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La situation des personnes déplacées en raison du
récent conflit en Géorgie est encore loin d’être complètement
résolue.
Si le Haut Commissariat
note quelque progrès, le retour des civils dans
leurs villes et foyers est loin
d’être pleinement réalisé. Plus de 30 000 personnes ne
pourront pas retourner cette année et aucune date n'est au stade
actuel prévisible.
“The armed conflict itself was short but
devastating. Georgian, Russian, and Ossetian forces all committed
violations of human rights and humanitarian law during the
conflict. (…). Apparent indiscriminate
use of force
by Georgian forces during the assault on South Ossetia the night
of August 7-8. Russian forces
used indiscriminate weapons,
particularly Grad and Uragan rockets in civilian areas”. Selon
Human Rights Watch “Ossetian volunteer militias systematically
torched
and looted ethnic Georgian enclave villages (…).
Villagers had largely fled before the assault. High-level South
Ossetian authorities have said publicly that they would not allow
residents of these villages to return (…)”.
Selon le Comité de la Croix Rouge
les mines et autres engins explosifs utilisés pendant la guerre
restent un danger.
Le représentant du Secrétaire Général pour les
droits de l’homme des personnes déplacées à l'intérieur de l'Etat,
M. Walter Kälin, qui s’est rendu en Géorgie au début du mois
d’octobre,
s’est déclaré gravement préoccupé
pour le manque d’une effective protection de la population dans la
« zone tampon ».
Le problème concerne en effet soit les personnes déplacées en
raison du dernier conflit, soit celles contraintes à partir en
raison des conflits des années 90.
« The continuing lack of effective
protection of the population against violence committed by armed
elements and widespread looting of property in the buffer zone
north of Gori is unacceptable and should cease immediately”. “The
time has come to integrate the more than 200,000 persons displaced
in the early 1990s, many of whom still live in collective shelters
in unacceptable conditions”.
Le Représentant remarque la nécessité que le « Plan
d’action pour les personnes déplacées » adopté
en juillet 2008, soit promptement appliqué par le Gouvernement.
Par ailleurs à ces obligations de protection et d’assistance sont
soumises toutes les autorités publiques, y compris celles de
facto existant en Abkhazie.
Depuis la négociation du cessez-le-feu en août, la
situation a évolué grâce à l’accomplissement du plan de retrait
des troupes russes, le lancement et le renforcement de la Mission
de Monitorage européenne et en dernier lieu grâce à la
Conférence des
donateurs (Bruxelles, 22 octobre) qui a permis de réunir la
somme de 3,4 milliards d’euros, financement destiné, sur la base
du rapport conjoint d’évaluation des besoins de la Géorgie établi
par les Nations unies et la Banque mondiale, à la reconstruction,
au relogement des déplacés et à la relance de l’économie
géorgienne suite au conflit armé de cet été.
Des progrès importants restent néanmoins à
accomplir ; les forts obstacles politiques ont conduit à suspendre
les travaux de la Réunion UE-OSCE, qui s’est tenue à Genève et à
décider de se réunir le 18 novembre.
Les évolutions des rapports se dessinent et se
définissent aussi en fonction de la portée de cette confrontation
au plan international. Les deux parties étatiques, à travers leurs
déclarations bien évidement opposées, ne manquent pas de témoigner
qu’il ne s’agit pas seulement d’une confrontation interétatique
due aux évolutions historico-politiques de cette région et au
caractère multiculturel de la société géorgienne, mais qu’il est
également la conséquence des grands jeux stratégiques sur la scène
internationale : selon une certaine position (voir déjà les
actions dans le mois
d’avril)
l’unilatéralisme russe
concerne
la Géorgie
(«the policy the Russian State has been pursuing for many years
through
its client separatist
regimes on the territories of Abkhazia and South Ossetia ») mais
aussi toute la région Caucase qui s’approchent à l’influence
OTAN, ; de l’autre, selon la Russie, il est le résultat d’un monde
unipolaire qui a permis l'agression de l'Ossétie du Sud et qui
toucherait désormais la Russie à ses frontières. D’où les
positions fortes et « fières » des parties respectives. La
presse officielle dans les mois d’août est à cet égard
particulièrement virulente.
