a matter of fact, with a view to participating in IMO
Member States already harmonize their positions in a flexible way
during Council sessions. ”
Un peu plus nuancée, la position
du Royaume-Uni se décline en termes moins
réticents,
mais qui
aboutissent
inexorablement aux mêmes conclusions: « There is no
single answer to this question – each convention/organization needs
to be considered individually and the case for community membership
made clearly and persuasively. We believe that the starting point
for such considerations should be the assumption that unless a
pressing case can be made and value clearly added the Community
should not seek membership. A blanket decision to seek Community
membership of multilateral instruments is not supported by the UK
Government. On the specific issue of IMO membership the UK believes
that the current arrangements for co-ordination and Community
involvement are working and that an attempt to seek a wider
Community role is likely to be counterproductive as it carries the
risk that non-EU IMO actors will perceive the EU bloc as a threat to
IMO’s tradition of honest, open technical debate.”
Comme le souligne son
Analyse d’impact, le
Livre vert sur politique maritime, adoptée par la Commission en
juin 2006, a rencontrée un succès inattendu (presque
500 contributions écrites). Ainsi, l’occasion a été offerte à
l’UE et à ses institutions de prendre le pouls sur l’avancement des
mœurs étatiques quant à la personnalité juridique de l’UE. Et le
chant des sirènes n’est pas prêt de s’arrêter !
Ø
La politique maritime dans le dialogue avec les pays
tiers partageant les mers régionales
La première escale se fera sans doute en
Méditerranée. Dans le cadre de l’Euromed, qui semble le plus
approprié, mais aussi dans le cadre offert par la Politique de
Voisinage avec la
Synergie Mer Noire, ou encore la
Northern Dimension (dimension septentrionale), l’UE s’attachera
à couvrir tous les secteurs incidents dans un dimension qu’on
pourrait qualifier de quasi-communautaire. L’UE élaborera
dans ce cadre un « principe de responsabilité partagée » à l’égard
des mers qu’elle partage avec ses plus proches voisins.
En effet, c’est la transposition de l’approche
intégrée qui est ici envisagée par la Commission. Et les défis
internationaux auxquels l’UE devrait répondre dans ces cadres
couvrent un spectre large en commençant par le terrorisme, la
piraterie, l’immigration clandestine, les trafics illicites en tout
genre, et en passant par la pêche illégale, les pollutions marines
(diffuses, accidentelles ou liées à l’exploitation des navires) et
toutes les autres questions liées a la sécurité et la sureté en mer
ou encore a la sauvegarde du milieu marin.
Ø
Les questions stratégiques liées à l’Océan Arctique
Un sujet très actuel dont l’UE ne saurait pas s’en
priver, d’autant plus que les conséquences des changements
climatiques produisent de plus en plus d’effets géopolitiques
inattendus. Un rapport à cet égard est prévu courant 2008.
Ø
Protection de la Haute Mer
Avant la fin 2009, la Commission proposera un accord
de mise en œuvre de la CNUDM sur la biodiversité marine dans les
zones ne relevant pas des juridictions nationales, l’objectif étant
de réduire les pertes en biodiversité marine d’ici 2010. Des efforts
de négociations sont prévus afin de créer des réseaux représentatifs
pour les zones marines protégées en haute mer d’ici 2012.
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Cour internationale de Justice Délimitation
maritime entre le Nicaragua et le Honduras dans la mer des
Caraïbes (Nicaragua c. Honduras)
08/10/2007
LA HAYE, le 8 octobre 2007. La Cour internationale de Justice
(CIJ), organe judiciaire principal des Nations Unies, a rendu
aujourd’hui son arrêt en l’affaire du Différend territorial et
maritime entre le Nicaragua et le Honduras dans la mer des
Caraïbes (Nicaragua c. Honduras).
