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"Mon père avait acheté un
agneau qui fut dévoré par le chat qu’avait étranglé le chien qui
fut assommé par le bâton qu’avait consumé le feu qui ...
(comptine)
Témoignage de Nomika Zion,
habitante de Sderot
"... cassez ce paradigme fou de Had Gadia .Arrêtez
la politique des éliminations. Cessez les tirs massifs. Ne nous
menez pas par le mensonge populiste de l’usage de la force et
encore de la force. Cela ne tranquillise pas. Cela fait peur.
Tout a déjà été tenté, jusqu’à écœurement. Le boucher a déjà tué
le bœuf et le feu a brûlé le bâton qui a assommé le chien qui a
mordu le chat qui a dévoré l’agneau. Seule l’eau n’a pas encore
éteint le feu.
http://www.lapaixmaintenant.org/article1320 |
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L’incident de
Dimona du 4 février 2008 (un Israélien assassiné et 38 autres blessés)
fournit une bonne occasion de cerner le mode de raisonnement des
autorités israéliennes lorsqu’elles procèdent à une attaque en
réaction à des tirs de roquettes palestiniennes ou, comme en l’espèce,
à un attentat suicide. A la suite de ce dernier un missile a frappé un
commissariat de police à Rafah. Six policiers ont été tués. Israël
invoque son droit de légitime défense. Pour l’analyse présente, il
n’est pas utile de s’interroger sur le fondement de ce droit. Il
pourrait s’agir du droit de l’Etat de se défendre ou d’une action
relevant de l’exercice de la sécurité publique, la légitime défense
constituant l’une des circonstances dans lesquelles il peut être porté
atteinte au droit à la vie. Dans tous les cas, les conditions
essentielles de la licéité de la réaction sont identiques. Un lien
étroit de causalité doit lier la réplique à l’action initiale.
Ainsi on peut
envisager d’abord les circonstances devenues ordinaires du tir d’un
Qassam à partir de Gaza. Deux jeunes gens à moto parviennent à
proximité de la frontière israélienne. Ils installent une « rampe de
lancement » qui ressemble un peu à un escabeau et le tuyau de poêle
transformé en roquette artisanale. Ils procèdent au tir. L’engin
chuinte et tournoie en suivant une trajectoire aléatoire ; il va
s’écraser en explosant quelque part en territoire israélien. Le tir a
été repéré par un drone et les deux hommes sont tués par un missile.
Cette situation est en réalité exceptionnelle parce que l’armée
devrait être en mesure de réagir instantanément à cause de la mobilité
extrême des activistes. Il est également difficile de déterminer
l’origine du tir en raison de la trajectoire aléatoire de la roquette
palestinienne. On observe donc que la possibilité d’une neutralisation
immédiate des tireurs est rare et on comprend que l’armée israélienne
soit incitée à élargir les conditions dans lesquelles les répliques
sont autorisées.
Frapper rapidement
les auteurs matériels de l’attaque initiale correspond parfaitement à
la légitime défense. Parmi les deux Palestiniens, l’un était peut-être
l’artificier et l’autre son assistant. Quoiqu’il en soit, ils peuvent
être considérés, l’un et l’autre, comme les auteurs matériels
du crime. A défaut de pouvoir atteindre ces agents subalternes, on
peut envisager de frapper le ou les instigateurs (s), ceux qui ont
donné l’ordre de l’attaque et ont fourni l’arme, les auteurs
intellectuels. On abattra donc des responsables opérationnels du
Hamas, voire des responsables au sommet. Suivant toujours le même
raisonnement, il est envisageable de viser ceux qui ont aidé ou
facilité l’accomplissement du crime. Ainsi il est aisé de comprendre
que des policiers palestiniens ont aidé au franchissement de la
frontière égyptienne par les auteurs de l’attentat suicide de Dimona.
La complicité pourrait donc justifier le tir du missile sur un
commissariat. Relèverait de la même circonstance de la complicité la
destruction d’un atelier de fabrication de qassam. Enfin il reste le
cas de ceux qui par leur propagande incitent les Palestiniens à
attaquer la population israélienne. On songe au sort du Cheik Yassine
tué dans son fauteuil roulant. Or, l’incitation, lorsqu’elle
est suivie de résultat n’est que l’un des modes de participation au
crime. Précisément on remarque que, dans cette analyse, on a suivi
strictement le cheminement fondé sur la causalité qui permet de cerner
les différents modes de participation criminelle : auteur
principal ou secondaire, matériel ou intellectuel, complice et
incitateur.