Or ces considérations élémentaires présentent
néanmoins un certain intérêt vis-à-vis des positions affichées par
les parties et pour la compréhension des procédures devant la CIJ
et la CPI. D’une côté la Géorgie soutient que l’action russe est
préméditée depuis des longues années et elle vise à l’épuration de
l’ethnie géorgienne. Les troupes russes présentes depuis les
années ’90 en Géorgie n’auraient pas respecté la fonction
internationale de forces de maintien de la paix, mais visaient
plutôt à l'annexion de facto du territoire.
D’où la saisine de la Cour
Pénale Internationale pour des faits de
nettoyage ethnique qui auraient été commis par les forces russes.
Cependant la Russie n’est
pas partie au Statut de Rome.
La Géorgie a donc également saisi la Cour
Internationale de Justice sur la base de la Convention sur
l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour
sa part la Russie avance que l’intervention russe en Géorgie a été
motivée par la nécessité de prévenir « un génocide » à l’encontre
des populations ossètes et abkhazes,
ses citoyens,
lesquels ont en bon nombre le passeport russe. Le 9 septembre la
Russie a présenté au Secrétariat du Conseil des droits de l’homme
des observations concernant la situation en Ossétie du Sud ; « The
Georgian leadership, in violation of the UN Charter and their
obligations under international agreements and contrary to the
voice of reason, on the night of 8 August 2008 unleashed an armed
conflict victimizing innocent civilians. The most inhuman way was
chosen to achieve the objective - annexing South Ossetia trough
the annihilation of a whole people”.
En ce qui concerne la saisine de la CIJ, notamment
dans la phase orale, la Russie conteste la recevabilité de la
demande sur la base du fait que la Géorgie, avant de saisir la
Cour, n’aurait jamais soulevée des allégations de mesures
discriminatoires sur la base de la Convention de 1965 ; la
conséquence serait l’inexistence d'un différend. Or les parties se
sont fortement confrontées sur cette question. En effet, une
lecture de documents émanant des NU dément la position selon
laquelle la question de la discrimination n’aurait jamais été
soulevée auparavant. Le 8 août 2008, dans le cadre de la 2e
réunion du Conseil de Sécurité après le déclanchement des
hostilités, la Géorgie rejetait les accusations de nettoyage
ethnique proférées par le représentant de la Fédération, en
arguant que « c’est
plutôt cette dernière qui soutient des séparatistes coupables de
tels actes ». « Le représentant s’est dit
choqué par le fait que la délégation russe utilise le terme
« nettoyage ethnique », rappelant que les mesures prises par le
Président russe légitimaient les régimes séparatistes qui sont,
a-t-il estimé, coupables de « nettoyage ethnique ». Il a
affirmé qu’on assistait à une occupation et à une invasion
méthodique du territoire géorgien ».
Encore plus intéressantes furent les discussions
du 15 mai 2008 dans le cadre de l’AG : la Géorgie proposait
l’adoption d’une résolution concernant « le problème du retour des
personnes déplacées et des réfugiés ».
Présentant le projet de
résolution, elle évoque le « nettoyage ethnique » dont ont été
victimes la population géorgienne d’Abkhazie et d’autres
nationalités qui ont été forcées de fuir la région. 105
Etats s’étaient abstenus dans la votation, ce que lève toute
portée normative à la résolution ; néanmoins elle présente un
grand intérêt en relation avec la question de l’existence d’un
différend et sur le fait que les parties connaissaient leurs
positions respectives. Nous remarquons également la position de
l’Ukraine (« Les conflits dont il est question, a-t-il dit, sont
au contraire le résultat de la politique criminelle du régime
totalitaire de l’ex-Union soviétique qui essayait de créer une
atmosphère de méfiance entre les nations ») pour revenir à la
Russie. Selon cette dernière « le projet de résolution détache en
effet cette question de l’ensemble des tâches. Il ne tient
pas compte des droits et des intérêts des réfugiés et des
personnes déplacées abkhazes, ossètes ou autres qui ont perdu
leurs biens pendant un conflit déclenché par Tbilissi contre
l’Abkhazie et l’Ossétie du Nord, lesquelles étaient en droit, en
vertu de la Constitution, de se détacher de la Géorgie.
L’adoption d’une résolution sélective ne fera qu’aggraver la
confrontation entre la Géorgie et l’Abkhazie, » indiquait le
représentant.
Le 12 août
un document de presse
du Ministère des Affaires Étrangères géorgien, annonçant la
saisine de la CPI, disait : “separatists, with the support of
Russian troops, conducted a mass cleansing of the local population
of ethnic Georgians. Developments are following an analogous
scenario in the Tskhinvali region as well, where ethnic Georgians
are slaughtered daily with utter brutality”.
