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Documents de l’Assemblée Générale
Réunion de haut
Niveau. « L’avenir
entre nos mains : les changements climatiques, un défi à
relever pour nos dirigeants ».
Documents disponibles des discussions et des séances plénières
(synthèse des différentes positions étatiques)
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Secrétaire général ONU
« Le
défi sans précédent des changements climatiques appelle une
réponse sans précédent » de la part de la Communauté
Internationale
Responsabilités et changements climatiques
« (…) Il nous faut collectivement donner à l’action la plus
haute valeur, la charge la plus lourde incombant aux pays
industrialisés. Responsables en grande partie du problème, ces
derniers portent plus que les autres la responsabilité de
réduire les émissions qui sont la cause des changements
climatiques.
Mais
il faut aussi donner aux pays en développement de quoi les
inciter à faire leur part sans en rien retrancher. Nos
solutions au réchauffement de la planète ne sauraient exiger
d’eux des sacrifices qu’on ne peut, en toute justice, leur
demander. Les pays en développement ont droit à la croissance
et au développement économique. Ils ont le droit de s’arracher
à la misère, avec notre aide continue. Pour cela, il nous faut
obtenir la participation du secteur privé, stimuler l’activité
économique, recourir à des méthodes de financement nouvelles
et faisant appel au marché, mettre au point et transférer des
savoir-faire, et créer des emplois (…).
(…)
C’est une question morale. Nos interventions doivent
s’inspirer des principes de la responsabilité commune et du
bien commun.
Au
centre de notre réaction doivent être les interventions
nationales. Elles n’ont pas été suffisantes jusqu’à présent.
Quinze ans après l’accord à Rio sur la Convention-cadre sur
les changements climatiques, et 10 ans après la conclusion du
Protocole de Kyoto (dont la première phase d’application vient
à terme en 2012), les émissions de carbone continuent à
augmenter dans les pays industrialisés.
Mais
les politiques nationales ne suffisent pas. Les frontières
sont invisibles quand il s’agit des gaz qui influent sur le
climat, les intérêts politiques et économiques en jeu sont
extrêmement divers, et la coopération internationale est donc
indispensable. Nous avons un cadre d’action idéal, qui
s’appelle les Nations Unies, où sont réunis comme nulle part
ailleurs les moyens voulus pour qu’elles soient le lieu où
l’on pourra définir une vraie solution aux changements
climatiques mondiaux, équitable et durable à long terme. Ce
sera une solution qui non seulement permettra de modérer le
problème des émissions, mais qui aidera aussi chacun d’entre
nous, et surtout les plus vulnérables, à s’adapter aux effets
des changements climatiques, et à parvenir au développement
durable.
En
cette année charnière, l’année où les gouvernements ont
accepté les conclusions irréfragables du Groupe d’experts
intergouvernemental pour l’étude du changement climatique,
l’année où le public, sensibilisé aux changements climatiques,
en a fait la question dominante des agendas politiques dans le
monde entier, je demande aux dirigeants du monde d’exercer
leurs responsabilités. D’agir. Il est exclu de continuer comme
si de rien n’était.
À la
Conférence de Bali sur les changements climatiques, en
décembre prochain, les gouvernements devront travailler avec
diligence, avec imagination, pour mettre en place un cadre de
négociation. Il nous faut un accord multilatéral nouveau et
complet sur les changements climatiques, que tous les pays
puissent accepter avec élan.
Pour
chacun d’entre nous, l’heure est grave. Nous avons tous une
responsabilité historique à l’égard des générations à venir.
Nous serons jugés par nos petits-enfants. (…)
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Etats-Unis
Remarks at the UNGA High-Level Event on
Climate Technology Session
“(…) First, the United States is firmly committed to the UN
Framework Convention on Climate Change. We believe the UN
climate process is the appropriate forum for negotiating
future global action on climate change, and we look forward to
participating actively in the upcoming UN Climate Change
Conference in Bali, Indonesia. We view the Major Economies
Meeting that President Bush and I will host later this week as
the first in a series of meetings to support and help advance
ongoing UN discussions - bringing together developed and
developing countries to seek consensus on the key elements of
a post-2012 framework on climate change.
(…)”
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UE. CE
La Commission propose de sceller une alliance mondiale pour
aider les pays en développement les plus touchés par le
changement climatique |
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A.G., développement durable et climat. Réunion
de haut niveau
Danilo COMBA |
A
l’ordre du jour de la 62ème session de
l’Assemblée Générale de l’ONU, le Chapitre B, point 54 relatif au
développement durable, prévoit d’envisager la question de la « Sauvegarde
du climat mondial pour les générations présentes et futures » (lettre
d).
Comme le souligne le
secrétaire général Ban-Ki-moon,
« Les
changements climatiques sont LE problème de notre époque ».
Grâce aux données
scientifiques, cette formule semble être désormais acceptée par tous
les Etats, lesquels dans la panoplie de conférences existant,
expriment une volonté partagée de s’engager concrètement.
A cet effet M. Ban-Ki-moon a
organisé le 24 septembre une
Réunion de Haut Niveau à laquelle ont participé plus de
70 Etats. L’objectif est celui d’entreprendre un « parcours » qui
devrait déboucher à Bali (décembre 2008) sur un nouveau texte de
nature conventionnelle (complémentaire de la CCCC ; voir notamment
le rôle du comité ad hoc
AWG) ; ce comité devrait garantir la naissance d’un futur
accord Kyoto 2, et ce, avant le 2009 ; il n’entrera
donc en vigueur qu’à l’expiration du
Protocole de Kyoto (voir les articles 3.9 ; 21.7 et 20.3).
·
Les
plus grandes difficultés à venir résident dans : l’élargissement
des Pays membres et des Pays qui seront soumis aux prévisions
contraignantes de l’Annexe I ; sont en effet prévues de nouvelles et
plus strictes obligations (soit pour les pays développés soit
pour les pays en développement) ; mais elles responsabilisent
tout particulièrement les Etats les plus industrialisés.
Ainsi, nous
estimons que la plus grande difficulté ne sera pas de parvenir à un
Kyoto-2 (la volonté politique et la convergence d’esprit semblent
acquises), mais plutôt d’adopter d’ne part des paramètres de
réduction des émissions de CO2 réellement conformes aux
prévisions (avec « high evidence » !) du GIEC et d’autre part une
réponse satisfaisante aux 4 thématiques de la Réunion
(Adaptation,
Mitigation, Technologie et Financement).
·
Autre
question d’intérêt débattue au sein de l’assemblée, (laquelle en
tant que place de débat et en tant que sonnette d’alarme exprime ici
toute sa valeur) : la position des pays déjà confrontés aux
conséquences des changements climatiques (ou qui le seront à court
terme). Si un consensus se réalise pour que les mesures adoptées
visent à limiter le réchauffement de la planète au niveau de 2-2,4°
Celsius, il apparait que certains Pays pourraient être hautement
touchés (inondation, désertification, sécheresse, maladie,
insécurité alimentaire) : les actions adoptées seront d’ores et déjà
indubitablement insuffisantes.
Selon les
déclarations d’Elias Chin, vice-président de Palau : « Désormais,
nous ne contrôlons plus nos propres destinées. Quand la température
augmente, les coraux blanchissent, la mer monte, notre biodiversité
marine est en danger, et avec elle notre mode de vie, notre culture,
et notre identité ».
Ainsi, outre une
nécessaire approche économique de la question, une action mondiale
rapide doit aussi inclure une « obligation
éthique » (voir en ce sens le
cadre d’action de Hyōgo). Selon les mots d’ouverture de
la réunion, « Il est
terriblement ironique pour nombre de pays en développement que ce
sont ceux qui ont contribué le moins à l’évolution du climat, qui
sont le plus menacés par ses conséquences. Pour certains pays et
peuples insulaires, c’est une question de survie. L’impératif moral
ne saurait être plus clair ».
A la conclusion
du débat de la 62ème session de l’AG, le Président a
souligné « I believe an important shift has taken place. Climate
change has become the “flagship
issue of the sixty-second session”.
Grâce également à
la réunion spécialement dédiée, un consensus semble s’être réalisé
autour de la nécessité d’une action la plus intégrée possible, la
plus multilatérale, fondée sur le principe de responsabilité commune
mais différenciée. Dans les prochains mois nous aurons des
démonstrations plus concrètes sur sa réelle portée.
Au sens plus large, la question du climat, grand sujet à l’ordre du
jour de l’AG, pourrait connaître des progrès plus rapides si les
institutions multilatérales réfléchissaient mieux à la réalité
contemporaine. A ce titre la question d’une Organisation
internationale pour l’environnement reste très actuelle.
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Conseil de sécurité : élection des
cinq nouveaux membres non permanents
Jacobo RIOS
RODRIGUEZ |
Le
16 octobre 2007, l’Assemblée générale a élu les
cinq nouveaux membres non permanents du Conseil de sécurité. Il
s’agit de la Jamahiriya arabe
libyenne, du Burkina Faso, du Viet Nam, du Costa Rica et de
la Croatie. L’élection des membres non permanents, en trois tours, a
été
moins difficile qu’en 2006.
L’ordre du jour de
la soixante-deuxième session de l’Assemblée générale, adopté par
l’Assemblée générale le 21 septembre 2007, prévoyait le
renouvellement des membres non permanents du Conseil dans son
paragraphe 112. La question de la composition du Conseil de
sécurité est traitée par l’article
23 de la Charte des Nations Unies, qui dispose, dans son
paragraphe 2, que « [l]es membres non
permanents du Conseil de sécurité sont élus pour une période de deux
ans. […] Les membres sortants ne sont pas immédiatement
rééligibles ». La pratique montre que les élections au Conseil de
sécurité se tiennent au scrutin secret et par papiers, par
opposition aux votes habituels, électroniques, de l'Assemblée
générale, ce qui constitue une illustration du droit au secret dans
les institutions internationales. Pour sa part, le Règlement
intérieur du Conseil, document
S/96/Rev.7, aborde l’admission de nouveaux membres dans ses
articles 58 à 60 : tout Etat membre de l’Organisation qui
souhaite devenir membre du Conseil de sécurité doit présenter une
demande au Secrétaire général, qui la communique au Conseil. Le
Conseil peut, dès lors, décider d’admettre cette demande et la
transmettre à l’Assemblée générale, s’il considère qu’il s’agit d’un
Etat pacifique et capable de remplir les obligations de la Charte.