Comment apprécier
cette construction qui autorise à tuer toute personne ayant participé
à l’acte criminel ?
Il faut d’abord
constater qu’une grande incertitude sur les faits s’introduit dans
cette chaîne causale. Les 6 policiers ont été tués, non pas parce
qu’ils ont réellement participé à l’attentat, mais parce qu’ils se
trouvaient dans le commissariat lors de l’attaque israélienne. A-t-on
atteint les responsables ? Les policiers savaient-ils quelles étaient
les intentions de ceux qu’ils aidaient à franchir la frontière ? Le
prix de la vie n’était-il pas excessif par rapport à leur concours
dans la réalisation de l’attentat ? Souvent d’ailleurs les personnes
sont attaquées pour leur appartenance à un groupe d’activistes et non
pour la participation à une précédente attaque (Tsahal a visé le 6
février une cellule de lanceurs de roquettes) ; la réplique se
transforme ainsi en représailles militaires. La démarche suivie par
Israël est donc arbitraire.
Surtout les
répliques de l’armée substituent les exécutions extrajudiciaires à la
justice. Toutes les situations dans lesquelles une personne devrait
être arrêtée et condamnée en justice sont intégralement couvertes par
la soit disant légitime défense. Et cette pratique atteint Israël
dans ses fondements en tant qu’Etat démocratique et Etat de droit. En
effet, une bande armée réplique au meurtre par le meurtre (vendetta),
alors qu’un Etat répond au crime par la justice. Finalement la
légitime défense n’autorise à user de la force létale que pour
neutraliser la source de l’attaque initiale, parce que son objet
est de prévenir dans l’urgence sa répétition. Telle que l’armée
israélienne entend l’appliquer la légitime défense perd son caractère
d’exception au droit à la vie et au principe de justice. Avec le
soutien de l’opinion nationale, donc dans l’aveuglement général,
l’armée israélienne a franchi le pas qui sépare l’exercice de la
contrainte légitime du crime d’Etat. Le mot est lâché et il sera
savouré par certains. Mais à qui profite donc cette pratique des
exécutions extrajudiciaires et des assassinats politiques, depuis
toujours condamnée par le Quai d’Orsay, sinon aux ennemis d’Israël ?
Convient-il pour
autant de comparer la pratique israélienne à celle des attentats
aveugles commis par les extrémistes palestiniens ? Non, évidemment.
L’Etat juif cherche à tuer des coupables, les extrémistes visent des
innocents frappés au hasard. Certes au royaume des aveugles les
borgnes sont rois, mais, précisément les borgnes ne sont pas privés de
la vue et la différence à cet égard reste fondamentale au regard de la
situation des non-voyants. On n’assimilera donc pas les comportements
israéliens (on n'évoque évidemment pas les actes des colons
extrémistes) à ceux des activistes palestiniens. Toutefois cette
pratique étatique reste contraire au droit international et elle affaiblit
nécessairement la position du gouvernement israélien sur le plan
diplomatique, voire l’isole. L’abstention -et non l’opposition- des
membres de l’Union européenne lors de l’adoption de la dernière
résolution du Conseil des Droits de l’Homme est très significative de
cet isolement.
Or le Gouvernement
israélien vient d’annoncer son intention d’éliminer des responsables
politiques du Hamas. En principe une telle annonce est évitée car elle
incite les personnes visées à se cacher. On comprend que le
Gouvernement répond de cette manière à une très forte pression populaire suscitée par
la recrudescence des attaques palestiniennes. On voit donc que les
autorités israéliennes sont contraintes d’adopter une politique
purement réactive qui met à mal le processus de paix et finalement
embarrasse la diplomatie du pays. Le recours aux assassinats
politiques comme aux mesures de contrainte économique ont été
acceptées par le Premier ministre pour éviter la réaction extrême
consistant à mener une opération d’envergure à Gaza dont il ne perçoit
pas clairement les objectifs.
Il reste à passer
aux actes s'agissant des assassinats politiques. Le fera-t-on au
risque de mettre en danger la vie des deux soldats israéliens détenus
à Gaza, Gilat Shalit, le franco-israélien, et son compagnon
d'infortune ?
La
persistance des pratiques agressives du Hamas produit donc les effets
recherchés par ces provocations, la déstabilisation d’Israël obligé de
suivre et de contribuer à l’escalade des tensions et la perte de
crédibilité de cet Etat en ce qui concerne les négociations de paix.
