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Le 29 novembre les Etats-Unis ont retiré leur
projet de résolution qui devait marquer le soutien du Conseil de
sécurité au processus d'Annapolis. Franchement, la déclaration
commune israélo-palestinienne offrait peu de grain à
moudre au Conseil. Toutefois, le refus d'Israël expliquerait le
retrait du projet. |
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Le jour viendra où une
solution à deux Etats s'effondrera, et nous ferons face à une
lutte pour l'égalité du droit de vote comme en Afrique du Sud.
Dès que cela se produira, l'Etat d'Israël sera terminé.
Ehud Olmert
Haaretz |
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Un comité de pilotage, dirigé par la ministre
israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni et le chef des
négociateurs palestinien Ahmad Qorei, se réunira pour la
première fois le 12 décembre. Il ouvrira l'activité de 10
groupes d'experts qui se partageront les différentes corbeilles
de la négociation, frontières, Jérusalem, réfugiés, eau.
La France organise 17 décembre une conférence
des donateurs pour soutenir les transformations de l'autorité
palestinienne.
La Russie devrait organiser une conférence en
2008 portant sur l'ensemble des différends entre Israël et les
Etats arabes.
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Résolution 194 (A.G.) du 11/12/1948
11. Décide qu’il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le
désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible
et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités
doivent être payées à titre de compensation pour les biens de
ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour
tout bien perdu ou endommagé lorsque, en vertu des principes
du droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage
doit être réparé par les Gouvernements ou autorités
responsables |
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Le 29 novembre 1947
l’Assemblée générale des Nations Unies a, en adoptant un plan de
partage, établi la partition de la Palestine, la division en deux
territoires ouverts à l'exercice du droit à l'autodétermination. Cette
décision répondant à la demande de la Puissance mandataire se
rattachait à la compétence détenue par l’organe plénier de l’ONU en
matière de mandat. Elle a permis la constitution de l’Etat d’Israël,
mais elle a également ouvert une longue, interminable période de
détresse pour la population arabe concernée. Pratiquement 60 ans plus
tard (l'espace de trois générations humaines), du 26 au 28 novembre
2007, la Conférence d’Annapolis a relancé le processus de paix
interrompu depuis plusieurs années et offert aux partisans de la paix
une nouvelle chance (pas la dernière, il n’y a jamais de dernière
chance pour la paix) de réaliser leur rêve d’une paix juste et durable
et la vision de deux Etats, juif et arabe, coexistant pacifiquement
sur le territoire de l’ancienne Palestine. Cette conférence du
Maryland marque une reprise en main des négociations
israélo-palestiniennes par les Etats-Unis. Leur Président est résolu à
parvenir à la paix avant la fin de son deuxième mandat, au début de
l’année 2009. Le Président de l’Autorité palestinienne partage cette
détermination.
Après Annapolis
trois remarques s’imposent : le scepticisme, voire le pessimisme,
accueille généralement la nouvelle initiative américaine de paix ; le
Gouvernement israélien est surtout préoccupé par l’idée de ne rien
céder prématurément ; enfin, il y a des facteurs positifs qui
nourrissent un espoir raisonnable de paix.
Scepticisme.
Des administrations d’Etat aux opinions publiques, y compris les
medias, surtout israéliennes et palestiniennes, la tonalité générale
est négative. Il est vrai que les précédents échecs alimentent le
scepticisme. La méfiance réciproque incite au doute. Le règlement du
conflit se présente comme une équation à variables multiples.
Or dans ces
conditions qui peut prétendre prédire l’échec ? Puisque l’on ne sait
pas, mais vraiment pas, il faut donc y croire.
Réticences.
Le Gouvernement israélien semble progresser malgré lui, à reculons. Il
n’est pas porté par l’opinion publique, ni même par la classe
politique. Il faut comprendre que sur lui repose le fardeau des
sacrifices qu’Israël devrait consentir pour obtenir la paix.
Et si aujourd’hui
son partenaire dans la négociation, Abu Mazen, semble beaucoup plus
serein, on verra comment ce dernier traversera le passage périlleux
que représente pour les Palestiniens le règlement du problème des
réfugiés.