Nous pouvons également remonter à 2006. Un
document officiel du parlement géorgien signalait “its
deep concern and strong protest against the mass violation of
human rights by the authorities of the Russian Federation, ethnic
discrimination and xenophobia conducted against Georgian citizens
and ethnic Georgians (…)”. Plus généralement le rapport
annuel du Secrétaire Général dans le cadre du Conseil des droits
de l’homme du 13 août 2007 mentionne que « Le Gouvernement
(géorgien) a indiqué que la Fédération de Russie
avait appliqué une
politique discriminatoire à l’égard des Géorgiens résidant sur son
territoire, notamment en demandant aux
établissements secondaires de fournir à la police la liste des
élèves ayant un nom de famille géorgien et, dans certains cas, en
demandant aux enseignants des informations sur le comportement des
élèves géorgiens envers les autres élèves et les professeurs. Le
Gouvernement a souligné qu’il avait essayé de résoudre la crise et
de prévenir par des moyens pacifiques la mise en place de mesures
coercitives, notamment en informant les organisations
internationales compétentes des actions menées par la Fédération
de Russie et en déposant une requête étatique auprès de la Cour
européenne des droits de l’homme ».
La résolution
S/RES/1716 (2006)
du Conseil de Sécurité, résolution qui soulignait en
particulier les responsabilités géorgiennes des faits accomplis
dans la vallée de la Kodori (« il importe de respecter strictement
l’accord de Moscou sur le cessez-le-feu »,), dans le § 9
« Engage les dirigeants abkhazes à prendre
véritablement en compte la nécessité de veiller au retour dans la
dignité des personnes déplacées et des réfugiés, notamment en ce
qui concerne leurs préoccupations en matière de sécurité et de
droits de l’homme, à donner publiquement à la population locale,
en particulier dans le district de Gali, l’assurance que son droit
de résidence et son identité seront respectés (…) ».
Le
Rapport du Secrétaire
Général précédant cette résolution note au § 25
le caractère discriminatoire des décisions des tribunaux abkhazes
vis-à-vis des demandes des propriétaires qui ont dû abandonner des
biens fonciers depuis 1992 en raison des déplacements forcés
consécutifs au conflit armé et à la violence. Les tribunaux
abkhazes ont déclaré ces demandes irrecevables et interrompu un
certain nombre de procès qui avaient été engagés suite à une série
de jugements ordonnant la restitution de biens fonciers. « Cette
pratique discriminatoire risque de faire obstacle au retour et à
la réinsertion des personnes déplacées ».
Il s’agit d’un élément de détail dans la complexe
situation géorgienne, néanmoins elle dénote l’existence d’un
différend - en relation avec les actions discriminatoires
antécédents à la saisine de la Cour. Courant mai 2008, toujours à
Gali suit à des alléguées violations des droits de voter, le
gouvernement géorgien insista « on explanations as to
what peacekeepers do in the
conflict zone and why they don’t perform the duties prescribed to
them under their mandate, which serves as a legal basis for their
presence on this territory, why they don’t protect ethnic
Georgians in the Gali (…) and why they deny them
the right, opportunity and guarantee to implement one of their
fundamental constitutional rights – voting in elections”.
Parmi les éléments avancés devant la CIJ, la
Russie note que cet Etat n'aurait pas utilisé les instruments de
« contrôle et mise en alarme » existant dans le cadre de la
Convention (article 11 de la Convention) et en particulier
n’aurait pas saisi le Comité pour l’élimination de toutes les
formes de discrimination raciale avant de déposer sa plainte (§
99), signe de plus de l’inexistence d’un différend.
Devant la Cour selon le défendeur le comportement
géorgien précédent à la saisine montrerait bien que la Géorgie
n'avait jamais interprété les faits comme portant attente à
l'ethnie géorgienne : - pour la période 1990-2008 elle aurait même
apprécié officiellement le rôle de la CEI en tant que force pour
le maintien de la paix ; en ce qui concerne les faits du mois
d’août, « durant la dernière session du CERD qui s’est terminée à
Genève le 15 août 2008, une semaine après le début du conflit
armé, pas la moindre mention n’a été faite d’un quelconque
différend sur l’application de la convention entre la Géorgie et
la Russie ».