En somme le taureau israélien, contraint par l’opinion publique,
réagit aux banderilles et au chiffon rouge du Hamas. La situation
diplomatique d'Israël devient de plus en plus délicate dans ce
contexte. L'Etat juif a montré qu'il était dans l'incapacité de tenir
ses propres engagements résultant de la "feuille de route". Ni le
Gouvernement, ni l'armée et la police n'ont actuellement l'autorité
nécessaire pour démanteler les colonies sauvages et le Gouvernement
n'est pas non plus à même de stopper le programme de constructions
lancé à Jérusalem-Est. En l'état actuel, si Israël poursuit sa danse
de Saint-Guy, on ne voit pas l'intérêt que pourrait trouver le
Président des Etats-Unis à une seconde visite dans la région. Chaque semaine entame un peu plus la
crédibilité de l'Etat juif auprès de ses plus fidèles soutiens. Il
faut y croire avait dit M. Kouchner ; il faudrait y croire encore,
pense-t-on aujourd'hui ; et dans quelques semaines ?
Pour l'heure,
le Premier ministre israélien a tenu à son homologue allemande des
propos très rassurants et M. Bernard Kouchner s'efforce ce week-end de
relancer le projet d'ouverture de la frontière égyptienne. Il est
encore temps de rêver à la paix.
Voir deux
textes qui confortent l'optimisme (on sent que le Gouvernement
israélien perçoit la nécessité de rassurer, de rétablir la confiance,
alors que ses discours tendent à devenir inaudibles et ses
comportements incompréhensibles) :
Address by PM Ehud Olmert to the Conference of Presidents of Major
Jewish Organizations.
Address by FM Livni to the Conference of Presidents
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Statement by PM Ehud Olmert at Press
Conference with German Chancellor Angela
Merkel |
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12 février 2008
Thank you very much Chancellor Merkel for your
invitation and the very warm hospitality which you
have accorded to me and my delegation. It’s not the
first time, you have done it before and I have
always enjoyed coming here and listening to your
very interesting and deep perceptions of the
realities that we face in our part of the world.
I am particularly happy that we decided, following
talks that we had in the past, to expand and broaden
the base of relations between Germany and the State
of Israel. As you have so correctly said, and we
dealt with it in extensively our private talks,
there is a very unique history to the relations
between the German people and the Jewish people in
the State of Israel. You are fully aware, and deeply
aware, of the enormous historical responsibility of
Germany for our past and therefore also for building
up a different future.
The decision to broaden the base of relations
between Germany and Israel, on the occasion of the
60th anniversary of the State of Israel, is a very
important development which would allow both of us
not just to strengthen the relations but also to
deepen the understanding - on both sides - of the
significance of those relations, given the history,
and at the same time given the future challenges
which the State of Israel and the Jewish people face
at this time in our lives.
We have discussed the issues which are on top of the
agenda, first and foremost of course the peace
process between us and the Palestinians. We have
touched on the prospects for further understanding
which hopefully will lead to a basis of an agreement
between us and the Palestinian Authority. At the
same time we have discussed at some length the
complexities, the sensitivities, the constraints
within which we have to operate, particularly the
continued terrorist actions against Israeli citizens
coming from the south, but not only from the south,
but also in other parts of the territories. This is
a very unique situation - how to keep a certain
balance, one hand to carry on the battle against
terror and at the same time not to stop the momentum
of negotiations between us and the Palestinians.
The only way which I think it can be done is to
indeed carry on the negotiations with the
Palestinians in order to help build a basis of hope
that things will look better in the future, but at
the same time not to stop our campaign against
terrorists in Gaza and in other places. I think our
position has been made very clear: We will continue
to fight the terrorists. We will not stop, we will
not make any discount to anyone, we’ll reach out for
everyone and we will do it with strength,
determination, and without any delay.
I don’t think we have to go into more details
precisely how we are going to do it, and I know
there are lots of speculations, lots of discussions,
lots of suggestions, everywhere on what we should do
exactly. That, I’m afraid, I will not share with you,
but I can say one thing: the Israeli Government
under my leadership is absolutely determined to
respond to the challenge of terror from Gaza in
every possible manner which will be effective. We
will not hesitate, we will not stop, we’ll do what’s
necessary to be done so that terrorists will
understand that that leads nowhere.