Dans son arrêt, qui est définitif, sans recours et obligatoire
pour les Parties, la Cour
dit à l’unanimité que le Honduras a la souveraineté sur Bobel
Cay, Savanna Cay, Port Royal Cay et South Cay ;
décide par quinze voix contre deux que le point de départ de
la frontière maritime unique qui sépare la mer territoriale,
le plateau continental et les zones économiques exclusives de
la République du Nicaragua et de la République du Honduras
sera le point de coordonnées 15° 00' 52" de latitude nord et
83° 05' 58" de longitude ouest ;
décide par quatorze voix contre trois que, à partir de ce
point de départ, la ligne de délimitation suit la bissectrice
jusqu’à ce qu’elle rejoigne la limite extérieure de la mer
territoriale de 12 milles marins de Bobel Cay. Elle
s’infléchit alors vers le sud pour suivre le pourtour de cette
mer territoriale jusqu’à ce qu’elle rencontre la ligne médiane
de la zone de chevauchement des mers territoriales de Bobel
Cay, Port Royal Cay et South Cay (Honduras) et d’Edinburgh Cay
(Nicaragua). La ligne de délimitation se poursuit ensuite le
long de cette ligne médiane jusqu’à sa jonction avec la mer
territoriale de South Cay, laquelle, pour l’essentiel,
n’empiète pas sur la mer territoriale d’Edinburgh Cay. La
ligne suit alors, en direction du nord, le pourtour de la mer
territoriale de 12 milles marins de South Cay jusqu’à ce
qu’elle rencontre de nouveau la bissectrice. A partir de ce
point, elle se poursuit selon l’azimut de cette dernière
jusqu’à atteindre la zone dans laquelle pourraient être en
cause les droits de certains Etats tiers ;
dit par seize voix contre une que les Parties devront
négocier de bonne foi en vue de convenir du tracé de la ligne
de délimitation de la partie de la mer territoriale située
entre le point terminal de la frontière terrestre établi par
la sentence arbitrale de 1906 et le point de départ de la
frontière maritime unique fixé par la Cour.
- 2 -
Raisonnement de la Cour
La Cour expose en premier lieu l’objet du différend. Elle
relève que le Nicaragua l’a priée de déterminer le tracé d’une
frontière maritime unique entre les mers territoriales, les
portions de plateau continental |
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CIJ,
arrêt en l’Affaire du différend
territorial et maritime entre le Nicaragua et
le Honduras dans la mer des Caraïbes
Tidiani
COUMA
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Le 8 octobre 2007, la Cour internationale de justice a rendu
un
arrêt dans une affaire de délimitation territoriale et
maritime. Dans cet arrêt, elle a dit à l’unanimité que le
Honduras a la souveraineté sur Bobel Cay, Savanna Cay, Port
Royal Cay et South Cay. A ce titre la Cour de La Haye a tracé
une frontière maritime unique entre le Nicaragua et le
Honduras.
Le traitement de cette
affaire par la Cour mondiale
a débuté à la fin des années quatre vingt dix.
En effet, le 8 décembre
1999, le Nicaragua a déposé une
requête contre le Honduras concernant «les questions
juridiques qui demeurent en suspens» entre les deux Etats «en
matière de délimitation maritime» dans la
Mer des Caraïbes. Dans cette requête, il priait la Cour
«de déterminer le cours d'une frontière maritime unique,
portant sur les zones comprenant la mer territoriale, le
plateau continental et la zone économique exclusive qui
relèvent respectivement du Nicaragua et du Honduras, en se
conformant aux principes équitables et aux circonstances
pertinentes que le droit international général reconnaît comme
étant applicables à la délimitation d'une frontière maritime
unique de ce genre».
Le Nicaragua indique de surcroît qu'il «se réserve le droit de
demander réparation pour toute mesure de contrainte dont ont
été l'objet des navires de pêche battant pavillon nicaraguayen
ou des navires immatriculés au Nicaragua, se trouvant au nord
du parallèle de latitude 14° 59' 08", dont le Honduras
soutient qu'il constitue la ligne de délimitation». Le
Nicaragua se réserve aussi «le droit de demander réparation
pour toute extraction de ressources naturelles qui aurait eu
lieu ou pourrait avoir lieu à l'avenir dans une zone située au
sud de la ligne de délimitation que la Cour fixera par un
arrêt».