Si cet Etat n'aurait pas utilisé les instruments
de « contrôle et mise en alarme » existant dans le cadre de la
Convention (article 11 de la Convention) et en particulier
n’aurait pas saisi le Comité pour l’élimination de toutes les
formes de discrimination raciale avant de déposer sa plainte (§
99), comment pourrait-il fonder l’existence d’un différend ?
La Géorgie n'aurait pas de justification pour
qualifier ces faits, et ne l’aurait jamais fait auparavant, comme
une discrimination raciale : s’il est vrai qu’un différend existe
entre les parties, (§ 110) « le différend porte, en réalité, sur
le recours à la force, les principes de non-intervention et
d’autodétermination et les violations du droit humanitaire ».
La majorité des juges de la Cour n’a pas suivi
cette démarche ; en revanche, elle relève que dans les discussions
internationales, préalable à la saisine, la Géorgie avait avancé
les titres discriminatoires pour qualifier les actions russes ou
ossètes (§ 115). Selon la Cour ces discussions internationales
peuvent être suffisantes pour fonder l'action et sa compétence
prima facie : « Considérant qu’il ressort du dossier de
l’affaire que de telles questions ont été soulevées à l’occasion
de contacts bilatéraux entre les Parties (…) ; que, dans plusieurs
communications adressées au Conseil de sécurité de l’Organisation
des Nations Unies les jours ayant précédé le dépôt de la requête,
ces mêmes questions ont été soulevées par la Géorgie et
commentées par la Fédération de Russie ; que, dès lors, la
Fédération de Russie était informée de la position de la Géorgie à
cet égard ».
Il s’ensuit que la large portée ratione materie
de cette Convention sur toutes les formes de discrimination
et du principe de l’interdiction de discriminer (ladiscrimination
est visée par de nombreux instruments internationaux, Charte des
NU, Conventions et Protocoles de Genève, CEDH) conduisent à
admettre la saisine : « le fait que la CIEDR n’ait pas été
expressément mentionnée dans un contexte bilatéral ou multilatéral
ne fait pas obstacle à la saisine de la Cour sur le fondement de
l’article 22 de la convention explique la Cour».
CIJ
15 octobre CIJ. Demande en indication de mesures
conservatoires : extrait
Ordonnance
OPINION DISSIDENTE COMMUNE
DE M. LE JUGE AL-KHASAWNEH, VICE-PRÉSIDENT, ET DE MM. LES JUGES
RANJEVA, SHI, KOROMA, TOMKA, BENNOUNA ET SKOTNIKOV
Déclaration du Juge ad Hoc
(Géorgie)
Conseil de
Sécurité
Géorgie : Le Conseil de
sécurité prolonge de quatre mois la MONUG
9 octobre.
S/RES/1839
(2008)
Décide de proroger le
mandat de la Mission des Nations Unies pour une nouvelle période
prenant fin le 15 février 2009;
2. Décide de demeurer activement saisi de
la question.
S/RES/1808
(2008)
MONUG
Octobre 2008. Carte de la
Mission
8 août.
CONSEIL DE SÉCURITÉ:
l’OSCE, L’UNION EUROPÉENNE ET LES ÉTATS-UNIS TENTENT D’OBTENIR UN
CESSEZ-LE-FEU EN OSSÉTIE DU SUD (GÉORGIE)
AG
15 mai 2008
L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
RECONNAÎT LE DROIT DE TOUS LES RÉFUGIÉS, PERSONNES DÉPLACÉES ET
LEURS DESCENDANTS DE RETOURNER EN ABKHAZIE (GÉORGIE)
13 août 2007.
RAPPORT ANNUEL DU
HAUT-COMMISSAIRE DES NATIONS UNIES AUX DROITS DE L’HOMME ET
RAPPORTS DU HAUT-COMMISSARIAT DES NATIONS UNIES AUX DROITS DE
L’HOMME ET DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL
Secrétaire
Général
15 octobre.
Géorgie et Russie : Ban Ki-moon
engage à la patience
14 octobre.
Ban Ki-moon à Genève pour
des discussions sur la Géorgie
6 octobre.
L'ONU devra redéfinir le
mandat de sa Mission en Géorgie, selon Ban
3 octobre.
Rapport du Secrétaire
Général sur la situation en Abkhazie (Géorgie)
Bureau de
la coordination des affaires humanitaires
16-17 octobre.