At the same time we will continue our negotiations
with the Palestinian Authority lead by Abu Mazen,
Salam Fayad, and Abu Ala, people who have manifested
over a long period of time that they are committed
to the commitments made by the Palestinian Authority,
that they want to fulfill the agreements signed
between Israel and the Palestinian Authority, that
they are opposed to terror, and that they are
prepared to share with us the burden that is
necessary in order to carry on towards a peaceful,
and fair and just understanding that will lead to
peace between us and the Palestinians.
These negotiations are going on, they are not easy.
We try to move on forward with the "easier" issues,
relative to what is more difficult in this very
delicate complex. While we try to move on forward
through those issues that can be resolved perhaps
faster than others, there are some other issues on
the agenda that will be discussed later, including
the issue of Jerusalem. But we will make every
possible effort to continue our discussions. I am
scheduled to meet next week with Abu Mazen as part
of this effort in the negotiations between us and
the Palestinians on levels will continue.
Finally, Chancellor mentioned the issue of Iran.
Israel is on the opinion that the Iranians are
moving forward with their plans to create a capacity
for non-conventional weapons. Nothing that we know
has changed our attitude on this issue. We are
certain that Iranians are engaged in a serious, part
of it clandestine, operation to build up a non-
conventional capacity. There is no other reason why,
while they receive nuclear fuel for civilian use
from Russia they continue their enormous efforts to
enrich uranium which can be of use for one purpose
only: for the building up of nuclear power.
There are other evidence that we posses, and we
share this evidence naturally with our friends, that
the plans of the Iranians are not as naive and
innocent as they pretend them to be. Therefore every
possible effort to stop it - through diplomatic
channels, through the international institutions,
through the United Nations Security Council, through
the European Union - is of great significance. We
welcome the leadership that has been manifested by
Chancellor Merkel in this direction together with
President Sarkozy, with Prime Minster Gordon Brown,
and with other leaders of course in America and
other parts of the world. This is mainly the
challenge of the big powers, Israel inevitably is
very sensitive and very interested in these efforts,
and we will join forces and cooperate with our
senior friends in order to help bring a possible
solution that will deter the Iranians from
continuing their programs.
And again Chancellor Merkel, it’s always very
pleasant to be your guest and to enjoy your
hospitality and your friendship. I mentioned to you
yesterday night while we had dinner, that you were
so gracious to offer Israeli wine to your guests,
which was wonderful. You were the first foreign
leader who came to visit with me, immediately after
I was catapulted into the position of Prime Minister
of Israel in January of 2006, and your friendship
and your deep emotional attitude to the State of
Israel and the Jewish people has greatly affected me
and my people and I wish to thank you for this.
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MFA
Dir-Gen Abramovich rejects Holmes statement on "circle
of violence
Israel Ministry of Foreign Affairs Director-General
Aaron Abramovich met today in Jerusalem with John
Holmes, UN Under-Secretary-General for Humanitarian
Affairs, who is currently visiting Israel and the
Palestinian Authority.
D-G Abramovich rejected out of hand Mr. Holmes'
statement yesterday in Sderot, in which he described
the situation prevailing between Israel and the
Palestinians as a vicious "circle of violence". D-G
Abramovich stressed that "the use of expressions such
as these creates an analogy between the terrorists and
those who are defending themselves against terror." He
further emphasized that Mr. Holmes' remarks do not
serve the interests of peace, as they may unwittingly
encourage terrorists to believe that the international
community will exert pressure on Israel, instead of
dealing with the roots of the violence.
D-G Abramovich clarified Israel's policy regarding
terrorism that targets Israeli civilians,
characterized by constant, indiscriminate firing of
Kassam rockets and mortars at Sderot and settlements
in the Western Negev, smuggling of arms, ammunition,
and terrorists into the Gaza Strip, and the unceasing
efforts by terrorist organizations to carry out
attacks against Israel.
D-G Abramovich expressed his clear expectations
that the UN and the democratic countries, some of
which face similar challenges from extremist elements,
to support Israel in its struggle against terrorism
and against organizations that deny its right to exist.
Israel will continue to cooperate with UN agencies
operating in the region, in accordance with policy
determined by the Israeli government.
18 février 2008
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Obs. En 2007, Israël a fait d'extraordinaires efforts
de retenue afin, précisément, d'éviter l'escalade des tirs
palestiniens et des répliques israéliennes. C'était avant
Annapolis... (PW) |
France -
Déclarations de politique étrangère
DEPLACEMENT AU PROCHE-ORIENT DECLARATION DU
MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES ET EUROPEENNES, M. BERNARD KOUCHNER
(Bethléem, 16 février 2008)
DEPLACEMENT AU PROCHE-ORIENT ENTRETIEN DU
MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES
ET EUROPEENNES, M. BERNARD KOUCHNER, AVEC LA "PALESTINIAN BROADCASTING
CORPORATION - PBC" (Ramallah, 16 février 2008)
DEPLACEMENT AU PROCHE-ORIENT POINT DE PRESSE
CONJOINT DU MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES ET EUROPEENNES, M.