Si la Libye, Vietnam
et Burkina Faso ont été désignés dès le
premier tour de scrutin, la Croatie et le Costa Rica ont dû
attendre le
troisième tour, la République tchèque et la République
dominicaine étant les alternatives aux premiers tours de scrutin. La
difficulté de l’élection est évidente : plus de
22 tours de scrutin ont été nécessaires pour choisir l’Etat
représentant du groupe d’Amérique latine et des Caraïbes en
2006. Concernant les résultats de 2007, pour l’Asie, la République
socialiste du Viet Nam remplacera le Qatar (183 voix), et pour
l'Europe de l'Est, la Croatie prendra la place de la Slovaquie (184
voix). Le Costa Rica fera de même pour remplacer le Pérou dans le
groupe d’Etats d’Amérique latine et des Caraïbes (179 voix), et dans
le groupe des Etats africains, le Congo et le Ghana laissent leur
place à la Jamahiriya arabe libyenne (178 voix) et au Burkina Faso
(185 voix). Les autres membres non permanents du Conseil de sécurité
sont actuellement l'Afrique du Sud, l'Indonésie, la Belgique,
l'Italie, le Panama. Les membres permanents, bien connus, restent
la Chine, la Fédération de Russie, la France, les Etats-Unis, et le
Royaume-Uni.
Le représentant des
Etats-Unis, Alejandro D. Wolff,
a félicité les nouveaux membres, dont certains n’ont pas
entretenu de bonnes relations avec son Etat dans le passé : « Nous
avons d'excellentes relations bilatérales naissantes avec le Viet
Nam, après une histoire très difficile » L'ambassadeur du Viet Nam,
Le Luong Minh,
a signalé pour sa part : « Nous serons des membres responsables
du Conseil de sécurité et nous travaillerons avec les autres membres
pour s'assurer que toutes les décisions du Conseil contribuent à
éviter les guerres, à se battre contre le terrorisme et à lutter
contre la menace nucléaire ». Les « excellentes relations »
n’impliquant pas une vision unique des problèmes internationaux, le
Viet Nam a déclaré qu’il n’est pas favorable, dans un premier temps,
aux sanctions à l’encontre de l’Iran.
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Haïti : prorogation de la MINUSTAH
Aude Vasseur |
Le 15 octobre 2007, le Conseil de Sécurité a adopté à l’unanimité
(voir le
PV de la réunion) la
résolution 1780 qui proroge pour un an la Mission des
Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH)
et revoit sa composition et son mandat pour tenir compte de
l’évolution de la situation et des priorités sur le terrain.
Considérant que la situation en Haïti continue de constituer une
menace pour la paix et la sécurité internationales dans la région,
le Conseil de Sécurité s’est fondé sur le
Chapitre VII de la Charte, selon les modalités décrites
au paragraphe 7 de la
résolution 1542 qui défini le mandat de la MINUSTAH .
Le Conseil de Sécurité s’est félicité des acquis du processus
politique. Rappelons que le Président Préval, élu en mars 2006 (voir
sentinelle n° 53) après le report des élections (voir
sentinelle n° 49), a mis en place un gouvernement de
coalition en mai 2006. De plus, le dernier tour des élections
locales a eu lieu le 29 avril dernier sans incident majeur (voir la
dépêche du 30 avril 2007). Selon la résolution, la
MINUSTAH doit continuer à appuyer le processus constitutionnel et
politique, y compris en offrant ses bons offices et en assurant la
sécurité des prochaines élections sénatoriales qui devraient avoir
lieu fin 2007. Malgré les progrès accomplis dans le domaine
politique et institutionnel, des efforts sont encore nécessaires en
ce qui concerne le renforcement de l’autorité de l’Etat et le
processus de réforme institutionnel. Le Président haïtien a
d’ailleurs émis le souhait que la MINUSTAH recentre ses activités
sur la réforme du système judiciaire, l’appui aux institutions et la
fourniture des services de bases (voir le
communiqué de presse du Conseil de Sécurité du 15 octobre
2007). Dans ce domaine, le Secrétaire général a noté dans son
dernier
rapport sur les activités de la MINUSTAH que le Parlement
a adopté une nouvelle législation pour la réforme du système
judiciaire et a félicité le Président Préval pour les décisions
qu’il a adopté afin de renforcer les institutions gouvernementales
et de lutter contre la corruption et l’impunité. La MINUSTAH devra
donc élargir son assistance pour le renforcement des institutions
étatiques en offrant ses services aux principaux ministères et
institutions.
Dans le domaine sécuritaire, le Conseil de Sécurité a noté les
progrès accomplis, constatant cependant que la situation demeure
précaire. La MINUSTAH devra donc poursuivre son aide au renforcement
des capacités de la Police nationale haïtienne par le biais
d’activités de suivi, d’encadrement et de formation avec pour
objectif le transfert progressif des responsabilités à la Police
nationale par zone et par secteur. De plus, la composition de la
MINUSTAH est revue du fait qu’elle devra assumer de plus en plus
d’activités de maintien de l’ordre public. Son effectif militaire
sera donc réduit à 7 060 soldats et son effectif de police sera
renforcé pour atteindre 2 091 policiers (voir la
dépêche du 15 octobre 2007).
D’autre part, le Secrétaire général a annoncé dans son dernier
rapport que la MINUSTAH a conduit une évaluation détaillée et
identifié trois problèmes majeurs dans le domaine sécuritaire : un
risque de troubles civils, accentué par la fracture socioéconomique,
le taux de chômage élevé et les grandes attentes de la population ;
un risque de recrudescence de la violence armée, du au nombres
d’armes en circulation et au fait que de nombreux anciens membres
des bandes armées demeurent en liberté ; et le trafic de stupéfiants
et d’armes qui contribuent à la corruption des organismes publics. A
cet égard, le Président Préval a lancé un appel à l’aide de la
communauté internationale lors de son
discours devant l’Assemblée générale le 26 septembre
(voir la
dépêche du 26 septembre 2006). Ce problème, qui met en
danger la viabilité du processus de réforme politique et
institutionnel, est principalement du à une insuffisance de la
surveillance des frontières. Les effectifs de la MINUSTAH vont donc
être redéployés afin de mener des patrouilles aux frontières en
coopération avec la Police nationale haïtienne. Les soldats
quitteront les zones rurales et urbaines dans lesquelles la
situation est calme pour rejoindre les zones frontalières.
Le Conseil de Sécurité a rappelé que le gouvernement et le peuple
haïtiens ont en leur possession tous les aspects pour la
stabilisation du pays, qui leur appartient en premier chef. Il s’est
cependant déclaré prêt à renouveler le mandat de la MINUSTAH dans un
an.
La France a salué l’adoption de la résolution et a rappelé le rôle
essentiel joué par la MINUSTAH dans la stabilisation de la situation
en Haïti (voir le
point presse du 17 octobre 2007).
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Déclaration du Conseil de sécurité sur la situation au Myanmar du 11
octobre 2007 (CS/9139)
Le conseil de sécurité déplore vivement
l’utilisation de la violence contre des manifestations pacifiques au
Myanmar
Il souligne l’importance de la libération
rapide de tous les prisonniers politiques et des autres détenus
À l’issue de consultations officieuses, le Président du Conseil de
sécurité pour le mois d’octobre, M. Leslie Kojo Christian (Ghana), a
lu, cet après-midi, au nom des membres du Conseil, la déclaration
suivante:
Le Conseil de sécurité est satisfait de la mission récemment
accomplie par le Conseiller spécial du Secrétaire général pour le
Myanmar, M. Ibrahim Gambari, et de l’exposé qu’il a fait le 5
octobre 2007 à la demande du Conseil. Il réaffirme son soutien
énergique et sans faille à la mission de bons offices du Secrétaire
général conformément à la résolution 61/232 de l’Assemblée générale,
et remercie le Secrétaire général de son engagement personnel.
Le Conseil déplore vivement l’utilisation de la violence contre des
manifestations pacifiques. Il accueille favorablement la résolution
S-5/1 du Conseil des droits de l’homme en date du 2 octobre 2007. Il
souligne l’importance de la libération rapide de tous les
prisonniers politiques et des autres détenus. Il demande au
Gouvernement du Myanmar d’œuvrer avec toutes les parties concernées
dans le sens de l’apaisement de la situation et d’une solution
pacifique.
Le Conseil souligne qu’il est nécessaire que le Gouvernement du
Myanmar crée les conditions nécessaires à l’établissement d’un
véritable dialogue avec Daw Aung San Suu Kyi et toutes les parties
et groupes ethniques concernés afin d’aboutir à une réconciliation
nationale n’excluant personne, avec l’appui direct de l’Organisation
des Nations Unies. Le Conseil encourage le Gouvernement du Myanmar à
examiner sérieusement les recommandations et propositions de M. Gambari
et à prendre toutes les mesures voulues pour régler les problèmes
politiques, économiques, humanitaires et de droits de l’homme qui
inquiètent les populations, et souligne que c’est l’ensemble du
peuple du Myanmar qui tient l’avenir du pays entre ses mains.
Le Conseil se félicite que le Gouvernement du Myanmar se soit
publiquement engagé à travailler avec l’ONU et ait nommé un officier
chargé de la liaison avec Daw Aung San Suu Kyi. Il souligne qu’il
importe que de tels engagements soient effectivement tenus. Il
constate que le Gouvernement du Myanmar avait invité M. Gambari à se
rendre dans le pays, et souligne qu’il appuie son retour dès que
possible afin qu’il facilite des mesures concrètes et des résultats
tangibles. Le Conseil engage le Gouvernement du Myanmar et toutes
les parties concernées à coopérer pleinement avec M. Gambari.
Le Conseil accueille favorablement le rôle important joué par les
pays membres de l’ASEAN, qui incitent à la modération, appellent à
une transition pacifique vers la démocratie, et soutiennent la
mission de bons offices. Il note qu’une mission de bons offices est
un processus, et encourage la communauté internationale à aider le
Myanmar par son soutien et sa solidarité constants.
Le Conseil entend rester activement saisi de la question. |
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Situation en Birmanie : l’histoire peut elle se
répéter ?
Valérie GABARD |
La
presse officielle du Myanmar l’affirme, ceux qui ont mené, sont
impliqués ou ont soutenu les manifestations du mois de septembre ont
été convoqués et sont interrogés. Il est clair que ces arrestations
et la répression se poursuivent au Myanmar et ceci même si les
médias étrangers ne peuvent que partiellement en rendre compte eu
égard au peu d’informations dont ils disposent (voir
les informations de l’ONU et de la
presse française). Au niveau international, les réactions se
succèdent depuis la répression des manifestations (voir les
archives de Sentinelle) et il est intéressant de faire un point
régulier sur ces réactions et les actions entreprises pour disséquer
le processus diplomatique en cours et mettre en exergue les avancées
ou au contraire les reculs de ce processus.
·
Union
européenne: renforcement des sanctions confirmé
Tel qu’elle l’avait annoncé, l’Union européenne a décidé d’accroître
les sanctions européennes existantes à l’encontre de la junte
birmane.