International
conference: Ten years of the Guiding Principles on Internal
Displacement
Envoyé spécial
6 octobre.
Special envoy
concerned about lack of protection for internally displaced in
Georgia
Décembre 2005.
Rapport du Représentant du
Secrétaire général pour les droits de l’homme des personnes
déplacées dans leur propre pays
Haut
Commissariat aux droits de l’homme
RSG on internally displaced persons (1-4
October 2008).
See Press release
Haut
Commissariat de l’ONU
17 octobre
Géorgie : Retours massifs
vers la zone tampon, selon le HCR
Au cours de la semaine passée, le Haut
Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR)
a été le témoin du retour massif des déplacés internes géorgiens
vers leurs villages dans la zone tampon autour de la province
séparatiste géorgienne d'Ossétie du Sud.
13 septembre.
UNHCR’s
Response to Humanitarian Crisis in Georgia. Période 8 août-13
septembre
(…) The UN Country Team granted UNHCR the
lead for shelter which is the most complex part of IDP assistance.
UNHCR categorised the IDPs into three groups with different needs:
Immediate return: (planning
figure as of 12 September: 73,000 individuals)
Temporary accommodation:
(planning figure: 23,000)
Durable housing: (planning
figure: 31,000) (…)
12 septembre.
Géorgie : le HCR révise en
hausse le chiffre de personnes déplacées à 192.000
16 septembre.
L'ONU envoie une mission
d'évaluation humanitaire en Ossétie du Sud
26 août.
Ossétie du sud: Accès à la
population toujours difficile, selon les humanitaires
8 août.
Ossétie du Sud : des
milliers de personnes fuiraient les combats, selon le HCR
OMS
20 octobre.
Health Cluster Situation Report
(voir “ANNEX
– Health Cluster partners”; p. 5)
20 août.
WHO monitoring
health of people displaced after Georgia conflict
Rétablissement relations diplomatiques.
Réunion de
haut niveau pour la stabilité- sécurité dans la région et le sort
des populations réfugiées et déplacées
15 octobre.
Genève: suspension des
discussions entre Russes et Géorgiens
Positions
politiques
Géorgie
16 octobre.
Suspension Geneva talks
(…) The Georgian Foreign Minister
underlined Georgian side’s maximum efforts aimed at avoiding
disruption of negotiations and the high level of flexibility and
readiness to accept compromise. However, the Russian side’s
unconstructive and rigid approach rendered it impossible to
conduct negotiations.(…)
16 octobre.
Rencontre avec l’OCSE
21 septembre.
The Government
of Georgia invites the international community and journalists to
verify the information laid out in the timeline below.
21 octobre.
Reply of the
Press and Information Department to a question of the
InterPressNews Agency concerning an article published by Izvestya
Newspaper
(soupçonné appui géorgien aux rebelles
tchéchènes)
26 août.
STATEMENT BY
THE PRESIDENT OF GEORGIA MIKHEIL SAAKASHVILI
19 août.
Statement of
the Ministry of Foreign Affairs of Georgia on the ethnic cleansing
conducted on the Russian-occupied territories.
13 août
Statement of
the Ministry of Foreign Affairs of Georgia
Starting from 8 August 2008 to date, the Russian Federation has
been engaged in carrying out the occupation of the Georgian
territory. In this process the Russian side makes an active use of
illegal bandit gangs and so-called North Caucasian volunteers
present in Georgia’s conflict regions.
To our great regret, representatives of Abkhazia’s separatist
authorities took advantage of the escalated situation in the
Tskhinvali region and, in violation of all agreements and treaties
signed up to this day and with the assistance of Russian
‘peacekeepers’, made an attack on Upper Abkhazia and invaded its
entire territory. Just like in the 1990s, separatists, with the
support of Russian troops, conducted a mass cleansing of the local
population of ethnic Georgians.
Developments are following an analogous scenario in the Tskhinvali
region as well, where ethnic Georgians are slaughtered daily with
utter brutality.
Given the inertness of the international community, separatists
and their ‘ally’ – ‘brave’ Russian army went on the rampage
conducting ethnic cleansing and pillaging houses throughout the
whole territory of Georgia. As a result, the casualty toll among
the peaceful population in the city of Gori and its adjacent
villages of Tedotsminda, Nikozi, Dzveri, Tkviavi, Karaleti,
Berbuki, Argo, Ditsi, etc keeps rising day by day. Property is
also being destroyed.