Il est
vraisemblable que la tentative actuelle ne réussira que si les peuples
israéliens et palestiniens sont, à un moment donné, saisis d’une envie
pressante, d’un besoin irrépressible de paix. Mais savent-ils encore
ce qu’est la paix ?
Facteurs
positifs.
Tous ceux qui ont suivi le fil des événements de ces dernières
semaines ont sans-doute été frappés par l’autorité et le souci
d’impartialité apparents manifestés par le Gouvernement américain.
Ainsi la déclaration commune a été arrachée aux deux parties à la
dernière minute. Les pays arabes ont été largement représentés à
Annapolis. Ils sont venus malgré l’absence de toute avancée concrète.
Et cette attitude nouvelle s’explique sans doute à la fois par un
désir de paix et par l'impression produite par la manière dont les
Etats-Unis ont conduit, dirigé les négociations préliminaires, traîné
ou poussé leurs amis israéliens.
Cette attitude
volontaire a permis au Président Bush d’engager un processus de paix
inclusif, qui associe même la Syrie, et devrait faciliter la liaison
entre le règlement du conflit bilatéral israélo-palestinien et
l’achèvement du conflit israélo-arabe. A cet égard, la présence de
l’Arabie-saoudite est un signe très fort.
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Déclaration commune d'Israël et de l'Autorité
palestinienne,26/11/2007
Les représentants du
gouvernement de l'Etat d'Israël et de l'Organisation de
libération de Palestine (OLP), représentés respectivement par le
premier ministre Ehud Olmert et le président Mahmoud Abbas, en
tant que président de l'Autorité palestinienne, réunis à
Annapolis (Maryland) sous les auspices du président des
Etats-Unis, George W. Bush, et avec le soutien des participants
de cette conférence internationale, ont conclu l'accord conjoint
ci-dessous :
Nous exprimons notre
détermination à mettre fin à l'effusion de sang, au souffrances
et aux décennies de conflit entre nos peuples; à ouvrir une
nouvelle ère de paix, fondée sur la liberté, la sécurité, la
justice, la dignité, le respect et la reconnaissance mutuelle; à
diffuser une culture de paix et de non-violence; à nous attaquer
au terrorisme et à la provocation, qu'ils émanent des
Palestiniens ou des Israéliens.
Dans l'objectif de parvenir à
deux Etats, Israël et la Palestine, vivant côte à côte dans la
paix et la sécurité, nous convenons de lancer immédiatement des
négociations bilatérales en toute bonne foi pour conclure un
traité de paix résolvant toutes les questions pendantes, y
compris les questions essentielles sans exception, comme
spécifié par les accords antérieurs.
Nous convenons de nous
engager dans des négociations vigoureuses, continues et
déploierons tous les efforts possibles pour parvenir à un accord
avant la fin 2008. Dans ce but, il a été conclu qu'un comité de
pilotage mené conjointement par le responsable de la délégation
de chaque partie se réunira régulièrement.
Le comité de pilotage mettra
en place un plan de travail conjoint, établira et supervisera
l'avancée des équipes de négociations pour résoudre ces
questions, dirigées par un représentant clé de chaque partie. La
première rencontre de ce comité de pilotage aura lieu le 12
décembre 2007. Le président Abbas et le Premier ministre Olmert
continueront à se rencontrer toutes les deux semaines afin de
suivre les négociations et d'apporter toute l'aide nécessaire à
leur avancement.
Les parties s'engagent
également à remplir immédiatement leurs devoirs respectifs
édictés par la "feuille de route" sur une solution permanente à
deux Etats résolvant le conflit israélo-palestinien telle
qu'elle a été mise en place le 30 avril 2003 par le Quartette,
et conviennent de former une structure
américano-palestino-israélienne, dirigée par les Etats-Unis,
destinée à suivre l'application de la Feuille de route.
Les parties s'engagent en
outre à continuer à remplir leurs obligations en cours en vertu
de la Feuille de route jusqu'à ce qu'elles parviennent à un
traité de paix. Les Etats-Unis surveilleront et jugeront de
l'accomplissement de l'engagement des deux parties sur la
Feuille de route.