BERNARD KOUCHNER, AVEC LE PRESIDENT DE L'AUTORITE PALESTINIENNE, M.
MAHMOUD ABBAS, DEVANT LA PRESSE - PROPOS DE M. KOUCHNER -
(Ramallah, 16 février 2008)
DEPLACEMENT AU PROCHE-ORIENT POINT DE PRESSE DU
MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES ET EUROPEENNES, M. BERNARD KOUCHNER,
AVEC LES CORRESPONDANTS LOCAUX
DE LA PRESSE FRANCAISE (Ramallah, 16 février 2008)
DEPLACEMENT AU PROCHE-ORIENT ENTRETIEN DU
MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES
ET EUROPEENNES, M. BERNARD KOUCHNER, AVEC LE QUOTIDIEN PALESTINIEN "AL
QUDS" (Ramallah, 16 février 2008)
FM Livni meets with French FM Kouchner
Quai
d'Orsay, Point de presse du 18 février 2008
3 - DEPLACEMENT DU MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES ET EUROPEENNES
EN ISRAEL ET DANS LES TERRITOIRES PALESTINIENS (16-17 FEVRIER)
Ce troisième déplacement du ministre depuis sa nomination a permis
de rappeler le plein engagement de la France dans la relance du
processus de paix et d'encourager l'ensemble des parties à avancer
dans les négociations de fond afin d'aboutir avant la fin 2008 à
un accord de paix.
Cette visite a également été l'occasion de faire le point avec les
autorités palestiniennes et israéliennes sur le suivi de la
conférence de Paris des donateurs pour un Etat palestinien.
Le ministre a rappelé qu'il était primordial de traduire dans les
faits l'espoir de paix initié à Annapolis et relayé à la
Conférence de Paris. Dans ce cadre, le ministre a regretté les
manques de progrès sur le terrain de certains projets de
développement économique, du fait des "blocages" liés au maintien
en place de centaines de barrages routiers en Cisjordanie et du
blocus de la bande de Gaza.
M. Bernard Kouchner a souligné qu'il était indispensable de créer
un climat de confiance afin de susciter une adhésion populaire au
processus en cours. Dans ce cadre, un gel total de la colonisation
était nécessaire.
Le ministre a également fermement condamné la poursuite des tirs
de roquettes sur Israël.
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Gaza : les hôpitaux à bout de ressources pour traiter les
patients, prévient l'UNRWA
15 février 2008 – Le
Vice-Commissaire adjoint de l'Office de secours et de travaux
des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le
Proche-Orient (UNWRA),
Filippo Grandi, a présenté aujourd'hui un état de la situation
à Gaza lors d'un point de presse à Genève.
« Le directeur d'un grand hôpital public à Gaza m'a dit
qu'il ne pouvait plus s'occuper des problèmes de santé de la
population parce qu'il passait sa journée à chercher du
carburant », a déclaré Filippo Grandi.
« Sans carburant, les générateurs et les équipements
vitaux, tels que les incubateurs pour bébés, devront bientôt
être éteints », a-t-il rapporté.
Par ailleurs, en Cisjordanie, le Bureau de la coordination
des affaires humanitaires (OCHA)
signale que la vie quotidienne est de plus en plus difficile,
alors qu'Israël continue d'imposer plus de 560 points de
contrôles et barrages de diverses sortes, a annoncé la
porte-parole adjointe du Secrétaire général lors de son point
de presse à New York.
« OCHA craint que ces blocages ne conduisent à une
radicalisation politique, en particulier chez les jeunes ».
S'agissant du Liban, Filippo Grandi a annoncé que le camp
de réfugiés palestiniens de Nahr El-Bared, détruit l'année
dernière lors des combats entre l'armée libanaise et la
faction du Fatah al-Islam, serait reconstruit, selon un plan
convenu entre le Premier ministre du Liban et la
Commissaire-générale de l'UNRWA, Karen AbuZayd.
« La reconstruction du camp par elle-même, qui est fait une
petite ville de plus de 30.000 habitants, devrait coûter 174
millions de dollars, un montant sans précédent pour l'ONU », a
dit Filippo Grandi. |
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