The Ministry of Foreign Affairs of Georgia calls on the
international community, UN and OSCE in particular, as well as
other international humanitarian organizations to employ all
resources at their disposal to put an end to this atrocious crime
against humanity raging throughout the territory of Georgia and
immediately assign their experts to carry out monitoring on the
ground.
12 août.
Saisine de la Cour Pénale
Internationale
11 août.
Statement of
the Ministry of Foreign Affairs of Georgia
9 août.
The Statement
of the Ministry of Foreign Affairs of Georgia
(…) It is surprising that the Russian Federation speaks with other
states about morality when regular army of Russia carries out
full-scale military actions against sovereign Georgia and bombs
civilian population with all means available throughout the entire
territory of Georgia. During all these years the Russian
Federation intensively armed the criminal regime of Tskhinvali,
which held hostage population residing in the conflict zone. The
militarization of the region served only one purpose: to conduct
full-scale open aggression against Georgia under the cover of
peacekeeping operation. (…)
7 août.
Statement of
the Ministry of Foreign Affairs of Georgia on the situation in the
Tskhinvali region
27 juillet 2007.
Comments of
Press and Information Department of the Ministry of Foreign
Affairs of Georgia on the interim report on Abkhazia, Georgia of
the UN Secretary General
21 mai.
Transcript of
the briefing of Minister of Foreign Affairs of Georgia Eka
Tkeshelashvili
(…) On behalf of the Ministry of Foreign Affairs, I strictly
insist on explanations as to what peacekeepers do in the conflict
zone and why they don’t perform the duties prescribed to them
under their mandate, which serves as a legal basis for their
presence on this territory, why they don’t protect ethnic
Georgians in the Gali district from physical violence and why they
deny them the right, opportunity and guarantee to implement one of
their fundamental constitutional rights – voting in
elections.
The Ministry of Foreign Affairs of Georgia condemns this fact in
the strongest terms and expects to receive relevant clarifications
from both our colleagues and Russian peacekeepers (…).
25 avril.
Le vice-premier ministre
géorgien appelle l'OTAN et l'Europe à utiliser "tous les moyens de
pression" sur la Russie- Le Monde
12 décembre 2006.
Saakashvili
warns Abkhaz separatists over Georgian schools
Russie
8 août- 20 octobre. Déclarations officielles sur
le sujet.
ON THE SITUATION AROUND
SOUTH OSSETIA AND ABKHAZIA
27 septembre.
La Russie dénonce un monde
unipolaire qui a permis l'agression de l'Ossétie du Sud
8 octobre.
Speech at
World Policy Conference
8 septembre.
Press
Conference following Talks with President of France Nicolas
Sarkozy
6 septembre.
Opening
Address at the Meeting of the State Council on the Situation
Around South Ossetia and Abkhazia
9 août.
Beginning of
the Meeting on Providing Humanitarian Assistance to the Population
of South Ossetia
OSCE
19 août.
Augmentation du nombre
d’observateurs militaires au sein de la mission de l’OSCE en
Géorgie (à noter la position étasunienne, page
3)
UE/Commission/Présidence française.
22 octobre.
Conférence
Conférence internationale
des donateurs pour la reconstruction de la Géorgie
Conférence internationale
des donateurs en faveur de la Géorgie: appel à un large soutien
international pour la stabilisation et la croissance en Géorgie
Georgia Donors
Conference
22 octobre.
EU assistance
fact sheet: GEORGIA
Through this enhanced package, the
Commission aims to provide assistance for:
Resettlement of internally displaced
persons (IDPs);
Economic rehabilitation and recovery;
Macro-financial stabilisation;
Infrastructure support, especially in the
energy sector
16 octobre.
Géorgie : les discussions
reprennent le 18 novembre
10 octobre.
La Mission de surveillance
de l’UE en Géorgie compte plus de 300 observateurs sur le terrain
(10 octobre 2008)
Etats-Unis
15 octobre
Helsinki to
Helsinki: The Future of the OSCE
“ (…) Frozen conflicts in Moldova and the
Caucasus have yet to be resolved through peaceful settlements. In
this context, the United States reiterates the need, in keeping
with the six-point ceasefire agreement, for European Union and
OSCE monitors to be given unimpeded access to all of Georgia,
especially the areas of conflict in and around the regions of
South Ossetia and Abkhazia, so that they can properly
investigate all alleged violations of international law and
abuses, and work to stop any that reportedly are ongoing – such as
the destruction of ethnic Georgian communities and the forced
displacement of ethnic Georgians. We also emphasize that the
Russian Federation bears responsibility for protecting
from harm those who have remained and for ensuring public order
and the safety of the civilian population in areas under
the control of its forces (…)”.