Pour fonder la compétence de la Cour, le Nicaragua a invoqué
l'article XXXI du traité américain de règlement pacifique
(dont l'appellation officielle est le «Pacte
de Bogotà»), signé le 30 avril 1948,
auquel tant le Nicaragua que le Honduras sont parties. Cet
article « conformidad con el inciso 2º del artículo 36 del
Estatuto de la Corte Internacional de Justicia, las Altas
Partes Contratantes declaran que reconocen respecto a
cualquier otro Estado Americano como obligatoria ipso facto,
sin necesidad de ningún convenio especial mientras esté
vigente el presente Tratado, la jurisdicción de la expresada
Corte en todas las controversias de orden jurídico que surjan
entre ellas y que versen sobre:
a) La interpretación de un Tratado; b) Cualquier cuestión de
Derecho Internacional; c) La existencia de todo hecho que, si
fuere establecido, constituiría la violación de una obligación
internacional; d) La naturaleza o extensión de la reparación
que ha de hacerse por el quebrantamiento de una obligación
internacional ». Le Nicaragua a également invoqué que les
déclarations faites en vertu de l'article 36, paragraphe 2, du
Statut de la Cour par lesquelles le Nicaragua et le Honduras
ont accepté la juridiction obligatoire de la Cour.
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et les zones économiques exclusives relevant respectivement du
Nicaragua et du Honduras dans la mer des Caraïbes. Le Nicaragua
soutient que cette frontière maritime n’a jamais été délimitée. Le
Honduras, pour sa part, affirme qu’il existe déjà dans la mer des
Caraïbes une frontière traditionnellement reconnue entre les espaces
maritimes du Honduras et du Nicaragua, située le long du 15e
parallèle, qui tire son origine du principe de l’uti possidetis
juris (selon lequel les frontières héritées de la colonisation
doivent être respectées). Le Honduras prie la Cour de confirmer
cette frontière maritime. La Cour note encore qu’à l’audience, le
Nicaragua l’a spécifiquement priée de trancher la question de la
souveraineté sur les îles situées dans la zone en litige, au nord du
15e parallèle. Bien que cette demande soit formellement nouvelle, la
Cour la considère comme recevable car inhérente à la demande
initiale. A l’audience, le Honduras l’a également priée de dire
qu’il a la souveraineté sur les îles situées au nord du 15e
parallèle. La Cour se penche sur la nature juridique des formations
maritimes dans la zone en litige. Elle note que Bobel Cay, Savanna
Cay, Port Royal Cay et South Cay restent découvertes à marée haute
et qu’elles relèvent donc de la définition des îles figurant à
l’article 121 de la convention des Nations Unies sur le droit de la
mer de 1982. N’ayant pas reçu d’informations suffisantes sur les
autres formations maritimes, la Cour dit ne pouvoir se prononcer que
sur les quatre îles susmentionnées.
S’agissant de la souveraineté sur les quatre îles, la Cour souligne
que le principe de l’uti possidetis juris s’applique indubitablement
à la délimitation territoriale entre le Nicaragua et le Honduras,
tous deux anciennes provinces coloniales espagnoles, et qu’il peut
aussi s’appliquer aux possessions territoriales situées au large des
côtes et aux espaces maritimes. Toutefois, dans le cas présent, il
doit être démontré que la Couronne espagnole avait attribué les îles
en litige à l’une ou l’autre de ses provinces coloniales. Les
Parties n’ayant pas apporté de preuves indiquant clairement si ces
îles avaient été attribuées, avant l’indépendance ou au moment de
celle-ci, à la province coloniale du Nicaragua ou à celle du
Honduras, et n’ayant pas davantage pu convaincre la Cour de
l’existence d’effectivités coloniales (définies comme le
comportement des autorités administratives en tant que preuve de
l’exercice effectif de compétences territoriales dans la région
pendant la période coloniale), la Cour conclut qu’il n’a pas été
établi que le Honduras ou le Nicaragua possédait un titre sur ces
îles en vertu de l’uti possidetis.
La Cour s’attache alors à rechercher d’éventuelles effectivités
postcoloniales. Après examen des éléments de preuve présentés par
les Parties, la Cour observe que plusieurs effectivités invoquées
par le Honduras «constituent une manifestation modeste mais réelle
d’autorité sur les quatre îles». Ainsi le Honduras a-t-il démontré
avoir appliqué et fait respecter sur les îles son droit pénal et son
droit civil, sa réglementation de l’immigration, sa réglementation
de l’activité des bateaux de pêche et des constructions, et avoir
usé de son autorité en matière de travaux publics. La Cour en
conclut que le Honduras a la souveraineté sur les îles de Bobel Cay,
Savanna Cay, Port Royal Cay et South Cay.
S’agissant de la délimitation des zones maritimes entre les deux
Etats, la Cour indique qu’il n’existe de frontière établie le long
du 15e parallèle ni sur la base de l’uti possidetis juris, ni sur la
base d’un accord tacite entre les Parties. Elle doit donc tracer
elle-même cette frontière.