Au cours d’une réunion qui s’est tenue les
15 et 16 octobre dernier, le
Conseil affaires générales et relations extérieures a décidé
« compte tenu de la gravite de la situation actuelle et en
solidarité avec la population de la Birmanie/du Myanmar, l'UE juge
nécessaire d'intensifier les pressions directes sur le régime par
l'adoption de mesures plus énergiques ainsi que des mesures
restrictives supplémentaires suivantes: l'interdiction d'exporter
des équipements destines aux secteurs de l'exploitation forestière,
de la transformation du bois et de l'extraction des métaux, des
minéraux, des pierres précieuses et des pierres semi-précieuses;
l'interdiction d'importer les produits provenant desdits secteurs et
l'interdiction de procéder a des investissements dans ces
secteurs. »Cette
série de mesures ne doit en principe pas nuire à la population mais
est dirigée contre la junte militaire au pouvoir. Dans le même ordre
d’idée, l’Union européenne entend maintenir ses programmes d’aide
humanitaire en faveur des populations les plus vulnérables.
Les Etats-Unis qui avaient déjà accru les sanctions à l’encontre
des membres de la junte ont exprimé leur soutien à l’annonce des
nouvelles sanctions européennes. Avec lucidité, les autorités
américaines ont expliqué que ces sanctions à elles seules ne
permettraient certainement pas de changer la situation en Birmanie.
Elles restent cependant indispensable en ce qu’elles font partie
intégrante des efforts internationaux visant à maintenir une
pression sur la junte.
·
Accentuer la pression asiatique sur le Myanmar
Pleinement conscient que seule une pression régionale forte et
tangible sur le Myanmar permettra de débloquer la situation, le
Secrétaire général de l’ONU
a
décidé de dépêcher de nouveau
son envoyé spécial Ibrahim Gambari dans la région. Il ne s’agit pas
seulement de retourner au Myanmar mais aussi et surtout de
rencontrer et de consulter la Thaïlande, la Malaisie, l’Indonésie,
l’Inde, la Chine et le Japon. La stratégie est claire : exercer une
pression sur les Etats de la région afin qu’ils exercent eux même
une forte pression sur le Myanmar.
On rappellera que l’ASEAN avait, contrairement à son habitude,
fermement condamnée l’attitude du gouvernement birman. Cette
attitude saluée sur l’ensemble de la scène internationale est
cependant restée sans lendemain et Ibrahim Gambari souhaite
désormais que l’organisation s’implique « un cran plus haut ». La
situation n’est cependant pas restée immobile puisque
le Japon a annoncé la réduction de son aide financière au
Myanmar. Pour le représentant spécial les liens historiques qui
unissent les deux pays et le fait que le Japon soit l’un des
principaux donateurs du Myanmar, devrait obliger la junte à écouter
le message avec une attention particulière.
Les résultats de cette stratégie restent pour l’heure insuffisants,
mais le Secrétaire général semble croire en cette solution et refuse
de relâcher la pression sur les Etats asiatiques. Signe que le
relâchement n’est pas à l’ordre du jour, le représentant spécial du
Secrétaire général a déjà annoncé qu’il retournait dans la région au
plus tard au cours du mois de novembre.
·
ONU :
Faiblesse de la réaction du Conseil de Sécurité malgré la forte
implication du Secrétaire général
Le Conseil de sécurité a finalement réussi à se mettre d’accord sur
une
déclaration à propos de la situation au Myanmar. Le texte est un
bel exemple de langage diplomatique et de négociation international.
Ainsi la déclaration « déplore vivement l’utilisation de la violence
contre les manifestations pacifiques ». Sans mettre de pression
effective sur le régime birman le Conseil « souligne » l’importance
de la libération rapide de tous les prisonniers politiques et des
autres détenus et « demande » au gouvernement du Myanmar d’œuvrer
dans le sens de l’apaisement et d’une solution pacifique.
Par ailleurs le Conseil apporte son
soutien à la plupart des condamnations et des initiatives. La
Conseil salue ainsi résolution
du Conseil des droits de l’homme la position prise par l’ASEAN
et l’action de Monsieur Ibrahim Gambari. Le Conseil encourage
sur ce point, le Gouvernement du Myanmar à examiner sérieusement les
recommandations et propositions faites par l’envoyé spécial
(voir le
communiqué de presse).
L’adoption d’une déclaration par le Conseil de sécurité n’était pas
a priori une évidence. Néanmoins les blocages chinois et russes
n’ont pu être totalement levés et le texte reste loin de mesures
coercitives ou même d’une condamnation ferme et sans ambiguïtés.
Pour certains membres du Conseil de Sécurité et notamment pour le
représentant français Jean Maurice Ripert, la position du Conseil
est insuffisante et qu’il est partisan de l'adoption de sanctions
par le Conseil de sécurité si le gouvernement ne répondait pas à la
déclaration adoptée.
Les Etats-Unis ont également indiqué qu’ils souhaitaient que le
Conseil de sécurité restât saisi de la question.
Le
Sécrétaire général a de nouveau qualifié le traitement des
manifestants d’intolérable et d’inacceptable et souhaiter que les
autorités pensent à « l’avenir de leur pays » et mettant en œuvre la
feuille de route en sept points pour la démocratisation. Celle-ci
prévoit notamment nouvelle convocation de la Convention nationale
afin de rédiger une nouvelle constitution, l’adoption de la
Constitution par voie de référendum national, la tenue d’élections
libres et régulières pour les organes législatifs conformément à la
nouvelle Constitution et sur la convocation des organes législatifs.
L’idée de cette feuille de route n’est pas nouvelle, il s’agit en
réalité d’une proposition déjà dans les tiroirs de l’organisation
depuis plusieurs années.
La junte militaire a annoncé le 18 octobre la création d’une
commission qui se verra confier la charge de rédiger une nouvelle
constitution. Cette commission dirigée par le président de la Cour
suprême constitue de prime abord un geste de la part des autorités
birmanes en faveur de la mise en œuvre de cette feuille de route.
Le
Secrétaire général semble sincèrement décidé à s’attarder sur la
question de la démocratisation du Myanmar. Cependant on peut
s’interroger sur l’étendue de la marge de manœuvre dont il dispose.
Les promesses faites à la communauté internationale par le Myanmar
sont toujours les mêmes et les violences contre les manifestants
pacifistes et les vagues d’arrestations qui ont suivi sont la preuve
que rien ne change sur le plan de la démocratie au Myanmar. Les
efforts démocratiques affichés ne visent qu’à rassurer la communauté
internationale, à calmer son énervement et à préserver ainsi, aussi
longtemps que possible, le statu quo. La technique a déjà fait ses
preuves à la fin des années 1980 et les autorités birmanes tentent
de répéter l’histoire et les vingt ans de répit qu’elle lui a
offerte. Il reste l’espoir que la communauté internationale ne sera
pas dupe. Il nous semble cependant qu’aucun véritable changement
n’interviendra sans une véritable mobilisation des Etats influents
dans la région et du Conseil de sécurité sur le sujet ce qui
implique nécessairement un changement radical de la position
chinoise.
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Obs. Il ne faut pas sous
estimer l'importance de cette déclaration présidentielle qui
confirme que le Conseil suit avec attention l'évolution de la
situation critique et qui conforte le consensus de ses
membres, préparant ainsi une éventuelle montée en puissance (PW). |
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Géorgie / Abkhazie : prorogation du mandat de
la MONUG
Aude Vasseur |
Le 15 octobre 2007, le Conseil de Sécurité
a adopté à l’unanimité (voir le
PV de la
réunion) la
résolution 1781 prorogeant pour six mois le mandat de la
Mission d’observation des Nations Unies en Géorgie (MONUG).
Cette mission a été créée par la
résolution 858 le 24 août 1993 et son mandat a été élargi
par la
résolution 937 suite à la signature, le 14 mai 1994, de
l’accord de Moscou concernant le cessez le feu et la séparation des
forces dans lequel les parties géorgienne et abkhaze ont
aussi accepté la création d’une opération de maintien de la paix de
la Communauté des Etats indépendants (CEI).
Concernant l’aspect sécuritaire, le
Conseil de Sécurité s’est déclaré « gravement préoccupé » par les
incidents observés par la MONUG à l’intérieur et hors de la zone de
conflit (voir la
dépêche du 15 octobre 2007). Rappelons que le 11 mars dernier
des installations du gouvernement géorgien dans la gorge de Kodori
avaient été l’objet d’attaques par voies aérienne et terrestre (voir
la
dépêche du 13 mars 2007). Cet incident a donné lieu à un
rapport par le Groupe d’enquête conjoint qui a recommandé
le placement sous contrôle international des secteurs situés entre
la zone de conflit et la vallée de Kodori. Le Secrétaire général a
annoncé dans son dernier
rapport sur la situation en Abkhazie qu’il étudiait la
possibilité de mettre en place un système de surveillance de cette
vallée par le déploiement d’engins sans pilote et de radars de tir
d’artillerie (voir la
dépêche du 9 octobre 2007). D’autre part, le 20 septembre
dernier, des installations des unités de polices du Ministère
géorgien de l’intérieur ont été attaquées par des militants
séparatistes abkhazes dans la haute vallée de Kodori (voir la
conférence de presse du Représentant permanent de la
Georgie du 21 septembre 2007). Le Conseil de Sécurité a rappelé aux
autorités géorgiennes qu’il leur appartient de veiller à ce que la
situation dans la vallée de Kodori, zone actuellement hors de la
compétence de la MONUG (voir la
dépêche du 23 juillet 2007), soit conforme aux accords de
Moscou, tout en appelant la partie abkhaze à faire preuve de retenue
quant aux engagements de la Géorgie dans cette région.
Concernant la situation humanitaire, le
Conseil de Sécurité insiste sur l’importance fondamentale du retour
en Abkhazie des personnes déplacées et des réfugiés et sur la
nécessité d’atténuer leur souffrance.
Concernant le règlement politique du
conflit, le Conseil de Sécurité a appelé les parties à développer
leurs contacts bilatéraux afin de parvenir à un règlement pacifique.
Il leur a aussi demandé d’appliquer les mesures de confiances
proposées par le Groupe des Amis du Secrétaire général pour la
Géorgie (voir
sentinelle n° 53) et avalisées par la
résolution 1752. Le Conseil de Sécurité a aussi apporté
son soutien aux principes énoncés dans la « Note sur les principes
de base concernant la répartition des compétences entre Tbilissi et
Soukhoumi » (voir le
rapport du Secrétaire général du 18 janvier 2002). Cependant, la
situation quant à la résolution politique du conflit reste critique.
En effet, le Secrétaire général a indiqué que quelques progrès ont
été faits sur les questions techniques et humanitaires, mais qu’il
existe toujours des divergences entre les deux parties en ce qui
concerne le dialogue politique. Dans sa
déclaration devant l’Assemblée générale le 26 septembre,
le Président géorgien, M. Saakashvili, a réaffirmé sa volonté de
voir le mécanisme de négociation et de maintien de la paix révisé.
Il a aussi exposé les grandes lignes proposées en vue d’un règlement
final, à savoir le droit à l’autonomie pour les personnes vivant en
Abkhazie à l’intérieur des frontières internationales de la Géorgie
avec des garanties internationales, des modifications de la
Constitution pour la protection de cette minorité et un rôle de
premier plan pour l’Union européenne dans le règlement de la crise.