14 octobre Georgia:
Separatist Representatives at Geneva Talks (Taken Question)
Question: Will
South Ossetian and Abkhazian delegations attend the talks in
Geneva? What is our reaction to the attendance of delegations
representing those regions? Will we meet separately with them?
Answer:
We understand representatives of the de facto leaders of the
Georgian regions of Abkhazia and South Ossetia may be present in
Geneva and may take part in informal discussions outside the
plenary. The U.S. does not plan to meet separately with them.
17 octobre. Question parallèle (ouverture au
dialogue):
Discussions with the
Russians
Question:
Has a meeting been scheduled between the
U.S. and Russia regarding anti-missile treaties? If so, when is
the meeting scheduled? Who will be attending? What will be
discussed?
Answer:
The U.S. and Russia have held extensive discussions regarding a
Post Strategic Arms Reduction Treaty (START) agreement and we
expect to continue those discussions.
With regard to the extension of a START,
the parties are obligated to meet no later than one year prior to
the expiration date of the Treaty, i.e. December 5, 2008, to begin
consideration of whether or not to extend the Treaty. The Parties
to a START will meet in Geneva in mid November to initiate this
process.
19 septembre Russia/Georgia:
Deploying EU and OSCE International Mechanisms
18 septembre Georgia:
Provisional Administrative Entity of South Ossetia (Taken
Question)
12 septembre Georgia:
International Monitors
10 septembre Recent
Russian Actions in Georgia
10 septembre.
U.S.-Russia
Relations in the Aftermath of the Georgia Crisis
(…) The causes of this conflict –
particularly the dispute between Georgia and its breakaway regions
of South Ossetia and Abkhazia – are complex, and all sides made
mistakes and miscalculations. But key facts are clear: Russia sent
its army across an internationally recognized boundary, to attempt
to change by force the borders of a country with a
democratically-elected government and, if possible, overthrow that
government – not to relieve humanitarian pressures on Russian
citizens, as it claimed (…). Background to the Conflict;
The Assault on Georgia ; The Ceasefire, Russia’s failure to honor
it, and recognition of South Ossetia and Abkhazia; Our Strategic
Response ; Implications for relations with Russia (…).
9 septembre.
The Current
Situation in Georgia and Implications for U.S. Policy
8 septembre. Question parallèle (pression
politique) Statement
on U.S.-Russia 123 Agreement
The President intends to notify Congress
that he has today rescinded his prior determination regarding the
U.S.-Russia Agreement for Peaceful Nuclear Cooperation (the
so-called ‘123’ Agreement). As a result, there is no basis for
further consideration of the Agreement under the Atomic Energy Act
at this time.
The U.S. nonproliferation goals contained
in the proposed Agreement remain valid: to provide a sound basis
for U.S.-Russian civil nuclear cooperation, create commercial
opportunities, and enhance cooperation with Russia on important
global nonproliferation issues.
We make this decision with regret.
Unfortunately, given the current environment, the time is not
right for this agreement.
We will reevaluate the situation at a
later date as we follow developments closely.
27 août Joint
Statement on Georgia by Foreign Ministers of Canada, France,
Germany, Italy, Japan, the United States and the United Kingdom
Banque Mondiale
Georgia
Georgia -
Summary Of Joint Needs Assessment Findings
CEDH
7 octobre.
European human
rights court receives complaints against Georgia
ONG
CICR
22 octobre.
Géorgie/Ossétie du Sud :
Accès insuffisant aux vivres et aux soins de santé dans les zones
reculées
Géorgie/Fédération de
Russie : le CICR continue à venir en aide aux plus vulnérables
Medecins sans frontières
Georgia - two
months on, uncertainty remains for many
Human Rights Watch
15 octobre.
EU: Focus on
Civilian Protection at Georgia-Russia Talks
10 octobre.
Summary of
Recommendations
10 octobre.
EU: prioritize
the protection of civilians
21 septembre.
Russia/Georgia: Investigate Abuse of Detainees
Allegations of Execution, Torture in
South Ossetia
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