La Cour relève que, compte tenu de la configuration géographique du
cap Gracias a Dios (une projection territoriale très convexe
touchant à un littoral concave de part et d’autre, qui constitue le
point de jonction entre les façades côtières des deux Etats) et du
caractère instable de l’embouchure du fleuve Coco (point terminal de
la frontière terrestre), il ne lui est pas possible d’appliquer la
méthode de l’équidistance, même pour la délimitation de la mer
territoriale. Elle décide donc de recourir à une bissectrice,
c’est-à-dire une ligne qui divise en deux parts égales - 3 -
l’angle formé par des lignes représentant la direction générale des
côtes. Pour tracer sa bissectrice, la Cour identifie comme côtes
pertinentes la façade hondurienne allant du cap Gracias a Dios
jusqu’à Punta Patuca et la façade nicaraguayenne allant du cap
Gracias a Dios jusqu’à Wouhnta. La bissectrice en résultant a un
azimut de 70° 14' 41,25".
Ayant accordé une mer territoriale d’une largeur de 12 milles aux
îles de Bobel Cay, Savanna Cay, Port Royal Cay et South Cay
(Honduras), la Cour ajuste le tracé de sa ligne pour en tenir compte
et résout la question du chevauchement entre les mers territoriales
de ces îles et celle de l’île d’Edinburgh Cay (Nicaragua) par le
tracé d’une ligne médiane.
Amenée à identifier le point de départ de la frontière maritime
entre le Nicaragua et le Honduras, la Cour décide, compte tenu du
fait que le cap Gracias a Dios ne cesse d’avancer vers l’est en
raison des dépôts sédimentaires du fleuve Coco, de fixer ce point à
3 milles marins sur la bissectrice décrite ci-dessus, au large du
point identifié en 1962 par une commission mixte de démarcation
comme étant, à l’époque, le point terminal de la frontière terrestre
à l’embouchure du fleuve Coco.
L’emplacement de l’embouchure étant incertain, la Cour charge les
Parties de négocier de bonne foi en vue de convenir du tracé d’une
ligne reliant le point terminal actuel de la frontière terrestre au
point de départ de la frontière maritime à présent établie par la
Cour.
S’agissant du point terminal de la frontière maritime, la Cour
déclare que la ligne qu’elle a tracée se prolonge jusqu’à atteindre
la zone dans laquelle pourraient être en cause les droits de
certains Etats tiers.
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The
Ministry of Foreign Affairs of Japan
Announcement
Deposit of the
Instrument of Accession to the 1996 Protocol to the London
Convention
October 2, 2007
1.
On
October 2 (Tue), the Government of Japan deposited the
instrument of accession to the 1996 Protocol to the London
Convention with the Secretary-General of the International
Maritime Organization (IMO) in London.
2.
To
further strengthen prevention measures against marine pollution
through the London Convention, the Protocol in principle
prohibits dumping of wastes and other matter from vessels and
permits it only under strict conditions, even in exceptional
cases where dumping has been permitted.
3.
The
Protocol was adopted in 1996 to replace the London Convention
adopted in 1972, and entered into force on March 24, 2006. As
of September 1, 31 countries are Parties to the Protocol. For
Japan, the Protocol will enter into force on November 1 (Thu).
4.
The
accession to the Protocol was approved by the Japanese Diet on
June 15 this year, and the cabinet decision to deposit the
instrument of accession was made on October 2. |
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OMI, le Japon adhère au Protocole de 1996 à la
Convention de Londres de 1972
Tidiani COUMA
(déchets en mer) |
Le
2 octobre 2007 le Ministère japon des affaires étrangères a annoncé
(v.
communiqué)qu’il a déposé
au près du secrétariat général de l’Organisation Maritime
Internationale son instrument de d’adhésion au
protocole
de 1996 à la
Convention de Londres de 1972.
Ce
protocole
apporte
d'importantes modifications et innovations à la convention de 1972
aujourd’hui dépassée. Il
est entré en vigueur 24 mars 2006 (v.
Sentinelle du 26 février 2005). Il interdit
l'incinération en mer de déchets ou autres matières dangereuses et
restreint considérablement la liste des déchets qui peuvent encore
être immergés. Il interdit en particulier l'immersion de tous les
types de déchets radioactifs.