Face à cette impasse politique et à la
tension sécuritaire, Conseil de Sécurité a estimé nécessaire de
proroger la MONUG pour une période de six mois, sans modifier
l’étendue de son mandat, ni de ses moyens. La MONUG est actuellement
composée de 133 observateurs militaires et de 19 officiers de police
civile. Il a aussi appelé les parties à reprendre leurs
consultations régulières dans le cadre des réunions quadripartites,
comme elles s’étaient engagées à le faire lors de la réunion du
Groupe des Amis du Secrétaire Général sur la Géorgie à Bonn les 27
et 28 juin derniers (voir le
rapport du Secrétaire général du 18 juillet 2007).
Enfin, le Conseil de Sécurité a félicité
la MONUG pour les efforts qu’elle déploie afin de mettre en œuvre la
politique de « tolérance zéro » décidée par le Secrétaire général en
matière d’exploitation et d’abus sexuels et pour que son personnel
respecte pleinement le
code de conduite des Nations Unies. Il a aussi appelé les
Etats participants à prendre les dispositions préventives et les
mesures disciplinaires nécessaires pour le respect de cette
politique.
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Coopération Etats-Unis/Israël en matière de défense
Anne RAINAUD
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Dans le contexte particulièrement pesant actuellement au
Moyen-Orient, le département de la Défense des Etats-Unis a informé
dans un
communiqué de presse du 17octobre 2007, non seulement que les
Etats-Unis continuaient de soutenir la défense d'Israël (notamment
financièrement), mais qu' un accord avait été établi entre le
secrétaire à la Défense, R. Gates et le ministre E. Barak, dans le
but de créer un comité au sein duquel pourra être étudiée la
proposition d'Israël d'adapter, modifier et développer leur système
de défense antimissiles. Le but de cet accord, souligné par le porte
parole du Pentagone, Geoff Morrell, ne se limite pas aux menaces à
longue portée de l'Iran; il viserait aussi les menaces de courte
portée provenant des roquettes palestiniennes tirées depuis Gaza,
Qassam et Katyushas.
"So the Israelis are trying to figure out a way to provide a better
safety net to deal with the range of missile threats that they face.
And we've agreed to enter into a discussion, into a collaborative
working relationship to see what we can develop".
Le budget de la défense aux Etats-Unis apporte ainsi un financement
substantiel à Israël; le communiqué de presse précité rappelle en
effet : "Minister Barak thanked Secretary Gates and the U.S. for
their continued security assistance, the memorandum of understanding
that was signed in August, which would provide, I think, $30 billion
over the next 10 years to Israel".
Les dépenses militaires des Etats-Unis en 2008 (cf. l'article
de Luc Mampaeyn, chercheur au GRIP, "un huitième budget de
destruction massive", 26 juin 2007) sont prévues à hauteur de
647,2 milliards de dollars dont 141,7 milliards se rattachent à la
guerre globale contre la terreur (global war terror). (AR).
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USA, State Department,
Daily Press Briefing
Tom Casey, Deputy Spokesman
Washington, DC
October 19, 2007QUESTION:
Excuse me, I came in late. But the
London Times
today reported that there was very little progress with
Secretary Rice on her trip in the Middle East. Is this summit
because of different difficulties with the players involved in
jeopardy or in danger of being delayed? What's your take on
this report that the Secretary basically has not gotten
anywhere?
MR. CASEY:
Well, I haven't seen the report. I'm not sure what they're
basing it on, though. You know, I think the Secretary has
spoken to this throughout her trip. We believe that the
parties, the Palestinians and Israelis, are moving forward in
their own discussions. Obviously, we need to see that work
continue and there's a great deal more that needs to be done
before the international meeting takes place. She's addressed
that in various of her appearances with your colleagues there.
But
we believe that this is an important initiative. We think it
is an opportunity to make real progress towards everyone's
understood goal, which is the creation of a Palestinian state
that can live in peace side by side with Israel. And as you've
heard from her, we intend to hold this international meeting
or conference in the fall. I think she's referred to that as
either November or December, and there's certainly no plans,
as she has said, to change that. We expect to hold that
meeting during the course of the fall and we hope that it will
contribute to a lasting and enduring solution to the issues
that confront the Israelis and Palestinians.
QUESTION:
So there's no disappointment and analysis from this end that
things didn't gel as quickly as they would have liked on this
trip? She's going back shortly again to --
SECRETARY RICE:
As -- yes, she's going to -- she'll be back in the region
again in -- a number of times, I suspect, over the coming
weeks and months. That's something that we told you she
planned on doing before this trip as well as before others.
I am
hard pressed to understand the analysis that says that the
trip was a disappointment or that otherwise didn't achieve the
results intended. The results intended were to consult with
the Israelis and Palestinians on their efforts to reach an
agreement on some of these key factors and their effort to be
able to put forward some ideas at the international
conference; and certainly also to consult as well with Egypt
and Jordan, two key partners in the region, both of whom very
much support this initiative and are working with us on it.
So I
-- unless the
London Times
has heard something directly from the Secretary that I
haven't, I think she's generally pleased with what has gone on
and, you know, realizes that there's a lot more work to do.
But certainly, I don't think anybody is thinking based on this
trip that we aren't still fully committed to and intending to
move forward with the conference.
___________
France, MAEE, Point de
presse du 12 octobre 2007
(Le ministre des
Affaires étrangères italien a déclaré à New Delhi, que la
conférence de paix proposée par les autorités américaines
traverse "une phase difficile" en mentionnant "les difficultés
dans la préparation de cette conférence et l'absence d'une
date fixe"'. Partagez-vous ce constat ?)
La France soutient le
projet de conférence internationale. Il est essentiel de
continuer à préparer cette réunion afin qu'elle constitue un
succès pour le processus de paix.
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Conflit israélo-palestinien, les
Etats-Unis relancent le processus de paix, mais ce dernier ne
démarre pas.
Prof. Philippe WECKEL
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Il est difficile
de faire l'impasse sur la relance du processus de paix entre Israël
et l’Autorité palestinienne, même si rien de concret n'est constaté
et si le scepticisme sur la tenue d’une conférence internationale en
novembre, voire avant la fin de l'année, parait de plus en plus s’imposer. L’activisme de la
Secrétaire d’Etat américaine ne semble pas pour l’instant en mesure
de faire accepter par l’Etat hébreu le geste d’ouverture qui
justifierait une telle réunion aux yeux des Etats arabes et des
Palestiniens. Pourtant en Israël quelque chose a changé et sans
doute considérera-t-on un jour le récent discours du Premier ministre à la
Knesset comme un événement historique. Pour l’heure néanmoins la
perspective de la paix demeure très assombrie et lointaine.
Avant même que ne
s’engage la négociation d’un accord de paix on sait déjà que
l’application de cet engagement devrait être difficile. Compte tenu
de la situation interpalestinienne, l’Autorité palestinienne n’est
pas en mesure de répondre effectivement des exigences de sécurité
que formulera le Gouvernement israélien. Par ailleurs, la
négociation réunira un Etat occupant et une entité transitoire qui
n’est pas un Etat. Le futur Etat palestinien ne se sentira pas lié
par des clauses de l’accord qu'il considérerait comme inique.
La négociation
s’annonce rude. Des patriotes de chaque camp vont affronter leurs
ennemis autour d’une table. La conclusion de la paix sera la
poursuite de la guerre par d’autres voies. Ce sera un combat au
corps à corps, chaque lopin de terre, chaque rue, chaque maison sera
âprement disputée dans les secteurs sensibles. On prêterait au
gouvernement israélien l'intention d’abandonner Jérusalem Est aux
Palestiniens ce qui contribuerait certainement à un rapprochement des parties.
Toutefois, la délégation israélienne aura en face d’elle des
personnes qui n’auront en tête qu’une seule image. Elles se
souviendront des jeunes soldats qui ont dansé sur les ruines des
maisons arabes détruites par les bulldozers. Quelle version de
Jérusalem Est, l'ancienne ou la nouvelle, sera prise en compte par
les négociateurs ? Israël pourra-t-il garder les Lieux-Saints, comme
le souhaiterait le gouvernement israélien, alors qu’il s’est montré
incapable de garantir leur accès aux pèlerins ? Chaque
concession d'Israël sera traitée par l'adversaire comme une prise de
guerre et non comme l'élément d'un marchandage. Elle ne favorisera
pas l'assouplissement de la position palestinienne. Ce sera donc l’ultime
bataille d’une guerre asymétrique dans laquelle le fort peut être
faible et le faible fort. Que le fort gronde, tonne, menace et
l’autre partie pourra se dégager d’un engagement consenti sous la
contrainte. Ce sera une négociation en trompe-l'œil, mais tel est le
sort qui attend communément une puissance occupante lorsque vient le
moment du repli.
Le Premier
ministre israélien a fait part de son intention de s’engager dans le
processus de négociation et de le mener aussi loin que possible. Il
n’est donc pas déterminé à le mener à terme à n’importe quel prix.
L’Autorité palestinienne acceptant les exigences de sécurité
d’Israël, la négociation n’a en réalité plus pour objet l’échange de la terre
contre la paix. Israël est appelé à céder, seulement céder, et se
demande de quelle monnaie d’échange il pourrait encore disposer. Comment
renverser une situation qui devrait conduire à une forme de
capitulation sans condition, une capitulation diplomatique et non
pas militaire, et comment reprendre une position de
force dans la discussion ? L’observateur extérieur qui ne détient pas la réponse ne
peut que constater que la paix n’est pas encore pour demain.
L'opinion israélienne n'est pas prête à admettre l'impensable.
Bigre, entre le marteau palestinien et l'enclume israélien, le
Gouvernement d'Israël s'engage dans une partie difficile.
Si Monsieur
Olmert acceptait les exigences de Monsieur Abbas, accord sur les
grandes lignes et fixation d'un calendrier, la partie serait jouée
avant le début de la négociation envisagée pour le printemps.
Toutefois, la partie est en réalité déjà jouée pour Israël, aussi
sûrement que deux
et deux font quatre et que l'aube succèdera à cette nuit. Abu Mazen
le sait ; il est en position de force. Le scepticisme à l'égard du
nouveau processus de paix exprime donc une appréciation raisonnable
de la situation actuelle. Israël ne peut accepter ni le maintien
indéfini de la situation actuelle, ni le retrait unilatéral sans
paix, ni la négociation de paix telle qu'elle s'engage. Ni avancer,
ni reculer, ni rester sur place... Il lui faudrait encore du temps,
mais pour quoi faire ?
DOCUMENTS
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ONU 46e session du Comité des droits
de l’enfant
Emmanuelle DEVUYST
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La
Convention internationale relative aux droits de l’enfant,
adoptée à l’unanimité par
l’Assemblée Générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 dans
sa résolution
A/RES/44/25
et à laquelle sont
parties 193 Etats à ce jour, prévoit la création d’un
Comité chargé d’examiner les progrès réalisés dans l’application
de cet instrument.