A moins que les parties en
décident autrement, la mise en œuvre du futur traité de paix
sera soumise à l'application de la Feuille de route, sous la
supervision des Etats-Unis".
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Les participants à la conférence
Les parties concernées
Israël : le Premier ministre Ehoud Olmert
L'Autorité palestinienne : le président Mahmoud Abbas
Le Quartet
Les Etats-Unis : le président George W. Bush
La Commission européenne : la commissaire aux affaires
étrangères Benita Ferrero-Waldner
La haute représentation européenne pour les affaires étrangères
Javier Solana
La présidence de l'UE : Le ministre des Affaires étrangères
portugais Luis Amado
La Russie : Le ministre des Affaires étrangères Sergey V. Lavrov
L'Onu : Le secrétaire général Ban Ki-moon
Le représentant du Quartet : Tony Blair
La Ligue arabe
L'Algérie : Le ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci
Le Bahrein : Le ministre des Affaires étrangères Khalid bin
Ahmed Al Khalifa
L'Egypte : Le ministre des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit
La Jordanie : Le ministre des Affaires étrangères Salaheddin Al-Bashir
Le Liban : Le ministre de la Culture Tarek Mitri
Le Maroc : Le ministre des Affaires étrangères Taieb Fassi Fihri
Le Qatar : Le ministre des Affaires étrangères Ahmed bin Abdulla
Al-Mahmoud
L'Arabie saoudite : Le ministre des Affaires étrangères Saud Al-Faisal
Le Soudan : L'ambassadeur John Ukec
La Syrie : Le ministre des Affaires étrangères Fayssal Mekdad
La Tunisie : Le ministre des Affaires étrangères Abdelwahab
Abdallah
Le Yemen : Le ministre des Affaires étrangères Abu Bakr al-Qirbi
Le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa
Le G8
Le Canada : Le ministre des Affaires étrangères Maxime Bernier
La Chine : Le ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi
La France : Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner
L'Allemagne : Le ministre des Affaires étrangères Frank-Walter
Steinmeier
L'Italie : Le ministre des Affaires étrangères Massimo D'Alema
Le Japon : L'envoyé spécial pour le Proche-Orient Tatsuo Arima
La Grande-Bretagne : Le ministre des Affaires étrangères David
Miliband
Autres
L'Autriche : Le ministre des Affaires étrangères Ursula Plassnik
Le Brésil : Le ministre des relations extérieures Celso Luiz
Nunes Amorim
Le Danemark : Le ministre des Affaires étrangères Per Stig
Moeller
La Grèce : Le ministre des Affaires étrangères Dora Bakoyannis
L'Inde : Le ministre des Sciences Shri Kapil Sibal
L'Indonésie : Le ministre des Affaires étrangères Noer Hassan
Wirajuda
La Malaisie : Le ministre des Affaires étrangères Syed Hamid bin
Syed Jaafar Albar
La Mauritanie : Le ministre des Affaires étrangères Mohamed
Saleck Ould Mohamed Lemine
Le Mexique : Le sous-secrétaire Lourdes Aranda
La Norvège : Le ministre des Affaires étrangères Jonas Gahr
Store
L'OCI : Le secrétaire général Ekemelddin Ihsanoglu
Oman : Le ministre des Affaires étrangères Yusuf bin Alawi bin
Abdulla
Le Pakistan : Le ministre des Affaires étrangères Riaz Mohammad
Khan
La Pologne : Le ministre des Affaires étrangères Radoslaw
Sikorski
Le Sénégal : Le ministre des Affaires étrangères Cheikh Tidiane
Gadio
La Slovénie : Le ministre des Affaires étrangères Dimitrij Rupel
L'Afrique du Sud : Le ministre des Affaires étrangères Nkosazana
Dlamini Zuma
L'Espagne : Le ministre des Affaires étrangères Miguel Angel
Moratinos
La Suède : Le ministre des Affaires étrangères Carl Bildt
La Turquie : Le ministre des Affaires étrangères Ali Babacan
Les Emirats arabes unis : Le ministre des Affaires étrangères
Abdulla bin Zayed Al Nahayan
Le Vatican : L'envoyé spécial Pietro Parolin
Les observateurs
Le FMI : Le directeur Dominique Strauss-Kahn
La banque centrale : Le président Robert Zoellick
Observations:
Comparez cette liste à celle des Etats et personnalités invitées
par les Etats-Unis
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United States
Israel
Palestinian Authority
Algeria
Arab League Secretary General
Bahrain
Brazil
Canada
China
Denmark
Egypt
EU Commission
EU High Rep
EU Pres Portugal
France
Germany
Greece
India
Indonesia
Iraq
Italy
Japan
Jordan
Lebanon
Malaysia |
Mauritania
Morocco
Norway
Oman
Pakistan
Poland
Qatar
Russia
Saudi Arabia
Senegal
Slovenia
South Africa
Spain
Sudan
Sweden
Syria
Quartet Special Envoy Tony Blair
Tunisia
Turkey
United Arab Emirates
United Kingdom
UNSYG
Yemen
Observers:
IMF
World Bank
|
L'Iraq et le Koweït n'ont pas participé. L'Iran n'a pas été
invité.