Le
nouveau texte introduit dans les obligations générales des parties
contractantes une approche de précaution en matière de protection de
l'environnement et de mise en application du principe du
pollueur-payeur. La définition de la " mer ", jusqu'alors limitée
aux eaux marines, est élargie et englobe désormais le sol et le
sous-sol. L'interdiction d'immersion de tout déchet, faiblement ou
fortement radioactif est entérinée. Il n'est plus donné de liste de
produits interdits et de produits tolérés moyennant un permis
puisque toute immersion ou incinération en mer est interdite, à
l'exception des produits listés dans l'annexe I : déblais de
dragage, boues d'épuration, déchets de la pêche ou de son traitement
industriel en mer, navires, plates-formes et autres ouvrages
artificiels, matières géologiques inertes et inorganiques, matières
organiques d'origine naturelle, etc. Il prévoit des études en
matière de réduction des déchets afin d'évaluer soigneusement les
alternatives au déversement en mer. Ces alternatives comprennent la
ré formulation des produits, le recours à des technologies de
production propre, des modifications des procédés de fabrication et
le recyclage sur place en circuit fermé.
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France, promulgation de la loi
autorisant l’Accord entre la France et le Canada sur l’exploration
et l’exploitation des champs d’hydrocarbures transfrontaliers.
Tidiani COUMA |
La
Loi
autorisant l'approbation de l'accord entre la France et Canada sur
l'exploration et l'exploitation des champs d'hydrocarbures
transfrontaliers a été promulguée le 4 octobre 2007 Elle est parue au
JO n° 230 du 4 octobre 2007.
Cet
Accord en question a été signé à Paris le 17 mai 2005.(v.
Sentinelle du 25 mars 2007) Il permet à la France et le Canada de partager les
richesses potentielles en hydrocarbure dans la zone à cheval sur leur
frontière maritime au large de l'archipel de
Saint-Pierre-et-Miquelon.
Précisions :
Deux modalités de règlements des différends ont été prévues à l'article
18. L'une fait appel à un expert pour des différends
portant sur la découverte de l'accumulation (article 3)
et la détermination des réserves (article 8), l'autre à
un tribunal pour des différends portant sur l'accord d'exploitation (article
4) et les plans de développement et de valorisation économique (article
9). Ces deux modalités de règlement des différends sont décrites
précisément en annexe III pour la procédure applicable à l'expert et en
annexe IV pour la procédure d'arbitrage du tribunal, elles permettent
d'imposer une solution dans des délais fixés (v.
Texte)

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Prérogatives du
Parlement et engagements financiers de la France
Prof. Philippe WECKEL |
Sénat :
Rapport d'information de M.
Adrien GOUTEYRON, fait au nom de la commission des finances
9 octobre 2007
Résumé :
"La France est membre de
plus de 150 organisations internationales dont elle doit
assurer à ce titre une part du financement (Conseil de
l'Europe, ONU, Organisation mondiale de la santé, Bureau
international du travail, Tribunal pénal international...).
Il s'agit d'enceintes où notre pays joue un rôle éminent.
Les contributions
internationales doivent donc être considérées comme des
dépenses obligatoires à partir du moment où l'Etat est
engagé par un accord international, un traité ou une
convention et où le processus de ratification parlementaire
est achevé : « pacta sunt servanda ».
S'agissant d'engagements
pris au plus haut niveau de l'Etat, et de ce qui relève
d'une parole forte de la France, par exemple en ce qui
concerne les opérations de maintien de la paix de l'ONU, et
tout spécialement le Darfour, il paraît hautement
souhaitable que le Parlement consacre sur un plan budgétaire
ces initiatives multilatérales généreuses et ambitieuses, et
ce dès la loi de finances initiale. "
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LIEN
Dans le projet de Loi de finances
pour 2008 pas une ligne de crédit n'est consacrée aux opérations du
Darfour et du Tchad dans lesquelles la France est fortement engagée.
Les crédits seront ouverts par un décret d'avance au titre des
dépenses imprévues et le Parlement n'effectuera qu'un contrôle a
posteriori dans la prochaine loi de finances. Le recours à cette
technique est si fréquent que cette habitude inquiète les
parlementaires. Ils estiment qu'elle porte atteinte à la sincérité
du budget qui est soumis à leur autorisation préalable.
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