Ce Comité, composé de
18 membres, s’est réuni, du 17 septembre au 5 octobre 2007 à
Genève dans le cadre de sa
46e session, pour examiner les
rapports des 9 pays suivants : Venezuela, Bulgarie, France,
Espagne, Croatie, Lituanie, Qatar, Syrie et le Luxembourg. Une
journée de discussion générale a eu lieu sur le thème des
ressources pour les droits de l’enfant et la responsabilité des
Etats en rapport avec
l’article 4 de la Convention qui stipule que « Les Etats
parties s'engagent à prendre toutes les mesures législatives,
administratives et autres qui sont nécessaires pour mettre en oeuvre
les droits reconnus dans la présente Convention. Dans le cas des
droits économiques, sociaux et culturels, ils prennent ces mesures
dans toutes les limites des ressources dont ils disposent et, s'il y
a lieu, dans le cadre de la coopération internationale ».
- Dans ses
observations finales sur le 2e rapport du
Venezuela sur l’application de la Convention, le Comité s’est
félicité de l’adoption de plusieurs normes relatives à la Convention
(notamment la reconnaissance de l’enfant comme sujet de droit par la
Constitution, la Loi de protection de l’enfance et la Loi spéciale
sur la criminalité informatique) et de la ratification du
Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale. Il a par
contre regretté le manque de prise en considération de certaines
recommandations faites lors de l’examen du rapport initial
(relatives à la discrimination, la définition de l’enfant, de la
collecte de données et la coopération avec les ONG) et s’inquiète de
la réforme de la Loi sur la protection de l’enfance avec la
Convention, des incarcérations et placements d’enfants. Enfin, il
encourage les autorités à établir un âge minimum pour le mariage
identique pour les deux sexes, à remonter celui-ci à 18 ans, à
élaborer un plan d’action national pour les enfants avec la société
civile, à organiser des campagnes de sensibilisation aux risques des
grossesses précoces et à rester attentifs aux taux de scolarisation
et aux conditions de vie des enfants des rues et des autochtones.
- Dans ses observations finales sur les rapports présentés en vertu
du
Protocole facultatif sur l'implication des enfants dans les conflits
armés, en ce qui concerne la
Croatie, le Comité se réjouit de la législation empêchant
tout enrôlement avant l’âge de 18 ans et de la ratification du
Statut de Rome. Il s’inquiète de la nécessité de dispositions
spécifiques pour l’application effective de certaines normes de la
Convention et recommande la création d’une juridiction
extraterritoriale pour l’enrôlement des enfants, l’assistance aux
enfants réfugiés ou migrants sous sa juridiction ayant été enrôlés à
l’étranger et l’interdiction de vente d’armes aux pays où les
enfants sont susceptibles d’être recrutés dans des hostilités.
A propos de la
Lituanie, le Comité se dit satisfait de l’interdiction de
l’enrôlement d’enfants de moins de 18 ans mais déplore la possible
implication d’enfants de 12 à 16 ans dans des activités militaires.
Il recommande l’identification rapide d’enfants réfugiés ou migrants
ayant été utilisés dans des conflits à l’étranger afin de leur
offrir une assistance pluridisciplinaire.
S’agissant du
Qatar, le Comité se félicite du caractère exclusivement
volontaire du recrutement de personnes ayant atteint l’âge de 18 ans
dans les forces armées et recommande de pénaliser explicitement les
violations relatives au Protocole, de ratifier le Statut de la Cour
Pénale Internationale et de fournir une aide pluridisciplinaire aux
enfants réfugiés ou migrants ayant été recrutés dans des conflits à
l’étranger.
En ce qui concerne la
Bulgarie, le Comité souligne avec satisfaction l’application
directe du Protocole et la ratification du Statut de Rome. Il
exprime ses préoccupations sur l’absence de disposition pénalisant
spécifiquement le recrutement d’enfants dans des hostilités et
prévoyant une juridiction extraterritoriale pour les cas
d’enrôlement d’enfants. Le Comité recommande en outre
l’interdiction explicite de vente d’armes à des pays susceptibles
d’enrôler des enfants et l’adoption de mesures de soutien aux
enfants réfugiés ou migrants en provenance de zones connaissant des
hostilités.
Au sujet de la
France, dont l’engagement international, le soutien
financier et l’assistance technique sur cette question sont salués,
notamment en tant que Président du
Groupe de travail du Conseil de Sécurité sur les enfants dans les
conflits armés, le Comité recommande la pénalisation explicite
de l’implication d’enfants dans des conflits armés, l’établissement
d’une juridiction extraterritoriale pour les cas d’enrôlement
d’enfants, le relèvement à 18 ans de l’âge minimum légal pour le
recrutement dans les forces armées et l’interdiction spécifique de
la vente d’armes à des pays où des enfants sont susceptibles d’être
impliqués dans le cadre d’hostilités. Enfin, le Comité regrette
l’absence de données sur les enfants réfugiés ou migrants ayant
participés à un conflit armé à l’étranger.
A propos de
l’Espagne, le Comité note avec satisfaction l’âge minimum de
recrutement volontaire à 18 ans, la ratification du Statut de Rome
et l’application des traités internationaux par les tribunaux
nationaux. Il informe de ses préoccupations au sujet de l’absence
de pénalisation explicite des recrutements d’enfants de moins de 18
ans et de juridictions extraterritoriales compétentes pour ces
crimes et du risque d’infraction au principe de non-refoulement des
enfants étrangers ayant été utilisés dans des hostilités suite à une
identification inadéquate..
Enfin, s’agissant de la
Syrie, le Comité se réjouit de l’interdiction totale du
recrutement de personnes de moins de 18 ans mais s’inquiète de
l’absence d’information sur la mise en œuvre du Protocole dans la
région occupée du Golan et de dispositions nationales pénalisant les
violations de cet instrument. Le Comité regrette par ailleurs le
manque d’informations à propos de l’éducation à la paix dans les
programmes scolaires et recommande l’interdiction de vente d’armes
aux pays réputés susceptibles d’impliquer des enfants dans des
conflits armés ainsi que l’identification précoce d’enfants réfugiés
ou migrants ayant connu la guerre pour leur fournir l’assistance
nécessaire à leur réintégration sociale.
Dans le cadre de la
procédure d’examen technique, le Comité a examiné en privé le
rapport initial du
Luxembourg et se félicite de l’abolition en 1967 du
recrutement obligatoire pour le service militaire et de la directive
de ne pas sélectionner de volontaires âgés de moins de 18 ans. Il
recommande la pénalisation explicite le recrutement d’enfants, la
création de juridictions extraterritoriales pour ces crimes et la
poursuite de l’identification précoce des enfants réfugiés ou
migrants ayant été utilisés lors d’hostilités pour pouvoir leur
apporter immédiatement une assistance pluridisciplinaire.
- Dans ses observations finales sur les rapports présentés en vertu
du
Protocole facultatif sur la vente, la prostitution et la
pornographie d’enfants, le Comité note avec satisfaction, pour
la
Bulgarie, les amendements apportés en 2002 au Code Pénal,
l’adoption de la Loi sur la lutte contre le trafic de personnes et
la ratification d’instruments internationaux dont le Protocole
visant à prévenir, supprimer et punir le trafic de personnes et le
Protocole contre le trafic illicite de migrants par terre, air et
mer (protocoles additionnels à la
Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale
organisée). Le Comité demeure particulièrement préoccupé par la
situation des enfants roms au vu des attitudes sociétales auxquels
ils sont confrontés ainsi que par des pratiques illégales en matière
d’adoption et encourage la Bulgarie à adopter une législation
relative aux obligations des fournisseurs de connexion internet pour
lutter contre la pornographie infantile, à analyser la question de
la prostitution infantile pour identifier les enfants à risques, de
mettre en place une ligne de soutien gratuite aux victimes et
d’introduire dans la législation nationale les définitions de la
prostitution et de la pornographie infantile pour pouvoir poursuivre
ces faits.
Le Comité se réjouit de l’adoption par la
France de plusieurs lois en rapport avec le Protocole (dont
celles portant création de l’Observatoire National de l’enfance en
danger et de l’Agence nationale d’adoption, la Loi révisant le Code
pénal sur la pornographie et la Loi relative à l’audition des
victimes de délits sexuels) et de la ratification d’instruments
internationaux (dont le Protocole visant à prévenir, supprimer et
punir le trafic de personnes et le Protocole contre le trafic
illicite de migrants par terre, air et mer (protocoles additionnels
à la
Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale
organisée). Le Comité est toutefois préoccupé par le traitement
des enfants demandeurs d’asile et non accompagnés dans les zones
d’attente des aéroports, par l’absence de contestation possible de
la décision de placement, par l’absence de respect systématique de
l’exigence légale de désigner un administrateur ad hoc et par le
renvoi sans évaluation adéquate des risques d’exploitation. Sur ces
questions, le Comité rappelle à la France qu’elle est instamment
priée de prendre des mesures pour prévoir une procédure permettant
de contester la décision de placement en zone d'attente et
d'appliquer pleinement sa législation concernant la désignation d'un
administrateur ad hoc.
Préoccupé que la juridiction extraterritoriale française ne couvre
pas tous les cas mentionnés à
l'article 4 du Protocole, le Comité recommande à la France de
prendre toutes les mesures nécessaires pour établir sa juridiction
sur tous les délits visés par le Protocole.
Enfin en ce qui concerne
l’Espagne, le Comité note avec satisfaction que
les traités internationaux de droits de l'homme font partie de
la législation interne et peuvent être appliqués par les tribunaux
nationaux ainsi que les amendements apportés, en 2004, au Code
pénal qui incluent des dispositions sur l'interdiction de la
pornographie infantile, ainsi que l'adoption d'un plan national
d'action contre l'exploitation sexuelle des enfants. Le Comité est
cependant particulièrement préoccupé par l’absence d’attention
adéquate accordée aux enfants étrangers non accompagnés victimes de
trafic et par l'insuffisance des ressources allouées aux enquêtes
relatives à la prostitution des enfants et à la vente d'enfants. Il
recommande à l’Espagne de relever l’âge du consentement sexuel, de
définir et de pénaliser le trafic d’êtres humains et d’abolir
l’exigence de double incrimination pour l’extradition et la
poursuite de délits commis à l’étranger.
La prochaine et
47e session du Comité aura lieu du 14 janvier au 1er
février 2008 et y seront examinés les rapports de la Géorgie, du
Timor, du Bhoutan, de la République Dominicaine, de l’Irlande, du
Chili et du Koweït.