La représentation des Etats a été généralement assurée au niveau
du ministre des affaires étrangères, même pour les pays arabes. |
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SOMMET D'ANNAPOLIS
REPONSE DU MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES
ET EUROPEENNES,
M. BERNARD KOUCHNER,
A UNE QUESTION D'ACTUALITE
A L'ASSEMBLEE NATIONALE
(Paris, 28
novembre 2007)
Après bien des
conférences dont vous avez retenu le nom - Madrid voilà douze
ans, puis Oslo et l'initiative de Genève, ainsi que les
rencontres de Camp David et d'autres conférences aux Etats-Unis
-, qu'y a-t-il de nouveau avec Annapolis ? C'est, je crois, le
moment particulier de cette rencontre et, surtout, ce dialogue
entre M. Ehud Olmert et M. Abou Mazen, qui était ‑ passez-moi
l'expression - ce qu'on pouvait faire de mieux en ce moment. Ces
deux hommes, faibles l'un et l'autre dans leur propre camp, dans
leur gouvernement, se sont découverts et ont bâti cette
connivence. Autour de cette découverte, ils ont rassemblé hier
l'ensemble des pays du monde.
Vous pouvez ne
pas y croire, mais vous pouvez aussi accorder aux gens qui ont
négocié, c'est-à-dire aux représentants du peuple palestinien et
des Israéliens, au moins une petite chance. Après tout, si ça
réussissait ? Et ça va peut-être réussir.
Le document, que
voici, est très mince : il dit simplement que la négociation
pour la création d'un Etat palestinien viable est ouverte et
doit se prolonger jusqu'à la fin 2008, avec des groupes de
travail qui, mêlant Palestiniens et Israéliens, et eux seuls,
travailleront sur toutes les questions très difficiles que sont,
par exemple, le statut de Jérusalem, les frontières, la sécurité
ou l'eau.
Il a en effet été
question des colonies de peuplement. A cet égard, à la veille de
la Conférence d'Annapolis, le Premier ministre israélien a
décidé de geler toutes les implantations et de démanteler les
implantations illégales. C'est là encore une chance.
En revanche, il
faut aussi assurer - et nous allons le faire - le développement
économique de ce qui doit être l'Etat palestinien. Reconnaissez
tout de même que ce serait un événement considérable s'il y
avait, dans un an, un Etat palestinien à côté de l'Etat
israélien.
Je pense que ce
serait le début du triomphe.
Nous allons
organiser le 17 décembre à Paris, à la demande des Palestiniens,
une conférence des donateurs, avec M. Tony Blair, l'Union
européenne et le ministre des Affaires étrangères norvégien,
afin de tenter de trouver l'argent pour que la vie quotidienne
des Palestiniens change : dans le domaine de l'administration,
tout est à construire, comme dans celui de la circulation, où il
faudra en outre lever les barrages, ainsi que, je le répète,
dans celui de la sécurité. C'est une chance que nous ne devons
pas manquer.