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CPI/RDC : arrestation et transfert devant la Cour pénale
internationale de Germain Katanga
Valérie GABARD
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Le Procureur l’avait indiqué, il poursuivait en dépit de
l’ouverture d’une procédure contre
Thomas Lubanga Dyilo, son enquête sur les crimes commis en
République démocratique du Congo (RDC). Une étape
supplémentaire sur la situation en RDC vient d’être franchie
le 17 octobre par la remise et le transfert à La Haye de
Germain Katanga (voir le
communiqué de presse et
la fiche d’information sur l’affaire). Agé de 29 ans
seulement, Germain Katanga est le commandant présumé de la
Force de résistance patriotique en Ituri (FRPI), milice créée
fin 2002 avec un soutien ougandais qui est accusé d’avoir
participé à des massacres contre la tribu des Hema. Germain
Katanga se trouvait déjà incarcéré dans la prison de Kinshasa
depuis 2005. Avec son transfert vers La Haye les autorités
congolaises font preuve de coopération en s’assurant de
l’exécution du mandat d’arrêt émis par la Cour pénale
internationale.
Un mandat d’arrêt sous scellés jusqu’à l’arrestation, a en
effet été délivré par la Chambre préliminaire I le 2 juillet
dernier. Comme l’exige le Statut pour la délivrance d’un
mandat d’arrêt, la Chambre préliminaire a vérifié aux vues des
pièces présentées par le Procureur qu’il existait des « motifs
raisonnables de croire » que plusieurs crimes relevant de la
compétence de la Cour auraient été commis par l’intéressé.
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A cet égard la chambre préliminaire a estimé qu’il existe des
motifs raisonnables de croire que de juillet 2003 à fin 2003, le
territoire de l’Ituri a été le théâtre d’un conflit armé qui peut
être qualifié de national ou alternativement international (en
raison de la participation de la force armée de l’Ouganda). Dans le
cadre de ce conflit, il existe des motifs raisonnables de croire que
le FRPI et le FNI (Front des nationalistes et des intégrationnistes)
ont mené conjointement une attaque contre le village de Bogoro
autour du 24 février 2003. Lors de cette attaque menée sans
discrimination des actes criminels relevant de la compétence de la
Cour ont été commis.
Le mandat retient neuf chefs d’accusations :
·
Trois pour crimes contre l’humanité (meurtre, actes inhumains et
esclavage sexuel)
·
Six pour crimes de guerre (homicide intentionnel, traitements
inhumains ou traitements cruels, faire participer des enfants de
moins de 15 ans à des hostilités, esclavage sexuel, diriger
intentionnellement des attaques contre la population civile en tant
que telle ou contre des civils qui ne participent pas directement
aux hostilités et pillage d’une ville ou d’une localité, même prise
d’assaut).
La responsabilité pénale individuelle retenue est celle de l’article
25-3 alinéas a) (commettre un tel crime, que ce soit
individuellement, conjointement avec une autre personne ou par
l’intermédiaire d’une autre personne) et b) (ordonner, solliciter ou
encourager la commission d’un tel crime) du Statut de Rome.
La première comparution de Germain Katanga devrait avoir lieu lundi
22 octobre (voir
la conférence de presse du Greffier). Elle vise à s’assurer que
Germain Katanga a bien été informé des crimes qui lui sont reprochés
et des droits qui lui sont reconnus par le Statut de Rome. Cette
étape achevée, débutera alors celle de la préparation de l’audience
de confirmation des charges.
Besoin de
résultats ?
Forte de cinq années d’activités, la Cour pénale internationale ne
dénombre que deux arrestations sur les huit mandats d’arrêts publics
délivrés par la Cour et le premier procès devrait débuter en début
d’année prochaine. Même si l’on comprend les difficultés et les
obstacles dans la mise en place d’une juridiction pénale
internationale inédite à caractère permanent et universel, les
premiers résultats commencent à se faire attendre. Ce constat nous
amène à deux remarques.
Tout d’abord cette attente n’est pas seulement due aux lourdeurs de
d’installation de l’institution, mais également et dans une mesure
non négligeable, la conséquence de la non exécution des mandats
d’arrêts. Si le procureur ne parvient pas à obtenir leur exécution
dans les prochains mois, le problème de l’efficacité et la confiance
vis-à-vis de la Cour, éléments vitaux pour assurer à la justice
pénale internationale sa légitimité en construction, risque de se
poser de plus en plus visiblement. La Cour pénale ne maîtrise
cependant la majeure partie du processus. Elle ne peut que compter
sur la coopération des Etats et/ou des Nations Unies et ceci sans
détenir de véritables moyens de pressions. Le crédit et la confiance
qui est ou sera accordée à la Cour dépendent donc assez largement de
la bonne volonté des Etats.
De plus on perçoit dans cette seconde arrestation, un besoin et une
recherche de résultats dans le choix des affaires dans le cadre de
la situation en République démocratique du Congo. Ainsi comme dans
le cas de Thomas Lubanga, l’accusé était déjà incarcéré en
République démocratique du Congo, s’assurant ainsi d’un succès
presque garantie dans l’exécution du mandat d’arrêt. En écho à notre
première remarque, on ne saurait être trop critique à court terme
vis-à-vis de cette politique pragmatique qui vise à la Cour pénale
internationale une certaine efficacité. A moyen et long terme, il ne
saurait être question d’y voir une pratique à généraliser. Le choix
de l’ensemble des affaires soumises à la Cour dans le cadre de la
situation en République démocratique du Congo doit faire l’objet
d’une politique des poursuites cohérente et préétablie. |

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While receiving this news about the award of
the Nobel Peace Prize for this year, I would like to pay
tribute to the scientific community, who are the winners of
this award. The experts and scientists are the backbone of the
IPCC and they provide the knowledge,
which has contributed to the success of the
IPCC.
I would also like to thank the governments of
the world who support and facilitate the work of the Panel. I
hope, as the Chairman of the organisation, I am articulating
the sentiments of the entire scientific community in
acknowledging the enormous appreciation implied in the award
of the Nobel Peace Prize and this would energize all the
scientists and experts involved in the IPCC to do even more in
the future.
________________
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SECRETARY-GENERAL
APPLAUDS NOBEL PEACE PRIZE FOR AL GORE, CLIMATE CHANGE PANEL
AS SPUR TO MOMENTUM FOR GLOBAL ACTION
_________________
UNFCCC Executive Secretary sees 2007
Nobel Peace Prize as sign of awareness for the need for
political action on climate change
"It is very encouraging
that this year's Nobel Peace Prize goes to the
Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) and Albert
Arnold (Al) Gore Jr. The IPCC has done very important work to
analyse the science of climate change and to see how that can
be translated into policy. Mr. Gore has dealt with the other
side of the coin by popularising science. These two go hand in
hand. Today's announcement is a sign that there is growing
awareness not only with regard to the science and impacts of
climate change, but for the need for political action. What we
need to do now is to get started on the negotiations of a
post-2012 framework in Bali this year. We urgently need a new
agreement or a set of agreements under the umbrella of the UN
which can deliver the greenhouse gas emission reductions in
line with what science is telling us is needed - 50% by 2050 -
along with significant funding for adaptation."
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Prix Nobel de la Paix.
Importante reconnaissance
de la question des changements climatiques et de la nécessité
d’agir
Danilo
COMBA |
Selon le document
officiel de “Norwegian
Nobel Committee”,
“the Nobel Peace Prize for 2007
is to be shared, in two
equal parts, between the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC/GIEC)
and Albert Arnold
(Al) Gore
Jr”.
Les mérites du GIEC/IPCC et de Al
Gore. Extrait du Prix Nobel pour la paix
Groupe GIEC. “Through the
scientific reports it has issued over the past two decades, the IPCC
has created an ever-broader informed consensus about the connection
between human activities and global warming. Thousands of scientists
and officials from over one hundred countries have collaborated to
achieve greater certainty as to the scale of the warming. Whereas in
the 1980s global warming seemed to be merely an interesting
hypothesis, the 1990s produced firmer evidence in its support. In
the last few years, the connections have become even clearer and the
consequences still more apparent” (voir
Sentinelle).
M. Al Gore “Al Gore has
for a long time been one of the world’s leading environmentalist
politicians. He became aware at an early stage of the climatic
challenges the world is facing. His strong commitment, reflected in
political activity, lectures, films and books, has strengthened the
struggle against climate change. He is probably the single
individual who has done most to create greater worldwide
understanding of the measures that need to be adopted”.
Le GIEC a déclaré sa surprise et sa
gratitude à l'égard cette annonce.
Selon M. Rajendra Pachauri, Président du GIEC, "this is an
honour that goes to all the scientists and authors who have
contributed to the work of the IPCC, which alone has resulted in
enormous prestige for this organization and the remarkable
effectiveness of the message that it contains. Selon le Secrétaire
du Groupe “It is the most significant recognition that the IPCC has
received for providing policymakers with objective and balanced
information about the causes and impacts of climate change and
possible response measures”.
La contribution de la Commission
à la question des changements climatiques
L’action du Comité vise également à reconnaitre la valeur
scientifique, politique et morale de la question du changement
climatique. Après la reconnaissance au sujet environnemental en 2004
(à Mme
Wangari Maathai, pour
sa contribution au développement durable, à la démocratie et à la
paix) cette année le Comité a décidé
que « the Nobel Peace Prize for 2007 is to be shared (…)
for their efforts to build
up and disseminate greater knowledge about man-made climate change,
and to lay the foundations for the measures that are needed to
counteract such change”.
Le Comité rappelle l’importance
d’une application rigoureuse du principe de précaution (« precautionary
principle uppermost in our minds ») dans l’analyse et la réponse des
informations relatives au réchauffement de la planète.
De plus, ce prix révèle le lien
existant entre les modifications du climat et ses conséquences
négatives et les questions de la paix et de la sécurité
internationale. « Extensive climate changes may alter and threaten
the living conditions of much of mankind. They may induce large-scale
migration and lead to greater competition for the earth’s resources.
Such changes will place particularly heavy burdens on the world’s
most vulnerable countries. There may be increased danger of violent
conflicts and wars, within and between states” (voir
Sentinelle).
Ainsi par ses propres mots “by
awarding the Nobel Peace Prize for 2007 to the IPCC and Al Gore, the
Norwegian Nobel Committee is seeking
to contribute to a sharper focus on the
processes and decisions that appear to be necessary to protect the
world’s future climate, and thereby to reduce the
threat to the security of mankind. Action is necessary now,
before climate change moves beyond man’s control”.
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Archive |
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1. GIEC
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2. Action Internationale
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Grèce
Greece, Italy and
Turkey sign natural gas pipeline agreement
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Italie
Dossier.
Accordo Italia-Grecia-Turchia per
la realizzazione di un gasdotto
Synthèse de
l’accord.
Accordo
intergovernativo tra la Repubblica Italiana, la Repubblica
Ellenica e la Repubblica di Turchia per lo sviluppo del
corridoio di trasporto del gas naturale Turchia-Grecia-Italia
Intervento per l’On. Ministro
Bersani
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UE. Commission et Communauté de l’énergie
carte
des projets de gaz d’intéret paneuropéen
Information concerning gas
projects of European interest
(pages
18-19.
NG3.
Gas connections between central and South East Europe-Caspian
sea countries – Middle East)
The Turkey-Greece Interconnector (TGI).
This project aims at creating a new import route from the
Caspian basin via Turkey, to satisfy the Greek gas demand, and
beyond (Italy and perhaps the Western Balkan countries.) It
has received TEN-E support for two different feasibility and
technical studies (the last study will be finished for Turkey
at the end of 2006). It is driven by DEPA (EL) and Botas (TR),
who signed memorandums of understanding in 2001 and 2004, and
a gas sales agreement in 2003.
The project consists of a pipeline 286 km long (of which 17 km
will be offshore and 70 m deep), linking Karacabey (TR) to
Komotini (EL). The pipe will have a foreseen capacity of 11 to
12 Bm3/pa.
The total cost will be around 280 M€ for the construction
which should begin at the end of 2006, in order to have the
pipe in operation at the end of 2007/beginning 2008.
The study phase is almost finished, and the authorisation
phase is ongoing without encountering any important problems.
The gas Interconnector Greece-Italy (IGI).
This project is the prolongation of the previous one: it will
transform Greece into a gas transit country by the creation of
a new import route from the Caspian basin via Turkey to
satisfy the Italian gas demand. It has received TEN-E support
for three different feasibility and technical studies (the
last one is still ongoing). It is driven by DEPA (EL) and
Edison (IT), who signed a letter of understanding in 2005.
The same year, the Greek Minister of Development and the
Italian Minister of Productive Activities signed a protocol of
cooperation for the realisation of the project. It will link
Komotini (EL) to Otranto (IT) by a pipeline 800 km long (of
which 210 km will be offshore and 1400 m deep). The foreseen
capacity is 8 Bm3/pa.
The total cost will be around 1 B€ for the construction which
should begin at the end of 2007, in order to have the pipeline
in operation by the end of 2010. The study phase will not be
finished before 2007, and the authorisation phase is ongoing
without encountering any problems.
To be complete, the Trans Adriatic Pipeline (TAP) must be
mentioned because it is directly in competition with the IGI
pipeline: the gas will have the same origin (Caspian Basin via
Turkey and Greece) and the same final destination (south of
Italy), but with a route through Albania. It is unclear if
this project, which is not a project of European Interest, has
the same maturity as the IGI project.
Conclusion on the priority axis N°3: Upstream: for the gas
imports, if we consider IGI and TGI as one project, the two
pipelines of the project for axis N°3 should be operational in
2010/2012. Therefore the EU should not have any problems to
dispose of a minimum of 30 to 35 Bm3/pa additional capacity
via this axis.
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LIST OF GAS PROJECTS IN SEE
Trans-European Energy Networks "TEN-E"
(2007)
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Etats-Unis
U.S. Congratulates
Greece, Turkey, and Italy on Pipeline Agreement
Challenges in Southeastern
European Energy Markets
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Accord
intergouvernemental pour le gazoduc turc-grec-italien
Danilo COMBA |
Depuis
quelques années les pays du sud de l’Europe, en particulier l’Italie
et la Grèce, envisage de jouer un rôle important, en collaboration
avec la Turquie, dans le transport du gaz naturel de la Mer
Caspienne et du Moyen-Orient (et en particulier de l’Azerbaïdjan)
vers les grands marchés européens.
Il s’agit
d’un projet important qui obtient l’appui de l’Union Européenne (il
est classé comme un
projet d’intérêt paneuropéen ;
liste des
projets de gazoduc à venir).
Un des objectif est celui de rendre plus sur et diversifié
l’approvisionnement des énergies fossiles des Pays de l’Union, mais
également d’accroitre la concurrence dans le différents Etats et
intra-communautaire. Enfin il s’agit également d’une stratégie
géopolitique qui voie les Etats-Unis particulièrement favorables (voir
les congratulations du gouvernement
pour le récent accord objet de cette note).
Le « Couloir
énergétique du Sud », visant à transporter le gaz naturel vers
l’Europe occidentale à travers l’Italie (Otranto, Pouilles), se
composent
de différentes étapes :
-
d’exploitation du gisement SHAH DENIZ d’Azerbaïdjan,
construction d’une plateforme fixe de pompage ainsi que d’une
station terminale de réception et de liquéfaction à Sanghasal (42 km
au sud de Bakou) ;
-
Construction d’un oléoduc Bakou-Tbilissi-Erzerum
(Azerbaïdjan, Georgie et Turquie) ;
-
Interconnexion, sur le territoire de la Turquie,
avec le système de gazoducs turcs jusqu’à Karacabey ;
-
Construction d’un gazoduc terrestre et sous fluvial,
de Karacabey aux frontières gréco-turques (Interconnector
Turque-Grèce, ITG ; accord signé en 2003 et départ des activités en
2010);
-
Construction d’un gazoduc Thessalonique -
Stavrolimenas, en Grèce occidentale ;
-
Construction d’un gazoduc sous-marin allant de
Stavrolimenas jusqu’à Otranto, Italie (destination finale) (Interconnector
Grèce-Italie, IGI ; accord signé en 2005 portant à la création d’un
gazoduc à la fois terrestre- à réaliser par la société Desfa- et
marin – création de la société Poseidon Co., joint venture parmi les
sociétés Edison e
Depa.
Dans le mois de juillet
2007 les ministres de l’énergie de l’Italie, de la Grèce et de la
Turquie ont signé un accord intergouvernemental, (« Interconnector
Turc-Grec-Italien » (ITGI)),
visant à accéler-renforcer et superviser les projets ITG et IGI et
pour garantir la continuité des flousses de gaz vers l’Europe par
cette interconnexion. Pour ces objectifs un Comité de Coordination a
été établi, composé par les représentants des ministères compétents
et par les Gestionnaires du transport.
Les différents Pays
s’engagent à supporter
la réalisation des différentes section du couloir
soumis à leur compétence territoriale, à faciliter la réalisation
des contrats et à garantir les respect des obligations des
Gestionnaire des systèmes de transport.
Reconnu “Project of European Interest” (Décision
n.1364/2006/CE), Poseidon a obtenu le droit
exclusif du transport, en conséquence de l’avis motivé de l’Union
européenne et des respectives garanties réglementaires requêtes par
les respectifs pays, en exemption du droit d’accès aux tiers pour
une quota de 100% et pour une période de 25 ans
(“esenzione
dalla disciplina che prevede il diritto di accesso dei terzi, per
una quota del 100% e per un periodo di 25 anni,
a partire dalla data di inizio dell’operatività dello stesso, per
l’intera capacità nominale di trasporto di 1,015 MNmc/h,
corrispondenti a circa 8 miliardi di metri cubi annui, del gasdotto,
denominato Poseidon, localizzato nel mare Adriatico, di
interconnessione fra la rete nazionale di trasporto del gas italiana
e quella greca, facente parte del progetto IGI”.
A
l’intérieur de cette autorisation les deux sociétés faisant partie
de Poseidon ont décidé que le 80% de la capacité du transport est
réservée à l’Edison et le 20% à la Depa).
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Rapport final de l’évaluation externe indépendante de la FAO :
fort critique mais prospectif
Anne RAINAUD
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Les propos
introductifs de Leif E. Christoffersen, Chef d’équipe de
l'Évaluation Externe Indépendante (EEI) de la FAO, sont assez
éclairants sur le contenu global du
premier rapport d'évaluation de la FAO: "d’importants
changements (sont) nécessaires. Le monde a besoin d’une FAO
renouvelée. (...) une absence de réforme condamnerait presque
certainement l’Organisation à un déclin accéléré". Si "l’évaluation
porte sur l’évolution de la FAO au cours de six décennies, elle est
principalement centrée sur la période allant de 1990 à nos jours"
indique le résumé analytique (cf. page 66 du rapport : "1980-2007 –
La FAO contestée sur tous les fronts").
Le chapitre
premier de ce rapport permet de dégager "15 messages fondamentaux"
lesquels synthétisent à la fois la situation passée et les
ajustements pour le futur :
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- "Message 1: La
conclusion centrale de cette étude peut être résumée en quatre
mots: réforme accompagnée de croissance".
-"Message
2: La FAO est dans un état de crise grave qui menace à
présent son avenir".
-
"Message 3: Si la FAO disparaissait, il faudrait la «
réinventer » en grande partie. Le défi est de le faire avant
qu’elle ne perde toute pertinence".
- "Message
4: Le monde a besoin que la FAO exploite son potentiel
pour contribuer au XXIe siècle, mais la réalisation de ce
potentiel suppose de parvenir à un nouveau consensus
politique, fondé sur la restauration de la confiance et du
respect mutuel".
- "Message
5: Il faut revoir les objectifs – la pertinence et
l’efficacité futures de la FAO dépendront des capacités
institutionnelle et stratégiques renforcées axées sur les
nouvelles réalités auxquelles sont confrontées l’alimentation
et l’agriculture et sur la création des environnements
favorables qui seront nécessaires pour y faire face".
-
"Message 6: La FAO doit de toute urgence faire des choix
stratégiques difficiles. Continuer à « piloter à vue » n’est
pas une solution. (...) l’Organisation n’a quasiment jamais
été en mesure de faire les choix stratégiques qui auraient
permis d’ajuster les moyens aux fins. Les priorités de
l’Organisation sont donc devenues de moins en moins claires.
- "
Message 7: la FAO doit devenir une organisation plus
flexible et continuer de gérer de manière responsable les
fonds publics tout en rompant avec sa culture opposée au
risque, pour améliorer son efficacité et son efficience. (...)
L’organisation a été prudente et lente à s’adapter, lente à
distinguer les changements de l’approche de développement et
des domaines prioritaires qui ne peuvent être évités, de ceux
qui ne sont que des engouements passagers. La capacité de
discernement et la flexibilité nécessaires pour répondre au
changement et aux nouveaux défis ne peuvent être obtenus que
si la FAO modifie radicalement la manière dont elle est
organisée, ses méthodes de travail, les comportements
internes, la reconnaissance du mérite ainsi que les systèmes
qu’elle impose à son administration et à sa gestion des
ressources humaines. Elle doit également imposer un changement
culturel au niveau du secrétariat et des organes directeurs".
-
"Message 8: En tant qu’organisation détentrice de savoir,
la FAO doit offrir un appui à ses États Membres, en
garantissant la pleine satisfaction des besoins de la
communauté mondiale dans la limite de son mandat – elle ne
doit pas nécessairement tout entreprendre elle-même. La FAO
doit jouer davantage un rôle de facilitateur
-
"Message 9: la FAO doit renforcer son rôle de gouvernance
mondiale, en tant que rassembleur, facilitateur, et source de
référence pour la cohérence des politiques mondiales et
l’élaboration de codes, de conventions et d’accords mondiaux.
(...) Les organes directeurs de la FAO ne se soucient pas
assez des questions de politique mondiale que les architectes
de l’Organisation avaient pourtant placées au coeur de son
mandat".
-
"Message 10: la gouvernance de la FAO est faible et
affaiblit l’Organisation".