En tout cas, ne
soyez pas plus palestiniens que les Palestiniens, plus
israéliens que les Israéliens : eux, ils sont contents./ |
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PM
Olmert and FM Livni report to Cabinet on Annapolis
Conference
PM Olmert's remarks at the
start of the weekly Cabinet meeting
(Communicated by the Prime Minister’s Media
Adviser)
Following are excerpts from Prime Minister Ehud
Olmert’s remarks at the start of the weekly Cabinet
meeting today (Sunday), 2 December 2007:
"I, Foreign Minister Tzipi Livni and Defense
Minister Ehud Barak will brief you this morning on
last week's meeting in Annapolis. There is no doubt
that this was a positive meeting that will enable
the negotiations process between us and the
Palestinians to move forward.
As was communicated in the joint statement that has
been placed before the Government and which was
agreed on by us and the Palestinian Authority and
recognized by the US President, an effort will be
made to hold accelerated negotiations in the hope
that it will be possible to conclude them in 2008;
however, there is no commitment to a specific
timetable regarding these negotiations.
The assumption is that the two sides will enter
negotiations with the intention of making every
effort to move them forward. The most important
thing in the joint statement - and this is what
Foreign Minister Livni, who led our team, insisted
upon, and we, of course, agreed to it - is that any
future arrangement and agreement will be
operationally subject to fulfilling all of the
Roadmap commitments, including all of its stages and
outlines. In other words, Israel will not have to
carry out any commitment stemming from the agreement
before all of the Roadmap commitments are met.
I think that this is very important and assures the
security component, which is - in our view, and in
any eventuality and under any condition - the most
important issue that we are dealing with. The very
fact of the meeting, that so many Arab countries
attended, even those that have no diplomatic
relations with Israel and which have never
recognized us, this framework that was completely
linked to a possible peace settlement between us and
the Palestinians, was - in our view - important,
created the proper atmosphere and will provide the
momentum that we believe must be applied in order
begin substantive negotiations.
By the way, one of the main issues on the meeting's
agenda was the need for Arab countries to normalize
relations with the State of Israel, the importance
of which was recognized not as a future matter but
which must begin right now."
* * *
Report of the Annapolis
Conference presented by Vice Prime Minister and
Minister of Foreign Affairs Tzipi Livni at the
Cabinet meeting
(Communicated by the Foreign
Minister's Bureau)
Last week was a good week for Israel, and we
succeeded in meeting the goals we set for ourselves
regarding the peace process.
The text of the Annapolis Joint Understanding
contains several key issues regarding the peace
process on which we insisted until the very last
minute. Several points which were not included in
the document, which I will enumerate, are no less
important than those that were included.
The pre-eminence of Roadmap implementation: Our
implementation of the agreements will be conditional
on an examination of actual implementation on the
ground of the first phase of the Roadmap. This is a
principle on which I insisted about throughout the
talks, and an important element upon which the
document was based.
Israel's hands will not be tied: There will be no
agreement on core issues at this early stage, no
inclusion of issues problematic for Israel within
the framework of the negotiations - such as the Arab
League initiative which includes some issues that
are awkward for us - and Israel will not be bound to
a time table. We want to negotiate, launching
negotiations is in our interest, and we want to
conclude the negotiations as soon as possible - but
we did not commit ourselves to a time table that
will bring direct international pressures to bear on
Israel. It was not simple to achieve this, but we
insisted.
No international involvement throughout the process:
We made it emphatically clear that the entire
dialogue must be bilateral. It was important for us
to make it clear that from now on the negotiations
will be on the bilateral track, with no direct
involvement of the international community.
Another important subject that found expression in
Annapolis was the participation of the Arab
countries, as part of the emerging struggle between
moderates and extremists. The participation of the
Arab countries at the foreign minister level, as
well as their moderate demeanor, are not to be taken
lightly.
In my discussions with Arab leaders at the
conference and in my speeches, I made it clear to
them that it is not Israel who requires their
support, but rather the moderate Arab leaders. It is
up to them to create an atmosphere that does not
equate speaking to Israel with treason to the Arab
cause, and to make it clear that there are
additional Arab bodies that support the dialogue. If
you wait for the end of the process - you will lose
the opportunity and the ability to influence and
bring about change, and you will lose relevance with
both the moderates and extremists.