-
"Message 11: la FAO a beaucoup de fonctionnaires
compétents profondément dévoués à l’Organisation et à sa
mission, mais ils sont gênés dans leur travail par les
structures fragmentées de la FAO et ses systèmes de gestion
centralisés et rigides".
-
"Message 12: l’Organisation a généralement soif d’un
changement majeur et radical, et elle est prête pour cela,
mais elle est aussi très sceptique quant à la capacité de la
direction et des organes directeurs, à matérialiser le
changement".
-
"Message 13: il est encore possible de réaliser de
nouveaux gains d’efficacité importants à la FAO".
- "Message
14: la FAO ne mérite pas sa mauvaise réputation générale
en tant que partenaire".
-
"Message 15: Dans certains cercles, la perception de la
taille et des ressources de la FAO est sérieusement faussée.
(...) Le budget ordinaire annuel actuel de la FAO (370
millions de dollars EU) et ses effectifs (3072 personnes) sont
vraiment très modestes au regard de son mandat mondial
croissant. |
« Le message 15 » ci-dessus incite l’EEI à réitérer
le message 1 qui est de réformer dans la croissance. À défaut d’un
accord bien défini sur un programme de réforme significatif et
soutenu et sur l’augmentation des ressources requise pour le mener à
bien, on peut difficilement envisager que la FAO puisse aller de
l’avant. La FAO est dans une impasse financière. Ses principales
compétences et ses capacités d’exécution globales se sont
sérieusement effritées dans de nombreux domaines par suite de
l’amenuisement constant de l’ensemble de ses ressources, en
particulier pour le budget ordinaire. La situation financière est à
la fois une cause de ces problèmes et la conséquence de problèmes
plus profonds".
Le titre de ce rapport "la FAO : le défi du renouveau" se rattache
complètement à la réforme globale des institutions onusiennes,
objectif régulièrement mentionné par le Secrétaire général de l'ONU
Ban Ki Moon ("une
ONU
plus forte pour un monde meilleur" in allocution au débat
général de la 62ème session de l'AGONU). (AR)
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Plateau
continental austral: les prétentions du Royaume-Uni
Danilo COMBA |
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Cette
semaine le site du
Secrétariat du Système Antarctique
(ATS) s’est occupé de la future soumission du Royaume-Uni
d’une demande de souveraineté étendue (au-delà du 200 milles
marins) sur le plateau continental adjacent à « son » secteur
austral.
En cela
la requête n’a rien d’étonnant et fait application des droits
et des règles prévus par la Convention UNCLOS (article
76), comme par ailleurs ont fait
d’autres Etats
(voir
Sentinelle).
L’actuelle action, 2009 représentant le terme final pour que
le Royaume-Uni présente ses revendications auprès de la
Commission onusienne des limites
du plateau continental (CLPC), devraient
toucher 5 différentes zones :
l'Atlantique Sud autour de la Géorgie du Sud et
des Malouines/Falkland, une zone proche autour de l'île de
l'Ascension, le golfe de Gascogne (conjointement avec la
France, l'Espagne et l'Irlande), le bassin Hatton-Rockall au
large de l'Ecosse et enfin ladite zone australe.
En ce
qui concerne l’Antarctique ce secteur pose différents
problèmes:
·
Des difficultés dues à la présence de la glace
(techniques en ce qui concerne la compréhension et la
définition de l’étendue géologique ; juridiques pour la
définition de la ligne de départ utile au calcul de la mer
territoriale, de la zone économique exclusive et donc de la
zone du plateau continental au-delà des 200 milles marins) ;
·
Le chevauchement avec les revendications de
l’Argentine et du Chili ;
Ces
derniers ont par ailleurs déjà fait valoir
leurs intentions de soumettre
eux-aussi une demande près de la CLPC.
·
L’existence d’un Traité international faisant
du gel des revendications une de ses pierres angulaires. |
Ce dernier
point pose des obstacles formels et substantiels méritant notre
attention.
Selon la
fameuse
clause de l’article 4, le dit « accord de n’être pas d’accord »,
le plus grand nombre d’Etats membres au Traité peut s’opposer à
reconnaitre comme valables les originaires revendications. Prima
facie on peut se demander comment ils pourraient accepter cette
nouvelle revendication du Royaume-Uni.
Parallèlement, est-ce que selon les règles du droit international
cette demande pourrait être interprétée de manière différente d’une
extension des revendications, « activité juridique » expressément
méconnue par le paragraphe 2 du même article ?
“No new claim, or enlargement of an existing claim, to territorial
sovereignty in Antarctica shall be asserted while the present Treaty
is in force”.
S’il est vrai
que selon une certaine logique le processus entrepris par le
Royaume-Uni peut être défendu (dans la malheureuse hypothèse où le
Système Antarctique serait caduc les Etats seront à nouveau libre de
faire valoir leurs titres de souverainetés selon les règles
internationales classiques, à savoir la théorie de l’effectivité et
de l’uti possidetis), toutefois quelle valeur juridique
pourront avoir ces réclamations alors que les mêmes Etats-Parties
ont exclu (par convention internationale) de donner une valeur aux
revendications successives ?
Une réponse
soulignerait que les susmentionnées règles, qui déterminent la
souveraineté, ont une nature coutumière et vont au-delà, par leur
force réglementaire, du rapport conventionnel.
Contre
réponse : nous savons que le système polaire possède une nature
juridique « extra-ordinem », ayant une nature partiellement
erga omnes. Ainsi, ces revendications ont été faites dans
l’existence d’un système fort.
Est-ce que donner
une valeur à ces prétentions alors, dans l’éventualité d’un
effondrement du système, ne serait pas illégitime?
La valeur
potentielle de ces déclarations reste une question ouverte.
Côté
substantiel, cette volonté de revendication nait en conséquence de
l’intérêt économique constitué par l’Océan austral (gaz, ressources
génétiques, eau). Or, la plus grande partie des activités
économiques ont été exclues, en particulier après le Protocole de
Madrid, donnant au Système une légitimité répandue. En revanche les
activités admises, comme celles de pêcheries, le sont pour tous.
Ici il s’agit
alors d’évaluer la possibilité de modifier le Système mis en place:
des règles strictes étant établies (article 12), la possibilité d’un
changement radical par consensus de ses membres semble se réduire.
Par ailleurs, un autre espace (littéralement à l’autre partie du
monde, l’Arctique) faisant l’objet d’un plus vif intérêt, l’intérêt
concret pour cette zone semble encore limitée.
Ainsi nous
pouvons revenir à la question de base, évaluant également la valeur
juridique de ce Système de l’Antarctique : si un Etat important
décidait de contrevenir à ses règles, il y aurait un quelque genre
de réponse ou serait le « la » musicale pour son hécatombe ? A ce
titre, nous estimons que le système a la force juridique nécessaire,
en premier lieu sa reconnaissance à niveau international, pour
répondre à ce genre de risque. Evidement, la question de quelle
direction serait prise par la volonté politique se poserait, mais là
il s’agit d’une autre épreuve.
Pour ces
différentes raisons nous estimons que la future demande du pays
outre-manche suivra l’exemple de l’Australie
(2004) et de la
Nouvelle-Zélande (2006):
s’elle est faite pour préserver les intérêts nationaux, néanmoins
elle devrait faire sauves les obligations primaires ressortissant du
Système du Traité et sa valeur coopérative.
L’Australie
avait demandé à la Commission de “
not to take any action for the time
being with regard to the information in this Submission that relates
to the continental shelf appurtenant to Antarctica”.
A ce titre
selon les mots de la porte-parole du
Foreign and Commonwealth Office
"It's
incredibly unlikely that the Antarctic Treaty would ever be
abolished," "But in order to safeguard our interests for the future,
we are submitting a claim."
Cette thématique montre l’intérêt étatique croissant envers les
espaces polaires : cependant tout en respectant la position d’un
Etat revendiquant, s’agit-il de la bonne direction ?
Ne
faudrait-il pas donner une primauté à l’enjeu environnemental, aux
résultats obtenus grâce à l’introduction du Protocole de Madrid et à
son renforcement, aux nécessités d’une convergence internationale,
dans le cadre par exemple de la CLPC et de
l’Autorité Internationale de Fonds
Marins, plutôt qu’avancer à titre de précaution
des revendications potentielles?
|
Obs.
Dans cette belle note, Danilo COMBA, qui est
italien, écrit que "si un Etat important décidait de
contrevenir à ses règles (du Traité de l'Antarctique), il y
aurait un quelque genre de réponse ou serait le
« la » musicale pour son hécatombe ? La formule est un peu
exotique, mais elle soulève la question centrale. La France a
renoncé à revendiquer une zone économique exclusive et un
plateau continental pour la Terre Adélie. Elle a évité de
mettre le doigt là où il ne fallait pas. Toutefois le contexte
est en train de changer. Les Etats-Unis et la Russie vont se
tailler une belle tranche de l'Arctique et
le soutien des Etats possessionnés de l'Antarctique ne leur
serait pas inutile. L'article 4 du Traité (le gel des
prétentions de souveraineté) n'est après tout que la clause la
plus spectaculaire de cet instrument dont la disparition ne
priverait pas cet accord de son objet principal (la protection
du continent et la liberté d'accès). Une fois les Russes et
les Américains désintéressés, le statu quo ne
présentera plus de véritable utilité et il gêne l'exercice
d'une protection efficace des espaces maritimes proches du
continent. La prochaine conférence des Etats parties devrait
se dérouler dans 14 ans. Compte tenu du rythme de la fonte des
glaces, qui devrait s'accélérer, dans 14 ans, dans un instant
donc,... (PW). |
Réponse de Danilo
COMBA
Vous dites probablement
14 ans parce que 1991+30= 2021-2007= 14 ans. Mais dans ce
cas la date du départ est le 1998, année dans laquelle le
protocole est entré en vigueur et à laquelle il faut faire
référence. Mais là il s'agit essentiellement d'un aspect
de détail.
Par contre le Deuxième
aspect: "Compte tenu du rythme de la fonte des glaces, qui
devrait s'accélérer, dans 14 ans, dans un instant donc,...
(PW)", quel est le sens de vos mots? vous appuyez quand je
dis que le RU revendique (de manière non trop raisonnable)
"à titre de précaution" ou en revanche que (pour
vous) c'est tout à fait raisonnable de commencer à
revendiquer, étant donné la fonte accélérée des glaces et
l'intérêt croissant des espaces polaires..?
Enfin,
je vous avance un autre aspect de mon opinion personnelle:
si ce système n'avait plus l'appui nécessaire, les règles
prévues pour son changement et surtout les questions à
caractère politique/juridique qui pourront se poser (au
delà de la clause 4 qui ne fait que résumer d'une certaine
manière les difficultés existantes) devraient conduire à
un Système juridique encore plus internationalisé. Sans
cette structure, les contre-revendications du
RU/Chili/Argentine resteront très difficilement
conciliables...
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