The next test will be the donors conference in
Paris. There we will see if they will continue with
the dynamic created in Annapolis - in relation to
the Palestinians as well as to Israel.
Annapolis was also a success in that it was made
clear to everyone that negotiations do not limit
Israel's freedom to act on security issues. From
Israel's point of view, the Roadmap is the minimum
basic demand. Security arrangements will also be
part of the ongoing talks and serve as the basis for
our positions.
To summarize, the meeting and resulting joint
understanding advanced Israel's standing and
promoted Israeli interests with the Palestinians,
the Arab countries and the entire world.
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(02/12/2007)
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« Droit au retour » et « Etat juif », les mots
de l’échec
Prof. Philippe Weckel
Le problème du traitement juste des réfugiés pourrait bien à
nouveau faire échouer la négociation. Les circonstances actuelles
sont très favorables au peuple palestinien, parce que le
règlement politique du conflit israélo-palestinien devrait être
accompagné d’une aide financière et économique massive venant
notamment de l’Union européenne (et des indemnisations sur des
bases juridiques solides). Il serait dommage de renoncer à cette
manne financière et à ce soutien économique qui assureront un
avenir meilleur aux générations futures pour, en définitive,
préserver des illusions et cultiver la nostalgie. On ne réécrit
pas l'Histoire. Ainsi, Enrico Macias
a la nostalgie de « son pays », le pays de son enfance. C’est
émouvant, mais sa vie et celle de sa descendance ne sont pas en
Algérie.
La guerre de Palestine s’est déroulée il y a 60 ans. Que
reste-t-il aujourd’hui du problème de la réinstallation des
réfugiés de 1948 sur le sol israélien ? Non, la résolution 194
de l’Assemblée générale des Nations Unis ne créé pas
d’obligation internationale à la Charge d’Israël. Oui,
l’obligation de faciliter le retour des réfugiés dans leur foyer
dès que les circonstances le permettent s’impose à Israël, parce
qu’elle est un pilier du droit des réfugiés. La
Résolution en question est purement déclaratoire du droit des
réfugiés. Ce droit de rentrer
chez soi, de retrouver son lieu de vie, existe bien, mais
comment soutenir qu’il peut être transmis à la descendance ? Ce
droit est distinct de la propriété ; il est personnel et non
patrimonial. Les enfants de l’exode n’ont pas vécu en
Israël (ils n'y ont jamais eu leur foyer, home) ;
adultes, ils ont quitté le
foyer de leurs parents. Seuls les Palestiniens nés en Israël, âgés de 60 ans ou plus,
pourraient donc revendiquer leur droit effectif au retour, mais leurs
descendants sont aussi des victimes, des victimes indirectes qui
ont subi un préjudice réparable qui leur est propre.
Ce droit au retour n’est évidemment pas inconditionnel. Israël
est en mesure d’invoquer des nécessités d’ordre public ou
l’insuffisance des moyens d’existence du réfugié pour le
restreindre. Pour la plus grande partie de cette classe d’âge
des « anciens » le retour en Israël est un rêve inaccessible,
une vision nostalgique.
Souhaitent-il d’ailleurs se séparer de leurs enfants et petits
enfants ? Quant à la remise en question de l’existence d’Israël
et à la création d’un Etat unique qui sous-tendent trop souvent
la revendication du droit au retour, elles ne conduiraient qu’à
la guerre civile, un retour à l’automne 1947.
Les Israéliens s’enferment de la même manière dans des chimères.
Il y a certainement autant de conceptions de ce que doit être
l’Etat juif qu’il y a d’Israéliens, la pire consistant à faire
de la discrimination raciale et religieuse le fondement
d’Israël. Israël est la patrie des Juifs -cela suffit-, mais
après tout la France est aussi une patrie pour des Juifs. Le
moment est mal choisi pour lancer un débat philosophique. Que
l’on soit réaliste, pragmatique, la paix sera au rendez-vous.
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